Archive pour le mot-clef ‘trimestres’

Retraite à 60 ans : avant l’été mais pas sans concertation

Lundi 21 mai 2012

Ce sera pour début juillet au plus tard a annoncé Marisol Touraine. La ministre française des Affaires sociales et de la Santé, fraîchement nommée, s’est engagée ce matin sur France 2 à ce que le décret rétablissant partiellement la retraite à 60 ans soit publié rapidement.

«Ceux qui ont commencé à travailler à 18 ou à 19 ans, qui ont leur 41 annuités de cotisations pourront partir à 60 ans et non pas à 62 ans comme c’est le cas aujourd’hui», a-t-elle affirmé.

Avec ou sans périodes de chômage ?

Mais cette promesse symbolique du nouveau président de la République, qui devrait concerner 150 000 personnes par an, ne se fera pas sans concertation. Car les trimestres validés au titre du chômage ou des majorations pour enfants posent déjà problème.

«Il est indispensable de discuter des modalités d’application», exige Bernard Thibault. Faute de quoi, «cela pourrait être un des premiers accrochages avec le gouvernement», a menacé Jean-Claude Mailly (FO) la semaine dernière, rapporte LeFigaro.fr.

François Hollande a rappelé qu’il faudrait avoir effectivement cotisé 41 annuités, et que ces trimestres validés au titre du chômage ou de la maternité ne seraient pas pris en compte. Or les syndicats demandent un assouplissement.

« Qui sera concerné exactement par cette mesure ? Nous voulons en discuter », explique Eric Aubin, le « M. Retraites » de la CGT, sur LesEchos.fr.

« Cette mesure sera de toute façon bénéfique, mais on peut encore l’améliorer, notamment pour tenir compte de certaines situations de chômage ou de la maternité », ajoute Jean-Louis Malys (CFDT).

Marisol Touraine s’est néanmoins avancée ce matin sur les congés maternité qui seraient comptabilisés, de même que les périodes de service militaire. En revanche, pour les périodes de chômage, il faudra attendre la rencontre prévue la semaine prochaine avec les partenaires sociaux.

Un obstacle financier

« J’ai demandé hier à Marisol Touraine, nouvelle ministre, dès sa prise de fonction, d’engager la concertation avec les partenaires sociaux avant de rédiger définitivement le projet de décret», a confirmé de son côté Jean-Marc Ayrault sur France Inter.

Le Premier ministre a indiqué que son arbitrage se ferait après cette consultation et au vu des contraintes budgétaires.


Jean-Marc Ayrault par franceinter

Car le principal obstacle sera bel et bien financier, rappelle Le Figaro.

« La mesure, dans sa version restreinte, devrait déjà coûter jusqu’à 5 milliards par an (financés par une hausse des cotisations) au seul régime de base. Peut-être ces syndicats se montreront-ils moins velléitaires lorsqu’il s’agira de la transposer aux régimes complémentaires Agirc-Arrco, qu’ils cogèrent avec le patronat. Le coût est estimé à environ 50 % de celui pesant sur le régime de base »

Un bon test en tout cas en prévision d’une concertation beaucoup plus vaste qui aura lieu par la suite sur l’ensemble du système de retraites. Âge légal, durée de cotisation, financement, rapprochement des règles entre régimes, pénibilité,…

Et dire que la réforme des retraites est entrée en vigueur il y a moins d’un an. Déconcertant non ?

AB

Majoration de durée d’assurance : les papas-gâteau ont désormais leur part

Vendredi 24 février 2012

retraite_majoration_enfantHeureuses, les mères de famille qui peuvent grâce à leurs bambins grappiller des trimestres pour leur récapitulatif de carrière. Mais la réforme de cette majoration de durée d’assurance pour enfants pourrait bien mettre à l’épreuve demain bon nombre de couples modernes aujourd’hui.

Saviez-vous que les conditions pour bénéficier de la majoration prise en compte dans le calcul de la retraite ont été modifiées à compter d’avril 2010 ?

Désormais les pères peuvent prétendre à une partie de la durée de majoration globale réservée auparavant aux mères. Ironie du calendrier, c’est la semaine dernière, jour de la Saint Valentin qu’a été publiée la circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) précisant cette majoration de la durée d’assurance (MDA) pour enfants. Cette réforme promet pourtant à l’avenir des situations bien plus épineuses qu’un joli bouquet de roses. Certaines mamans pourraient en effet voir vraiment rouge.

Egalité homme/femme aussi pour la retraite

Jusqu’ici les femmes salariées du secteur privé se voyaient attribuer spontanément une majoration de leur durée d’assurance vieillesse, jusqu’à deux ans par enfant. Cette disposition avait pour objectif de compenser leurs interruptions de carrière liées aux enfants. Une époque révolue depuis une jurisprudence soulignant le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Un arrêt de la Cour de cassation du 19 février 2009 a en effet accordé aux hommes ce même droit à la majoration de durée d’assurance.

Aussi, le gouvernement a décidé de réagir sans tarder. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 a décrit un nouveau dispositif. Une réforme qui s’applique à tous les couples, mariés, pacsés ou vivant maritalement.

Désormais, la majoration globale de deux ans par enfant est conservée, mais cette durée se partage entre :

  • 4 trimestres attribués aux mères au titre de la grossesse et de la maternité
  • 4 trimestres supplémentaires attribués au père ou la mère au titre de l’éducation de l’enfant.

Enfant éduqué par le couple = majoration partagée

Ces 4 trimestres pour l’éducation sont accordés :

  • à la mère pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2010, sauf si le père apporte la preuve qu’il a élevé seul l’enfant pendant une partie des quatre premières années suivant la naissance ou l’adoption
  • à la mère “dans le silence du couple”, pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2010;
  • elle peut être partagée d’un commun accord entre les deux parents, accord exprimé au plus tard six mois après les 4 ans de l’enfant ou son adoption.

En cas de désaccord, la majoration sera attribuée à celui qui prouve avoir contribué à titre principal à l’éducation de l’enfant pendant la période la plus longue ou, à défaut, la majoration sera partagée par moitié.

Autant dire que pour des couples séparés depuis belle lurette, il n’y a pas mieux pour déterrer la hache de guerre !

En plus de fixer ces modalités d’attribution des majorations de maternité, d’adoption ou d’éducation, la circulaire du 14 février 2012 précise aussi son non cumul avec un congé parental. Car les mères mais aussi les pères qui ont obtenu un congé parental peuvent par ailleurs bénéficier d’une majoration de leur assurance égale à la durée du congé (maximum 3 ans par enfant). Mais cette majoration ne peut pas se cumuler avec la majoration de durée d’assurance pour enfant. C’est la solution la plus favorable à l’assuré qui sera retenue.

Quant à la solution la plus favorable à la paix des ménages, qui plus est, divorcés, au moment de prendre sa retraite dans quelques années, je demande à voir…

AB

Vous pouvez également consulter la rubrique retraite du site BforBank.

Retraite à 67 ans : l’âge de glace ou l’âge de raison ?

Vendredi 23 septembre 2011

retraite_67_ans_age_glace_age_de_raisonFrançois Fillon vient de déterrer la hache de guerre de l’âge de départ en retraite. En plaidant pour une convergence franco-allemande, le premier ministre a estimé, hier

« il faudra aller vers un temps de travail commun, vers un âge de retraite commun, vers une convergence progressive de l’organisation économique et sociale de nos deux pays »

Or l’âge de la retraite avec une pleine pension – sauf pour les carrières longues – sera porté à 67 ans outre-Rhin d’ici à 2029, rappelle Le Figaro.

Mais, en toute honnêteté, Le Monde souligne qu’ « il est impossible d’affirmer que le premier ministre entendait repousser l’âge de départ légal à 67 ans ». D’autant plus que les Français, eux, devront, déjà, dès 2023, atteindre 67 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein même si l’on n’a pas le nombre de trimestres de cotisation requis.

Surenchère de réactions

Sans plus de précisions sur l’objectif de ses propos, le premier ministre sème donc le trouble et déclenche aujourd’hui une avalanche de réactions et d’interprétations politiques et syndicales enflammées, compilées par Le Nouvel Obs.

“C’est illusoire de vouloir copier l’Allemagne. On s’opposera, bien entendu, à toute velléité d’augmenter de nouveau l’âge de départ en retraite ou d’augmenter la durée de cotisation”, a menacé Eric Aubin (CGT).

“C’est une déclaration très inopportune et provocatrice, on sort d’une réforme et on veut en rajouter une couche”, a déploré, à la CFDT, Jean-Louis Malys.

Pour les candidats aux primaires PS, François Fillon « a un problème avec la réalité des chiffres », il « révèle le programme de Sarkozy » ou encore fait preuve « d’un aveuglement ».

A l’opposé, Laurence Parisot, présidente du Medef, qui a souligné sur RMC/BFM TV une “excellente idée”, a même affirmé avec audace :

« quand on aura 67 ans en 2030, on sera dans un état de santé, un état physique comparable à 62 ans aujourd’hui »

Bref, une surenchère d’affirmations et de convictions dont il faut se méfier car cette nouvelle polémique sur l’âge de départ en retraite doit surtout nous permettre, désormais, de nous interroger vraiment de façon individuelle et de faire enfin son calcul.

Ne plus focaliser sur l’âge mais sur la décote

Car ce n’est pas sur l’âge qu’il faut focaliser mais sur la décote. D’autant que « l’âge légal à 65 ans devient de plus en plus la règle en Europe – c’est déjà le cas en Autriche, en Belgique, au Portugal ou en Italie – jusqu’à franchir le seuil des 67 ans, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark », prévenait, déjà en début d’année, Le Figaro.

En effet, faut-il continuer à s’accrocher à ce sacro-saint taux plein, c’est à dire courir jusqu’à 67 ans après une pension sans décote, ou anticiper dès aujourd’hui une certaine décote et faire en sorte de la compenser par d’autres sources de revenus pour pouvoir partir à la retraite dès 62 ans ?

Pour revenir sur l’idée de convergence lâchée par François Fillon, ce sera plutôt une bonne nouvelle, finalement, si la décote française s’aligne sur la décote allemande. Comme l’a souligné Jean-Jacques Bourdin, et comme le montre ce tableau comparatif du Figaroles décotes appliquées en Allemagne (3,6% par an) sont beaucoup moins élevées qu’en France (1,5% par trimestre).

« Véritable bonus-malus de la retraite, les mécanismes de décote et de surcote ont pour but d’inciter les salariés à travailler plus longtemps. Bien anticiper leur impact financier permet de partir au moment voulu… en toute connaissance de cause », conseille à juste titre le site Dossier Familial.

« D’être content sans vouloir davantage, c’est un trésor qu’on ne peut estimer » disait déjà à la Renaissance le poète Clément Marot. Reste plus qu’à l’estimer vraiment aujourd’hui, ce « trésor » nécessaire pour sa retraite.

AB

Copyrights : TruShu sur Flickr

Retraite : coup de pouce pour les jeunes au chômage

Jeudi 11 août 2011

Alors que la suppression du départ à la retraite à 60 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans pour une pension à taux plein ont fait grand bruit au début de l’été, la meilleure prise en compte du chômage non indemnisé des jeunes passe un peu inaperçue ces derniers jours.

Pourtant, c’était « l’une des mesures de solidarité promises l’an dernier par le gouvernement pour tenter de mieux faire passer la réforme des retraites », rappelle Les Echos.

Car, d’une manière générale, le chômage est bien pris en compte dans le calcul de la retraite, même si on ne le sait pas forcément comme en témoigne ce micro trottoir vidéo :

Les périodes de chômage, indemnisé ou non, peuvent donc donner lieu à la validation de trimestres d’assurance vieillesse pour la retraite de base versée par la Sécurité sociale. Des points de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC (pour les cadres) peuvent également être attribués selon des règles détaillées sur le site du Ministère du travail, de l’emploi et de la santé.

18 mois au lieu d’un an

Un décret publié au Journal officiel du jeudi 4 août 2011 allonge donc à 6 trimestres la 1ère période de chômage non-indemnisée (postérieure au 31 décembre 2010) pouvant être validée pour le calcul des droits à la retraite.

Concrètement cela signifie que désormais, si pour la 1ère fois de votre carrière vous êtes au chômage sans percevoir d’indemnités, vous ne serez pas pénalisés pendant 18 mois maximum (au lieu d’un an) pour votre retraite et on vous validera, même si vous ne cotisez pas, jusqu’à 6 trimestres (au lieu de 4).

Il est vrai que cette mesure ne concerne que 6000 personnes par an sur les 800 000 nouveaux retraités chaque année. Une situation rare pour ces générations qui ont moins connu une longue période de chômage en début de carrière. En revanche, c’est un geste appréciable pour les jeunes générations explique Les Echos :

« La part des jeunes sortis de formation initiale sans diplôme est de 17%, et 31% de ces mêmes jeunes sont au chômage au cours des premiers mois de leur vie active » soulignait l’an dernier le rapporteur UMP de la loi, Denis Jacquat.”

Une mesure louable donc que ce coup de pouce, demain, pour la retraite des jeunes, même si l’on préfèrerait un vrai coup de main, aujourd’hui, pour leur emploi !

AB

166 trimestres de cotisation ? Et pourtant l’assurance retraite est contre !

Vendredi 22 juillet 2011

Alors que tous les regards sont tournés cette semaine vers l’Espagne qui vient de reculer l’âge de départ à la retraite à 67 ans pour une durée de cotisation de 37 ans (seulement), le conseil d’administration de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des salariés) s’est opposé, dans le plus grand silence médiatique, à la hausse plus rapide que prévu de la durée de cotisation en France à… 41,5 ans !

Cette information franco-française est en effet passée quasiment inaperçue avant-hier. Ignorée des grands médias et simplement reprise en bref par les revues économiques Challenges et les Echos sur leur site internet.

Même les politiques pourtant si prompts depuis quelques temps, en vue de la présidentielle, à faire feu de tout bois, n’ont pas daigné reprendre et commenter cette actualité.

Pourquoi ?

Parce que l’affaire est déjà entendue par tous et de tout bord, depuis le début de l’été, et même depuis la loi Fillon de 2003 portant sur la réforme des retraites comme je l’ai déjà évoqué sur ce blog dans le post « Retraites : travailler plus pour gagner… autant ou presque ! ». Il faudra bien se faire à l’idée d’accumuler 166 et non plus 165 trimestres pour obtenir une retraite à taux plein pour la génération 1955.

Et pourtant !

Pourtant ce vote défavorable a été serré. 1 seule voix a fait pencher la balance. 14 voix contre, 13 pour l’allongement de la durée de cotisation. Une toute petite voix sur les 30 que compte le conseil d’administration de l’assurance retraite : 13 représentants des syndicats (à priori contre), 13 représentants du patronat (à priori pour), 3 spécialistes de la Cnav et 1 seul représentant des retraités (plouf plouf).

Pourtant la Cnav est la branche retraite de la Sécurité Sociale. Comme elle le rappelle sur son site internet, lassuranceretraite.fr, sur 10 français, 9 y ont cotisé, y cotisent ou y cotiseront. En tant que caisse nationale, c’est tout de même cet établissement public à caractère administratif qui est censé définir les orientations de la branche retraite. Et en Ile-de-France, elle gère directement la retraite du régime général en assurant la tenue des comptes des cotisants, le calcul et le paiement des retraites et des prestations d’action sociale.

Bref l’assurance retraite semble la mieux placée pour savoir s’il est nécessaire ou non pour la génération 1955 de cotiser un trimestre de plus !

Mais voilà, comme tout établissement public, la CNAV doit se soumettre à la loi et aux règlements, ce n’est pas un contrepouvoir. Juste un organisme paritaire dont l’avis n’est en effet que consultatif. Et qui « n’altère en rien la volonté du gouvernement de publier rapidement le décret », comme l’a indiqué le ministère du Travail. Et sans aucun doute dans le plus grand silence médiatique et politique une nouvelle fois.

Cotisez, cotisez, il en restera toujours quelque chose… ou pas !

AB

Crédits photos : ♀Μøỳαл_Bгεлл♂ sur Flickr

Patrick Lelong : “Bien calculer son rachat de trimestres”

Mardi 7 septembre 2010

Nous débutons sur le blog retraite une série de rendez-vous avec Patrick Lelong. Ce journaliste économique et financier à la rédaction de France Info, est aussi un auteur doublé d’un expert : il a signé plusieurs ouvrages sur la bourse, l’immobilier, la retraite, l’assurance vie et l’épargne salariale. Il nous livrera régulièrement ses analyses et son point de vue, en rapport à l’actualité du sujet. Premier thème abordé ci-dessous, concernant le rachat des trimestres de retraite…

BforBank – On reparle de la question du rachat des trimestres de retraite… Comment cela fonctionne?

Patrick Lelong - Effectivement on peut racheter des trimestres manquants pour disposer d’une retraite pleine et entière. Ca évite ainsi d’attendre 65 ans aujourd’hui, ou 67 ans après la réforme. Combien peut-on en racheter? Douze entre l’âge de 20 ans et 65 ans, c’est à dire avant de prendre sa retraite. A quel prix? Ca dépend de l’âge : plus on est jeune et moins c’est onéreux. Ca dépend aussi des revenus d’activité et du taux de retraite que l’on souhaite.

BforBank – Quelle serait la pire situation de blocage : celle où l’on a beaucoup de trimestres à racheter et que l’on ne peut le faire?

PL - Il faut surtout calculer. Ne pas racheter quand on est très jeune, car on ne peut pas connaître les conditions qui prévaudront dans 20 ou 30 ans. Pas d’intérêt non plus si on est sûr de prendre sa retraite à 65 ans aujourd’hui, ou 67 ans demain, puisque là la pension ne subira aucune décôte. La solution se situe entre ces deux âges. L’idéal est de commencer à s’y intéresser à partir de 60 ans.

BforBank – Y a t-il un problème lié à l’emploi des seniors? Ayant du mal à travailler sur leur fin de carrière, tout en devant engranger ces fameux trimestres…

PL – Il y a une politique gouvernementale en faveur des seniors, mais pourtant à partir de 55 ans on a du mal à trouver un emploi ou continuer à se trouver en plein emploi… On a en fait du mal à faire la jonction entre le moment où l’on quitte l’entreprise, parfois forcé, le moment où l’on est au chômage (même si les seniors peuvent le percevoir pendant 3 années au lieu de 2, passés les 50 ans)… Plus on repousse l’âge d’entrée en retraite, plus on a besoin de rester en situation de plein emploi. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe.

BforBank – Que conseillez-vous à nos lecteurs?

PL - Tout d’abord de bien faire le point sur leur retraite et leurs droits à venir. Se rappeler qu’il n’y a pas une retraite, mais plusieurs : celle de base de la sécurité sociale, puis celle complémentaire (en particuler Arrco et Agirc pour les salariés). Se rappeler que le calcul est basé sur les 25 meilleures annés d’activité. Il faut donc en faire le plein, savoir quelles sont ses meilleurs années. Ensuite, il faut savoir que pour la retraite de base, le salaire brut recule dans la limite d’inflation annuelle : ce plafond est de 34.620 euros pour l’année 2010.

Doit-on prendre sa retraite à 60 ans ou 65 ans? Tout dépend si on a fait le plein ou non. Si on veut améliorer sa retraite, peut être a t-on intérêt à continuer de travailler à 60 ans, quand c’est possible… Peut-être a t-on intérêt à prendre sa retraite, et entamer un nouveau contrat de travail, car l’on peut percevoir sa pension de retraite et continuer à travailler…

Pour prolonger :