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Comment les Français jugent leur système fiscal ?

PEL et taux d'intérêtsAlors que la campagne électorale bat son plein, un récent un sondage récent* s’intéresse au regard que les Français portent sur leur impôts, un des enjeux importants des prochaines élections.

Leur jugement est sévère : 88 % des Français interrogés considèrent que le système fiscal est compliqué et seulement 17% le trouvent juste. Décryptage.

Une image négative

Quels sont les mots, sentiments ou images qui viennent à l’esprit des français quand on leur parle impôts et fiscalité ? Spontanément les premiers mots ont tous une connotation négative puisque viennent en tête les mots « élevé » « vol », « injustice » ou « inégalités ». Sont également cités les mots « classes moyennes », « vaches à lait », « gaspillages ».

Ils sont en très majoritaires (88 %) à considérer le système fiscal français comme compliqué et seulement 17 % le trouvent juste. Concrètement, ils sont 71 % à estimer que les ménages de la classe moyenne mais aussi les TPE, PME sont défavorisés car paient trop d’impôts. A l’opposé, les Français sont nombreux à penser que les ménages aisés et les grandes entreprises n’en paient pas assez.

Enfin il sont uniquement 16 % à penser que les recettes tirées des impôts sont bien utilisées par les pouvoirs publics et 37 % à considérer qu’il s’est modernisé.

Quel candidat a la confiance des sondés ?

Les programmes des différents candidats à l’élection présidentielle proposent de modifier la façon dont nous payons nos impôts.

Pour les sondés c’est loin devant les autres qu’Emmanuel Macron représente le candidat le plus capable d’améliorer la situation en matière de fiscalité et d’impôts. Près de 1/3 des français (30 %) lui font confiance pour sa capacité à agir sur l’enjeu de la fiscalité et des impôts, devant Marine Lepen (19 %) et François Fillon (17 % ) suivi de Benoît Hamon et Jean Luc Mélanchon à égalité (14 %).

Les Français restent très méfiants quant à la situation postérieure aux élections : 51% pensent que les impôts vont augmenter, 43 % qu’ils vont rester au même niveau et 6% qu’ils vont diminuer.

Ce qu’attendent les français en matière de fiscalité

En matière d’attentes, le sondage fait ressortir quatre courants qui se dessinent et aucune unanimité en la matière.

En effet ils sont à quasi égalité à penser que la politique fiscale doit en priorité  servir à augmenter le pouvoir d’achat des ménages (28 %) et à réduire les inégalités (27 %). Viennent ensuite le but de soutenir la croissance économique (24 %) et en dernier : favoriser des services publics de qualité (21 %).

Les propositions préférées des français

Quel rôle joue l’enjeu de la fiscalité dans les intentions de vote des français ? Sur une échelle de 1 à 10, il obtient une note moyenne de 6,4, contre une note de 6,1 pour le thème de l’éducation précise le sondage. Et, c’est chez les personnes ayant l’intention de voter pour François Fillon que la note est la plus élevée (6,7).

Parmi les propositions souvent citées, celle qui récolte le maximum d’opinions « tout à fait favorable » ou « plutôt favorable » est la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.

Viennent ensuite :

-la baisse de 10% sur les 3 premières tranches de l’impôt sur le revenu

-la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des français

-la création d’un impôt unique progressif remplaçant la taxe foncière et l’ISF.

-la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG.

A l’opposé récoltent des opinions « pas du tout favorable » ou « plutôt pas favorable »‘ deux propositions du programme de François Fillon:

-la hausse de la TVA de 20% à 22%.

-la suppression de l’ISF

A noter qu’il y a presque autant de Français favorables (48 %) que non favorables (52 %) à la suppression de l’instauration en janvier 2018 du prélèvement à la source.

*IFOP pour Public Sénat et Sud Radio1

À propos caroline de francqueville

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