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Les meilleures sociétés de gestion selon l’Alpha League Table

Podium societe gestionConçu par EuroPerformance, l’Alpha League Table a pour objectif, depuis dix ans, de distinguer les sociétés de gestion ayant une activité en France en fonction de leur capacité à délivrer de l’alpha pour leur offre de fonds actions. Ce classement annuel de référence s’effectue par grande zone géographique.

 « Le classement est élaboré à partir du Style Analytics EuroPerformance, expliquent Luc Bellamy, directeur des études de l’agence, et Alexandre Cassan, chargé d’études. En s’appuyant sur l’état de l’art, notre étude apporte des éléments de réponse avec une véritable mesure de la performance corrigée du risque (alpha), une prise en compte des risques extrêmes et de la persistance de la surperformance. Grandeur arithmétique absolue qui ne dépend d’aucune catégorie, les alphas sont comparables entre eux. L’Alpha League Table compare les sociétés de gestion sur leur capacité à délivrer des alphas positifs. Les meilleurs de l’Alpha League Table sont les meilleurs fournisseurs d’alpha, c’est-à-dire les sociétés de gestion qui offrent un bon compromis entre valeur des alphas produits et leur fréquence. Cette édition 2016 renoue avec une dynamique intéressante. »


Comgest creuse l’écart

Les rangs du palmarès sont établis à partir du rapport entre la fréquence d’alpha et l’alpha moyen. Si, par exemple, une société présente une fréquence de 30 %, car elle a trois fonds sur dix doté d’un alpha positif, et que l’alpha de ces fonds soit en moyenne de 4 %, alors son intensité d’alpha est de 1,2 % (4*0,30). L’Alpha League Table prend en considération des « critères de dispersion » sur la création de valeur ajoutée. Pour récompenser une gestion, il faut que l’alpha soit généré sur un nombre suffisant de fonds : au minimum six analysés par EuroPerformance, répartis dans au moins quatre catégories. Cela présente l’inconvénient d’éliminer des compétiteurs au savoir-faire reconnu tels que La Financière de l’Echiquier, Moneta Asset Management (qui gère le plus gros fonds actions de la place, Moneta Multi Caps, dont le poids atteint 2,4 milliards d’euros) ou Mandarine Gestion…

Les gestionnaires qui sont parvenus à se mettre en vedette sont plus nombreux cette année, sur la base des résultats 2015. Ils offrent un panel de fonds gagnants plus large que dans le classement précédent. Pourtant, dans l’exercice écoulé, les « pièges » ont été nombreux, entre la chute des marchés chinois et indien, d’une part, et la volatilité des marchés développés au second semestre, d’autre part. La distinction des sociétés primées n’en est que plus « valorisante ». Pour ses dix ans, le palmarès met aussi en exergue, pour leur constance dans la durée, les résultats de trois gestionnaires en particulier :

Dans le classement 2016, Comgest sort nettement du lot, avec un alpha moyen de 4,2 % et une fréquence de 87,8 %, soit une note en pourcentage de 3,7. Cette société devance DNCA Investments (alpha moyen de 2,9 % et fréquence d’alpha de 65,9 %, soit une note supérieure à 1,8) et Sycomore Asset Management (alpha moyen de 2,8 % et fréquence d’alpha de 64,3 %, soit une note proche de 1,8), qui intègre le classement pour la première fois. Viennent ensuite SMA Gestion, Lazard Frères Gestion (présent 10 fois en dix ans dans le palmarès), Oddo Meriten Asset Management, Martin Maurel Gestion (nouvel entrant), State Street Global Advisors, Etoile Gestion et Ecofi Investissements.

Dans la gestion collective française, l’alpha, en hausse après trois années de tassement, est en moyenne de 1,9 % (contre 2,4 % en Europe, grâce aux gestions anglaise, suisse et espagnole) et la fréquence d’alpha de 35 % (48,8 % en Europe), en progression de 6,4 points de pourcentage en un an.

Cap sur la consistance des rendements

Il y a dans l’Hexagone trois cent sept sociétés de gestion qui interviennent dans le compartiment de la gestion actions. Trente-deux sociétés ont reçu une note, avec une population de fonds (deux cent quatre-vingt-trois unités) en croissance de 32 %.

« Conséquence de cet élargissement du nombre de fonds gagnants, l’éventail géographique de l’alpha est bien plus riche cette année, précisent Luc Bellamy et Alexandre Cassan. Les catégories Asie, marchés émergents et actions internationales affichent un nombre de fonds alpha en nette hausse. Les marchés d’actions domestiques demeurent les terrains où le plus grand nombre d’expertises s’illustrent. Les marchés d’actions nord-américains semblent toujours aussi difficiles à appréhender. Les fonds relevant de cette catégorie représenent une part de 3,5 % du total des fonds alpha de l’étude. Tombé à son plus bas niveau il y a deux ans, l’alpha de la catégorie actions marchés émergents continue de rebondir… »

C’est donc Comgest qui se hisse sur la première marche du podium, pour la troisième fois en quatre ans. Les gérants ont su démontrer leur habileté en délivrant des rendements très fréquemment supérieurs aux indices boursiers. Les fonds Inde, Chine et Asie hors Japon se sont mis en évidence. Cela dit, à l’image de la plupart des gestionnaires, la tâche a semblé « un peu plus ardue » sur les valeurs européennes. Au total, le gestionnaire présente cette année une gamme de vingt-deux fonds gagnants ! Outre le niveau d’alpha le plus élevé, il peut aussi se targuer d’avoir une « très forte robustesse » de ses résultats. La société aura été classée neuf fois en dix ans dans le Top 10.

Vainqueur de la précédente édition, DNCA Investments décroche cette année la deuxième place, avec sept fonds gagnants. Le gestionnaire, qui excelle particulièrement sur les valeurs européennes, aura su composer avec les différentes phases de marché pour délivrer un alpha « des plus forts et solides » sur le segment. Remplissant toutes les conditions d’éligibilité de l’Alpha League Table, Sycomore Asset Management, spécialiste en valeurs françaises et européennes, se classe au troisième rang. Sept fonds se démarquent par la « consistance » de leurs rendements.

Bien que leurs résultats soient plutôt bons dans l’absolu, plusieurs gestionnaires reculent. C’est le cas de Natixis Asset Management (moins quatre places), de Covéa Finance (moins neuf places), CM CIC AM (moins six places), Groupama AM (moins quatre places), BNP Paribas AM (moins onze places) ou encore CPR AM (moins quatorze places) et Aviva Investors France (moins neuf places)…

« A l’heure où se développent les offres de gestion passive, font observer Luc Bellamy et Alexandre Cassan, il paraît indispensable pour l’industrie de la gestion, comme pour les investisseurs, de pouvoir distinguer les producteurs de gestion active talentueux qui, au-delà des rendements que procure naturellement l’exposition (bêta) à long terme des fonds à des risques de marché et de styles, sont capables d’offrir une surperformance (alpha) à leurs clients. »

Michel Lemosof (ancien rédacteur en chef adjoint pour Investir)

Attention ! Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Avant d’investir, consultez le Mémento de l’investisseur en Bourse.

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