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L’Équateur, le meilleur endroit du monde pour couler une retraite heureuse

Mercredi 2 janvier 2013

C’est le site International living, spécialiste de la retraite à l’étranger pour les Américains, qui distingue pour la 4ème année consécutive « la petite Suisse de l’Amérique Latine ». L’Équateur, grand comme la moitié de la France, coincé entre la Colombie et le Pérou, serait ainsi le meilleur endroit de la terre pour prendre sa retraite.

Pour la douceur de son climat tropical ? La beauté de ses paysages variés qui s’étendent de l’océan Pacifique aux profondeurs de l’Amazonie ? Sa culture exotique ? Certes, oui. Mais surtout pour son coût de la vie et ses prix de l’immobilier bon marché comparé aux Etats-Unis et à l’Europe.

« Pour 38 000 euros, vous pouvez acheter une maison dans une ville coloniale ou un appartement sur la plage. Vous pouvez aussi louer un meublé de deux chambres sur la plage pour 380 euros par mois. L’immobilier ici est si abordable que certains expatriés ont deux maisons. »

Par ailleurs, le site assure que l’Équateur est une destination stable et sécure, s’appuyant sur le témoignage d’un Américain installé là-bas qui a l’impression « de vivre aux Etats-Unis dans les années 50 ».

Une certitude, le continent Sud-Américain est devenu l’eldorado des retraités Nord-Américains dont les revenus se réduisent au fil des ans comme une peau de chagrin.

Le Panama et le Mexique complètent ce podium des destinations paradisiaques pour couler une retraite heureuse. Cocotiers, plages dorées, eaux turquoises, loisirs peu coûteux,… autant d’arguments qui poussent de plus en plus les seniors américains à s’expatrier au Sud des Etats-Unis mais aussi en Asie et même en France.

Oui, vous avez bien lu. Plus de 100 000 américains vivent chez nous dans l’hexagone, à l’image de ce couple qui profite de sa retraite à Paris avec « un budget raisonnable de 2 400 euros par mois. »

Pour des retraités Français, en revanche, c’est au Maroc, en Tunisie ou en Espagne, qu’ils sont de plus en plus nombreux à couler une retraite heureuse pour un budget raisonnable. Ils seraient ainsi plus d’un million de retraités tricolores à couler des jours heureux à l’étranger.

L’expatriation des retraités semble donc un phénomène croissant qui prospère des deux côtés de l’atlantique. Drôle de paradoxe pourtant pour ces deux pays, les USA comme la France, où de nombreux jeunes du monde entier rêvent encore et toujours de s’installer alors que les retraités eux-mêmes ne songent qu’à les quitter…

AB

La retraite serait moins pénible au soleil…

Vendredi 20 janvier 2012

retraites_vivent_sud_funkyflamenca_flickrLes retraités ne veulent pas vieillir à Paris.

La région parisienne ne fait vraiment pas rêver ceux qui en sont originaires. C’est l’un des enseignements des chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) rendus publics cette semaine.

1 retraité sur 2 né en Ile-de-France, part s’installer ailleurs pour couler des jours heureux, souligne Le Figaro.

Une exception pourtant dans une France où les retraités vivent plus souvent dans leur région d’origine que le reste de la population. 80 % des retraités nés dans le Midi ou en Rhône-Alpes, par exemple, y vivent encore.

Mais où atterrissent donc les “expatriés de la retraite” ?

Dans le Sud, majoritairement. Par exemple, à Menton (06) où les retraités savourent leur vie au soleil, illustre La Croix dans une enquête auprès de nombreux retraités.

“Ici, c’est le paradis. On a vraiment la belle vie”, clame Lucilla, 78 ans, interrogée par le quotidien.

Originaire de Dijon, elle s’est installée au moment de sa retraite dans cette station balnéaire de la Côte d’Azur, comme beaucoup d’autres seniors. À tel point que la commune compte une proportion record de retraités, plus de 30 %.

“Nous avons la mer, la montagne tout près, des activités tous les jours. C’est une qualité de vie magnifique. Pourquoi aller chercher ailleurs “, explique Carmen, 71 ans.

En plus de la douceur du climat, les retraités apprécient de trouver une ville à taille humaine où règne “la tranquillité”, souligne La Croix.

Conséquence de cet engouement : les prix de l’immobilier atteignent désormais des sommets, dopés par un afflux de retraités italiens venus investir en voisins.

Des retraités inquiets pour le sort des générations à venir

“Avant, même ceux qui avaient des petites retraites pouvaient s’installer à Menton. Maintenant, c’est surtout des personnes aisées, cadres ou anciens commerçants”, confie Marie-Jeanne, 80 ans, dans les colonnes du journal.

Même dans leur bulle, certains d’entre eux s’inquiètent pour le sort des générations à venir. Notamment chez ceux qui vivent par procuration les difficultés de leurs enfants ou petits-enfants.

“Bien sûr, les gens maintenant ont plus de choses. Leur vie est différente, mais je ne pense pas qu’elle soit plus heureuse. Pour les jeunes, cela va être plus dur que pour nous. Parfois, je me dis que nous ne leur laissons pas un monde très beau”, soupire Josette, dite « Jo ».

À 57 ans, alors qu’elle ne travaille plus en raison de problèmes de santé, elle s’active comme bénévole à Menton en attendant de pouvoir prendre officiellement sa retraite.

“J’espère quand même que je vais toucher ma retraite, s’inquiète-t-elle. En trois ans, avec la crise, il peut s’en passer, des choses.”

AB

Retraite : les Américains pas sûrs de la prendre… vivants !

Lundi 21 novembre 2011

retraite_etats_unis1 Américain moyen sur 4 n’envisage pas de pouvoir prendre sa retraite avant l’âge de… 80 ans.

C’est le résultat hallucinant d’une étude de la banque Wells Fargo publiée par CNNMoney.

Un quart des Américains de la classe moyenne sont, en effet, si pessimistes sur leur épargne qu’ils envisagent de retarder leur départ à la retraite au-delà même de l’espérance de vie aux États-Unis, calculée à 78 ans ! Les USA sont d’ailleurs l’un des rares pays développés où l’espérance de vie diminue ces dernières années.

Alors que l’objectif moyen d’épargne pour la retraite d’un Américain est de 350 000 € environ, un tiers des sexagénaires possède réellement moins de 25 000 € d’économies.

D’une manière générale, 3 Américains moyens sur 4 s’attendent à travailler pendant leur retraite. Une situation qui n’est pas sans conséquences économiques et sociales selon Joe Ready, Directeur de Wells Fargo Institutional Retirement and Trust.

« Les gens vont-ils être physiquement et mentalement capable de continuer à travailler plus tard ? Quelles seront les conséquences pour les jeunes entrant sur le marché du travail ? Et, comment réformer notre système d’épargne-retraite pour réduire le fossé qui se creuse entre ce que les Américains arrivent à économiser et leur objectif d’épargne ? “, s’interroge-t-il.

Pour les ¾ des personnes interrogées, il est plus important de constituer un certain capital, quel que soit son âge. Tandis qu’une personne sur 5 seulement privilégie l’âge pour partir à la retraite, indépendamment de l’épargne constituée.

1 jeune sur 4 s’attend à ne rien recevoir de la sécurité sociale pour sa retraite.

C’est un bouleversement pour des Américains qui avaient l’habitude de prendre leur retraite autour de 65 ans. Mais avec la hausse du chômage, les marchés financiers en plein yo-yo et la dégringolade des prix de l’immobilier, grevant ainsi leur épargne, les Américains ont plus de mal à rester optimistes quant à leurs vieux jours.

De plus, les changements dans les régimes de retraite et les coupes dans les prestations sociales n’incitent pas vraiment à l’optimisme, selon la banque commanditaire de l’étude.

En moyenne, les personnes âgées de 20 à 40 ans s’attendent à ce que 20 % seulement de leur pension de retraite proviennent de la sécurité sociale. Plus d’un jeune sur 4, entre 20 et 30 ans, s’attend même à ne rien recevoir du tout.

En revanche, l’enquête montre que beaucoup d’Américains font réellement le choix de travailler plus longtemps. Près d’une personne sur 2, entre 25 et 39 ans, et une sur 4, entre 40 et 59 ans, dit qu’elles veulent travailler pendant leur retraite tout en souhaitant un poste avec moins de responsabilités.

Mais les Américains ne sont plus une exception depuis que, par exemple, chez nous en France, ce couple de retraités octogénaires a choisi de remettre la main à la pâte. (Voir le post « Un couple de retraités rouvre une boulangerie ! »)

On est bien loin désormais des aspirations des générations précédentes, pour qui, il fallait la prendre jeune, la retraite. Il n’en demeure pas moins, quelle que soit l’époque, qu’il faut surtout « la prendre vivant », comme dit la truculente réplique d’Audiard dans les Barbouzes !

AB

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