Archive pour le mot-clef ‘rsi’

Artisan, commerçant : comment améliorer votre pension de retraite ?

Mercredi 3 octobre 2012

Le créateur d’entreprise, durant sa vie professionnelle, apprend à ne plus compter ses heures, ses clients casse-pieds, ses problèmes de stock, de personnel, d’impayés,… Mais pour sa retraite, il se doit pourtant de bien compter. Car les retraités artisans et commerçants perçoivent une pension moyenne de 1 285 € par mois, seulement, tous régimes confondus, selon les derniers chiffres du RSI (Régime Social des Indépendants).

Ce montant global de retraite qui comprend l’ensemble des prestations vieillesse de droit direct et de réversion est surtout inférieur de 11% à celui de l’ensemble des retraités français ! Par ailleurs, la distinction selon le genre fait apparaître de plus grandes différences : les hommes ont une pension moyenne inférieure de 18% et les femmes de 14%.

De plus, malgré l’amélioration de leur carrière au fil des générations, les femmes bénéficient toujours de pensions inférieures à celles des hommes. Fin 2008, la retraite globale des femmes pensionnées du RSI représente 70% de celle des hommes du RSI (67% pour l’ensemble des retraités français).

Alors comment améliorer sa pension de retraite après une vie de commerce ou d’artisanat en tant que travailleur non salarié ?

1/ En rachetant des trimestres manquants. C’est la possibilité offerte depuis peu par le RSI conformément au décret du 16 avril 2012 : racheter des trimestres de cotisation à un coût avantageux pour améliorer sa retraite.

Les artisans et les commerçants concernés doivent :

  • être affiliés depuis au moins 15 ans au régime d’assurance vieillesse des artisans (Ava) et/ou des commerçants (Organic) puis du RSI ;
  • avoir validé moins de 4 trimestres de cotisation assurance vieillesse au cours d’1 année civile ;
  • être nés avant le 1er janvier 1960 ;
  • être à jour de leurs cotisations et obligations déclaratives en tant que chef d’entreprise et/ou employeur.

Conditions de rachat :

  • 1 trimestre par période d’affiliation (continue ou discontinue) de cinq ans ;
  • 7 trimestres maximum ;
  • 636 euros par trimestre (coût pour une demande effectuée en 2012) ;
  • les demandes doivent être déposées avant le 31 décembre 2013.

200 000 travailleurs indépendants sont concernés par ce dispositif avantageux financièrement. Les commerçants et les artisans concernés seront contactés par courrier par leur caisse RSI.

2/ En épargnant tout au long de sa vie. Reste à comparer les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenussous forme de rachats ou de rentes viagères, qui vous conviennent le mieux.

Une chose est acquise : ce n’est pas au vieux commerçant qu’on apprend à faire la grimace… devant une calculette !

AB

Pour prolonger : calculer votre retraite en ligne.

Retraites des indépendants: le rachat de trimestres bientôt possible… enfin !

Mercredi 14 mars 2012

Le Gouvernement a annoncé il y a quelques jours dans un communiqué commun des ministres du Travail et de la Santé Xavier Bertrand, du Budget Valérie Pécresse et du secrétaire d’Etat chargé des PME Frédéric Lefebvre qu’il allait bientôt publier un décret favorisant le rachat “à un tarif avantageux” d’annuités pour la retraite des commerçants et des artisans tout en préservant l’équilibre financier du RSI (Régime Social des Indépendants).

Il était temps !

En théorie, depuis le 1er janvier 2010, la loi permet aux travailleurs non salariés de racheter des périodes au cours desquelles leurs cotisations ne leur ont pas permis de valider quatre trimestres au titre d’une année civile bien qu’ils aient travaillé durant toute l’année. Sauf que faute de décret d’application, ce dispositif n’est pas encore entré en vigueur, rappelle Capital.fr

La bonne nouvelle c’est que ce mécanisme de rachat d’annuités pour les 2,5 millions d’assurés au Régime Social des Indépendants (RSI) ne prévoit pas de hausse des cotisations.

” Une mesure qui répond à une demande forte des artisans et commerçants pour résoudre les situations dans lesquelles, malgré l’exercice d’une activité toute l’année, les intéressés ne parviennent pas toujours à valider l’ensemble de leurs trimestres et donc à se constituer des droits à retraite complets “, ajoute le communiqué.

Le projet de décret sera donc soumis pour avis au conseil d’administration du RSI avant une parution prochaine au Journal Officiel.

Et les “contrats Madelin” ?

En attendant, puisque vous vous intéressez à votre retraite et surtout au montant de votre pension en tant que commerçant, artisan, indépendant, avez-vous entendu parler du dispositif d’épargne retraite Madelin ?

C’est une solution réservée aux travailleurs non salariés qui peut vous intéresser.

Créés en 1994 pour les Travailleurs non-salariés (TNS) et non-agricoles et leurs conjoints, les contrats Madelin sont des produits d’épargne retraite par capitalisation, souscrits de manière individuelle. L’épargne ainsi constituée est indisponible avant la retraite, sauf cas particuliers, et peut être déduite des revenus imposables dans la limite de plafonds, explique notre expert :

Alors, rachat de trimestres, contrat Madelin, les 2 ?

A vous de calculer


Dossier Retraite : compléter sa retraite (p 3/5) par BforBankTV

AB

Le couple de retraités boulangers jette l’éponge

Vendredi 6 janvier 2012

cumul_emploi_retraite_Mathieu_Thouvenin_flickrL’aventure a tourné à la déconfiture.

Celle de Georges, 84 ans et Suzanne, son épouse, 81 ans que nous évoquions dans le post « Un couple de retraités rouvre une boulangerie ! »

Ils avaient, en effet, décidé en novembre dernier de remettre la main à la pâte en ouvrant une nouvelle boulangerie à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour améliorer leur quotidien.

« Avec 1 000 euros par mois, c’est un peu juste, on ne peut pas vivre. Alors nous reprenons le travail parce qu’on ne veut pas se serrer la ceinture », expliquait alors le mari.

Hélas, le pari aura duré moins de temps qu’il n’en faut pour faire pousser du blé et à le récolter. Georges et Suzanne, KO, n’ont réussi à tenir que 10 petits jours seulement. Déjà, depuis début décembre, leur boutique était temporairement fermée. Après plusieurs semaines de réflexion, ils ont donc choisi de renoncer. Georges qui travaillait seul la nuit pour produire quelque 600 pièces de pain s’est rapidement fatigué nerveusement et physiquement, reconnaît-il au micro de RTL.

« On aurait bien aimé continuer, confie-t-il également au Figaro, mais le rythme n’est pas possible à tenir à nos âges. Durant les dix premiers jours qui ont suivi l’ouverture, je n’ai pas réussi à dormir. L’excitation sans doute. Cela m’a fichu en l’air ! Je n’ai pas pu refaire surface. Il faut se rendre à l’évidence, nous ne sommes plus tout jeunes ».

Reste qu’aujourd’hui le couple, qui ne touche que 1 000 € par mois, cherche un repreneur au plus vite car il s’est lourdement endetté pour cette boulangerie, achetée avec leurs “dernières économies”, 140 000 €. S’y sont ajoutés 70 000 € pour refaire le magasin et installer le fournil. Sans compter un contrat de location de 3 900 € mensuels sur 3 ans pour ses machines. Pas vraiment de quoi envisager sereinement ni cette nouvelle année, ni leurs vieux jours.

Le cumul emploi/retraite, pas une sinécure

Cette malheureuse expérience relativise ainsi l’engouement récent pour le cumul emploi/retraite. Car Georges et Suzanne ne sont pas un cas isolé. Ils ne sont pas les seuls retraités à avoir repris le chemin du travail. Le cumul emploi/retraite s’est désormais installé en France depuis la réforme intervenue en 2008 et en vigueur depuis 2009 qui libéralise ce dispositif. 281 200 retraités du régime général étaient aussi salariés en 2010. 14 % de plus en un an, selon les statistiques dela CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse).

Même boom constaté chez les commerçants et les artisans dépendants du RSI (Régime Social des Indépendants). Entre fin 2008 et fin 2010, le nombre de bénéficiaires du cumul est passé de 17 000 à 33 900 dont 12 % d’autoentrepreneurs.

Mais travailler quelques années supplémentaires, il faut se rendre à l’évidence, n’est pas donné à tout le monde. C’est même loin d’être une sinécure. La raison et la sagesse doivent plutôt nous inciter à préparer notre retraite le plus tôt possible et tout au long de sa vie active.

Pour éviter soi-même de se retrouver à son tour, à un âge trop avancé, hélas, dans le pétrin.

AB

Un couple de retraités rouvre une boulangerie !

Jeudi 10 novembre 2011

boulangerie_clermont_ferrand_retraiteC’est le couple de la semaine. Ils ne défraient pourtant pas la chronique dans la presse people. Elle n’est ni chanteuse, ni journaliste, il n’est ni footballeur, ni politique. Ils sont simplement boulangers. Mais l’ouverture prochaine de leur boutique à Clermont-Ferrand les élève au rang de stars sous les feux de l’actualité. Et pour cause : Georges a 84 ans. Suzanne, son épouse, 81 ans.

Ce couple de retraités a décidé de remettre la main à la pâte en ouvrant une nouvelle boulangerie pour améliorer son quotidien.

“Avec 1.000 euros par mois, c’est un peu juste, on ne peut pas vivre. Alors nous reprenons le travail parce qu’on ne veut pas se serrer la ceinture”, explique Georges Gardon, très alerte malgré son âge, au micro de France Bleu Pays d’Auvergne.

“On s’en sortait en cultivant notre jardin mais en faisant toujours attention”, témoigne à ses côtés sa femme, le regard pétillant, très en forme elle aussi.

A la retraite depuis 1999, ils ont acheté leur magasin avec leurs propres économies. Et une entreprise a gracieusement accepté de leur louer le matériel, après leurs vaines démarches auprès des banques pour obtenir un prêt comme ils l’évoquent dans ce reportage que le 13h de TF1 leur a consacré.

Même s’ils font figure d’exception vu leur grand âge, Georges et Suzanne ne sont pas un cas isolé. Ils ne sont pas les seuls retraités à reprendre le chemin du travail. Le cumul emploi/retraite s’est désormais installé en France depuis la réforme intervenue en 2008 et en vigueur depuis 2009 qui libéralise ce dispositif.

281 200 retraités du régime général étaient aussi salariés en 2010

14% de plus en un an, selon les statistiques de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) reprises par le Cercle des Epargnants. Environ 281 200 retraités du régime général exerçaient une activité salariée en 2010, contre 245 000 en 2009 et 207 000 en 2008.

Ce sont avant tout les hommes (55%) qui cumulent pensions de retraite et salaires dans le cadre de ce dispositif détaillé sur le site de l’Assurance Retraite. Néanmoins, la part des femmes progresse plus rapidement que celle des hommes (respectivement + 20 % et + 11 %).

La répartition par âge des assurés révèle que 63 % d’entre eux ont entre 60 et 65 ans. Et 6 % des bénéficiaires avaient malgré tout bénéficié d’un départ en retraite anticipé (entre 56 et 59 ans) avant de reprendre un emploi.

Même engouement constaté chez les commerçants et les artisans dépendants du RSI (Régime Social des Indépendants). Entre fin 2008 et fin 2010, le nombre de bénéficiaires du cumul est passé de 17 000 à 33 900 dont 12 % d’auto-entrepreneurs.

A l’instar de notre couple de boulangers auvergnat qui envisage donc de travailler “au moins quelques années supplémentaires” : “et puis, ça nous amusera ! “, glisse l’octogénaire aux journalistes, un brin malicieux.

Un courage qu’il faut saluer. Mais, pas persuadé que ça amuserait tout le monde au même âge…

AB

Copyrights : Valdener_Marc sur Flickr

Entrepreneur : le bon choix du régime retraite

Vendredi 30 septembre 2011

entrepreneur-regime-retraite-bug138Personne n’échappe à la réforme des retraites. Les entrepreneurs non plus même si les médias ont la fâcheuse tendance de les oublier et de privilégier l’angle des salariés pour traiter de cette actualité. Pour leur gouverne, il est bon de rappeler que 6 entreprises sur 10 en France n’ont pas de salarié, selon l’INSEE.

Il est donc bon de savoir que les entrepreneurs sont également concernés par l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal de départ en retraite. Aussi bien les entrepreneurs confirmés, comme les professions libérales, les commerçants, les artisans, que les auto-entrepreneurs, affiliés également au RSI (Régime Social des Indépendants) ou à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse).

« En 2011, la réforme des retraites leur est applicable tout comme aux salariés. Ceux qui sont nés après le 30 juin 1951 vont être touchés par les nouvelles règles. La réforme va vers un allongement de la durée de cotisations mais les artisans et commerçants nés en 1951 et 1956 vont pouvoir bénéficier d’une période transitoire. », explique Ouest-France.

En revanche, tous les régimes de retraite pour les travailleurs non salariés (TNS) ne se valent pas, souligne Capital.fr.

La CIPAV, nettement plus généreuse

Le site d’informations économiques affirme en effet que

« le régime complémentaire de la CIPAV est nettement plus avantageux. Sa rentabilité atteint 9,18 %, pour un départ à la retraite à taux plein. C’est-à-dire qu’en euros constant, une cotisation annuelle de 100 euros apporte une pension de retraite de 9,18 euros par an. A titre de comparaison, la rentabilité du régime complémentaire des commerçants est de 7,20 % et celle des artisans de 6,60 %. »

Autre point positif de la CIPAV selon Capital.fr, les cotisations y sont plus faibles que dans les autres régimes de retraite, jusqu’à 80.000 euros de revenus.

« Un entrepreneur individuel affilié à la CIPAV et percevant un BNC (bénéfices non commerciaux) annuel de 50.000 euros paiera au total 17.140 euros de cotisations (URSSAF, maladie, prévoyance, retraite, CSG – CRDS). Pour un BIC (bénéfices industriels et commerciaux) identique, le commerçant paiera 21.125 euros et l’artisan 21.759 euros. »

Seule l’affiliation au RSI peut être plus intéressante pour les personnes qui, avant de créer leur entreprise, ont fait une petite carrière en tant que salarié dans le privé.

« En effet, en choisissant d’être affilié au RSI, les années en tant que commerçant et artisan permettront de diminuer le nombre d’années retenues dans le calcul du Salaire annuel moyen du régime général. Ce qui permet d’éliminer les mauvaises années, et donc d’améliorer la retraite de la sécurité sociale. »

Capital.fr en profite du coup pour donner à tout créateur en herbe, une astuce, afin d’être rattaché à la caisse de retraite la plus intéressante :

« Lors de la création de la société, il suffit, en remplissant les statuts et les formulaires demandés par les Centres de formalités des entreprises (CFE), d’utiliser certains termes plutôt que d’autres dans la description de l’activité de l’entreprise. Ainsi, un fleuriste ou un vendeur de solutions informatiques sera rattaché naturellement au RSI (régime de retraite des commerçants). En revanche, si son activité déclarée devient « conseil en décoration florale » ou en « conseil en solutions informatiques », il aura toutes les chances d’être affilié à la Caisse interprofessionnelle des libéraux, la CIPAV. »

Alors, entrepreneurs, faites vos jeux car pour les salariés, concernant les retraites, ça fait déjà longtemps que rien ne va plus !

AB