Archive pour le mot-clef ‘retraite’

Retraite : 80% des fonctionnaires estiment urgent d’épargner

Lundi 14 avril 2014

epargne_fonctionnaireLes fonctionnaires sont de plus en plus nombreux à préparer financièrement leur retraite, selon les résultats de l’enquête TNS Sofres/Préfon.Inquiets pour l’avenir, ils sont convaincus qu’il est urgent de mettre de l’argent de côté pour se préparer une retraite sereine.

Les fonctionnaires, plus prévoyants que l’ensemble des Français

60% des fonctionnaires se disent inquiets à propos du montant de leur retraite. Avec la conviction que leur revenu ne sera pas suffisant.

Ainsi, quatre fonctionnaires sur cinq estiment qu’il est urgent d’épargner en prévision. D’ailleurs, les deux tiers des personnes interrogées ont déjà entrepris une démarche pour constituer un bas de laine.

Une proportion en forte progression : en 2011, ils étaient moins de la moitié à préparer financièrement leur retraite. Ce sont les agents les plus âgés de la Fonction Publique et de la catégorie A (catégorie hiérarchiquement supérieure et correspondant à des fonctions de conception, de direction et d’encadrement) qui sont les plus fourmis.

 Selon l’étude, les fonctionnaires investissent en priorité dans :

  • l’immobilier (46% en 2013 contre 28% en 2011) pour l’achat de leur résidence principale ;
  • les placements financiers (43% en 2013 contre 44% en 2011) et notamment une complémentaire retraite avec rente viagère assurée.

D’une manière générale, les résultats de cette enquête indiquent clairement que les agents de la Fonction Publique sont plus prévoyants que l’ensemble des Français. Paradoxalement, les fonctionnaires sont moins inquiets que la moyenne nationale. En effet, rappelons que plus de deux Français sur trois s’avouent inquiets quant à leur retraite, selon la dernière enquête sur « les Français, l’épargne et la retraite » du Cercle des épargnants.

Mais, comme nous l’avons déjà évoqué sur ce blog retraite, à peine 53 % des actifs disent épargner pour financer leur retraite contre 61 % l’an passé.  La majorité des Français, qui mettent de l’argent de côté pour leurs vieux jours, y consacrent entre 1 et 10 %, seulement, de leur revenu.

De nouvelles mesures d’économies sur les retraites à craindre

Hélas, il ne faudra pas compter sur des jours meilleurs.

La feuille de route du nouveau Premier ministre, nommé par le Président François Hollande, est claire : il va falloir faire de nouvelles économies, y compris sur les retraites.

Dans son discours de politique générale cette semaine à l’Assemblée Nationale, Manuel Valls a indiqué qu’il comptait poursuivre le redressement des comptes publics. Il a pour objectif de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique de 2015 à 2017. Lors de son discours, il a assuré que « l’effort sera partagé par tous », y compris les retraités.

En effet, pour LeFigaro.fr, les retraites, au même titre que la famille et le logement sont dans le viseur des prestations à raboter.

Le gouvernement semble donc vouloir inclure les mesures de la réforme des régimes de retraite complémentaires des salariés et cadres Arrco-Agirc, soit 900 millions sur trois ans, décidées en mars 2013 par les partenaires sociaux, affirme le site du quotidien.

Syndicats de salariés et patronat sont tombés d’accord l’an dernier pour désindexer les retraites complémentaires de l’inflation d’un point. En clair, revaloriser les pensions à un niveau moindre que l’augmentation du coût de la vie. Cette année, l’inflation 2013 ayant été moins forte que prévu, la valeur des points ARRCO et AGIRC a même été maintenue au même niveau que l’an passé.

Les partenaires sociaux doivent néanmoins rouvrir des négociations d’ici à la fin de l’année. Or il semblerait bien que le gouvernement de Manuel Valls préfère anticiper que de nouvelles mesures d’économies sur les retraites seront décidées jusqu’en 2017.

AB

La sécurité financière des retraités de plus en plus menacée

Lundi 10 mars 2014

epargne_retraiteCe n’est une surprise pour personne, la population vieillit.

Conséquence :  les retraités sont amenés à consommer une part plus importante des ressources publiques. D’où une sécurité financière de plus en plus fragile, à l’avenir, dans de nombreux pays développés, selon le dernier rapport sur l’indice mondial des retraites (Global retirement index) publié par Natixis Global Asset Management.

Ainsi, épargner pour sa propre retraite apparaît de plus en plus comme une obligation et non plus comme une simple option.

La France au vingt-deuxième rang de l’indice « Financement des retraites »

Entre forts niveaux d’endettement et une pression budgétaire accrue, les gouvernements des pays développés semblent dépassés par l’enjeu de réussir à pérenniser leur système de retraite et assurer le même niveau de pensions retraite des citoyens à l’avenir, selon cette enquête.

Au classement des modèles des pays en fonction des réponses apportées aux besoins des retraités, la France n’est que 15ème.

Santé, financement des retraites, qualité de vie et bien-être matériel, la Suisse et la Norvège sont les deux premiers pays où il fait bon vieillir, selon cet indice mondial des retraites. L’Hexagone, seulement 22ème sur l’indice spécifique du financement des retraites doit, comme d’autres pays développés, faire face à une situation de plus en plus délicate : inflation, pression fiscale accrue et non financement de la dépendance due au grand âge.

La sécurité financière pour les retraites semble donc de plus en plus menacée. D’où la nécessité de repenser la préparation financière de la retraite :

« Il incombe de plus en plus aux particuliers d’assurer leur sécurité financière à l’âge de la retraite et cette tendance est appelée à se confirmer à l’heure où les ressources dont disposent les pouvoirs publics sont en voie de tarissement », observe un responsable de l’étude.

« Se fixer des objectifs personnels et s’efforcer d’épargner »

« Il apparaît de plus en plus clairement qu’afin d’assurer leur bien-être matériel à l’heure de la retraite, les particuliers doivent se fixer des objectifs personnels et s’efforcer d’épargner en vue de préparer leur retraite de façon sérieuse, attentive et stratégique », conseille-t-il.

Si chacun se doit donc d’anticiper et préparer financièrement sa retraite le plus tôt possible, les entreprises doivent, elles aussi, contribuer à cet effort d’épargne en étant plus nombreuses à avoir le réflexe de proposer des plans d’épargne retraite attractifs pour leurs salariés. Sans oublier les politiques qui, face à l’évidence que les dernières réformes seront de toute manière insuffisantes pour régler le déficit des régimes de retraite,  devraient avoir le courage de favoriser la possibilité d’une retraite par capitalisation.

Les Français, eux-mêmes, en sont convaincus selon les résultats de l’Observatoire Français des Retraites IPSOS-Union Mutualiste : deux Français sur trois estiment que la réforme des retraites est insuffisante pour sauver le système.

Mais, paradoxalement, la majorité des particuliers (58%) n’ont pas mis en place de plan spécifique de financement pour leur retraite, et la majorité des conseillers retraite ou conseillers en gestion de patrimoine observent que leurs clients ont tendance à sous-estimer le montant des revenus dont ils auront besoin, rappelle le rapport.

Raison de plus de vous informer dès que possible en commençant par consulter votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite, et bien préparer votre retraite en faisant une simulation précise avec notre calculette retraite

AB

Les fonctionnaires sont pour la retraite par capitalisation

Jeudi 30 janvier 2014

retraite_capitalisationPrès de deux fonctionnaires sur trois souhaitent la mise en place d’un crédit d’impôt lié à la souscription d’un produit d’épargne retraite.

C’est l’un des enseignements de la 4e édition de L’Observatoire des retraites publiques Préfon / Toutsurlaretraite.com. Une enquête qui révèle également que les agents de la fonction publique jugent la dernière réforme des retraites insuffisante et seraient même favorables à une fusion des régimes.

La réforme des retraites à peine publiée au Journal Officiel depuis le 20 janvier dernier, voilà que les fonctionnaires envisageraient, pourquoi pas, d’autres dispositifs pour l’avenir de leur propre retraite. Parmi les mesures souhaitées, les agents publics citent en premier lieu la mise en place d’une retraite complémentaire par capitalisation via un crédit d’impôt (63,8 %), devant l’instauration d’un régime unique en annuités (45,2 %), un système de retraite par points (34 %) ou la conservation des régimes actuels avec un alignement progressif des méthodes de calcul (29,5 %).

« Ils ont pris conscience de l’importance de se constituer un complément personnel »

« Contre toutes attentes, les fonctionnaires ne sont pas opposés à une fusion entre les régimes publics et les régimes privés », commente ainsi l’observatoire.

Même si la réforme des retraites du gouvernement Ayrault ne touche pas aux régimes spéciaux, ni à l’âge légal de départ à la retraite qui reste fixé à 62 ans, les fonctionnaires sont concernés au même titre que les salariés du privé par l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans et la hausse des cotisations d’assurance vieillesse.

« Les fonctionnaires ont compris que nous sommes arrivés au bout des réformes paramétriques (qui jouent sur les âges de départ, la durée de cotisation ou les niveaux de cotisation, N.D.L.R.). Ils ont pris conscience de l’importance de se constituer un complément personnel qui vient s’ajouter aux régimes de retraite obligatoires », analyse le directeur général de Préfon, Christian Carrega.

Lancé en 1967, Préfon-Retraite est le plus ancien régime français de retraite facultatif. Il permet aux fonctionnaires, à partir d’une vingtaine d’euros par mois, de réduire leurs impôts pendant la phase d’épargne et de bénéficier d’une rente à vie à l’heure de la retraite.

Mais ce dispositif n’est avantageux que pour ceux qui payent des impôts. Ainsi, les fonctionnaires semblent vouloir que ce type de produit d’épargne retraite soit avantageux pour tous et pas seulement pour les plus gros contribuables. Car à l’heure actuelle, les cotisations versées sur Préfon-Retraite ne donnent droit qu’à une déduction fiscale, comme pour un PERP pour les salariés du privé, alors qu’un crédit d’impôt permettrait aux foyers non imposables, comme les agents de catégorie C, de recevoir un chèque de l’État. À bon entendeur…

Retraite : ce que vous réserve 2014

Lundi 13 janvier 2014

retraite_2014Du nouveau il y en aura forcément cette année pour les retraites suite à l’adoption définitive de la réforme du gouvernement Ayrault par l’Assemblée Nationale le 18 décembre dernier. L’entrée en vigueur prochaine de cette nouvelle loi s’accompagnera ainsi de bonnes mais aussi de moins bonnes résolutions, aussi bien pour les actifs que pour les retraités. Revue de détail.

Cotisations en hausse

Les actifs seront concernés au premier chef par la réforme des retraites qui va augmenter les taux des cotisations d’assurance vieillesse. Aussi bien les salariés que les fonctionnaires sans oublier les indépendants, tout le monde devra mettre la main à la poche dès la fin du mois.

Les taux des cotisations salariales déplafonnées vont augmenter de 0,15 point pour la retraite de base. Cette hausse comprend, par ailleurs, une hausse de 0,05 point destinée à financer le rétablissement du départ dès 60 ans pour les salariés qui ont commencé à travailler jeunes, une mesure déjà en vigueur depuis fin 2012, rappelle LesEchos.fr.

Au total, les cotisations salariales pour la retraite de base passeront donc de 6,85 à 7,05 . Soit une hausse de 2,15 euros par mois pour un salarié au SMIC. D’autre part, les salariés du privé verront aussi leur taux des cotisations pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco également augmenter.

Concernant les indépendants, travailleurs non salariés comme les commerçants, artisans et professions libérales relevant du Régime Sociales indépendants (RSI), les taux des cotisations d’assurance vieillesse augmentent de 0,2 point en 2014.

Pour les fonctionnaires, mis aussi à contribution, le taux des cotisations d’assurance vieillesse passe de 8,76 % à 9,14 %.

Enfin, les taux des cotisations applicables à divers régimes spéciaux de sécurité sociale évoluent également comme ceux de la RATP, de la Caisse nationale des industries électriques et gazières, des agents titulaires de la Banque de France, de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF.

Retraite : des trimestres plus facilement validés

Des cotisations plus élevées mais en contrepartie il sera plus facile de valider des trimestres en 2014. Pour les salariés à temps partiel tout d’abord. Jusqu’à présent, il fallait un minimum de 200 heures de travail rémunérées au SMIC pour pouvoir valider un trimestre. Désormais, 150 heures seulement seront nécessaires. Tous les trimestres de maternité compteront aussi pour le calcul de la durée de cotisation alors que jusqu’ici un seul trimestre par grossesse était comptabilisé.

Enfin, pour les apprentis, stagiaires et chômeurs non indemnisés, il sera également possible désormais de valider des trimestres. Concrètement, tous les trimestres de la période de formation professionnelle seront pris en compte. Les étudiants en stage pourront cotiser dans la limite de deux trimestres. Et les périodes de chômage non indemnisé seront également validées.

Gel de 6 mois des pensions

Qui dit réforme des retraites, dit aussi réforme pour les retraités avec une revalorisation

plus tardive du montant de leur pension retraite du régime général afin de réaliser des économies. Ainsi, cette augmentation annuelle des pensions n’aura plus lieu le 1er avril comme avant mais 6 mois plus tard, le 1er octobre, excepté pour les petites retraites et les retraites complémentaires. Le minimum vieillesse, l’allocation de solidarité aux personnes âgées, continuera d’être revalorisé au 1er avril. <http://www.bforbank.com/epargne/retraite/glossaire/augmentation-retraite.html>

Plus d’impôts pour les familles nombreuses

Le coup de pouce dont bénéficient les retraités qui ont eu au moins trois enfants avec une majoration de 10 % de leur pension sera désormais soumis à l’impôt sur le revenu.

Mensualisation des complémentaires

Depuis le 1er janvier, les retraites complémentaires sont désormais versées chaque mois et non plus chaque trimestre afin, là aussi, de réaliser des économies.

Retraite progressive vs Cumul Emploi Retraite

Les conditions d’accès au dispositif de la retraite progressive, peu connu des assurés, vont être assouplies. Ce dispositif permet de percevoir une partie de sa retraite à condition de travailler à temps partiel. L’âge pour bénéficier d’une retraite progressive sera ainsi abaissé de 62 ans à 60 ans. Ainsi pour un salarié âgé de 60 ans, il faudra justifier d’au moins 150 trimestres de cotisation et travailler au maximum à 80 %.

En revanche, le cumul emploi retraite sera moins généreux.
À compter de 2015, les cotisations d’une personne retraitée qui reprend une activité dans un autre régime seront désormais versées à fonds perdus et ne lui permettront plus d’améliorer le montant de sa pension retraite.

De nouveaux retraités

Enfin, seule résolution non imposée cette année, celle de partir ou non à la retraite en 2014 si vous avez commencé à travailler tôt ou si vous êtes né avant le 2 octobre 1953, puisque vous aurez cette année l’âge légal de 61 ans et 2 mois. Un choix qui ne se prend pas à la légère.

Ainsi, calculer et bien préparer votre retraite sera pour tout un chacun, quel que soit son âge, la meilleure des résolutions que vous pourrez prendre en ce début d’année. En commençant par consulter votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite. Puis, préparez votre retraite en faisant une simulation précise du montant de votre retraite.

AB

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Retraites : recherche informations désespérément…

Mercredi 21 août 2013

Transats face à la merQuand vais-je pouvoir prendre ma retraite ? Combien vais-je toucher à la fin du mois ?
Autant de questions qui semblent rester sans réponse pour une majorité de Français qui se considèrent mal informés, selon les résultats récents d’une étude d’Accenture repris par RTL.fr et LeFigaro.fr.

Pas d’idée précise du nom et du nombre d’organismes qui gèrent sa retraite pour 61 % des personnes interrogées. Pas d’idée précise, non plus, du nombre d’années qu’il reste à travailler (65 %), des démarches administratives à effectuer (73 %) ou encore du nombre de pensions qui seront perçues (75 %). Quant au montant de la pension perçue, 81 % n’en ont aucune idée…

« Chaque Français touche à peu près 3 retraites et demi »

Il faut dire qu’avec 35 régimes de base et 10 caisses différentes pour les seules professions libérales, une chatte n’y retrouverait pas ses petits !

« Il y a le cas des pensions de réversion, les difficultés sur les paiements, parce qu’à partir du moment où chaque Français touche à peu près 3 retraites et demi, il reçoit tous les mois ou tous les trimestres au moins 4 virements », explique Éric Linkier, directeur exécutif chez Accenture, chargé de la retraite, au micro de la première radio de France.

Pourtant, depuis la réforme de 2003, il existe un véritable droit à l’information pour chaque assuré et depuis l’année dernière vous pouvez avoir accès à votre relevé de situation individuelle en ligne. Quel que soit votre âge et dès lors que vous avez commencé à travailler. Ce même relevé que vous recevez par courrier à 35, 40, 45 et 50 ans, qui retrace l’ensemble de votre carrière professionnelle en listant le nombre de trimestres et de points acquis auprès de tous les autres régimes de retraite obligatoire de base et complémentaire, ainsi que les rémunérations prises en compte dans le calcul du montant de votre retraite.

Mais aussi des informations relatives à des périodes ou à des événements qui ne peuvent être rattachés à une année donnée (par exemple : enfants ou service militaire) et/ou qui sont susceptibles d’influer sur l’âge nécessaire pour la liquidation ou sur le montant de votre retraite. L’opportunité de vérifier qu’aucune période travaillée n’a été oubliée, de façon intentionnelle ou non, par un employeur ou un organisme.

Seul 1 Français sur 5 sait combien il va toucher

Malgré tout, aujourd’hui encore, seuls 19 % des personnes interrogées connaissent plus ou moins précisément le montant de la pension qu’elles percevront lors de leur retraite.

Même une fois retraité, le système semble rester obscur :

« Moi, je vois des gens qui ont travaillé beaucoup moins que moi et qui ont plus de retraite que moi, c’est fou. Je touchais une réversion parce que mon ex-mari est décédé. Du jour au lendemain, on me l’a supprimée, mais on ne m’a pas dit pourquoi », témoigne Jeanine sur RTL.fr

« Il y a tout un pan d’action des régimes de retraites que l’on ignore : la question de l’action sociale, c’est-à-dire les services fournis par les régimes de retraite en plus des retraites. Il y a un sentiment qui consiste à dire – j’ai peut-être droit à des choses et je n’y ai pas forcément accès, parce que je ne sais pas que ça existe -. Tous les régimes font de l’action sociale, cela représente un peu plus d’un milliard d’euros au total. Il y a vraiment un sentiment de complexité, l’impression de ne pas savoir par où passer », confie Éric Linkier.

Hélas, impossible pour les organismes de répondre à toutes les demandes d’entretien individuel. Pourtant, 87 % des sondés considèrent que pouvoir contacter directement un conseiller devrait être un chantier prioritaire de la réforme des retraites, rapporte LeFigaro.fr. Tout comme la nécessité de constituer un espace unifié de contact, qui établirait un lien entre les différents régimes, à l’instar de l’Italie.

La création d’un « guichet unique », c’est justement ce que préconise le rapport Moreau sur lequel s’appuie le gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour sa réforme des retraites. Cette recommandation sera-t-elle prise en compte au même titre que la hausse de la CSG ou l’allongement de la durée de cotisation ?

Seule certitude, pour bien préparer sa retraite, aussi, on n’est jamais si bien servi que par soi-même !

Raison de plus de vous informer dès que possible en consultant votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite, et bien préparer votre retraite en faisant une simulation précise avec notre calculette retraite en moins de 5 minutes, pour ne plus faire partie des 81 % de Français qui n’ont toujours pas d’idée précise du montant de la retraite qu’ils vont toucher chaque mois.

AB

La retraite de reversion ouverte aux couples de même sexe

Lundi 15 juillet 2013

reforme_retraiteDepuis la promulgation récente de la loi ouvrant le mariage et l’adoption à deux personnes de même sexe, un nouveau droit s’est ouvert pour ces nouveaux couple : ils bénéficient d’une partie de la retraite que percevait ou aurait perçu son défunt conjoint.

Une conséquence que nous mettions au jour, sur ce blog retraite dès septembre 2012, alors que le mariage gay n’était encore qu’un projet dont Christiane Taubira dévoilait les grandes lignes à la presse. 

Jusqu’ici, en effet, seuls les couples mariés, donc de sexe différent, pouvaient prétendre obtenir, sous certaines conditions, une retraite de réversion. Car, le concubinage ou le PACS (Pacte Civil de Solidarité) n’accordent pas ce droit.

Ainsi, la loi sur le mariage homosexuel a ouvert de fait, à tout conjoint survivant, ce droit à percevoir, toujours sous certaines conditions, une partie de la retraite du conjoint décédé.

La retraite de réversion : un revenu supplémentaire non négligeable

la retraite de réversion constitue revenu supplémentaire non négligeable :

Sans parler, des pensions de réversion des régimes complémentaires (Arrco et Agirc), mais aussi des majorations éventuelles, qui deviennent également un droit, comme la majoration en cas d’adoption. Aujourd’hui, une majoration adoption de 4 trimestres par enfant mineur adopté est attribuée au titre de l’incidence sur la vie professionnelle.

Autre droit qui s’ouvre avec la loi sur le mariage pour tous, l’allocation de veuvage, réservée aux conjoints survivants d’un conjoint salarié du privé, qui n’ont pas encore l’âge pour demander une retraite de réversion, c’est à dire 55 ans. Il s’agit d’une allocation attribuée pour une durée de 2 ans, dont le montant est unique et soumis à condition de ressources.

Bref, c’est tout un pan relatif aux droits du conjoint survivant et des enfants adultérins ainsi qu’à diverses dispositions de droit successoral qui a dû évoluer avec l’entrée en vigueur de la loi ouvrant le mariage et l’adoption à deux personnes de même sexe.

AB

La retraite, un casse-tête à réformer pour les Français

Mercredi 24 avril 2013

epargner_retraitePour 93 % des Français, la priorité serait de « ne remplir qu’un seul dossier pour commencer à percevoir sa retraite ».

C’est l’un des enseignements d’un récent sondage Opinion Way pour Accenture, Les Echos et Europe 1, alors qu’une commission d’experts installée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault planche à l’heure actuelle sur la future réforme des retraites pour réduire un déficit du régime général estimé à 20 milliards d’euros à l’horizon 2020.

Contrairement aux idées reçues et à la précédente réforme de 2010 qui avait fait descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue pour manifester contre le report de l’âge légal de 60 à 62 ans, aujourd’hui, 2 Français sur 3 se sont résignés à l’idée que la réforme des retraites est un mal nécessaire.

Une écrasante majorité (80%) va même plus loin en estimant que modifier l’âge légal, la durée de cotisation ou le montant des cotisations ou bien celui des retraites ne vont pas suffire.

« Il faut repenser plus largement le système en simplifiant les organisations, en réduisant les coûts de fonctionnement, en fusionnant des régimes », estime la majorité des personnes interrogées.

Seul 1 Français sur 5 sait combien il touchera pour sa retraite

Car les Français sont rebutés par les modalités pratiques de la retraite, selon ce sondage.

Seuls 19 % des actifs interrogés ont « une idée précise du montant de la pension qu’ils percevront », 35 % seulement savent « combien d’années il leur reste à travailler » et 38% à peine connaissent les noms et le nombre d’organismes qui gèrent leur retraite.

Ainsi, une immense majorité d’entre eux aimerait :

  • « pouvoir contacter directement et facilement un conseiller » (87%) ;
  • « garantir à chaque usager un interlocuteur unique » (80%) ;
  • « recevoir un seul virement » sur leur compte en banque pour l’ensemble de leurs pensions (74%).

En espérant que ces attentes soient bien prises en compte par le rapport de la commission d’experts qui doit être rendu au gouvernement au mois de juin pour une réforme programmée à l’automne, vous pouvez déjà consulter votre relevé de situation en ligne qui récapitule vos droits dans l’ensemble de vos régimes de retraite, y compris les complémentaires, quel que soit votre âge et dès lors que vous avez commencé à travailler.

Ces informations vous permettront de faire une simulation précise avec notre calculette retraite en moins de 5 minutes, et d’avoir ainsi une idée concrète de ce que vous toucherez pour votre retraite.

Enfin, en disposant de toutes les informations sur votre situation personnelle, comparez par exemple, grâce à notre Comparateur de solutions retraite les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

Quelle que soit la future réforme, on ne sera jamais aussi bien servi que par soi-même…

AB

Réforme des retraites : des cotisations en hausse ?

Vendredi 19 avril 2013

réforme des retraitesFaudra-t-il cotiser plus pour les retraites ?

C’est ce que laisse entendre LesEchos.fr  en présentant l’état d’avancée des réflexions du gouvernement à propos de la future réforme des retraites pour réduire un déficit du régime général estimé à 20 milliards d’euros à l’horizon 2020.

De toute façon, les autres leviers sont exclus, insuffisants ou pas pour tout de suite, rappelle le site du quotidien économique.

Relever l’âge légal ?

C’est non ! Jean-Marc Ayrault l’a promis dans sa récente interview accordée au Journal du Dimanche :

 « Nous ne toucherons pas à l’âge légal. Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir. »

Augmenter la durée de cotisation ?

Oui mais ce n’est pas pour demain ! François Hollande l’a pourtant annoncé lors de son grand oral sur France 2 :

 « Comme on vit plus longtemps (…) il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues »


Mais, LesEchos.fr explique que le relèvement de la durée de cotisation est déjà programmé jusqu’en 2020 par la précédente réforme des retraites à raison d’un trimestre supplémentaire par génération, passant ainsi de 164 trimestres pour les personnes nées en 1952, à 166 trimestres pour les personnes nées en 1956 et les générations suivantes. Or, si le président de la République veut allonger encore un peu plus la durée de cotisation, il est obligé d’annuler les décrets en vigueur. Je vous laisse imaginer la pagaille pour les futurs retraités concernés. Donc un nouveau relèvement de la durée de cotisation ne sera pas possible avant 2020.

Toucher aux pensions ?

Vraisemblablement ! Il faut s’attaquer aux dépenses. Pas en baissant les pensions mais en limitant leur progression calquée jusqu’ici sur le coût de la vie. C’est ce qu’ont déjà décidé les partenaires sociaux pour les régimes complémentaires AGIRC ARRCO, également déficitaires, en désindexant les pensions de l’inflation. Mais de nombreuses questions subsistent dans le cas d’une telle mesure. Combien de temps, quelle proportion et qui ? En effet, toutes les pensions seront-elles touchées, alors même que le Premier ministre a déclaré qu’ « il n’est pas question que les petites retraites soient pénalisées » ?

Cotiser plus ?

Évidemment ! Forcément ! D’autant plus si on ne rabote légèrement que certaines pensions. Augmenter les ressources est donc le levier inévitable pour cette future réforme afin d’espérer équilibrer le régime général des retraites.

Ainsi, le gouvernement étudie l’éventualité de déplafonner les cotisations, mettant par conséquent à contribution les hauts salaires. Par ailleurs, l’idée d’un alignement de la CSG appliquée aux retraites (6,6 %) sur celle appliquée aux salaires (7,5 %) refait surface.

En attendant, les cotisations retraites sont déjà très élevées en France, rappelle le journal économique. De plus, souvenons-nous que le gouvernement, lors de son arrivée au pouvoir, les a déjà relevées pour financer la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans.

Quoi qu’il en soit, les hauts salaires risquent d’être très clairement dans la ligne de mire de la future réforme des retraites.

Après l’imbroglio de la fameuse taxe à 75 %, qui sera finalement payée par les entreprises, ces dernières n’ont sûrement pas fini de mettre la main à la poche, on dirait…

AB

Vos cotisations retraite placées en bourse rapporteraient aujourd’hui… 800 000 euros !

Jeudi 7 février 2013

C’est le savant calcul réalisé par Acrithène, doctorant en économie et blogueur sur Atlantico.fr.

Il a fait une simple estimation du capital dont vous pourriez disposer aujourd’hui pour votre retraite si vous aviez investi, durant toute votre vie active, vos cotisations en bourse plutôt que dans le système de répartition.

Résultat : 800 000 euros.

Voilà la somme que vous auriez aujourd’hui pour profiter de votre retraite.

Pour ses calculs, cet expert en économie a pris l’exemple d’un salarié du privé qui prendrait sa retraite cette année après 43 ans de travail et donc de cotisations. Il s’est basé sur un salaire représentant à peine 59% du salaire moyen en 1970, soit moins de 10 000 euros par an, et 115% du salaire moyen aujourd’hui, soit 40 000 euros bruts.

Sur 43 ans, les cotisations cumulées ne représentent que 200 000 euros

Sachant que les cotisations retraite représentent 26% aujourd’hui de votre salaire brut, en ayant placé ne serait-ce que 20% de son salaire brut dans le CAC 40, et réinvesti à chaque fois les dividendes, nets d’impôts, de ces mêmes actions, vous seriez détenteur d’un portefeuille d’une valeur de plus de 800 000 euros. Alors que les cotisations cumulées depuis 1970 ne représentent que 200 000 euros environ.

Un capital que ce retraité fictif pourrait très bien convertir en rente viagère auprès d’un assureur. En estimant son espérance de vie à 86 ans, il toucherait pendant 24 ans, une rente équivalente à près de 38 000 euros par an ! Une pension plutôt confortable, et sans avoir fait appel à la collectivité, c’est à dire sans bénéficier des cotisations des actifs plus jeunes comme le prévoit notre système par répartition.

Aujourd’hui le revenu annuel moyen d’un retraité célibataire en France n’est que de 14 600 euros, alors que les Français en espèrent le double !

Cette simulation originale jette donc un sacré pavé dans la mare, alors qu’une nouvelle réforme des retraites se dessine. Sans forcément balayer le système actuel, l’absence de retraite par capitalisation comme il en existe en Suède et en Allemagne se révèle nécessaire.

D’ailleurs, pour 51% des Français, le régime actuel par répartition existera toujours mais aura un rôle réduit car il sera supplanté par l’épargne personnelle. Près de la moitié des sondés (49%) disent avoir épargné en vue de leur retraite.

La prochaine réforme des retraites annoncée pour cette année semble donc capitale pour la France et mériterait qu’elle dépasse les caricatures et le débat stérile d’un simple choix archaïque entre répartition ou capitalisation.

Les bons comptes ne font-ils pas les bons amis ?

AB

Barack Obama réélu, quel avenir pour les retraites américaines ?

Jeudi 22 novembre 2012

Passé le temps des festivités (assez court d’ailleurs de l’aveu même des journalistes qui couvraient l’évènement), et d’une photo mondialement échangée sur les réseaux sociaux, retour à la réalité pour Barack Obama.

Le dossier des retraites est en effet l’un des principaux chantiers auxquels devra s’attaquer le Président des Etats-Unis réélu. Car, à ce jour, 2 Américains sur 3 doivent financer eux-mêmes leur pension de retraite. L’Etat ne leur verse quasiment rien. Ainsi leurs revenus proviennent essentiellement de plans d’épargne-retraite et de fonds de pension. Or, ces dernières années, avec la hausse du chômage, les marchés financiers en plein yo-yo et la dégringolade des prix de l’immobilier, certains dont les choix d’investissement ont été hasardeux, ont vu leurs économies se réduire comme une peau de chagrin. Au point de devoir retrouver, pour les moins chanceux, le chemin du travail, bien après que l’heure de la retraite a sonné.

Planifier sa retraite ? On verra plus tard…

De quoi avoir de plus en plus de mal à rester optimiste quant à ses vieux jours. D’ailleurs, un tiers des Américains de la classe moyenne sont, en effet, si pessimistes sur leur épargne qu’ils envisagent de retarder leur départ à la retraite à… 80 ans, selon une étude de la banque Wells Fargo.

Au-delà même de l’espérance de vie aux États-Unis, calculée à 78 ans !

En-dehors de ces difficultés économiques, de nombreux américains ne planifient tout simplement pas correctement leur retraite. Le sondage indique que la majorité de la classe moyenne américaine (52%) affirme que leur préoccupation financière principale est de faire face aux factures mensuelles. Épargner pour la retraite est secondaire. Signe d’un certain fatalisme, plus de la moitié des préretraités américains (53%) ne sont pas persuadés de réussir à économiser suffisamment pour pouvoir profiter de leur retraite comme ils l’envisageaient.

« C’est si difficile pour les Américains d’économiser pour la retraite. Les gens disent qu’ils vont travailler plus longtemps, mais comment est-ce que ce sera possible pour des millions d’Américains ? », s’inquiète Joe Ready, director of Wells Fargo Institutional Retirement and Trust.

Un véritable risque pour la croissance américaine

Mais au-delà d’un simple problème individuel et générationnel, c’est le spectre d’un véritable risque pour la croissance qui plane au-dessus des Etats-Unis à cause des retraites de la génération Baby boom, pointe un gérant de Jupiter AM, gestionnaire de fonds.

« Le nombre même des baby boomers (approximativement 28% des Américains) qui ont atteint l’âge du départ à la retraite, ou qui l’atteindront dans les années à venir, implique que les dépenses de santé, en particulier, devraient augmenter significativement », rapporte Boursorama.com 

« Si les Etats-Unis ne remédient pas à cette situation, nous pourrions assister à une explosion des dépenses sociales, rendant insoutenables les finances du pays. (…) Cependant, si un compromis est trouvé sur les dépenses futures et qu’il y a une plus grande visibilité sur les coûts engendrés, les freins concernant l’investissement pourraient, selon nous, rapidement disparaître et les cours décoller. Et à l’image de ce qui s’est passé pour les crises récentes, tout dépend donc aujourd’hui des politiciens », conclut le gérant de fonds interrogé.

« Le meilleur est encore à venir ! », a promis Barack Obama dans son discours discours suite à sa réélection.

AB