Archive pour le mot-clef ‘retraite’

Vers une retraite à 65 ans ?

Vendredi 12 septembre 2014

retraite_allemandsLes partenaires sociaux se sont réunis en groupe de travail cette semaine, afin de réfléchir à la stratégie à adopter pour éviter la disparition définitive des retraites complémentaires dont les caisses sont plus que jamais dans le rouge. La piste la plus probable : le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Moins d’un an pour établir une feuille de route

A l’approche de la prochaine séance officielle de négociations se tenant le 28 septembre, syndicats et patronat se sont donc concertés le 9 septembre dernier au siège du Mouvement des entreprises de France (Medef), dans le 7e arrondissement de Paris, afin de faire le point sur les différents scénarios possibles pour sauver les caisses de retraites complémentaires.

Les partenaires sociaux ont au plus tard jusqu’à juin 2015 pour se mettre d’accord et présenter le dispositif le plus adapté. Sa mise en œuvre devra débuter dès janvier 2017.

En attendant, plusieurs pistes sont à l’étude : augmenter les cotisations ou encore baisser le montant des pensions. Cependant, ces mesures paraissent difficilement réalisables dans un contexte déjà particulièrement tendu pour les retraités (fin de la demi-part des veufs et des veuves, désindexation partielle des retraites complémentaires pour 2014 et 2015 ou encore le gel temporaire des retraites de base).

De plus, d’après des simulations demandées par la CGT, pour combler le gouffre des caisses de retraites complémentaires, il faudrait que les cotisations augmentent d’ici 2040 de :

  • + 12,66 %, pour l’Arrco (retraite complémentaire des salariés) -soit le double du taux actuel de 6,65 %-
  • + 22,8 % pour l’Agirc (retraite complémentaire des cadres), actuellement à 16,22 %.

Une hausse des cotisations qui pourrait se heurter au taux maximal de cotisation retraite,  instauré à 28 % du salaire brut.

Retraite à 65 ans, pérennité jusqu’à 2040

Alors, face à la maigre réserve des caisses de retraites complémentaires, de 9 milliards pour l’Agirc et de 55,4 milliards pour l’Arrco, au 31 décembre 2013, c’est le scénario du Medef qui semble le plus pragmatique. Pour éviter l’épuisement en 2018 de la caisse des salariés, et en 2024 de la caisse des cadres, l’organisation patronale propose de reculer progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Un dispositif qui toucherait les générations nées à partir de 1956, et de plein fouet, à partir de 1961. Actuellement établi à 62 ans, ce changement devrait, selon les simulations de l’Agirc-Arrco, rendre les caisses pérennes jusqu’en 2040, dans le cas où des carrières prolongées ne viendraient pas perturber l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Dans le cas contraire, les caisses ne tiendraient que jusqu’en 2032.

Mais la mesure passera-t-elle auprès de l’opinion publique ? Sera-t-elle acceptée par les syndicats, le gouvernement ? Il n’y a pas vraiment le choix explique Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à Challenges : « Les comptes sont catastrophiques : à ce rythme, on n’échappera pas à une nouvelle réforme des régimes complémentaires d’ici quelques mois… »

Le spectre de nouvelles mesures qui seront à coup sûr défavorables aux salariés mais aussi aux retraités. De quoi inciter tout un chacun à préparer dès que possible sa propre retraite, avant que ce ne soit une nouvelle réforme qui s’en occupe. Connaissez-vous d’ailleurs le montant de votre future pension ? Pour pouvoir le calculer, cliquez ici.

AB

Les Allemands, bons pour la retraite à 76 ans ?

Mercredi 13 août 2014

retraite_allemandsLes travailleurs allemands devraient travailler jusqu’à 76 ans pour sauver le système de retraite outre-Rhin. C’est l’estimation avancée par Henrik Müller, professeur de l’université technique de Dortmund, dans un éditorial du Manager Magazin, repris par le site du Point.fr. Projection fantaisiste ou prévisions réalistes qui finiront par concerner toute l’Europe et pas seulement l’Allemagne ?

Douche froide pour les salariés allemands

A l’instar de la situation Française, nos voisins sont touchés par le départ massif à la retraite des baby-boomers d’après-guerre. Actuellement 2,3 millions de retraités de plus de 75 ans sont dépendants des caisses de santé allemande et l’estimation devrait monter à 3,4 millions en 2030. Une tendance qui touche l’ensemble de l’Europe puisque selon le rapport démographique de 2010 de l’Eurostat, « le nombre d’individus âgés de 60 ans et plus au sein de l’UE croît actuellement de plus de deux millions chaque année, à peu près deux fois le taux observé jusqu’il y a encore trois ans ».

Or, avec un taux de natalité allemand qui est l’un des plus faibles au monde, difficile de remplacer les retraités et financer par conséquent leurs pensions. Avec 1,4 enfant par femme depuis 1970, la population allemande vieillit à tel point qu’elle est désormais la plus vieille d’Europe. Pour contourner le problème, il faudrait que les allemandes aient a minima 2,1 enfants pour assurer le renouvellement de la population. Hélas, les plus de 65 ans représentent déjà plus de 20 % des habitants.

Des départs en retraite anticipée malgré tout

Déjà prévoyante en 2007, l’Allemagne avait pourtant été le précurseur de la vague des réformes de retraite en Europe, plongeant ainsi les travailleurs outre-rhin dans un avenir bien laborieux : afin de satisfaire la réalité économique, il leur faudrait travailler jusqu’à 67 ans.

Mais depuis le 1er juillet, le pays est en train de faire machine arrière. Tous ceux qui ont cotisé 45 années peuvent désormais partir dès l’âge de 63 ans, âge qui sera relevé progressivement jusqu’à 65 ans maximum. Mis en place par le gouvernement de coalition entre les conservateurs et les sociaux-démocrates, le ministère du Travail estime qu’environ 240 000 actifs pourront prétendre à ce changement, pour un coût de 2 à 3 milliards d’euros par an. Et l’engouement ne s’est pas fait attendre, puisque dès la première semaine de l’entrée en vigueur de la loi, 50 000 personnes avaient déposé un dossier auprès des caisses de retraite, rapporte le site La-croix.com.

Accueillir de nouveaux cotisants ?

Face à cette nouvelle réforme, certains craignent une pénurie de main d’œuvre dans plusieurs domaines. Henrik Müller, quant à lui, avance l’idée d’accueillir plus de 14 millions d’immigrants en âge de travailler pour compenser ainsi le déséquilibre des caisses de retraites. Sans autre alternative car les Allemands ne sont visiblement pas prêts à accroitre leurs efforts. Selon Eric Thode, économiste et spécialiste des questions de retraite à la fondation Bertelsmann, «  les dispositifs de départ anticipé sont généralement très prisés en Allemagne, même quand il faut consentir à une décote ». 

Travailler ou faire travailler, telle semble être désormais la question pour sauver nos retraites en Europe.

AB

Retraite des Français : l’herbe n’est pas plus verte ailleurs

Vendredi 8 août 2014

strategie_retraiteSe lamenter serait-il devenu un sport national en France. Les Françaisseraient-ils d’éternels insatisfaits, y compris lorsqu’ils sont retraités ? Apparemment oui, selon une étude récente du ministère des Affaires Sociales et de la Santé : les retraités Français jouissent d’un niveau de vie quasiment équivalent à celui des actifs, plus jeunes. Ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres pays européens…

Un départ à la retraite « en douceur »

Alors que les Français s’inquiètent de plus en plus pour leur situation financière lorsqu’ils seront à la retraite ,il se pourrait bien qu’ils doivent tempérer leur mécontentement au vu des résultats de l’étude du ministère des Affaires Sociales et de la Santé, publiée le 17 juillet dernier.

Selon cette enquête, les retraités Français ont un niveau de vie pratiquement similaire à celui des actifs, leur revenu relatif représentant 96 % de celui des 0-64 ans. Une « situation relativement favorable » en comparaison des autres pays européens, dont le niveau de vie médian des retraités équivaut à 86 % de celui des actifs.

Il s’agit d’un très net avantage puisqu’en Allemagne, le revenu relatif des 65 ans et plus ne représente que 80 % de celui des actifs. Il se réduit même à 71 % pour les retraités Danois.

Une situation qui « a eu tendance à se maintenir, voire à se renforcer au cours de la dernière décennie » estime les auteurs du rapport.

Des caisses de retraite plus généreuses

Comment s’explique une telle contradiction ? Les pensions brutes des retraités français sont plus généreuses que celles de nos voisins Européens et notamment au Danemark, au Royaume-Uni et en Belgique. Le taux de remplacement en est la parfaite illustration.

Ce taux, qui correspond au ratio entre le montant de sa pension et sa dernière rémunération en tant qu’actif, reflète l’impact du départ à la retraite sur son niveau de vie. En France, le taux global de remplacement s’élève à 66 % alors que la moyenne européenne n’est que de 51%. Il s’élève à 44% pour le Royaume-Unis et 42% pour le Danemark.

Toutefois, le rapport note que les différences de structures de prélèvements directs et les différences de structures sociodémographiques viennent minorer les écarts entre les pays.

Conséquence directe de leur position favorable, les Français n’investissent pas dans des plans d’épargne retraite volontaire. Seuls 10% des 25-64 ans y ont recours : un placement pourtant populaire dans l’Union Européenne. Il concerne : 63 % des Allemands, 47 % des Suédois et l’Italie s’accorde avec la tendance des Français, puisque seulement 8 % d’entre eux y ont investi.

Mais pour combien de temps ?

Si la France bénéficie d’une situation confortable parallèlement à ses camarades européens, elle n’est guère prospère pour autant. Parmi le gouffre toujours plus grand des caisses de retraite complémentaire, les avantages des fonctionnaires remis perpétuellement en cause et les différentes réformes pour équilibrer l’ensemble, les retraites et le modèle social français pourraient bien désormais être sur la sellette afin d’être alignés sur les autres pays.

AB

Faut-il supprimer la retraite anticipée des fonctionnaires « actifs » ?

Mardi 5 août 2014
Hémicycle du Sénat

Image : flickr, © Sénat, certains droits réservés (CC BY-NC-ND 2.0)

2,3 milliards d’euros, c’est ce que coûte chaque année la retraite anticipée des fonctionnaires en catégorie dite active (policiers, gardiens de prison, infirmiers, pompiers, douaniers,…). Une estimation faite par le Sénateur du Val d’Oise Francis Delattre, auteur d’un récent rapport publié par la commission des finances du Sénat. Un chiffre à relativiser toutefois, car remettre en cause cet avantage ne permettrait pas pour autant à l’Etat de faire des économies substantielles.

 Qui sont ces fonctionnaires « actifs » ?

Les fonctionnaires de la catégorie dite « active » regroupe l’ensemble des emplois de la fonction publique « présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles », soit par exemple, les pompiers, les agents de police ou encore les sages-femmes.

Cette catégorie bénéficie d’avantages non négligeables : possibilité d’un départ anticipé à la retraite, réajustée par la réforme des retraites de 2010 à l’âge de 57 ans pour les « actifs », voire 52 ans pour les « super actifs ». A cela s’ajoute des bonifications et des majorations de durée d’assurance pour atteindre plus rapidement le taux plein.

Des avantages cependant souvent décriés, le fondement de ce statut spécial remontant à 1825.

Des économies qui pourraient finalement coûter cher

En réalité, si les pouvoirs publics décidaient de supprimer ce droit à la retraite anticipée pour ces fonctionnaires, cela ne permettrait pas de réaliser les 2,3 milliards d’euros d’économies imaginables. Au contraire, une telle mesure coûterait au final plus cher.

« La suppression du système des catégories actives dans la fonction publique n’apparaît pas opportune », amenant  même à « un coût global net pour les finances publiques », affirme le Sénateur.

Et pour cause, la suppression de ce droit se traduirait par le financement de salaires et de pensions plus élevés puisqu’en travaillant plus longtemps, les traitements des fonctionnaires seraient d’autant plus conséquents au fil des ans. De même pour leur pension puisque la retraite d’un fonctionnaire est basée sur les 6 derniers mois de salaire. De plus, « le maintien des effectifs peut venir contrarier le schéma d’emplois prévu initialement », « impliquant le non-remplacement d’un agent senior par un agent jeune ».

Des « actifs » moins nombreux et économes

Une décision qui se révèlerait incohérente à plus d’un titre puisqu’on assiste à la diminution du nombre total d’agents de la fonction publique classés en catégorie active, par exemple dans la fonction publique d’Etat : de 300 000 à la fin de l’année 2000, ils n’étaient plus que 165 000 en 2011. Une diminution qui s’explique notamment par la disparition de plusieurs corps, les instituteurs et les fonctionnaires de La Poste en tête, et la modification de statuts d’emploi.

Par ailleurs, les principaux concernés sont de moins en moins nombreux à profiter de leurs avantages. De 37 % en 2004, ils n’ont été que 17 % en 2012, et la tendance va même plus loin puisque l’âge moyen de liquidation de la pension retraite a progressé de 2 ans et 1 mois sur près de 10 ans, soit un âge effectif de départ à la retraite estimé à 57 ans et 4 mois.

Francis Delattre conclut que la solution n’est pas la suppression du système mais plutôt, son aménagement. Ainsi, il sera possible de « maintenir l’attractivité et prévenir le vieillissement de la fonction publique », tout en restant attentif au « périmètre des emplois classés en catégorie active » qui devrait s’ajuster sur une « cartographie des métiers exposés aux facteurs de pénibilité dans la fonction publique ».

Un des objectifs « à terme » : définir « un cadre commun au secteur public et au secteur privé ». Bref, pas de quoi rester passif…

AB

Pension de retraite : les inégalités hommes/femmes ne sont pas près de disparaître

Lundi 28 juillet 2014

Les Français et l'épargne retraiteNouveau-né de la dernière réforme des retraites, le Comité de suivi des retraites (CSR) vient de publier son premier rapport. Malgré un bilan globalement optimiste, une partie du document risque de faire grincer les dents des défenseurs de la cause féministe: le montant de la retraite des femmes, déjà bien inférieur à celui des hommes, ne devrait pas rattraper son retard, malgré un rapprochement des parcours professionnels des deux sexes.

Un écart persistant simplement adouci par les majorations

Si le Comité de suivi des retraites a émis la possibilité d’un retour à l’équilibre pour les retraites de base d’ici à 2020, il s’est aussi intéressé aux inégalités entre hommes et femmes, en étudiant le montant de la pension, la durée d’assurance à la liquidation, l’âge de départ et la durée moyenne de versement de la pension.

42 %, c’est l’écart évalué par le Comité entre la pension des hommes et celle des femmes, si l’on prend en compte uniquement les avantages directs. Une différence qui s’abaisse à 29 % si l’on inclus les droits dérivés, par exemple la pension de réversion. Et bien que le parcours professionnel des femmes est de plus en plus similaire à celui des hommes, il « ne permet pas d’envisager, à brève échéance, le rapprochement des pensions ».

Les majorations de la durée d’assurance au titre de la grossesse, de la maternité ou de l’adoption, ont tendance cependant à atténuer les contrastes, entre les deux sexes constate l’organisme : l’écart, compte tenu de celles-ci, est passé de 15 trimestres en 2005 à 6 trimestres en 2013. Sans ces majorations, la différence serait de 20 à 30 trimestres selon les estimations.

Des carrières professionnelles contrastées qui pèsent sur la pension

Toutefois, les majorations et la réduction progressive de l’écart de durée d’assurance entre les deux sexes ne suffisent pas. Cette tendance s’explique par plusieurs constats :

  • Les femmes sont plus exposées au travail précaire et aux inégalités salariales (l’écart entre le salaire de référence des deux sexes s’élève à 27%)
  • Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir des carrières incomplètes, par exemple pour cause de maternité.
  • La majoration de pension à hauteur de 10% accordée aux parents de trois enfants et plus accentue les écarts puisque celle-ci est proportionnelle au montant de la pension et ne fait pas de différence entre les hommes et les femmes.

Dans ce contexte, le Comité constate que peu de femmes prennent leur retraite avant l’âge de 60 ans et au contraire, sont nombreuses à attendre l’âge de l’annulation de la décote, en raison d’une durée d’assurance plus courte.

Le CSR, au cœur du mécanisme de pilotage des retraites

Aboutissement de la réforme de l’ex-Premier Ministre Jean Marc Ayrault et de la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé toujours en poste, Marisol Touraine, le CSR a la lourde tâche de piloter un système qui s’essouffle. Formé dans un souci de parité hommes/femmes, l’organisme indépendant rend chaque année son avis sur le respect des objectifs financiers et d’équité assignés au système des retraites. A défaut de ne pas correspondre aux aspirations prévues, le Comité est chargé de remettre ses recommandations au Gouvernement, au Parlement et aux régimes des retraites.

Si le Comité se penche sur les inégalités entre les deux sexes, il ne serait pas étonnant qu’il concentre également ses efforts sur le gouffre des caisses de retraite complémentaire, qui cette fois-ci concerne à parts égales, aussi bien les hommes que les femmes !

AB

Retraite : 80% des fonctionnaires estiment urgent d’épargner

Lundi 14 avril 2014

epargne_fonctionnaireLes fonctionnaires sont de plus en plus nombreux à préparer financièrement leur retraite, selon les résultats de l’enquête TNS Sofres/Préfon.Inquiets pour l’avenir, ils sont convaincus qu’il est urgent de mettre de l’argent de côté pour se préparer une retraite sereine.

Les fonctionnaires, plus prévoyants que l’ensemble des Français

60% des fonctionnaires se disent inquiets à propos du montant de leur retraite. Avec la conviction que leur revenu ne sera pas suffisant.

Ainsi, quatre fonctionnaires sur cinq estiment qu’il est urgent d’épargner en prévision. D’ailleurs, les deux tiers des personnes interrogées ont déjà entrepris une démarche pour constituer un bas de laine.

Une proportion en forte progression : en 2011, ils étaient moins de la moitié à préparer financièrement leur retraite. Ce sont les agents les plus âgés de la Fonction Publique et de la catégorie A (catégorie hiérarchiquement supérieure et correspondant à des fonctions de conception, de direction et d’encadrement) qui sont les plus fourmis.

 Selon l’étude, les fonctionnaires investissent en priorité dans :

  • l’immobilier (46% en 2013 contre 28% en 2011) pour l’achat de leur résidence principale ;
  • les placements financiers (43% en 2013 contre 44% en 2011) et notamment une complémentaire retraite avec rente viagère assurée.

D’une manière générale, les résultats de cette enquête indiquent clairement que les agents de la Fonction Publique sont plus prévoyants que l’ensemble des Français. Paradoxalement, les fonctionnaires sont moins inquiets que la moyenne nationale. En effet, rappelons que plus de deux Français sur trois s’avouent inquiets quant à leur retraite, selon la dernière enquête sur « les Français, l’épargne et la retraite » du Cercle des épargnants.

Mais, comme nous l’avons déjà évoqué sur ce blog retraite, à peine 53 % des actifs disent épargner pour financer leur retraite contre 61 % l’an passé.  La majorité des Français, qui mettent de l’argent de côté pour leurs vieux jours, y consacrent entre 1 et 10 %, seulement, de leur revenu.

De nouvelles mesures d’économies sur les retraites à craindre

Hélas, il ne faudra pas compter sur des jours meilleurs.

La feuille de route du nouveau Premier ministre, nommé par le Président François Hollande, est claire : il va falloir faire de nouvelles économies, y compris sur les retraites.

Dans son discours de politique générale cette semaine à l’Assemblée Nationale, Manuel Valls a indiqué qu’il comptait poursuivre le redressement des comptes publics. Il a pour objectif de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique de 2015 à 2017. Lors de son discours, il a assuré que « l’effort sera partagé par tous », y compris les retraités.

En effet, pour LeFigaro.fr, les retraites, au même titre que la famille et le logement sont dans le viseur des prestations à raboter.

Le gouvernement semble donc vouloir inclure les mesures de la réforme des régimes de retraite complémentaires des salariés et cadres Arrco-Agirc, soit 900 millions sur trois ans, décidées en mars 2013 par les partenaires sociaux, affirme le site du quotidien.

Syndicats de salariés et patronat sont tombés d’accord l’an dernier pour désindexer les retraites complémentaires de l’inflation d’un point. En clair, revaloriser les pensions à un niveau moindre que l’augmentation du coût de la vie. Cette année, l’inflation 2013 ayant été moins forte que prévu, la valeur des points ARRCO et AGIRC a même été maintenue au même niveau que l’an passé.

Les partenaires sociaux doivent néanmoins rouvrir des négociations d’ici à la fin de l’année. Or il semblerait bien que le gouvernement de Manuel Valls préfère anticiper que de nouvelles mesures d’économies sur les retraites seront décidées jusqu’en 2017.

AB

La sécurité financière des retraités de plus en plus menacée

Lundi 10 mars 2014

epargne_retraiteCe n’est une surprise pour personne, la population vieillit.

Conséquence :  les retraités sont amenés à consommer une part plus importante des ressources publiques. D’où une sécurité financière de plus en plus fragile, à l’avenir, dans de nombreux pays développés, selon le dernier rapport sur l’indice mondial des retraites (Global retirement index) publié par Natixis Global Asset Management.

Ainsi, épargner pour sa propre retraite apparaît de plus en plus comme une obligation et non plus comme une simple option.

La France au vingt-deuxième rang de l’indice « Financement des retraites »

Entre forts niveaux d’endettement et une pression budgétaire accrue, les gouvernements des pays développés semblent dépassés par l’enjeu de réussir à pérenniser leur système de retraite et assurer le même niveau de pensions retraite des citoyens à l’avenir, selon cette enquête.

Au classement des modèles des pays en fonction des réponses apportées aux besoins des retraités, la France n’est que 15ème.

Santé, financement des retraites, qualité de vie et bien-être matériel, la Suisse et la Norvège sont les deux premiers pays où il fait bon vieillir, selon cet indice mondial des retraites. L’Hexagone, seulement 22ème sur l’indice spécifique du financement des retraites doit, comme d’autres pays développés, faire face à une situation de plus en plus délicate : inflation, pression fiscale accrue et non financement de la dépendance due au grand âge.

La sécurité financière pour les retraites semble donc de plus en plus menacée. D’où la nécessité de repenser la préparation financière de la retraite :

« Il incombe de plus en plus aux particuliers d’assurer leur sécurité financière à l’âge de la retraite et cette tendance est appelée à se confirmer à l’heure où les ressources dont disposent les pouvoirs publics sont en voie de tarissement », observe un responsable de l’étude.

« Se fixer des objectifs personnels et s’efforcer d’épargner »

« Il apparaît de plus en plus clairement qu’afin d’assurer leur bien-être matériel à l’heure de la retraite, les particuliers doivent se fixer des objectifs personnels et s’efforcer d’épargner en vue de préparer leur retraite de façon sérieuse, attentive et stratégique », conseille-t-il.

Si chacun se doit donc d’anticiper et préparer financièrement sa retraite le plus tôt possible, les entreprises doivent, elles aussi, contribuer à cet effort d’épargne en étant plus nombreuses à avoir le réflexe de proposer des plans d’épargne retraite attractifs pour leurs salariés. Sans oublier les politiques qui, face à l’évidence que les dernières réformes seront de toute manière insuffisantes pour régler le déficit des régimes de retraite,  devraient avoir le courage de favoriser la possibilité d’une retraite par capitalisation.

Les Français, eux-mêmes, en sont convaincus selon les résultats de l’Observatoire Français des Retraites IPSOS-Union Mutualiste : deux Français sur trois estiment que la réforme des retraites est insuffisante pour sauver le système.

Mais, paradoxalement, la majorité des particuliers (58%) n’ont pas mis en place de plan spécifique de financement pour leur retraite, et la majorité des conseillers retraite ou conseillers en gestion de patrimoine observent que leurs clients ont tendance à sous-estimer le montant des revenus dont ils auront besoin, rappelle le rapport.

Raison de plus de vous informer dès que possible en commençant par consulter votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite, et bien préparer votre retraite en faisant une simulation précise avec notre calculette retraite

AB

Les fonctionnaires sont pour la retraite par capitalisation

Jeudi 30 janvier 2014

retraite_capitalisationPrès de deux fonctionnaires sur trois souhaitent la mise en place d’un crédit d’impôt lié à la souscription d’un produit d’épargne retraite.

C’est l’un des enseignements de la 4e édition de L’Observatoire des retraites publiques Préfon / Toutsurlaretraite.com. Une enquête qui révèle également que les agents de la fonction publique jugent la dernière réforme des retraites insuffisante et seraient même favorables à une fusion des régimes.

La réforme des retraites à peine publiée au Journal Officiel depuis le 20 janvier dernier, voilà que les fonctionnaires envisageraient, pourquoi pas, d’autres dispositifs pour l’avenir de leur propre retraite. Parmi les mesures souhaitées, les agents publics citent en premier lieu la mise en place d’une retraite complémentaire par capitalisation via un crédit d’impôt (63,8 %), devant l’instauration d’un régime unique en annuités (45,2 %), un système de retraite par points (34 %) ou la conservation des régimes actuels avec un alignement progressif des méthodes de calcul (29,5 %).

« Ils ont pris conscience de l’importance de se constituer un complément personnel »

« Contre toutes attentes, les fonctionnaires ne sont pas opposés à une fusion entre les régimes publics et les régimes privés », commente ainsi l’observatoire.

Même si la réforme des retraites du gouvernement Ayrault ne touche pas aux régimes spéciaux, ni à l’âge légal de départ à la retraite qui reste fixé à 62 ans, les fonctionnaires sont concernés au même titre que les salariés du privé par l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans et la hausse des cotisations d’assurance vieillesse.

« Les fonctionnaires ont compris que nous sommes arrivés au bout des réformes paramétriques (qui jouent sur les âges de départ, la durée de cotisation ou les niveaux de cotisation, N.D.L.R.). Ils ont pris conscience de l’importance de se constituer un complément personnel qui vient s’ajouter aux régimes de retraite obligatoires », analyse le directeur général de Préfon, Christian Carrega.

Lancé en 1967, Préfon-Retraite est le plus ancien régime français de retraite facultatif. Il permet aux fonctionnaires, à partir d’une vingtaine d’euros par mois, de réduire leurs impôts pendant la phase d’épargne et de bénéficier d’une rente à vie à l’heure de la retraite.

Mais ce dispositif n’est avantageux que pour ceux qui payent des impôts. Ainsi, les fonctionnaires semblent vouloir que ce type de produit d’épargne retraite soit avantageux pour tous et pas seulement pour les plus gros contribuables. Car à l’heure actuelle, les cotisations versées sur Préfon-Retraite ne donnent droit qu’à une déduction fiscale, comme pour un PERP pour les salariés du privé, alors qu’un crédit d’impôt permettrait aux foyers non imposables, comme les agents de catégorie C, de recevoir un chèque de l’État. À bon entendeur…

Retraite : ce que vous réserve 2014

Lundi 13 janvier 2014

retraite_2014Du nouveau il y en aura forcément cette année pour les retraites suite à l’adoption définitive de la réforme du gouvernement Ayrault par l’Assemblée Nationale le 18 décembre dernier. L’entrée en vigueur prochaine de cette nouvelle loi s’accompagnera ainsi de bonnes mais aussi de moins bonnes résolutions, aussi bien pour les actifs que pour les retraités. Revue de détail.

Cotisations en hausse

Les actifs seront concernés au premier chef par la réforme des retraites qui va augmenter les taux des cotisations d’assurance vieillesse. Aussi bien les salariés que les fonctionnaires sans oublier les indépendants, tout le monde devra mettre la main à la poche dès la fin du mois.

Les taux des cotisations salariales déplafonnées vont augmenter de 0,15 point pour la retraite de base. Cette hausse comprend, par ailleurs, une hausse de 0,05 point destinée à financer le rétablissement du départ dès 60 ans pour les salariés qui ont commencé à travailler jeunes, une mesure déjà en vigueur depuis fin 2012, rappelle LesEchos.fr.

Au total, les cotisations salariales pour la retraite de base passeront donc de 6,85 à 7,05 . Soit une hausse de 2,15 euros par mois pour un salarié au SMIC. D’autre part, les salariés du privé verront aussi leur taux des cotisations pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco également augmenter.

Concernant les indépendants, travailleurs non salariés comme les commerçants, artisans et professions libérales relevant du Régime Sociales indépendants (RSI), les taux des cotisations d’assurance vieillesse augmentent de 0,2 point en 2014.

Pour les fonctionnaires, mis aussi à contribution, le taux des cotisations d’assurance vieillesse passe de 8,76 % à 9,14 %.

Enfin, les taux des cotisations applicables à divers régimes spéciaux de sécurité sociale évoluent également comme ceux de la RATP, de la Caisse nationale des industries électriques et gazières, des agents titulaires de la Banque de France, de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF.

Retraite : des trimestres plus facilement validés

Des cotisations plus élevées mais en contrepartie il sera plus facile de valider des trimestres en 2014. Pour les salariés à temps partiel tout d’abord. Jusqu’à présent, il fallait un minimum de 200 heures de travail rémunérées au SMIC pour pouvoir valider un trimestre. Désormais, 150 heures seulement seront nécessaires. Tous les trimestres de maternité compteront aussi pour le calcul de la durée de cotisation alors que jusqu’ici un seul trimestre par grossesse était comptabilisé.

Enfin, pour les apprentis, stagiaires et chômeurs non indemnisés, il sera également possible désormais de valider des trimestres. Concrètement, tous les trimestres de la période de formation professionnelle seront pris en compte. Les étudiants en stage pourront cotiser dans la limite de deux trimestres. Et les périodes de chômage non indemnisé seront également validées.

Gel de 6 mois des pensions

Qui dit réforme des retraites, dit aussi réforme pour les retraités avec une revalorisation

plus tardive du montant de leur pension retraite du régime général afin de réaliser des économies. Ainsi, cette augmentation annuelle des pensions n’aura plus lieu le 1er avril comme avant mais 6 mois plus tard, le 1er octobre, excepté pour les petites retraites et les retraites complémentaires. Le minimum vieillesse, l’allocation de solidarité aux personnes âgées, continuera d’être revalorisé au 1er avril. <http://www.bforbank.com/epargne/retraite/glossaire/augmentation-retraite.html>

Plus d’impôts pour les familles nombreuses

Le coup de pouce dont bénéficient les retraités qui ont eu au moins trois enfants avec une majoration de 10 % de leur pension sera désormais soumis à l’impôt sur le revenu.

Mensualisation des complémentaires

Depuis le 1er janvier, les retraites complémentaires sont désormais versées chaque mois et non plus chaque trimestre afin, là aussi, de réaliser des économies.

Retraite progressive vs Cumul Emploi Retraite

Les conditions d’accès au dispositif de la retraite progressive, peu connu des assurés, vont être assouplies. Ce dispositif permet de percevoir une partie de sa retraite à condition de travailler à temps partiel. L’âge pour bénéficier d’une retraite progressive sera ainsi abaissé de 62 ans à 60 ans. Ainsi pour un salarié âgé de 60 ans, il faudra justifier d’au moins 150 trimestres de cotisation et travailler au maximum à 80 %.

En revanche, le cumul emploi retraite sera moins généreux.
À compter de 2015, les cotisations d’une personne retraitée qui reprend une activité dans un autre régime seront désormais versées à fonds perdus et ne lui permettront plus d’améliorer le montant de sa pension retraite.

De nouveaux retraités

Enfin, seule résolution non imposée cette année, celle de partir ou non à la retraite en 2014 si vous avez commencé à travailler tôt ou si vous êtes né avant le 2 octobre 1953, puisque vous aurez cette année l’âge légal de 61 ans et 2 mois. Un choix qui ne se prend pas à la légère.

Ainsi, calculer et bien préparer votre retraite sera pour tout un chacun, quel que soit son âge, la meilleure des résolutions que vous pourrez prendre en ce début d’année. En commençant par consulter votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite. Puis, préparez votre retraite en faisant une simulation précise du montant de votre retraite.

AB

TAGS : blog retraite, bforbank, 2014, réforme des retraites, cumul emploi retraite, retraite progressive, trimestres, maternité, chômage, stage, formation professionnelle, apprenti, simulation, âge légal, 1953, cotisations, assurance vieillesse, salarié, indépendant, fonctionnaire, pension, allocation de solidarité, minimum vieillesse, impôt sur le revenu

Retraites : recherche informations désespérément…

Mercredi 21 août 2013

Transats face à la merQuand vais-je pouvoir prendre ma retraite ? Combien vais-je toucher à la fin du mois ?
Autant de questions qui semblent rester sans réponse pour une majorité de Français qui se considèrent mal informés, selon les résultats récents d’une étude d’Accenture repris par RTL.fr et LeFigaro.fr.

Pas d’idée précise du nom et du nombre d’organismes qui gèrent sa retraite pour 61 % des personnes interrogées. Pas d’idée précise, non plus, du nombre d’années qu’il reste à travailler (65 %), des démarches administratives à effectuer (73 %) ou encore du nombre de pensions qui seront perçues (75 %). Quant au montant de la pension perçue, 81 % n’en ont aucune idée…

« Chaque Français touche à peu près 3 retraites et demi »

Il faut dire qu’avec 35 régimes de base et 10 caisses différentes pour les seules professions libérales, une chatte n’y retrouverait pas ses petits !

« Il y a le cas des pensions de réversion, les difficultés sur les paiements, parce qu’à partir du moment où chaque Français touche à peu près 3 retraites et demi, il reçoit tous les mois ou tous les trimestres au moins 4 virements », explique Éric Linkier, directeur exécutif chez Accenture, chargé de la retraite, au micro de la première radio de France.

Pourtant, depuis la réforme de 2003, il existe un véritable droit à l’information pour chaque assuré et depuis l’année dernière vous pouvez avoir accès à votre relevé de situation individuelle en ligne. Quel que soit votre âge et dès lors que vous avez commencé à travailler. Ce même relevé que vous recevez par courrier à 35, 40, 45 et 50 ans, qui retrace l’ensemble de votre carrière professionnelle en listant le nombre de trimestres et de points acquis auprès de tous les autres régimes de retraite obligatoire de base et complémentaire, ainsi que les rémunérations prises en compte dans le calcul du montant de votre retraite.

Mais aussi des informations relatives à des périodes ou à des événements qui ne peuvent être rattachés à une année donnée (par exemple : enfants ou service militaire) et/ou qui sont susceptibles d’influer sur l’âge nécessaire pour la liquidation ou sur le montant de votre retraite. L’opportunité de vérifier qu’aucune période travaillée n’a été oubliée, de façon intentionnelle ou non, par un employeur ou un organisme.

Seul 1 Français sur 5 sait combien il va toucher

Malgré tout, aujourd’hui encore, seuls 19 % des personnes interrogées connaissent plus ou moins précisément le montant de la pension qu’elles percevront lors de leur retraite.

Même une fois retraité, le système semble rester obscur :

« Moi, je vois des gens qui ont travaillé beaucoup moins que moi et qui ont plus de retraite que moi, c’est fou. Je touchais une réversion parce que mon ex-mari est décédé. Du jour au lendemain, on me l’a supprimée, mais on ne m’a pas dit pourquoi », témoigne Jeanine sur RTL.fr

« Il y a tout un pan d’action des régimes de retraites que l’on ignore : la question de l’action sociale, c’est-à-dire les services fournis par les régimes de retraite en plus des retraites. Il y a un sentiment qui consiste à dire – j’ai peut-être droit à des choses et je n’y ai pas forcément accès, parce que je ne sais pas que ça existe -. Tous les régimes font de l’action sociale, cela représente un peu plus d’un milliard d’euros au total. Il y a vraiment un sentiment de complexité, l’impression de ne pas savoir par où passer », confie Éric Linkier.

Hélas, impossible pour les organismes de répondre à toutes les demandes d’entretien individuel. Pourtant, 87 % des sondés considèrent que pouvoir contacter directement un conseiller devrait être un chantier prioritaire de la réforme des retraites, rapporte LeFigaro.fr. Tout comme la nécessité de constituer un espace unifié de contact, qui établirait un lien entre les différents régimes, à l’instar de l’Italie.

La création d’un « guichet unique », c’est justement ce que préconise le rapport Moreau sur lequel s’appuie le gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour sa réforme des retraites. Cette recommandation sera-t-elle prise en compte au même titre que la hausse de la CSG ou l’allongement de la durée de cotisation ?

Seule certitude, pour bien préparer sa retraite, aussi, on n’est jamais si bien servi que par soi-même !

Raison de plus de vous informer dès que possible en consultant votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite, et bien préparer votre retraite en faisant une simulation précise avec notre calculette retraite en moins de 5 minutes, pour ne plus faire partie des 81 % de Français qui n’ont toujours pas d’idée précise du montant de la retraite qu’ils vont toucher chaque mois.

AB