Archive pour le mot-clef ‘retraite’

Mariage et retraite, un sacré ménage

Mercredi 10 juin 2015

Les Français et l'épargne retraiteUne fois à la retraite, les couples mariés ont plus d’avantages que les concubins ou les partenaires pacsés. Quelles sont ces différences ? Est-il nécessaire de se marier ou de se remarier en vue de la retraite ?

Vous ne le savez peut être pas mais votre statut matrimonial compte pour votre retraite. Notamment pour ce qui concerne le versement de la pension de réversion. C’est pourquoi il est important de connaître les règles qui prévalent avant de refuser de vous marier ou vous remarier.

Avant toute chose, il faut savoir que le mariage garantit des droits en cas de décès du conjoint. Tous les régimes de retraite du privé et du public, octroient le bénéfice de la pension de réversion au conjoint survivant. Le taux de réversion dépend des régimes. Le régime de base autorise 54% de la retraite à laquelle le défunt aurait eu droit, le régime complémentaire en autorise lui 60% et le régime de la fonction publique 50%. Pour bénéficier de cette pension, il faut en faire la demande, puisque son versement n’est pas automatique.

En revanche, en cas de pacs ou de concubinage, le partenaire n’a aucun droit, peu importe le nombre d’année passées ensemble et même si le couple a eu des enfants.

En revanche, si le défunt a été marié plusieurs fois dans sa vie, la pension est partagée entre le conjoint survivant et les ex-conjoints. Là encore cela dépend des cas.

Dans le régime de base, la pension est partagée entre tous les ex-conjoints, même s’ils sont remariés. Le régime complémentaire se montre lui plus drastique puisque les ex-conjoints qui ont refait leur vie et qui sont remariés ne touchent pas cette pension.  Enfin, concernant la distribution, le partage s’opère proportionnellement en fonction des années de mariage.

Si le bénéficiaire se remarie, les règles varient. Dans le régime de base, même si le veuf ou veuve se remarie, il touchera la pension mais à certaines conditions.  Il doit être âgé de plus de 55 ans, et ses revenus ne doivent pas dépasser 18720 euros s’il vit seul et 29952 euros s’il vit en couple.

Dans le régime complémentaire l’individu ne touche rien s’il se remarie. En revanche en cas de pacs ou de concubinage, il continue de percevoir la pension.

Enfin, dans la fonction publique, les ex-conjoints ne touchent rien s’ils se remarient ou s’ils vivent en couple.

Quelques astuces

Si vous envisagez d’épouser quelqu’un qui s’est déjà marié, ne perdez pas de temps. Et pour cause, la pension reversée aux ex-conjoints est proportionnelle aux nombres d’années de mariage. Si vous ne vous mariez pas, vous ne toucherez rien, à l’inverse de l’ex-conjoint qui va lui toucher la totalité de la pension de réversion.

Si vous avez déjà été marié(e), et que votre compagnon actuel a une retraite inférieure à celle de votre ex-conjoint, vous n’aurez pas forcément intérêt à vous marier. En cas de décès, vous recevrez donc la pension de réversion de votre ex, plutôt que celle de votre partenaire.

Cependant toutes ces règles pourraient être corrigées puisqu’une nouvelle réforme sur les retraites est à venir. Des changements qui seront les bienvenus vu la complexité des règles en vigueur. Les sentiments le sont suffisamment.

 

Retraite : les Français toujours plus inquiets

Jeudi 23 avril 2015

impot_retraite61 % des Français se disent inquiets concernant leur retraite d’après un sondage CSA pour le Cercle des Épargnants. En effet, peu d’entre eux estiment qu’ils disposeront des fonds nécessaires pour vivre correctement à la retraite. Ainsi, il est nécessaire d’épargner le plus tôt possible.

Les actifs, plus pessimistes

De manière générale, les Français sont pessimistes face à la retraite. Les différentes réformes consécutives n’ont pas amélioré leur moral.

Pour ne rien arranger, les caisses des régimes de retraite complémentaire sont dans le rouge. Mais lorsqu’on regarde plus dans le détail, ce sont les actifs qui accusent le plus le coup. En effet, 56 % d’entre eux estiment avoir des ressources insuffisantes pour vivre correctement à la retraite contre seulement 30 % des retraités.

Lorsqu’on leur demande dans quel état d’esprit ils sont lorsqu’ils pensent à la retraite, 66 % des actifs se disent inquiets. Pourtant, 60 % des Français disent que le financement de leur retraite est leur priorité. Loin devant :

  • l’assurance maladie (42 %),
  • l’aide au logement (23 %)
  • la dépendance (17 %).

L’inquiétude générale pousse les actifs à épargner davantage. En 2015, 55 % des actifs disent épargner pour leur retraite. Ils étaient 51 % en 2014. Dans le détail, le pourcentage de ceux qui épargnent régulièrement a sensiblement augmenté d’une année sur l’autre. En revanche, le pourcentage de ceux qui disent épargner lorsque c’est possible a augmenté de 5 points. Ainsi, le principal frein à l’épargne reste les moyens financiers.

Pour maintenir le montant de leur retraite, 21 % des personnes interrogées pensent que la solution à mettre en œuvre en priorité est de reculer l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. 20 % pensent qu’il faut développer l’épargne sur les produits d’épargne retraite et 11 % pensent qu’il faut augmenter les cotisations. Cependant, la majorité des Français pensent qu’aucune de ces solutions n’est capable de les aider à maintenir le montant de leur pension de retraite.

Pourtant, épargner le plus tôt possible permet de se prémunir face à un système des retraites Français de moins en moins fiable.

Épargner, une contrainte nécessaire ?

Les Français ont encore du mal à épargner pour leur retraite. En 2015, seulement 32 % d’entre eux disent qu’ils vont épargner davantage alors qu’ils étaient 35 % en 2014.

Pour ceux qui épargnent régulièrement, l’assurance-vie est le placement qui est plébiscité, particulièrement par les 50 ans et plus et les personnes possédant un large patrimoine. L’assurance-vie en fonds euros est connue pour être un placement sécurisé mais les taux d’intérêts, actuellement bas, poussent les Français se tourner davantage vers les UC ou les actions.

Jacques Attali rêve d’une « société sans retraite »

Jeudi 23 avril 2015

cumul_emploi_retraiteInterviewé dans Le Monde, l’économiste et écrivain Jacques Attali a déclaré qu’il « rêve d’une société sans retraite ». Continuer à travailler après l’âge de la retraite est de plus en plus fréquent de nos jours. En revanche, ce n’est pas forcément un souhait pour tous et encore moins un rêve, juste une triste nécessité.

Jacques Attali met les pieds dans le plat avec ses confidences accordées au quotidien du soir sur sa vision de la société idéale. Pour lui, « une bonne société est une société où l’on préfère le lundi matin au vendredi soir ». De manière utopique, il se met même à rêver d’une société sans retraite.

« Dans une telle société, la revendication principale serait de retarder l’âge de la retraite, et pas de le réduire. Il n’y aurait pas de retraite, où travailler serait naturel… »

Si de nombreux seniors font le choix de repousser l’âge auquel ils prennent leur retraite, cette décision est souvent motivée par la faiblesse des pensions servies. Pour mémoire, la pension moyenne des retraités en France s’élève à 1 300 €. Pour continuer à vivre convenablement et s’accorder même quelques petits plaisirs, certains retraités doivent continuer à travailler.

Le journal de 13 heures a consacré un reportage sur ces retraités qui continuent de travailler pour arrondir leurs fins de mois.

Jean-Pierre, 69 ans, boucher à la retraite, multiplie les missions en intérim car sa pension de 1 518 € par mois ne suffit pas à subvenir à ses besoins.

Ca va amener un plus à la fin du mois ce qui me permet de faire des projets. Je me dis « tiens au mois d’octobre je vais pouvoir emmener le petit-fils 8 jours en Normandie »

 Cependant, travailler à 69 ans, en tant que boucher, n’est pas chose aisée. Jean-Pierre ressent le poids de l’âge.

J’ai plus la même tonicité, on récupère plus pareil. L’âge est là, ça se sent, confie-t-il.

Un déficit des retraites complémentaires qui a doublé

Pour ne rien arranger à la situation des retraités en France, le déficit des caisses des régimes complémentaires Agirc et Arrco a quasiment doublé entre 2013 et 2014, passant de 1,627 milliard à 3,138 milliards d’euros.

A l’avenir, les retraités doivent-ils craindre de voir le montant de leur pension baisser ? Cette solution a été évoquée lors des négociations qui se déroulent en ce moment entre patronat et syndicats pour tenter de sauver les retraites complémentaires.

Parmi les autres propositions formulées par le MEDEF, on peut citer :

  • le prolongement du gel des pensions jusqu’en 2018,
  • la fusion entre les deux régimes
  • un système moins avantageux pour les chômeurs.

Autant de solutions toutes refusées par les syndicats qui considèrent que les efforts sont trop concentrés sur les salariés et les retraités, et pas assez sur les entreprises.

Si aucune solution miracle n’est trouvée, de plus en plus de retraités devront retrouver le chemin du travail afin d’obtenir un revenu complémentaire à leur pension.

Seule certitude, un monde sans retraite est difficile à imaginer, surtout pour les personnes qui ont effectué, toute leur vie, un travail pénible (infirmiers, déménageurs, ouvriers…). Ainsi, pour que continuer de travailler après l’âge de la retraite soit un choix librement consenti et non une décision subie, rien ne vaut le fait d’anticiper et préparer au mieux ses vieux jours.

Combien faut-il pour vivre en France ?

Lundi 6 avril 2015

retraiteUne étude de lONPES (Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion sociale) montre qu’il faut toucher 1 424 euros pour vivre décemment en France pour une personne seule. Or, la pension moyenne des retraités s’élève seulement à 1 300 euros. Ainsi, si vous souhaitez conserver un niveau de vie correct lorsque vous prendrez votre retraite, une seule solution : bien anticiper le montant de votre pension et préparer le plus tôt possible des compléments de revenus qui vous permettront de profiter vraiment de votre retraite.

Cette étude de l’ONPES s’inscrit dans une réflexion menée au niveau Européen. Elle a pour but de déterminer un revenu minimum décent. Pour ce faire, 15 groupes de discussion ont été formés afin de définir le contenu du panier individuel de biens et de services nécessaires qu’ils ont dû, par la suite, chiffrés. Et les résultats sont sans appel.

  • Pour une personne active seule habitant dans un logement du parc social, 1 424 € sont nécessaires chaque mois. Dans le privé, 1 571 €.
  • Pour les couples avec deux enfants, le budget nécessaire est de 3 284 € dans le social et 3 515 € dans le privé.
  • Enfin, un couple de retraités doit disposer au minimum de 2 187 €, s’il habite dans un logement social et 2 437 € dans le privé.
  • Un retraité isolé, lui, doit disposer de 1 569 € dans le social.

Cette étude a donc permis de déterminer que, parmi les retraités, 14 % d’entre eux sont pauvres et 45 % sont en risque de restrictions. En effet, d’après les derniers chiffres, la pension de retraite moyenne en France ne dépasse pas les 1 300 € soit 269 € de moins que ce qui est estimé par l’ONPES. D’ailleurs, un récent reportage diffusé sur TF1 montre que certains retraités se retrouvent, même, obligés de travailler pour augmenter leurs revenus.

Pour éviter, une fois à la retraite, de devoir faire face à une situation financière critique, le plus sage est d’anticiper cette transition et de la préparer le plus tôt possible.

Préparer sa retraite, une obligation salutaire

Différents sondages montrent que les Français ont de plus en plus conscience qu’il est nécessaire d’épargner pour bien préparer sa retraite et anticiper une baisse de revenus.

En effet, ils ont compris que l’État et les pouvoirs publics ne pourront plus les aider à maintenir un bon niveau de vie d’autant plus que des dépenses supplémentaires sont à prévoir pour la prise en charge d’une éventuelle perte d’autonomie.

Après un récent sondage, la moitié des personnes interrogées estiment que pour vivre sereinement leur retraite, 500 à 1 000 € de plus par mois seraient nécessaires. Les trois-quarts d’entre eux, d’ailleurs, aimeraient avoir épargné 100 000 euros juste avant de prendre leur retraite. Pourtant, en matière d’épargne, les Français restent des mauvais élèves :  ils ont tendance à privilégier des placements qui rapportent peu mais qui sont reconnus pour leur sécurité.

De plus, les Français ont tendance à se mettre à épargner tard : ils commencent à mettre de l’argent de côté à 30 ans environ, quand la moyenne mondiale est de 26 ans.

Retraites complémentaires : toujours pas de revalorisation

Lundi 16 mars 2015

Retraite complementaireLes années se suivent et se ressemblent, hélas, pour la revalorisation des retraites complémentaires. Les pensions des cadres et salariés du privé resteront gelées au 1er avril, pour la deuxième année consécutive. Un nouveau coup dur pour les retraités dont l’avenir des pensions complémentaires est justement en question.

Jusqu’à 13,50 € par mois de perte de pouvoir d’achat

La date symbolique du 1er avril n’y changera rien, il n’y aura pas de bonne surprise cette année pour les pensionnaires des régimes Arrco (complémentaire des salariés) et Agirc (complémentaire des cadres).

Comme l’an passé, leur pension de retraite complémentaire ne sera pas réévaluée cette année. Afin de réduire le déficit de ces deux régimes complémentaires, les partenaires sociaux avaient décidé en 2013 que la revalorisation des pensions serait limitée, y compris en 2015. Ainsi, syndicats de salariés et patronat s’étaient entendus pour désindexer les retraites complémentaires de l’inflation d’un point.

Or, la prévision d’inflation contenue dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 étant de 0,9 %, la revalorisation aurait dû être négative -0,1 % (1 % – 0,9 %), ce qui aboutirait à une diminution des pensions. Mais comme l’accord prévoit que le taux ne peut pas être inférieur à 0 %, les pensions sont donc à nouveau gelées cette année.

Ce qui représente, malgré tout, une perte de pouvoir d’achat pour les retraités allant jusqu’à 13,50 euros par mois pour un ancien cadre touchant 1 500 euros au titre de sa retraite complémentaire, selon les calculs de votreargent.lexpress.fr.

Quatre mois pour sauver les retraites complémentaires

Ce gel des pensions de retraite complémentaire renforce, en tout cas, le pessimisme général qui entoure l’avenir des régimes Agirc et Arrco.

Les caisses des retraites complémentaires des salariés et des cadres du privé sont en effet dans le rouge depuis des années. Selon les projections, le régime des salariés serait à sec dans 12 ans et celui des cadres dans moins de trois ans, seulement.

Les partenaires sociaux se sont donnés quatre mois pour tenter de sauver les retraites complémentaires.  Lors de leur dernière réunion, le patronat a d’ailleurs fait des propositions chocs. Le Medef (Mouvement des Entreprises de France) a en effet proposé de :

  • prolonger le gel des pensions jusqu’en 2018 ;
  • reporter à 67 ans l’âge auquel le retraité peut toucher sa pension complémentaire à taux plein avec un système de décote ;
  • baisser la pension de réversion ;
  • réduire le nombre de points attribués par an ou en augmenter le prix d’achat ;
  • un système moins avantageux pour les chômeurs ;
  • une fusion des deux régimes, Arrco et Agirc.

Des mesures rejetées en bloc par les syndicats de salariés.

« Le patronat veut diminuer les dépenses, nous, on veut augmenter les recettes », fustige Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT sur Challenges.fr.

Autant dire que la prochaine réunion de négociation sur l’avenir des régimes de retraite complémentaire, prévue le 20 mars, promet d’être aussi glaciale que la revalorisation des pensions.

Les intérimaires retraités font le bonheur des employeurs

Vendredi 27 février 2015

cumul_emploi_retraiteArrivées à la fin de leur vie active, beaucoup de personnes font le choix du cumul emploi-retraite pour améliorer leur pension de retraite.

Cependant, il semblerait que ce dispositif soit aussi intéressant pour les employeurs, surtout lorsqu’ils font appel à des intérimaires retraités.

 Qu’est-ce que le cumul emploi retraite ?

Le cumul emploi-retraite concernerait aujourd’hui environ 500 000 personnes. Ce dispositif, mis en place par François Fillon en 2003, avait pour but d’inciter les retraités à rester en activité.

On peut faire le choix du cumul intra-régime qui consiste à reprendre une activité dépendant du même régime d’assurance retraite que celui qui vous verse votre pension. Par exemple, un salarié qui reprend une activité de salarié. Mais le cumul inter-régime est aussi possible.

Contrairement au cumul intra-régime, il consiste à reprendre une activité qui dépend d’un régime d’assurance retraite différent de celui dont vous avez relevé. Par exemple, un salarié qui choisirait de reprendre une activité d’auto-entrepreneur.

Cependant, cette reprise d’activité peut aussi se faire en intérim. Cela concerne la personne  retraitée qui a atteint l’âge de légal de la retraite avec le nombre de trimestres requis pour obtenir une retraite à taux plein ou qui a atteint l’âge du taux plein automatique.

Entreprises d’intérim et retraités : un contrat gagnant-gagnant

« Depuis dix ans, on constate une progression du nombre de retraités qui candidatent pour des missions d’intérim, relève Raphaël Linossier, le président de l’agence d’intérim J4S, sur le site lemonde.fr et cette tendance s’est renforcée ces cinq dernières années avec, tous les ans, 1 % de retraités supplémentaires. »

Mais, qu’est ce qui pousse les retraités à reprendre une activité en tant qu’intérimaire ?

Le passage de la vie active à la retraite peut être un moment difficile à gérer. Continuer une activité en intérim permet une transition moins brutale. Cela permet également d’entretenir un lien social et d’obtenir un complément de salaire non-négligeable : « Le complément de revenu s’établit entre 800 et 1 000 euros net par mois », estime Raphaël Linossier.

Ces sommes sont d’autant plus appréciables qu’une étude montre que la moitié des Français estiment que 500 à 1 000 € supplémentaire par mois leur seraient nécessaires afin de vivre sereinement à la retraite. Ce surcroît de revenu leur permettrait de s’accorder des plaisirs comme voyager ou encore sortir au cinéma.

Pour les employeurs aussi, recruter des retraités en intérim a des avantages. En effet, leur taux d’absentéisme est très faible, ils sont très ponctuels et souples car ils n’ont plus de contraintes familiales. Avoir des retraités au sein d’une équipe permet également d’apporter un peu de sérénité: leur carrière est derrière eux, ils n’apportent aucune concurrence supplémentaire.

Seule ombre au tableau, le cumul emploi-retraite a perdu de son intérêt depuis le 1er janvier dernier.

En effet, quelle que soit la forme du cumul, la nouvelle activité ne permet pas d’obtenir de nouveaux droits à la retraite. Les cotisations se font donc à perte.

Retraite à l’étranger : le Maroc perd sa couronne au profit du Portugal

Jeudi 12 février 2015

passer sa retraite au PortugalComme chaque année depuis 2010, le site retraite-etranger.fr a publié son palmarès des pays où il fait bon vivre sa retraite.

Surprise, en 2015, le Maroc a perdu sa première place pour la céder au Portugal.

Pour réaliser son palmarès, retraite-etranger.fr met en compétition les vingt-cinq pays qui intéressent le plus les retraités français. Pour élaborer ce classement, douze critères sont retenus. Parmi eux, le coût de la vie et le climat sont les deux critères qui pèsent le plus lourd dans la note finale. Pour la note du coût de la vie, retraite-etranger.fr se base sur un panier de 30 produits et services communément consommés par un couple (habillement, alimentation, loisirs etc.).

Parmi les autres critères on retrouve :

  • la sécurité comprenant la corruption ou encore le taux de criminalité
  • les soins médicaux avec les équipements et la formation du personnel,
  • l’intégration (langue, accueil, réseaux d’expatriés francophones)
  • la valeur de l’immobilier
  • le patrimoine culturel
  • le patrimoine naturel
  • les loisirs
  • l’accessibilité
  • les infrastructures
  • la cuisine.

Le Portugal sur la première marche du podium

En 2014, le Portugal était seulement à la cinquième place du classement des pays où il fait bon vivre sa retraite. Cette année, il détrône le Maroc pour arriver sur la première marche du podium. Ce pays a toujours été attractif pour les retraités de l’hexagone séduits par son agréable climat, sa proximité géographique, son appartenance à l’Union Européenne et sa stabilité politique.

Autre avantage et non des moindres : les retraités français s’installant au Portugal peuvent voir leurs pensions exonérées d’impôt sur le revenu pendant 10 ans. Pour en bénéficier, il faut remplir plusieurs conditions :

  • résider dans le pays au moins 183 jours dans l’année,
  • ne pas y avoir habité au cours des 5 dernières années.

En remplissant ces conditions, les retraités français qui s’expatrient sont considérés comme résident non-habituel ce qui rend leur pensions de retraite privées non-imposables.

Cependant, comparé à d’autres pays, le coût de la vie reste assez élevé au Portugal. La Thaïlande, qui est à la deuxième place des pays où il fait bon vivre sa retraite, est l’un des pays où le coût de la vie est le plus bas. Il est « quasi trois fois moins élevé qu’en France – vous aurez une maison avec piscine pour le prix d’un F3 ici », constate Paul Delahoutre, responsable du site Retraite-etranger.fr sur le site votreargent.lexpress.fr. La Thaïlande offre en plus un cadre idyllique avec des plages de rêve. Seule la distance avec la France peut freiner l’ardeur des retraités candidats à cette expatriation.

En effet, la décision de vivre sa retraite à l’étranger ne doit pas être prise à la légère. Surtout si on décide de partir loin. Quitter un pays dans lequel on a vécu toute sa vie, abandonner ses habitudes, n’est pas si simple.

Néanmoins, ce classement vous permet d’avoir davantage de cartes en main si vous projetez de vivre votre retraite à l’étranger. Quelle que soit votre décision, rester ou partir, seule certitude, la retraite ça se prépare.

Retraite progressive : les clés pour comprendre

Lundi 26 janvier 2015

retraite_progressiveDe plus en plus, les Français ont conscience que le système de retraites actuel ne sera plus suffisant pour subvenir à leurs besoins à la fin de le leur vie active. Ainsi, différentes solutions s’offrent à eux : épargner, cumuler emploi et retraite ou encore choisir la retraite progressive. Détails sur ce dispositif encore peu connu par la plupart des Français.

Qu’est ce que la retraite progressive ?

La retraite progressive, créée en 1988, est un dispositif permettant de continuer à travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa pension de retraite. Il permet donc au bénéficiaire de ne pas rompre trop brusquement avec le monde du travail mais aussi de continuer à cotiser et à valider des trimestres. Ce temps de travail supplémentaire sera pris en compte au moment de l’arrêt définitif du travail. Le montant de votre retraite sera donc amélioré. La retraite progressive s’applique également aux régimes complémentaires des cadres (AGIRC) et des non-cadres (ARRCO).

La réforme de janvier 2014 a assoupli les conditions d’accès à ce dispositif afin de permettre au plus grand nombre d’en bénéficier.

La retraite progressive, à quelles conditions ?

  • Avant la réforme de 2014, pour bénéficier de la retraite progressive, il fallait avoir atteint l’âge de 60 ans pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951 et 62 ans, pour les personnes nées après le 31 décembre 1954. Cette condition a été assouplie. Aujourd’hui, pour bénéficier de ce dispositif, il faut avoir 60 ans minimum.
  • Il faut aussi avoir réuni 150 trimestres d’assurance tous régimes de retraite obligatoires confondus. Ces trimestres peuvent être cotisés ou encore rachetés.
  • La durée de travail à temps partiel doit être comprise entre 40 % et 80 % de la durée d’un temps plein. Cependant, la répartition du temps de travail vous appartient. Si vous souhaitez travailler simplement quelques jours par semaine ou quelques mois par an, c’est possible. La pension perçue sera proportionnelle au volume d’heures travaillées annuellement.

Par exemple, si vous réduisez votre temps de travail de moitié (50 %), vous percevrez la moitié de votre pension de retraite et un salaire pour votre mi-temps. Si vous décidez de baisser de 30 % le nombre d’heures travaillées, vous percevrez 30 % de votre pension de retraite et un salaire correspondant à 70 % d’un temps plein, etc. Quant à la fraction de retraite complémentaire, elle est censée être alignée sur celle de la retraite de base.

Demander sa retraite progressive ?

La personne souhaitant bénéficier d’une retraite progressive doit effectuer plusieurs démarches. Elle doit fournir un imprimé réglementaire de demande de retraite progressive avec lequel doivent être joints plusieurs autres documents. Par exemple, une copie du contrat de travail à temps partiel en cours d’exécution à la date d’effet de la retraite progressive ou encore une déclaration sur l’honneur attestant qu’on n’exerce aucune autre activité professionnelle que celle qui fait l’objet du contrat de travail à temps partiel entre autres. Ces documents doivent être envoyés à votre caisse de retraite du régime obligatoire.

Cependant, certaines conditions peuvent être différentes en fonction de votre statut. Ainsi, n’hésitez pas consulter le site du gouvernement qui vous permettra d’avoir plus de renseignements.

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700 milliards d’euros d’épargne retraite pour les Français

Lundi 26 janvier 2015

retraiteLes Français deviendraient-ils plus fourmis que cigales ? Eres, le spécialiste en retraite, épargne salariale et actionnariat salarié a publié les résultats 2014 de son Observatoire des Retraites Européennes. L’épargne retraite des Français est en constante augmentation ces dernières années.

D’après les chiffres de l’Observatoire des Retraites Européennes, les Français avaient à leur disposition à la fin de l’année 2013, un cumul d’environ 700 milliards d’euros d’épargne retraite soit une augmentation de 3 % par rapport à 2012. Cette hausse est régulière depuis une dizaine d’années. En effet, en 2003, l’épargne retraite cumulée des Français s’élevait à 486,5 milliards d’euros seulement. Mais, on remarque que les évolutions diffèrent si l’on va plus dans le détail. En effet, en 2012, l’épargne retraite individuelle était de 547,4 milliards d’euros contre 561,3 milliards d’euros en 2013 soit une progression de 3 %. Lépargne collective, celle souscrite par l’employeur, a connu une augmentation deux fois supérieure. Elle est passée de 127,1 milliards d’euros à 134,6 milliards d’euros entre 2012 et 2013.

Épargner pour sa retraite devient donc un enjeu majeur pour les Français qui estiment qu’ils peuvent de moins en moins se fier au système actuel. Les Français sont aujourd’hui 84 % à ne plus croire à ce système. En 2013, l’épargne retraite représentait 22 % de l’épargne financière totale des Français. Elle est répartie entre différents placements mais c’est l’assurance-vie qui remporte tous les suffrages.

L’assurance-vie l’épargne préférée des Français

En 2013 et selon les résultats de cette étude, l’assurance-vie représentait 45 % de l’épargne retraite en France devant les valeurs mobilières (24 %), PEA (plan d’épargne en actions) compris, et l’assurance retraite collective (13 %). Il est vrai que tout comme le livret A, l’assurance-vie offre une sécurité de placement et une fiscalité avantageuse qui semblent plaire aux Français.

L’Observatoire des Retraites Européennes prévoit d’ailleurs une accélération du marché de l’épargne retraite avec  une croissance de 8 % contre les 3 % de ces dernières années. Ainsi, d’après leurs estimations, le montant total de l’épargne retraite en France sera de 1 500 milliards d’euros en 2 023 et formera 50 % du PIB. Il est vrai que la crise connue actuellement par nos caisses de retraites complémentaires Agirc et Arcco et les différentes réformes des retraites entravent la confiance des Français envers ce système de répartition. Ainsi, ils ont de plus en plus conscience que pour bien vivre à la retraite, il faut avoir épargné à cet effet tout au long de leur vie active.

D’après un récent sondage, les personnes interrogées estiment qu’il leur faudrait 500 euros à 1 000 euros de plus par mois pour bien vivre sereinement leur retraite. Ainsi, bien choisir son placement est essentiel. Pour vous aider dans ce choix, n’hésitez pas à effectuer des estimations.

Retraites : le système devenu insuffisant pour les Français

Vendredi 5 décembre 2014

epargne_retraiteAujourd’hui, il semble que pour les Français, il est de plus en plus difficile de faire confiance uniquement au système de retraites actuel pour vivre de manière décente. C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour Le Parisien.

Un niveau de vie qui baisse à la retraite

Les Français ont conscience qu’il risque d’y avoir une grosse différence entre leur dernier salaire et leur première pension de retraite. ’Presque 80 % des non retraités et 64 % des retraités estiment que le système actuel des retraites ne leur permet pas de bénéficier dune retraite correcte.

Les plus pessimistes étant les 35-49 ans, ils sont 84 % à ne plus croire à notre système de retraite actuel. Pour rappel, nos retraites fonctionnent par répartition. Les pensions des retraités sont financées grâce aux prélèvements sur les salaires des personnes encore en activité. Cependant, plus le temps passe, plus la proportion des salariés par rapport à celle des retraités baisse.

Aujourd’hui, on dénombre 1,4 cotisant pour 1 seul retraité. En 1975, on en comptait 3. La situation n’est pas prête de changer : l’espérance de vie ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui en France, il y a 15 millions de personnes âgées de 60 ans et plus. En 2030, il y en aura 5 millions de plus, soit 1 Français sur 3.

Il faudra donc trouver des solutions afin de faire face à cette démographie vieillissante.

Cette année, pour faire des économies, le gouvernement a fait le choix de ne pas revaloriser les pensions de retraite et de rendre le cumul emploi-retraite moins favorable dès 2015.

D’après ce sondage, 77 % des retraités pensent qu’ils ne sont pas privilégiés par rapport au reste de la population et ils sont 80 % à penser que leur pouvoir d’achat a baissé sensiblement depuis qu’ils ont arrêté de travailler.

Pour bien vivre sa retraite, il devient de plus en évident que l’on ne peut plus entièrement se reposer sur le système actuel. Il faut donc trouver d’autres solutions.

Épargner, un devoir plus que nécessaire

Les Français ont donc conscience qu’une fois à la retraite, ils vont devoir dépenser moins qu’avant. Actifs ou retraités, ils sont une majorité à penser qu’ils devront faire des économies sur les achats plaisirs ou les loisirs.

15 % des retraités disent devoir sacrifier leurs dépenses en nourriture car leur pouvoir d’achat a baissé en prenant leur retraite. Pour limiter la casse, 53 % des retraités disent que pour compléter leur pension, ils ont mis de l’argent de côté alors que seulement 34 % des actifs déclarent être en train d’épargner actuellement. Certaines personnes interrogées ont d’ailleurs quelques regrets. 36 % des retraités auraient souhaité mettre de l’argent de côté mais n’en ont pas eu les moyens durant leur carrière et 10 % ont estimé qu’épargner n’était pas utile.

Parmi les choix d’investissement, l’assurance-vie est plébiscitée. 80 % des retraités disent l’utiliser comme placement privilégié juste devant le PEA (Plan d’Épargne en Actions) et les placements immobiliers ou locatifs. Il est vrai que l’assurance-vie, tout comme le livret A, offrent une sécurité de placement et une fiscalité avantageuse qui plaisent beaucoup aux Français.