Archive pour le mot-clef ‘retraite’

Les pensions de retraite désormais versées sans retard

Vendredi 28 août 2015

Retraite complementaireGarantir le versement sans retard des pensions des nouveaux retraités c’est ce que promet le décret paru jeudi 20 août au Journal Officiel. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, s’y était engagée après des « dysfonctionnements» qui s’étaient produits dans différentes régions.

Le droit opposable à la retraite pour mettre fin aux retards de versement est enfin une réalité. Une mesure que la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, avait promis et qu’elle a annoncé à Villeneuve-d’Ascq (59). Ce droit opposable à la retraite entrera en vigueur en septembre. « Concrètement, dès la rentrée prochaine, et partout en France, tout dossier complet de retraite, déposé quatre mois avant la date prévue de départ à la retraite, devra être traité dans les temps« , a expliqué la ministre.

À partir du 1er janvier 2016, les caisses de retraite seront dans l’obligation de verser la pension dans le mois suivant le départ en retraite à condition que le dossier soit complet et qu’il ait été déposé quatre mois avant le départ en retraite. Si la caisse ne peut pas finaliser le dossier dans les temps, elle devra faire une « liquidation provisoire ».

Un décret pour accélérer le versement des pensions

Cette garantie qui avait était annoncée le 19 mai 2015 par Marisol Touraine constitue dans les faits une généralisation de la procédure de liquidation provisoire. Cette mesure intervient après de trop nombreux dysfonctionnements. Les caisses d’assurance retraite et de santé au travail, (Carsat) de Nord-Picardie et du Languedoc-Roussillon, étaient dans le collimateur de la Ministre suite à des retards de plusieurs mois pour le versement des pensions. Plus de 12.000 dossiers étaient en souffrance fin novembre 2015, dont 7.300 à Lille et 4.860 à Montpellier. Des délais bien sûr anormaux qui seraient dus à un afflux important de nouveaux retraités à cause des « carrières longues ». Et si ce chiffre a fortement diminué depuis, il reste néanmoins, encore aujourd’hui, entre 2.000 et 3.000 dossiers non traités, le niveau zéro semble difficilement atteignable. Notamment à cause de la hausse, très forte, du nombre de retraités. En 2014, ils étaient 13,7 millions de retraités soit une hausse de 1,4 % en un an pour le régime général.

Suite à l’annonce de ce décret, la ministre a expliqué que « la situation est redevenue plus que normale » pour la Carsat Nord-Picardie selon La Voix du Nord.

Et si cette loi opposable devrait accélérer le versement des pensions, tout le monde, hélas, n’en profitera pas. Ou du moins pas tout de suite. En effet, ce mécanisme ne s’appliquera aussi aux salariés agricoles ainsi qu’aux travailleurs indépendants, dépendant respectivement de la mutualité sociale agricole et du régime social des indépendants, qu’à partir du 1er janvier 2017, date à laquelle ils bénéficieront à leur tour du nouveau dispositif. À partir de cette date, de nouvelles règles s’appliqueront également. Comme celle pour la liquidation des droits à la pension des assurés ayant relevé de plusieurs régimes.

Pourquoi les retraités Français s’exilent-ils au Portugal ?

Vendredi 21 août 2015

passer sa retraite au PortugalQue ce soit à Porto, Lisbonne ou plus au sud dans l’Algarve, de plus en plus de Français choisissent de poser leurs valises au Portugal. Le climat ensoleillé, la fiscalité attrayante et le faible coût de la vie semblent séduire les retraités français.

Le Portugal, une destination de choix …

D’après les chiffres de la chambre de commerce et d’industrie franco-portugaise relayés par Capital.fr, en 2014, 7 000 Français dont 5 600 retraités se sont laissés tenter par la vie portugaise. Le Portugal ne séduit pas seulement les Français. On estime que 20 000 ressortissants étrangers devraient s’installer dans ce pays d’ici la fin de l’année.

Mais quelles sont les raisons d’un tel engouement ? Tout d’abord, le faible coût de la vie qui est 35% plus faible qu’en France. En effet, le prix de l’immobilier a chuté de 30% avec la crise. Dans les cités balnéaires, le prix du mètre carré se situe entre 1 600 et 1 700 € contre 8 000 € en moyenne à Paris. Aussi, avec leurs pensions, les retraités dépenseraient en moyenne 20% de moins qu’en France. Là bas, ils ont donc un pouvoir d’achat plus élevé.

Le Portugal doit aussi beaucoup de son succès à sa fiscalité attrayante. Pas d’impôts pendant 10 ans, c’est ce que promet le Gouvernement Portugais aux ressortissants européens depuis 2013. Pour ce faire, il faut percevoir une pension de retraite du secteur privé mais aussi, avoir le statut de résident non habituel. En clair, il ne faut pas avoir résidé fiscalement au Portugal dans les 5 dernières années et il faut y vivre pendant 6 mois par an minimum.

Grâce à ces arguments, le Portugal a donc détrôné le Maroc qui était depuis plusieurs années la destination phare des retraités français. Mais, certains facteurs risquent de tempérer cet engouement.

… Mais pour combien de temps ?

D’après des experts sur l’Expansion.fr, les prix de l’immobilier sont amenés à subir une augmentation non négligeable. « Pour moi, explique Pascal Gonçalves, fondateur de l’agence immobilière Casa em Portugal (Maison au Portugal), elle devrait être de plus 10% en 2015 et être comprise entre 10 et 15% en 2016. ». En effet, la reprise économique permettra aux Portugais d’acheter à nouveau. Ainsi, une hausse de la demande intérieure et extérieure entraînera forcément une flambée des prix.

Cependant, cette hausse n’est pas suffisante pour refréner ce désir d’exil des retraités français. En effet, les prix resteront quand même beaucoup plus faibles qu’à Paris ou sur la Côte d’Azur, par exemple.

Mais, malgré son attractivité, le Portugal ne répond pas forcément à toutes les attentes des retraités français. Certains préféreront vivre leur retraite dans un pays francophone, d’autres, dans un pays plus exotique ou dans un pays où le coût de la vie est encore plus faible comme la Thaïlande, par exemple, qui séduit de plus en plus de retraités.

Seule certitude, quelle que soit la destination, une fois à la retraite, les Français n’ont qu’une seule idée en tête : conserver leur pouvoir d’achat.

Retraites : le Corem au centre d’un nouveau scandale

Lundi 17 août 2015

retraiteLe Corem, un régime de retraite complémentaire destiné  la plupart du temps aux fonctionnaires, n’en a pas fini avec la justice. Après le scandale de 2002 qui avait touché le Cref, prédécesseur du Corem, et l’avait amené à être dissous, le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire contre l’UMR, gestionnaire de ce produit phare, pour tromperie.

Les plaignants dénoncent un produit qui leur a été vendu comme étant « sûr et performant ». Une qualité qui a séduit les fonctionnaires car il semblait se différencier du Cref. En effet, l’ancien régime de retraite avait lésé 450 000 personnes. Les versements du Cref devaient être indexés sur les traitements de la fonction publique mais c’est l’inverse qui s’est produit. Les pensions ont chuté et l’État a été condamné pour faute lourde.

« Un scénario identique à 2002, en plus sévère »

Depuis 2002, et malgré ce fameux scandale, l’UMR a attiré 30 000 nouveaux cotisants. Mais les sociétaires du Corem dénoncent aujourd’hui un scénario encore « plus sévère » que celui d’il y a 13 ans. En effet, 110 000 anciens fonctionnaires allocataires du Corem ont vu leur rente baisser de 30% depuis le premier janvier. Les cotisants voient également le taux de rendement de leurs cotisations baisser. Et enfin, ils doivent maintenant attendre d’avoir 62 ans et non plus 60 ans pour pouvoir percevoir leur retraite complémentaire à taux plein.

Des antécédents trop lourds à assumer

Si le Corem en est arrivé à ce point de non retour c’est avant tout parce que l’héritage du Cref, repris par l’UMR, est un boulet très encombrant. Il est d’ailleurs reproché à l’organisation d’avoir dissimulé ce lourd passif selon le CIDS (Comité d’Information et de Défense des 450 000 adhérents et anciens adhérents du Cref et du Corem). En effet, après le scandale de 2002, un décret avait été signé. Il donnait 25 ans au successeur du Cref pour reconstituer ses provisions et combler un déficit d’un milliard d’euros.

De plus, les taux bas « entraînent une réduction de la capacité des retraites complémentaires à distribuer des pensions en ligne avec les attentes de leurs cotisants » s’alarme le régulateur du secteur de l’assurance.

A l’heure actuelle le gouffre financier causé par le Cref est loin d’être comblé. Seul « effort de communication » de la part du Corem, un message en bas de la page d’accueil de son site, qui reconnaît que le Corem ne couvre les engagements de retraite de ses cotisants qu’à hauteur de 69% seulement. Soit 6,6 milliards d’euros à peine sur les 9 milliards engagés.

Si de nouveaux sacrifices ne sont pas faits, le déficit pourrait bien être encore plus important qu’en 2002, date du dernier scandale. Reste à savoir ce que donnera une éventuelle ouverture d’information judiciaire par le procureur de Paris.

 

Le taux d’emploi des retraités bat des records en Allemagne

Mardi 11 août 2015

cumul_emploi_retraiteEn Allemagne, 14 % des 64-69 ans sont actifs aujourd’hui. En 2005, ils n’étaient que 6%. En l’espace de 10 ans, les retraités allemands se retrouvent donc deux fois plus nombreux à devoir continuer de travailler

Les séniors allemands ne rechignent pas à la tâche. C’est ce que révèlent les statistiques publiées par l’Office Allemand Destatis. Si en France le nombre de séniors actifs s’accroît d’année en année, il reste vraiment minime en comparaison de nos voisins d’outre-Rhin.

En effet, en Allemagne le taux d’emploi des 60-64 ans s’élève à 52 % alors qu’il n’était que de 28 % en 2005. En France, en 2013, le taux d’emploi de cette tranche d’âge n’était que de 23,3 %.

L’Allemagne est donc largement au-dessus de ses voisins européens en terme d’employabilité des séniors loin devant la France ou le Royaume-Uni. Cependant, ce sont l’Estonie et la Roumanie qui dominent ce classement. Dans ces pays, les séniors sont habitués à travailler plus vieux depuis plus longtemps.

En Allemagne, cette hausse significative s’explique de différentes manières. Tout d’abord, le pays a été l’un des premiers à mettre en place un relèvement progressif de l’âge de départ en retraite. Il a, en effet, commencé en 2012 à raison de quelques mois par an et sera pleinement effectif en 2029 où l’âge de départ sera fixé à 67 ans.

Mais ce n’est pas l’unique raison. En effet, même chez les plus de 64 ans le taux d’emploi a augmenté de plus de 8 % en 10 ans.

15 % des plus de 65 ans menacés de pauvreté

Pour comprendre pourquoi ce taux augmente constamment, il faut aussi tenir compte d’une raison sociale : de plus en plus de séniors veulent participer à la vie active. Et il faut également mettre en perspective l’enjeu financier. Beaucoup de séniors ont des pensions de retraite trop faibles qui ne leur suffisent plus pour vivre. Selon Destatis, 15 % des plus de 65 ans sont menacés de pauvreté.

Enfin l’Allemagne a un taux de natalité très bas. En effet, selon les données de la Banque mondiale, le taux de fécondité était de 1,4 enfants par femme en 2013. Un chiffre très faible en comparaison avec les autres pays européens. Le Royaume-Uni a un taux de fécondité de 1,90 enfants par femme, et en France il grimpe à 2. Par ailleurs, s’il y a peu de naissance, il y a aussi davantage de séniors. En 2014, l’Allemagne comptait plus de 17 millions de plus de 65 ans. Soit un allemand sur cinq. D’ici 2020, ce chiffre devrait encore augmenter de 5 millions.

Des retraités de plus en plus nombreux, fringants, avec des pensions faibles et des jeunes de moins en moins nombreux pour payer leurs retraites, autant de raisons qui font qu’une grande partie des retraités allemands n’a pas d’autre choix que de continuer à travailler.

Les retraités français vont-ils connaître le même sort ? Ils pourraient hélas en prendre le chemin si le recul progressif de l’âge de départ en retraite à 64 ans proposé récemment par la commission sociale du Sénat était adopté. À suivre …

Pension de retraite et dernier salaire : l’écart se creuse

Mercredi 5 août 2015

Au fil des générations, le montant de la pension de retraite est devenu de plus en plus faible par rapport au salaire net de fin de carrière. Une perte de pouvoir d’achat qui touche aussi bien les retraités du secteur public que du secteur privé.

 Pension retraite1

Selon une étude de la DREES, (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques), la moitié des retraités de la génération 1946, qui ont travaillé à temps plein et sont partis en retraite en 2012, ont une pension inférieure à 73,3% de leur salaire net en fin de carrière. En cas de carrière complète ce taux médian peut plafonner à 75% maximum. Le taux médian, également appelé taux de remplacement, désigne le rapport entre la pension perçue et le salaire net moyen de fin de carrière. Plus le taux est haut, moins les retraités perdent de pouvoir d’achat.

5 points de moins en 10 ans

Pour une carrière complète le taux de remplacement a chuté de 80% pour la génération 1936 à 75% pour la génération de 1946.

Une baisse de cinq points due à différentes réformes et notamment celle de 1993 qui avait modifié le nombre des années retenues pour le calcul du salaire annuel moyen dans le privé.

Pension retraite 02Lucette Z., 70 ans, de Plan-de-Cuques (13), fidèle lectrice du blog retraite BforBank que nous avons interrogée, fait partie des 50 % de retraités qui touchent une pension inférieure à 73,3%. Pour elle, cet écart n’était pas forcément une évidence avant de prendre sa retraite. « Je ne me rendais pas compte qu’en prenant ma retraite il y aurait une telle différence entre mon salaire et ma pension. L’écart est tellement important qu’on le réalise très vite. Mais quand on voit les générations précédentes et la nôtre, on se dit que ça ne va pas aller en s’améliorant. Nous ne sommes peut être pas les moins bien lotis. En revanche, c’est inquiétant pour nos enfants ».

De fortes disparités selon les carrières

Même à la retraite les disparités existent, notamment en fonction du niveau de salaire et du déroulement de carrière.

Pour 10% des retraités, la pension qu’ils touchent représente moins de 53,4% de leur salaire net en fin de carrière. Et pour 10% d’entre eux, elle serait supérieure à 92,5%. Un écart significatif qui dépend en grande partie du déroulé de carrière. En effet, pour une personne qui a eu un salaire moyen inférieur à 2 000 euros, le taux de remplacement varie entre 75% et 92,5%. Mais si le retraité avait un salaire supérieur à 4 000 euros, alors le taux chute à 60%.

Pensio retraite 03Enfin la question de la parité n’est toujours pas réglée. En effet, sur les petits salaires, l’écart hommes/femmes reste important. Il a cependant tendance à se réduire au delà 2 500 euros de salaire net mensuel.

En revanche, au train où vont les choses, les futurs retraités, hommes ou femmes, risquent de perdre encore un peu plus de leur pouvoir d’achat.

 

 

 

Retraite : vers un départ à 64 ans ?

Mercredi 5 août 2015

Les retraites au centre de la crise grecque.Sauver le financement des régimes de retraite en reculant l’âge légal de départ jusqu’à 64 ans, c’est ce que propose la commission des affaires sociales du Sénat. Une nouvelle réforme semble donc en marche, au détriment des futurs retraités.

Seriez-vous prêt à travailler jusqu’à 64 ans ? C’est en tout cas ce que souhaite la commission des affaires sociales du Sénat qui s’est prononcée, le 15 juillet dernier, en faveur d’un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite. Le but serait de faire passer celui-ci de 62 ans à, progressivement, 64 ans d’ici 2024.

La commission avait déjà proposé un report de l’âge de départ à la retraite lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015.

Un régime « insoutenable »

Cette fois, pour expliquer ce report, le Sénat s’appuie sur les prévisions de déficit du COR (Conseil d’Orientations des Retraites) qui pointe le régime des retraites comme « insoutenable financièrement, à court comme à moyen et long termes ».

Selon le COR, l’équilibre financier pourrait arriver seulement en 2030. « Soit quinze ans de dettes supplémentaires accumulées au détriment des jeunes générations », s’insurge le communiqué du Sénat.

De plus, la commission juge que la loi du 20 janvier 2014, qui avait mis en place une hausse des cotisations vieillesse de 0,60 point de 2014 à 2017, est insuffisante pour revenir à l’équilibre.

Cinq mois supplémentaires par an 

Une nouvelle réforme serait ainsi indispensable. Cependant, il est hors de question d’augmenter les cotisations ou de réduire les pensions. De fait, le recul de l’âge légal de départ en retraite est la solution la plus évidente selon le Sénat et serait également la solution qui aurait le plus d’impact pour ramener le déficit à un certain équilibre dans les années à venir.

Si cette mesure était adoptée, chaque année à partir du 1er janvier 2017, l’âge légal de départ serait reculé de cinq mois par an comme le préconise la loi Woerth de 2010. Ainsi en 2018, l’âge légal de départ serait de 62 ans et 5 mois, en 2019 de 62 ans et 10 mois, et ainsi de suite pour arriver à 64 ans en 2024.

Le bénévolat pris en compte pour la retraite, une fausse bonne idée ?

Lundi 20 juillet 2015

retraite-senateursEtre bénévole à la Croix Rouge ou encore aux Restos du Cœur vous permettra peut-être bientôt de cotiser pour votre retraite. Ce dispositif permettrait donc de lutter contre la pénurie de bénévoles mais aussi, d’aider les retraités à accéder plus facilement à la retraite à taux plein. Mais est-ce réellement une bonne idée ?

« Tu donnes, tu reçois » ?

Orange RockCorps est un mouvement qui s’est fait connaître avec le principe : « tu donnes, tu reçois ». Ainsi,  « tu donnes 4h de ton temps à une association et tu reçois en échange une place de concert ».

Il semblerait que ce principe du donnant-donnant pourrait s’étendre à l’ensemble des actions de bénévolat. En effet, bientôt, faire du bénévolat pourrait aussi rapporter aux bénévoles en leur permettant de valider des trimestres de cotisation pour leur retraite. C’est l’une des mesures phares, avec le vote obligatoire, de Claude Bartolone, actuel président de l’Assemblée Nationale, dans son rapport sur « l’engagement citoyen et l’appartenance républicaine ». Ce rapport a été remis récemment au Président de la République, François Hollande.

Pour partir à la retraite, un Français doit cotiser 172 trimestres soit 43 années de travail au minimum. Cependant, la hausse du chômage et l’allongement de la durée des études peuvent être un frein à l’obtention de la retraite à taux plein. Les congés maternité, le service civique et militaire permettent déjà de cotiser pour la retraite, mais ce n’est pas suffisant pour Claude Bartolone : « Il vaut mieux reconnaître l’engagement et valoriser l’action des volontaires et des bénévoles », indique-t-il dans son rapport.

Cette mesure a été accueillie favorablement par certaines associations qui y voient un bon moyen de recruter des bénévoles et de valoriser leur démarche mais aussi, une bonne alternative pour les chômeurs de longue durée.

Cependant, pour d’autres associations, il reste encore beaucoup trop de zones d’ombre à clarifier.

« Le bénévolat est un engagement volontaire … gratuit »

En effet, toutes les associations ne sont pas d’accord sur cette mesure. En effet, on ne sait pas comment ce dispositif sera financé car il un coût. On estime que 11 millions de Français sont engagés dans une association. Aussi, la durée du bénévolat n’est pas précisée ni les types de missions acceptées. Il reste donc, encore, beaucoup de points à préciser avant d’envisager de mettre en place un tel dispositif.

Mais surtout, certaines associations trouvent que cette mesure dénature la notion même de bénévolat. « Le bénévolat est un engagement volontaire, gratuit, au service des autres », tient à rappeler Le Secours Catholique dans un communiqué. « Cela fait perdre une partie du sens de l’engagement citoyen bénévole », ajoute Guillaume Douet du Secours Catholique sur  Metronews.fr.

Finalement, en matière de bénévolat ou de retraite, comme le dit si bien le Philosophe Alain : « le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté ».

Retraite : les Français très inquiets

Lundi 13 juillet 2015

Retraite complementaireLe système des retraites en France est en crise. L’Agirc et l’Arcco sont au bord de la banqueroute et les Français en ont désormais conscience. D’après la vague 8 de l’EcoScope, baromètre mensuel OpinionWay pour Axys Consultants, la majorité des Français se déclarent inquiets.

9 Français sur 10 inquiets de l’avenir du système de retraite

Réalisme ou pessimisme ? En tout cas, le verdict est sans appel. 92% des Français se déclarent inquiets de l’avenir du système français des retraites dont 43% sont très inquiets. Dans le détail, les femmes (94%) sont légèrement plus inquiètes que les hommes (90%). Sans surprise, ce sont les chômeurs les plus pessimistes, ils sont 97% à ne plus cacher leurs inquiétudes. Aussi, ce sondage nous montre que plus l’on voit l’âge de la retraite se rapprocher, plus les inquiétudes grandissent. En effet, les 18-24 ans sont 88% à se déclarer inquiets contre 96% des 50-64 ans.

Ainsi, même si le degré d’inquiétude n’est pas le même, c’est, néanmoins, un sentiment qui touche l’ensemble de la population française.

Les comptes de l’Agirc et de l’Arcco sont dans le rouge et aucune issue ne semble voir le jour. Les partenaires sociaux s’entretiennent depuis plusieurs mois afin de trouver des solutions pour sauver les régimes de retraite complémentaires, cependant, rares sont celles qui arrivent à convaincre les Français.

Peut-on sauver les régimes de retraite complémentaires ?

Selon les estimations et si aucune décision n’est prise, les caisses de l’Agirc seront vides dès 2018 et celles de l’Arcco en 2027.

Ainsi, depuis le mois de février, le patronat et les syndicats se réunissent afin de trouver des solutions pour sauver la situation. La dernière réunion en date a eu lieu lundi 22 juin 2015 et les désaccords persistent. Pourtant, le Premier Ministre, Manuel Valls, avait réclamé un accord avant l’été. Plusieurs solutions sont évoquées : reculer l’âge de départ à la retraite, baisser le montant des pensions, fusionner l’Agirc et l’Arcco, augmenter les cotisations des employeurs … Mais peu d’entre elles arrivent à mettre tout le monde d’accord, même chez les Français.

En effet, d’après le baromètre OpinionWay, 63% des sondés sont contre l’idée de repousser l’âge de la retraite. Plus encore, 86% ne veulent pas entendre parler d’une baisse du niveau des pensions des retraites complémentaires. Seule la fusion entre le régime des cadres et celui des salariés semblent séduire. 63% des Français sont pour. Autre solution plébiscitée : aligner les modalités de départ en retraite du secteur public sur le secteur privé. 80% sont pour, dont 50% si on relève l’âge de départ en retraite des salariés du secteur public et des régimes spéciaux qui peuvent partir avant l’âge légal.

Ainsi, encore aujourd’hui, le futur des régimes des retraites complémentaires semble flou. Seule certitude pour les Français : il va falloir de moins en moins compter sur le système pour subvenir à leurs besoins. Epargner pour préparer sa retraite semble être plus que jamais indispensable.

Mariage et retraite, un sacré ménage

Mercredi 10 juin 2015

Les Français et l'épargne retraiteUne fois à la retraite, les couples mariés ont plus d’avantages que les concubins ou les partenaires pacsés. Quelles sont ces différences ? Est-il nécessaire de se marier ou de se remarier en vue de la retraite ?

Vous ne le savez peut être pas mais votre statut matrimonial compte pour votre retraite. Notamment pour ce qui concerne le versement de la pension de réversion. C’est pourquoi il est important de connaître les règles qui prévalent avant de refuser de vous marier ou vous remarier.

Avant toute chose, il faut savoir que le mariage garantit des droits en cas de décès du conjoint. Tous les régimes de retraite du privé et du public, octroient le bénéfice de la pension de réversion au conjoint survivant. Le taux de réversion dépend des régimes. Le régime de base autorise 54% de la retraite à laquelle le défunt aurait eu droit, le régime complémentaire en autorise lui 60% et le régime de la fonction publique 50%. Pour bénéficier de cette pension, il faut en faire la demande, puisque son versement n’est pas automatique.

En revanche, en cas de pacs ou de concubinage, le partenaire n’a aucun droit, peu importe le nombre d’année passées ensemble et même si le couple a eu des enfants.

En revanche, si le défunt a été marié plusieurs fois dans sa vie, la pension est partagée entre le conjoint survivant et les ex-conjoints. Là encore cela dépend des cas.

Dans le régime de base, la pension est partagée entre tous les ex-conjoints, même s’ils sont remariés. Le régime complémentaire se montre lui plus drastique puisque les ex-conjoints qui ont refait leur vie et qui sont remariés ne touchent pas cette pension.  Enfin, concernant la distribution, le partage s’opère proportionnellement en fonction des années de mariage.

Si le bénéficiaire se remarie, les règles varient. Dans le régime de base, même si le veuf ou veuve se remarie, il touchera la pension mais à certaines conditions.  Il doit être âgé de plus de 55 ans, et ses revenus ne doivent pas dépasser 18720 euros s’il vit seul et 29952 euros s’il vit en couple.

Dans le régime complémentaire l’individu ne touche rien s’il se remarie. En revanche en cas de pacs ou de concubinage, il continue de percevoir la pension.

Enfin, dans la fonction publique, les ex-conjoints ne touchent rien s’ils se remarient ou s’ils vivent en couple.

Quelques astuces

Si vous envisagez d’épouser quelqu’un qui s’est déjà marié, ne perdez pas de temps. Et pour cause, la pension reversée aux ex-conjoints est proportionnelle aux nombres d’années de mariage. Si vous ne vous mariez pas, vous ne toucherez rien, à l’inverse de l’ex-conjoint qui va lui toucher la totalité de la pension de réversion.

Si vous avez déjà été marié(e), et que votre compagnon actuel a une retraite inférieure à celle de votre ex-conjoint, vous n’aurez pas forcément intérêt à vous marier. En cas de décès, vous recevrez donc la pension de réversion de votre ex, plutôt que celle de votre partenaire.

Cependant toutes ces règles pourraient être corrigées puisqu’une nouvelle réforme sur les retraites est à venir. Des changements qui seront les bienvenus vu la complexité des règles en vigueur. Les sentiments le sont suffisamment.

 

Retraite : les Français toujours plus inquiets

Jeudi 23 avril 2015

impot_retraite61 % des Français se disent inquiets concernant leur retraite d’après un sondage CSA pour le Cercle des Épargnants. En effet, peu d’entre eux estiment qu’ils disposeront des fonds nécessaires pour vivre correctement à la retraite. Ainsi, il est nécessaire d’épargner le plus tôt possible.

Les actifs, plus pessimistes

De manière générale, les Français sont pessimistes face à la retraite. Les différentes réformes consécutives n’ont pas amélioré leur moral.

Pour ne rien arranger, les caisses des régimes de retraite complémentaire sont dans le rouge. Mais lorsqu’on regarde plus dans le détail, ce sont les actifs qui accusent le plus le coup. En effet, 56 % d’entre eux estiment avoir des ressources insuffisantes pour vivre correctement à la retraite contre seulement 30 % des retraités.

Lorsqu’on leur demande dans quel état d’esprit ils sont lorsqu’ils pensent à la retraite, 66 % des actifs se disent inquiets. Pourtant, 60 % des Français disent que le financement de leur retraite est leur priorité. Loin devant :

  • l’assurance maladie (42 %),
  • l’aide au logement (23 %)
  • la dépendance (17 %).

L’inquiétude générale pousse les actifs à épargner davantage. En 2015, 55 % des actifs disent épargner pour leur retraite. Ils étaient 51 % en 2014. Dans le détail, le pourcentage de ceux qui épargnent régulièrement a sensiblement augmenté d’une année sur l’autre. En revanche, le pourcentage de ceux qui disent épargner lorsque c’est possible a augmenté de 5 points. Ainsi, le principal frein à l’épargne reste les moyens financiers.

Pour maintenir le montant de leur retraite, 21 % des personnes interrogées pensent que la solution à mettre en œuvre en priorité est de reculer l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. 20 % pensent qu’il faut développer l’épargne sur les produits d’épargne retraite et 11 % pensent qu’il faut augmenter les cotisations. Cependant, la majorité des Français pensent qu’aucune de ces solutions n’est capable de les aider à maintenir le montant de leur pension de retraite.

Pourtant, épargner le plus tôt possible permet de se prémunir face à un système des retraites Français de moins en moins fiable.

Épargner, une contrainte nécessaire ?

Les Français ont encore du mal à épargner pour leur retraite. En 2015, seulement 32 % d’entre eux disent qu’ils vont épargner davantage alors qu’ils étaient 35 % en 2014.

Pour ceux qui épargnent régulièrement, l’assurance-vie est le placement qui est plébiscité, particulièrement par les 50 ans et plus et les personnes possédant un large patrimoine. L’assurance-vie en fonds euros est connue pour être un placement sécurisé mais les taux d’intérêts, actuellement bas, poussent les Français se tourner davantage vers les UC ou les actions.