C’est le site International living, spécialiste de la retraite à l’étranger pour les Américains, qui distingue pour la 4ème année consécutive « la petite Suisse de l’Amérique Latine ». L’Équateur, grand comme la moitié de la France, coincé entre la Colombie et le Pérou, serait ainsi le meilleur endroit de la terre pour prendre sa retraite.
Pour la douceur de son climat tropical ? La beauté de ses paysages variés qui s’étendent de l’océan Pacifique aux profondeurs de l’Amazonie ? Sa culture exotique ? Certes, oui. Mais surtout pour son coût de la vie et ses prix de l’immobilier bon marché comparé aux Etats-Unis et à l’Europe.
« Pour 38 000 euros, vous pouvez acheter une maison dans une ville coloniale ou un appartement sur la plage. Vous pouvez aussi louer un meublé de deux chambres sur la plage pour 380 euros par mois. L’immobilier ici est si abordable que certains expatriés ont deux maisons. »
Par ailleurs, le site assure que l’Équateur est une destination stable et sécure, s’appuyant sur le témoignage d’un Américain installé là-bas qui a l’impression « de vivre aux Etats-Unis dans les années 50 ».
Une certitude, le continent Sud-Américain est devenu l’eldorado des retraités Nord-Américains dont les revenus se réduisent au fil des ans comme une peau de chagrin.
Le Panama et le Mexique complètent ce podium des destinations paradisiaques pour couler une retraite heureuse. Cocotiers, plages dorées, eaux turquoises, loisirs peu coûteux,… autant d’arguments qui poussent de plus en plus les seniors américains à s’expatrier au Sud des Etats-Unis mais aussi en Asie et même en France.
Oui, vous avez bien lu. Plus de 100 000 américains vivent chez nous dans l’hexagone,à l’image de ce couple qui profite de sa retraite à Paris avec « un budget raisonnable de 2 400 euros par mois. »
L’expatriation des retraités semble donc un phénomène croissant qui prospère des deux côtés de l’atlantique. Drôle de paradoxe pourtant pour ces deux pays, les USA comme la France, où de nombreux jeunes du monde entier rêvent encore et toujours de s’installer alors que les retraités eux-mêmes ne songent qu’à les quitter…
Passé le temps des festivités (assez court d’ailleurs de l’aveu même des journalistes qui couvraient l’évènement), et d’une photo mondialement échangée sur les réseaux sociaux, retour à la réalité pour Barack Obama.
Le dossier des retraites est en effet l’un des principaux chantiers auxquels devra s’attaquer le Président des Etats-Unis réélu. Car, à ce jour, 2 Américains sur 3 doivent financer eux-mêmes leur pension de retraite. L’Etat ne leur verse quasiment rien. Ainsi leurs revenus proviennent essentiellement de plans d’épargne-retraite et de fonds de pension. Or, ces dernières années, avec la hausse du chômage, les marchés financiers en plein yo-yo et la dégringolade des prix de l’immobilier, certains dont les choix d’investissement ont été hasardeux, ont vu leurs économies se réduire comme une peau de chagrin. Au point de devoir retrouver, pour les moins chanceux, le chemin du travail, bien après que l’heure de la retraite a sonné.
Planifier sa retraite ? On verra plus tard…
De quoi avoir de plus en plus de mal à rester optimiste quant à ses vieux jours. D’ailleurs, un tiers des Américains de la classe moyenne sont, en effet, si pessimistes sur leur épargne qu’ils envisagent de retarder leur départ à la retraite à… 80 ans, selon une étude de la banque Wells Fargo.
Au-delà même de l’espérance de vie aux États-Unis, calculée à 78 ans !
En-dehors de ces difficultés économiques, de nombreux américains ne planifient tout simplement pas correctement leur retraite. Le sondage indique que la majorité de la classe moyenne américaine (52%) affirme que leur préoccupation financière principale est de faire face aux factures mensuelles. Épargner pour la retraite est secondaire. Signe d’un certain fatalisme, plus de la moitié des préretraités américains (53%) ne sont pas persuadés de réussir à économiser suffisamment pour pouvoir profiter de leur retraite comme ils l’envisageaient.
« C’est si difficile pour les Américains d’économiser pour la retraite. Les gens disent qu’ils vont travailler plus longtemps, mais comment est-ce que ce sera possible pour des millions d’Américains ? », s’inquiète Joe Ready, director of Wells Fargo Institutional Retirement and Trust.
Un véritable risque pour la croissance américaine
Mais au-delà d’un simple problème individuel et générationnel, c’est le spectre d’un véritable risque pour la croissance qui plane au-dessus des Etats-Unis à cause des retraites de la génération Baby boom, pointe un gérant de Jupiter AM, gestionnaire de fonds.
« Le nombre même des baby boomers (approximativement 28% des Américains) qui ont atteint l’âge du départ à la retraite, ou qui l’atteindront dans les années à venir, implique que les dépenses de santé, en particulier, devraient augmenter significativement », rapporte Boursorama.com
« Si les Etats-Unis ne remédient pas à cette situation, nous pourrions assister à une explosion des dépenses sociales, rendant insoutenables les finances du pays. (…) Cependant, si un compromis est trouvé sur les dépenses futures et qu’il y a une plus grande visibilité sur les coûts engendrés, les freins concernant l’investissement pourraient, selon nous, rapidement disparaître et les cours décoller. Et à l’image de ce qui s’est passé pour les crises récentes, tout dépend donc aujourd’hui des politiciens », conclut le gérant de fonds interrogé.
« Le meilleur est encore à venir ! », a promis Barack Obama dans son discours discours suite à sa réélection.
Avez-vous déjà songé à profiter de votre retraite ailleurs qu’en France ? Oui, bien sûr, mais où ?
Challenges.fr nous éclaire cette semaine avec le classement des 10 pays préférés des Français sous forme de diaporama. Détaillant aussi les raisons, souvent météorologiques, toujours fiscales, qui peuvent pousser nos compatriotes à s’expatrier à l’heure de la retraite.
Sans surprise, c’est le Maroc, à 3h d’avion seulement de Paris, qui arrive en tête des destinations préférées des Français qui, sans y avoir d’attaches familiales, choisissent de prendre leur retraite hors de France. Ils seraient déjà entre 20.000 et 25 000 environ à profiter d’un climat agréable mais aussi d’une fiscalité douce.
En effet, les “non-résidents” français sont imposés au Maroc sur leur pension, selon une convention fiscale signée entre les deux pays. Mais le royaume chérifien accorde aux retraités français un double avantage sur la part des revenus touchés au Maroc : un abattement de 40 % sur le montant à déclarer et une réduction de 80 % de l’impôt dû.
Au final, le Maroc offre aux retraités Français un coût de la vie environ 30 % inférieur à celui de l’Hexagone. Selon le site retraite-étranger.fr, l’avantage mensuel sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités résidant au Maroc, serait de 28 % (s’il est propriétaire) et même de 39 % (s’il est locataire) !
L’Espagne s’octroie la 2e place de ce classement. Il faut dire que les Franco-Espagnols sont nombreux, plus de 150 000 personnes selon les estimations, à revenir au pays lorsque sonne l’heure de la retraite pour profiter d’un climat plus agréable et d’un différentiel de niveau de vie encore – mais de moins en moins — intéressant.
Contrairement au Maroc, la fiscalité est neutre. C’est-à-dire que vos pensions resteront imposables en France. Et le coût de la vie est d’environ 10 % inférieur à la France.
Son voisin, le Portugal, occupe la 3e marche du podium. Les Portugais sont une des communautés les plus structurées et les plus fortes en France. Les mariages mixtes sont très nombreux, ce qui explique en grande partie le nombre élevé de Français (entre 30 000 et 50 000 environ) prenant leur retraite au Portugal. Comme pour l’Espagne, globalement, le coût de la vie au Portugal est moins élevé que dans la plupart des autres pays d’Europe où un retraité français peut “vivre mieux en dépensant moins”.
Un niveau de vie jusqu’à 60 % supérieur qu’en France
Mais d’une manière générale pour vivre vraiment mieux qu’en France avec le même budget il faut quitter l’Europe, traverser la Méditerranée et même les Océans.
Autres destinations privilégiées par les nouveaux retraités :
Tunisie : les Français y seraient déjà plus de 10 000, le coût de la vie est jusqu’à 50 % inférieur ;
Sénégal : de 3 000 à 5 000 Français qui n’ont pas d’attaches familiales avec le pays. L’avantage sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités serait d’environ 40 % ;
Île Maurice : environ 15 000 Français et leurs proches y résideraient ;
Floride (USA) : beaucoup de retraités attirés par la baisse des prix de l’immobilier sur place. Un tiers des 100 000 Français sur place seraient des retraités. Même s’ils restent imposables en France, le coût de la vie y est inférieur de 5 %.
République Dominicaine : un millier de Français. Hormis le climat et le coût de la vie dû à la pauvreté de l’île, cette destination offre peu d’avantages : absence de services publics et risque de double imposition.
Enfin, deux nouvelles destinations sont de plus en plus prisées, dernièrement, par les retraités Français : la Thaïlande et le Brésil.
La part des plus de 60 ans parmi nos compatriotes vivant en Thaïlande est passée de 4 % à 16 % ces 15 dernières années. C’est l’un des pays où le différentiel de niveau de vie est le plus favorable aux Français, jusqu’à 60 % supérieur, mais vous resterez imposable en France.
Au Brésil, en revanche, où le nombre des résidents français retraités y a plus que décuplé en 10 ans, vous serez imposables sur place.
Attention à l’effet “coup de soleil” !
Quelle que soit la destination que vous choisiriez pour passer votre retraite, même si climat et fiscalité se révèlent plus doux qu’en France, il ne faut pas négliger certains points faibles, rappelle le site de l’hebdomadaire économique.
“Attention à l’effet “coup de soleil” : quand on vient dans un pays en vacances, on bronze et on peut avoir l’impression que tout y est facile. Mais une fois installé, il faudra apprendre à vivre sur place toute l’année : se mettre, dans les pays non francophones, à apprendre la langue et s’y faire des amis. On ne peut pas passer sa vie à marcher sur la plage !”, met en garde Louis Eudes, PDG de Délocalia, société de conseil patrimonial pour les Français de l’étranger.
L’effet coup de soleil peut amener à surpayer les biens et les services, par méconnaissance des usages, de la réalité des prix et des prestations. Prenez par exemple la santé : dans les pays où le coût de la vie est bas, elle peut se révéler très chère, beaucoup plus qu’en France. Et il faudra donc prévoir une assurance santé ou l’adhésion à la CFE (Caisse des Français à l’étranger) avec mutuelle.
Alors ? Prêts vous aussi à tenter l’aventure, une fois retraité, pour un petit coin de paradis… fiscal ?
800 millions d’euros par an, c’est ce que représente la fraude aux retraites et aux prestations sociales en Grèce, selon FranceInfo.fr.
Un montant hallucinant pour ne pas dire indécent dans un pays toujours en proie à la plus grave crise financière européenne.
Un nombre anormalement élevé d’aveugles dans l’île de Zante, des pensions d’handicapés attribuées à des Grecs parfaitement valides à Salonique ou des retraites post-mortem que des proches des défunts continuaient de percevoir, les autorités grecques ont mis au jour quelque 200 000 cas de fraudes. Athènes s’étant lancé dans une course aux économies dans le but de réduire sa dette.
Le ministère du Travail dévoile, par ailleurs, un autre scandale : des entreprises déclarant des cotisations sociales fictives afin de vendre au prix fort une couverture aux actifs non assurés, qui représentent près du tiers de la population active, explique LeMonde.fr. Quelque 4 000 cas ont déjà été recensés.
Des pratiques, hélas, qui ne datent pas d’aujourd’hui dans ce pays de carte postale… Un tel mépris de l’intérêt général est devenu intolérable aujourd’hui dans une Europe en difficulté.
Mais certains Grecs ne sont, hélas, pas les seuls à blâmer. Nous avons aussi en France, des personnes qui profitent d’un système incapable d’être pointilleux.
Pensions de retraite versées à l’étranger, dispositif “carrière longue”, la France n’est pas en reste
Il y a près d’un an, déjà, la Cour des comptes suspectait des fraudes sur les pensions de retraite versées à l’étranger. Il s’est avéré que dans certains pays, “le nombre de centenaires pensionnés du régime général est supérieur à celui recensé par les services du recensement”, selon leparticulier.fr
10 % des bénéficiaires des retraites sont des personnes qui ont travaillé, cotisé et donc acquis leurs droits à la retraite en France, alors qu’elles sont installées à l’étranger. Alors qu’en France, l’état civil informe automatiquement les caisses de retraite de la disparition d’une personne, ce n’est pas le cas dans d’autres pays, rappelle le site web de l’information juridique et pratique.
Autre cas de fraude, aujourd’hui, ce sont quelque 1.500 personnes, ayant profité du dispositif «carrière longue» pour partir à la retraite, qui se voient réclamer des remboursements allant jusqu’à plusieurs milliers d’euros par la sécurité sociale.
La loi Fillon II de 2003 permettait aux salariés ayant travaillé jeunes de partir plus tôt à la retraite même s’ils n’avaient pas le nombre requis d’annuités.
Pour cela, ils devaient racheter des trimestres de cotisations après avoir fourni des attestations sur l’honneur signées par deux témoins, prouvant qu’ils avaient travaillé dans leurs jeunes années. Mais à partir de 2008, face à la montée en charge du dispositif (ou de la mauvaise foi de certains ?) et à son “financement devenu lourd”, l’administration a durci les conditions à travers une circulaire, explique LeFigaro.fr
“Nous avons conscience que certains dossiers sont litigieux mais la majorité des gens sont de bonne foi, ils ont été mal conseillés au départ. Il y a des situations dramatiques”, regrette la CGT.
Les sommes réclamées à certains par les Urssaf, la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), chargée d’assurer le versement des pensions, et la MSA (Mutualité sociale agricole), atteignent plusieurs milliers d’euros, parfois 30.000 à 70.000 euros.
Tous ne sont peut-être pas des fraudeurs invétérés. Mais connaissez-vous des organismes habiles au cas par cas ? Comme dans la fable du berger qui criait au loup : « personne ne croit un menteur, même quand il dit la vérité »
Une chose est sûre, la fraude est un poison qui a toujours miné la cohésion sociale. Aujourd’hui elle contribue à mettre en danger les Etats. Il y a toujours des petits poissons qui passent les mailles du filet. Mais le jour où il n’y aura plus de filet…
Les bourses et les banques ont traversé une nouvelle zone de turbulence la semaine dernière. Les indices ont de nouveau plongé. Et si ce n’était qu’un début ? Avec ou sans crise. Simplement à cause des « baby boomers ».
C’est, en tout cas, la crainte exprimée il y a 15 jours par la réserve fédérale de San Francisco (USA) à l’occasion de la publication d’une étude rapportée par La Tribune.
Ce document prévient que, les Américains nés entre 1946 et 1964 vont, selon toute vraisemblance, préférer alléger ou vendre leurs portefeuilles de titres, plutôt que de continuer à acheter des actions.
Un effet amplifié en Europe ou au Japon
« Afin de financer leur départ à la retraite, ils vont probablement céder les actifs qu’ils ont amassés, surtout les plus risqués comme les actions », précisent les auteurs du rapport, les économistes Zheng Liu et Mark Spiegel. Selon eux la logique des marchés financiers est intimement liée à la démographie depuis une cinquantaine d’années.
En clair, « les rendements des actions, mesurés par les « PER » (price earning ratio), avaient triplé à la bourse américaine entre 1981 et 2000, et depuis, ils n’ont fait que se réduire, selon ces deux analystes. Et pour l’Europe ou le Japon, l’effet pourrait être amplifié, parce que l’effet du baby-boom a été plus intense dans ces régions. », souligne l’Express belge.
L’exode attendu de la génération du baby-boom du marché du travail pourrait faire baisser le cours des actions de 13 % au cours de la prochaine décennie selon le rapport de la Fed.
Les auteurs du document restent néanmoins optimistes. D’une part, leurs calculs « suggèrent qu’en 2030, la valeur réelle des actions aura augmenté de 20 % par rapport à 2010 ».
D’autre part, de nouveaux fonds étrangers et des petits porteurs des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), s’ils sont davantage autorisés par leur gouvernement respectif à investir à l’étranger, pourraient acheter les actions vendues par les baby-boomers américains et absorber ainsi les conséquences financières de leur départ à la retraite. Alors espérons.
Sénèque disait déjà il y a près de 2000 ans : « C’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien. »
Quelle actualité teintée d’ironie cette semaine ! Alors que les retraités américains poussent un ouf de soulagement et pourront continuer à toucher leur pension grâce au relèvement du plafond de la dette des USA, un pauvre retraité français s’est fait voler, lui, toute une vie d’économies !
Un problème de confiance
Quel rapport me direz-vous, si ce n’est le même statut de retraité ? Quel peut bien être le point commun à ces deux informations ? La confiance, bien sûr.
D’un côté, la confiance retrouvée d’une population envers son pays pour lui garantir un revenu en fin de vie et de l’autre la confiance perdue d’un client vis-à-vis de sa banque pour lui garantir à vie ses économies. C’est la crise des banques et des subprimes en général qui a poussé ce pauvre militaire à la retraite, domicilié à Niort (79), à « retirer ses 110.000€ d’économie de la banque, afin de les garder chez lui, bien cachés sous une couverture », relate RTL.
Hélas pour lui, il a commis l’imprudence d’en parler à une amie, qui elle-même a ébruité l’information. Au final, l’homme s’est fait dépouillé par un couple d’escrocs qui a quasiment tout dépensé avant d’être arrêté ces derniers jours.
Ce fait divers peut nous faire sourire. Pourtant c’est, à l’origine, cette même crise bancaire, cette même crise de confiance en l’avenir pour leur retraite, que les seniors américains ont appris à prendre véritablement au sérieux.
Une retraite américaine
Sans cet accord obtenu in extremis par Barack Obama, les Etats-Unis seraient en faillite. Autrement dit tous les retraités américains auraient toujours pu attendre en vain leur chèque. Mais en relevant le plafond de la dette des USA, qui se monte pourtant déjà à plus de 14 milliards de dollars, le pays peut continuer à payer les pensions de la plupart de ses retraités, quitte à creuser un peu plus son déficit.
Mais pour combien de temps ?
Car les américains sont gourmands dans tous les sens du terme !
Savez-vous qu’ils ont besoin de 6.600 milliards de dollars pour maintenir leur niveau de vie pendant leur retraite ! C’est la conclusion édifiante d’une étude universitaire rapportée il y a moins d’un an par le site du Nouvel Obs.
« Les Américains ne sont pas prêts financièrement à s’arrêter de travailler. En effet, beaucoup de ménages n’ont pas de véritable plan de retraite du tout. La famille américaine moyenne n’a pas mis assez de côté », s’inquiétait de son côté l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s.
Pour cette agence, la seule solution devrait être de continuer à travailler au-delà de 65 ans, ce que font déjà près de 17% des Américains de cette classe d’âge.
Pire, certains doivent se remettre à travailler alors même qu’ils étaient déjà à la retraite car ils ne touchent plus de pension. En effet pour certaines caisses de retraite, le relèvement du plafond de la dette du pays n’y changera rien, elles sont de toute façon à sec comme nous l’apprenait France 2 il y a 15 jours dans son JT de 20h.
Alors posez vous la question. A qui faire confiance pour être prêt financièrement à s’arrêter de travailler un jour ? Votre banque, votre pays ? Qui d’une banque ou d’un Etat a le plus de probabilité demain de faire faillite ?
Avoir la réponse serait présomptueux. En revanche répartir les risques est bien plus sage en songeant à d’autres sources de revenus que celles des caisses de retraite. Bref il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Surtout s’il s’avère un jour percé ou volé !
Une vidéo mise en ligne récemment sur la Web TV de la finance vue par les femmes et dans laquelle Marc Fiorentino, éditorialiste sur BFM et dans La Tribune, se montre une nouvelle fois pessimiste quant à la capacité des Etats à surmonter la crise et éviter la faillite.
Alors que ces jours-ci, la contagion de la crise de la dette des pays de l’Union Européenne semble s’étendre et que les USA sont également dos au mur, ce livre que les blogs BforBank vous présentaient déjà lors de sa parution, semble être à nouveau d’actualité.
Il faut dire que cet ancien dirigeant de banques d’affaires américaines – même si on peut lui reprocher une vision un peu trop apocalyptique des choses – est, malgré tout un des rares à ne pas pratiquer la langue de bois au sujet de la crise. Il s’est toujours montré inquiet quant à l’avenir de nos économies en général et des retraites en particulier.
Marc Fiorentino a donc souhaité, à travers son guide, expliquer la finance de façon simple et claire à tous ceux qui pensent n’y rien pouvoir comprendre. Il y donne aussi des conseils avisés pour placer son argent : de 10 000 euros à 1 million d’euros.
Depuis la crise tout a changé
En résumé, votre argent est en danger, selon lui.
« La gestion en bon père de famille n’est plus possible, depuis la crise tout a changé. »
Pourquoi cela a changé ?
La finance est au service de la finance, pas de l’économie.
La globalisation augmente l’ampleur des crises.
La rapidité avec laquelle l’information circule fait que n’importe quelle opinion est diffusée dans le monde entier.
Le monde est dirigé par une trentaine de financiers.
Les politiques ne comprennent rien à ce qui se passe.
Les états ne sont pas gérés, ils dépensent sans compter.
La Chine veut devenir numéro un sans respecter les règles.
La nature humaine contient les germes des crises : appât du gain et panique.
Nos 4 vérités
Marc Fiorentino consacre la 1ère partie de son livre à nous dire nos 4 vérités :
« Vous êtes le pigeon de service : vos conseillers ne cherchent pas votre intérêt mais ils cherchent à placer le produit du mois. Ne venez plus vous plaindre d’avoir payé des frais.
Vous croyez encore au père noël : vous cherchez des [placements ultra-performants] « sans risque » [...] Cela n’existe pas.
Vous ne pouvez plus avoir de certitude : votre entreprise, votre banque ou le pays peut faire faillite.
Vous êtes manipulé : un jour on vous raconte que le pétrole explose, le lendemain c’est l’or. Une information chasse l’autre. Ne les écoutez pas. »
Les autres parties du livre sont une véritable ordonnance de remèdes pour nos économies avec 8 commandements pour faire les bons choix et un régime pour faire grossir votre argent.
Alors si pour vous aussi les vacances d’été sont enfin l’occasion de prendre le temps de lire à tête reposée autre chose que des journaux et des magazines, vu le contexte, il est peut-être temps de vous plonger dans ce livre : Sauvez votre argent ! Mon régime santé pour vos économies,de Marc Fiorentino aux éditions Robert Laffont.
Au-delà du moteur de recherche bien connu, Google est une large source d’outils pour assurer sa veille en ligne. Si d’aventure vous ne saviez pas traduire “retraite” en anglais, un petit tour par Google Translate et vous obtenez séance tenante le mot “retirement”.
Un autre clic dans les versions étrangères de Google Actualités, et vous pouvez scanner ce que la presse des autres pays dit de ce terme. Dans le cas américain par exemple, cela ressort :
l’âge reculé de 67 à 70 ans : aux USA un discours pousserait actuellement au recul de l’âge légal de la retraite, repris par Gobankingrates.com, là aussi pour affronter le problème de son financement… Il est le fait du sénateur républicain John Boehner, et fait débat dans la classe politique. L’échelle temporelle évoquée, n’est juste pas la même. Tout comme la perception de la retraite…
pas assez pour la retraite : c’est le constat que rapporte le sémillant Huffington Post, citant une étude évoquée dans le plus sérieux Wall Street Journal. Des experts ont en effet chiffré que 60% de la génération des baby boomers ne gagne pas assez pour sa profiter de sa retraite… Une autre manière de fin du rêve américain?
Gates à la retraite? à la première lecture de cet article de MSNBC, on pourrait penser qu’on parle de Bill Gates, le patron de Microsoft. Mais il s’agit en fait du ministre de la défense de Barack Obama… Dans le cas de Bill, la retraite date déjà de quelques années. Mais une retraite active, consacrée à des projets humanitaires et à quelques nouveaux écrans 2.0 comme un blog “The Gates notes“, et un compte Twitter suivi par plus d’1,3 millions d’internautes!
pension, le plan B? c’est le jeu d’investigation auquel s’est livré Walter Updegrave de CNNMoney.com. Le journaliste a recherché s’il y avait du vrai derrière ce qu’un lecteur avait sans doute lu sur des messages publicitaires… La peur du financement des retraites amène t-elle quelques audacieux à profiter de la situation? Conseils et explications en bonus.