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La révolution digitale est en marche : la solution de Pictet AM

GL EventsIndépendamment de la volatilité des marchés et des variations de leurs cours de Bourse, les entreprises « digitales » innovantes croissent régulièrement, plus vite que la moyenne, ce dont bénéficient leurs actionnaires. Le fonds Pictet-Digital Communication, que gère Sylvie Sejournet, tire parti des opportunités qu’offre l’essor du numérique.

Le téléphone mobile permet aux services Internet locaux de se développer à grande vitesse dans pratiquement tous les domaines de la vie courante, comme la réservation d’une table dans un restaurant, d’une voiture avec chauffeur, d’une place de cinéma ou d’un billet pour un voyage. Dans les pays émergents, les services bancaires se développent sur le mobile, sans passer nécessairement par les grands réseaux d’agences traditionnels. Il existe même des banques en ligne ne possédant aucune agence physique. Le cloud (délocalisation de la structure informatique) met à disposition des utilisateurs des capacités illimitées qui peuvent être utilisées en fonction des besoins et à distance. Il offre aussi un meilleur service que l’ordinateur personnel.

Une nouvelle vague de plateformes

L’analyse en temps réel des big data (méga-données) permet aux entreprises de mieux cerner les besoins de leurs clients. Elle favorise l’émergence de nouveaux modèles, par exemple dans le domaine de la santé. Les outils analytiques du big data sont déployés pour extraire des informations « intelligentes » à partir d’un nombre croissant de données numériques disponibles. Plusieurs tendances de fond militent en faveur de la thématique, comme le développement démographique, l’individualisation (personnalisation) ou la démocratisation (accès aux informations). « Le développement de l’économie de partage, souligne Sylvie Sejournet, engendre une nouvelle vague de plateformes C2C [consumer to consumer] : hébergement, location de voiture, taxis, finance, notamment. Ainsi, vous pouvez facilement louer un appartement au prix d’une chambre d’hôtel. La convergence de technologies disruptives, précise-t-elle, a ouvert la voie à l’émergence de nouveaux modèles commerciaux, avec LendingClub, Uber et WhatsApp. Selon l’institut IDC, dans chaque secteur, un tiers des leaders seront éliminés par leurs concurrents d’ici à 2018 s’ils n’adoptent pas des plateformes interactives. »

Dans cinq ans, l’économie interconnectée devrait concerner 50 milliards d’objets, soit plus de six par personnes, contre 14 milliards d’objets en 2014, année où plus de 3 milliards de personnes dans le monde étaient « connectées ». A chaque nouveau cycle informatique, le volume d’affaires équivaut en moyenne à dix fois celui du cycle précédent, sur la base de ce qui a été constaté depuis 1960 et de ce qui est anticipé d’ici à 2030. Et même au-delà : d’ici à 2035, un véhicule vendu sur dix et un véhicule en circulation sur quarante seront « autonomes ». La prochaine vague d’innovations, qui ne se sont pas encore véritablement imposées dans l’usage courant, permettront de poursuivre la création de richesse, avec l’Internet des objets (IdO, ou IoT pour Internet of Things, en anglais), mais aussi l’intelligence artificielle, la robotique, la technologie « portable », la réalité virtuelle ou encore les crypto-monnaies.

Un potentiel colossal

 « Internet et la technologie mobile bouleversent nos modes de travail, nos habitudes d’achat, nos loisirs et nos modes de communication, confirme la gérante. Nous investissons dans des entreprises leaders capables de bénéficier de la transition numérique. Nous nous focalisons sur les services interactifs innovants basés sur le web. Nous n’avons pas, par exemple, de titres de sociétés qui relèvent du secteur des télécommunications comme Cisco Systems ou Alcatel-Lucent, car celles-ci ne réalisent pas au moins 20 % de leurs chiffres d’affaires dans l’industrie du logiciel. La révolution numérique, continue-t-elle, a donné naissance à une nouvelle vague d’activités interactives. Même si la dynamique est forte, le taux de pénétration du numérique est encore limité. Aujourd’hui, le numérique ne représente qu’une fraction de l’univers mondial des TMT (technologie-médias-télécommunications). Son potentiel est colossal à l’échelle de la planète, y compris au sein du monde développé. »

Pictet-Digital Communication est exposé à sept segments de marché à forte croissance : e-commerce (eBay, Amazon.com…), publicité en ligne (Facebook, Google…), divertissement en ligne (Netflix, Unibet…), logiciels interactifs en entreprise (Salesforce, Workday, FireEye…), Sofware as a Service (SaaS) « vertical » (Fleetmatics, Apei, Linkedin…), appareils (Tesla, Samsung, Apple…) et opérateurs de réseaux (Vodafone, Comcast…). Autrement dit : activités basées sur les transactions en ligne (contribuant à transformer le commerce de détail), activités en ligne tirant profit de recettes publicitaires, distribution en ligne de produits et services de loisirs (casino et paris, jeux vidéo, films), nouvelles générations de logiciels IT (information technology) destinés aux entreprises (ressources humaines, finance, comptabilité…), nouvelles solutions logicielles basées sur le cloud liées à un secteur spécifique, faculté pour les utilisateurs de se connecter à un réseau n’importe où et n’importe quand, opérateurs bénéficiant de la forte croissance des services haut débit et du transfert de données. En outre, eu égard aux prévisions de croissance à long terme des bénéfices nets par action (en moyenne supérieure à 20 %), des valeurs comme Priceline, Tencent, Facebook ou Google, ne sont pas aussi chères qu’elles pourraient le paraître.

Un millier d’entreprises cotées dans les TMT

C’est dans la publicité que l’industrie numérique a le taux de pénétration le plus important (31 %). La Chine représente 14 % des dépenses de publicité en ligne (50 % des dépenses passent par Search). Dans le commerce, le taux de pénétration du e-commerce est de 6,1 %. La Chine est le premier marché, avec 40 % du total des dépenses. Avec 24 %, les Etats-Unis occupent la deuxième place.

Sont exclus du portefeuille les fabricants de télécommunications, « trop dépendants des dépenses des opérateurs et trop gourmands en dépenses d’investissement », les constructeurs traditionnels de matériels, en raison de la baisse des prix et de celle du nombre d’unités vendues, ainsi que les fabricants de composants électroniques, dont les activités, très cycliques, sont liées aux matières premières.

L’univers TMT comprend un millier d’entreprises cotées dans le monde.  Après examen de la répartition de leurs chiffres d’affaires, il reste trois cent quatre-vingts sociétés « investissables » (avec deux cent cinquante grandes firmes, dont les actions sont appelées blue chips). Ensuite, deux filtres sont appliqués, l’un quantitatif, l’autre qualitatif. Au final, le fonds rassemble de quarante à soixante-dix lignes. Géographiquement, les Etats-Unis dominent (67 % de l’actif) aujourd’hui. Sectoriellement, les technologies de l’information se taillent la part du lion (57 %). Exemples de titres en vue : Amazon.com, Microsoft, Google, AT&T, Comcast, Priceline, Facebook, Tencent, Samsung, Salesforce, Baidu, Nintendo, Splunk, Time Warner Cable, Twitter, VMware ou encore eBay, Gamevil, Homeaway, Medidata, Microsoft, Naver et NatEase. Supérieure à 15 % en rythme annualisé sur cinq ans, la performance est au rendez-vous, et ce avec une volatilité moindre que celle de l’indice MSCI Monde. Le fonds pèse plus de 600 millions de dollars.

Michel Lemosof

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