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Bien préparer sa retraite en 2012, plus qu’une résolution, une obligation

Lundi 2 janvier 2012

comment_preparer_retraite_bill_hicks_flickrSi seulement la réforme des retraites, en reculant l’âge légal de départ, avait, par la même occasion, repoussé d’autant ce moment peu réjouissant pour certains, très contraignant pour d’autres, de faire le bilan de sa vie active et de préparer sérieusement la suite.

Hélas, c’est le contraire qui se produit. Il nous semble, en effet, qu’il nous faudra 3 fois plus de temps que nos aînés pour être prêts à partir à la retraite, selon le Baromètre Deloitte Les Français et la retraite administré par Harris Interactive et publié dans le post “Retraite : les Français se voient partir à… 66 ans !”

Par ailleurs la précarité de certains retraités d’aujourd’hui, illustrée en 2011 par le post « Le cri d’alarme des retraités » doit nous inciter en 2012 à ne plus être tenté de “faire l’autruche” mais préparer au mieux son avenir pour en donner vraiment un, d’avenir, à sa propre retraite.

” Faire de sa retraite un choix et pas une fatalité, cela se construit ! “, clame à juste titre Jean-Emmanuel Combes, auteur de l’ouvrage “Pour que votre retraite soit un succès !”

Comment bien vivre sa retraite ? Que faire quand on est à la retraite ? Quels sont les pièges à éviter lors de son départ en retraite ? Il n’est jamais trop tôt pour y songer et se poser ces questions essentielles auxquelles répond ce jeune retraité, ancien dirigeant de pwc, l’un des grands cabinets internationaux d’audit et de conseil :


Bien vivre sa retraite – Interview de… par CreditAgricole

Mais se préparer psychologiquement à être un nouveau retraité, 100 jours avant, c’est bien.

Se préparer, des années avant, financièrement, c’est encore mieux.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Car si, imaginer sa place au soleil est une chose assez aisée, la rendre possible est une autre paire de manches. Or, en France, nous préparons notre retraite moins bien et plus tard que les autres européens, comme nous l’avons vu récemment dans le post « Retraite : les Français moins prévoyants que leurs voisins »

Le premier pas est donc d’obtenir un aperçu financier de ce que vous toucherez pour votre retraite. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer ici (Calcul de la Retraite) et vous serez fixés en moins de 5 minutes sur ce que vous toucherez a priori pour votre retraite.

Ensuite, profitez de notre Comparateur de solutions retraite.

Cet outil vous permet de comparer les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

Bref, pour votre futur retraite, comme pour tout, et plus que jamais en 2012, rien ne sert de courir, il faut partir à point !

AB

Epargne retraite : le PERP laisse PERPlexe !

Vendredi 25 novembre 2011

epargne_retraite_perpLe Plan d’Épargne Retraite Populaire (PERP) a été souscrit par plus de 2,1 millions de Français. Fin juin,  son encours s’élevait à 6,7 milliards d’euros, bien loin des 1 300 milliards d’euros de l’assurance-vie.

Mais ce produit spécifique à la retraite pourrait connaître une embellie selon le Cercle des Epargnants. Car, d’une part, il n’est pas concerné par le rabot fiscal du Gouvernement. D’autre part, avec la réforme des retraites, la loi permet désormais depuis le début de l’année aux souscripteurs d’un PERP ainsi qu’aux fonctionnaires adhérents au régime Préfon (Prévoyance de la fonction publique) d’opter, à l’heure de la retraite, pour une sortie partielle en capital, à hauteur de 20 % maximum des droits acquis.

Auparavant ces contrats d’assurance permettant de constituer un revenu complémentaire pour la retraite étaient totalement liquidés sous forme de rente viagère.

Un principe qui a effrayé plus d’un épargnant selon Le Figaro.fr :

« C’est un placement au long cours, un tunnel dont il est difficile de sortir. Pour les souscripteurs habitués à la souplesse de l’assurance-vie — et à ses retraits en capital possibles à tout moment -, le contraste était saisissant. »

Trop contraignant et insuffisamment rémunérateur

Pour autant, malgré cette souplesse supplémentaire de retirer jusqu’à 20 % du capital disponible pour rendre le PERP plus séduisant, très peu de retraités ont pour le moment utilisé cette alternative : sur les 9 premiers mois de l’année, seulement 2,2 % des affiliés Préfon par exemple ont profité de cette possibilité, selon Capital.fr. Dans un communiqué, le directeur général de Préfon estime que ce manque d’enthousiasme pour une sortie en capital prouverait que ses adhérents ont assimilé l’intérêt de la rente viagère.

Une analyse qui laisse dubitatif certains observateurs.

« Le PERP se révèle dans les faits trop contraignant et insuffisamment rémunérateur pour l’emporter face à l’assurance-vie. », résume Les Echos.

L’exemple donné est d’ailleurs saisissant :

« Ainsi, si on prend le cas d’un PERP rémunéré 3 % par an en moyenne, il faudra, pour obtenir à partir de l’âge de 65 ans 150 euros brut de rente mensuelle (sans réversion et avant frais et impôts), verser chaque mois 144 euros si on l’ouvre à 45 ans et 350 euros si on souscrit à 55 ans. »

Rien n’oblige le gestionnaire du Perp à permettre une sortie partielle en capital

Mais surtout le témoignage d’une internaute sur VotreArgent.fr a de quoi décourager même les plus convaincus.

En effet, Babette raconte qu’elle détient un PERP souscrit en 2004 auprès de sa banque. Elle a appris qu’à la retraite, on peut récupérer 20 % de la somme versée sur le PERP sous forme de capital. Mais sa banque lui a dit que cette disposition est uniquement réservée aux nouveaux Perp. Or une autre banque qu’elle a interrogée lui dit qu’elle n’est pas obligatoire. Qu’en est-il vraiment, se demande-t-elle ?

La réponse de la rédaction de VotreArgent.fr est désespérante :

« Malheureusement, ces établissements bancaires sont dans leur droit… Et pour cause, il faut lire dans le détail l’article L. 144-2 du Code des assurances, qui traite du Perp : « Le contrat peut également prévoir le paiement d’un capital à cette même date, à condition que la valeur de rachat de cette garantie n’excède pas 20 % de la valeur de rachat du contrat. » Vous avez bien lu « peut » et non « doit ». Aucun texte légal n’oblige donc l’assureur gestionnaire du Perp à permettre une sortie partielle en capital. C’est à son bon vouloir. La faible concurrence sur ce type de produit n’incite guère les établissements à se presser pour modifier le règlement des plans et inclure la possibilité de sortie en capital. Dommage ! »

Dommage, c’est le moins qu’on puisse dire !

AB

Retraite : les Français moins prévoyants que leurs voisins

Mercredi 23 novembre 2011

preparer_retraite_age_franceLes Français préparent leur retraite moins bien et plus tard que les autres européens

C’est l’un des enseignements tiré d’une étude sur la confiance des investisseurs Européens et Français menée auprès de 12 000 personnes dans 14 pays par TNS Sofres pour Fidelity.

« Ils sont plutôt sereins sans pour autant avoir de bonnes raisons de l’être », s’étonne même Christophe Gloser, président du groupe de Gestion.

45 % des Européens estiment qu’il faudrait commencer à préparer financièrement sa retraite avant 25 ans , la moyenne se situant à 30 ans. Or en France, l’âge moyen est de 38 ans ! C’est même 7 ans de plus que dans la dernière étude sur ce même sujet en 2007 !

56 % des Français n’ont encore rien mis en place pour leur retraite

D’ailleurs, 56 % des répondants Français n’ont encore rien mis en place pour leur retraite alors qu’en moyenne, à l’inverse, 58 % des Européens ont déjà commencé à se faire un bas de laine. Ceux qui ont commencé à épargner l’ont fait au travers de plans d’épargne retraite individuels, de plans d’épargne retraite proposés par leur employeur ou encore de SICAV, FCP ou obligations.

Est-ce le résultat d’une confiance aveugle dans notre système public par répartition ?

Oui, selon Christophe Gloser dans les colonnes de la Tribune :

« La mise en place d’un système par répartition après-guerre, pierre angulaire de notre système, n’a de facto pas favorisé la diffusion d’une culture financière de la retraite, en évitant aux Français d’avoir à s’en occuper eux-mêmes ».

D’ailleurs, à la question : « A votre connaissance, à votre départ à la retraite, quel pourcentage de votre revenu annuel final pouvez-vous attendre du régime public ? »

44 % des Français estiment qu’il sera amputé de près de la moitié tandis que 42 % placent le curseur entre 50 et 74 %. Les plus optimistes étant les Espagnols (un tiers d’entre eux pensent percevoir plus des trois quarts de leur dernier revenu). Tandis que les Britanniques et les Danois se révèlent plutôt pessimistes (40 % d’entre eux n’espérant pas plus du quart de leur revenu de fin de carrière).

43 % des Français n’ont pas d’argent à mettre de côté

Mais cet optimisme cache aussi des difficultés et un manque cruel d’information. Parmi ceux qui n’ont encore rien mis en place, le manque d’argent est la raison la plus souvent évoquée.

Ainsi 43 % des Français aujourd’hui n’ont pas d’argent à mettre de côté, 29 % doivent d’abord finir de rembourser leur emprunt immobilier et 20 % préfèrent se concentrer sur le financement de l’éducation de leurs enfants. Les autres se déclarent trop jeunes pour y penser, disent ne pas être intéressés par le sujet, ne pas avoir le temps de s’en occuper ou trouvent cela trop compliqué.

Et même s’ils en avaient les moyens, un Européen sur trois et un Français sur deux déclare n’avoir jamais reçu de conseils spécifiques sur des plans d’épargne liés à la retraite.

Pour preuve, le paradoxe de ceux qui imaginent passer bientôt à l’action. Ils sont une majorité (51 %) à penser le faire via un plan d’épargne retraite individuel.

« Ce qui est très surprenant compte tenu du peu de succès de celui qui est aujourd’hui proposé aux Français, le Perp (plan d’épargne retraite populaire). », souligne le Figaro.

Même méconnaissance quant à un plan de retraite proposé par leur employeur, privilégié par le quart des Français interrogé. Mais ils ne sont que 18 % à envisager de souscrire des SICAV, des fonds communs de placement ou des obligations.

Enfin, un épargnant Européen sur deux souhaiterait avoir un outil qui lui permette d’obtenir un aperçu financier de ce qu’il touchera pour sa retraite. Si 14 % seulement des Français affirment disposer de cet outil, ce qui les aide beaucoup, 44 % estiment qu’il serait bien d’en avoir un et que cela leur permettrait de mieux prévoir l’avenir. Ca tombe bien, vous avez cliqué sur la bonne adresse.

Rien de plus simple, il vous suffit de cliquer ici (Calcul de la Retraite) et vous serez fixé en moins de 5 minutes sur ce que vous toucherez a priori pour votre retraite. Bon calcul !

AB

Copyrights : tncountryfan sur flickr

La Cour des comptes veut encourager l’épargne retraite pour les plus modestes.

Vendredi 16 septembre 2011

cour_des_comptes_encourage_epargne_retraite_pour_les_modestesPlan d’épargne retraite collectif (PERCO), Plan d’épargne populaire (PERP), Prévoyance de la Fonction Publique (PREFON),… les magistrats de la rue Cambon ont notamment pointé les allègements fiscaux, évalués à 2 milliards d’euros par an, de ces produits d’épargne retraite qui ne profitent qu’aux hauts revenus, dans leur récent rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale.

« La Cour a relevé que certaines exonérations de cotisations sociales pouvaient occasionner des effets d’aubaine alors même que les catégories aux revenus peu élevés en bénéficient peu. Ces aides doivent être mieux ciblées en faveur de ces catégories afin de les inciter à acquérir une couverture complémentaire santé et des produits d’épargne retraite. »

Réorienter l’épargne retraite au profit des faibles revenus

Pourtant, dans un souci d’équité justement, la loi portant sur la réforme des retraites qui a organisé ce système d’épargne retraite a prévu que cette déduction s’effectue pour chaque membre du foyer fiscal sous un plafond qui, exprimé en proportion de ses revenus d’activité professionnelle, tient compte des cotisations ou primes versées aux régimes professionnels d’épargne retraite (régimes dits « article 83 » pour les salariés et régimes « Madelin » et « Madelin agricole » pour les non salariés) ainsi que, le cas échéant, de l’abondement de l’entreprise au PERCO, comme l’explique Christiane Massot-Cazaux dans “La retraite des salariés”, son livre paru chez Gereso Edition.

Pas suffisamment équitable, apparemment, selon la Cour des comptes qui recommande de « réorienter les niches sociales et fiscales des complémentaires santé et de l’épargne retraite ». Il faut donc « pour les foyers à revenus élevés, réduire, voire supprimer, les incitations à l’épargne retraite individuelle et les renforcer pour les foyers à revenus faibles ou moyens. »

Car une chose est sûre, « la réforme de novembre 2010 rappelle que l’avenir de nos retraites nécessite régulièrement des ajustements et incite plus que jamais à épargner en vue de l’échéance de la retraite », conseille Christiane Massot-Cazaux.

« Selon les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), le taux de remplacement « première retraite/dernier salaire » des non-cadres et cadres passerait, respectivement, de plus de 80 % en 2003 à un peu plus de 70 % en 2050, et de plus de 60 % à un peu plus de50 %. » Il faudra donc bien compenser d’une manière ou d’une autre cette perte de revenu attendue.

C’est dire s’il est temps, comme le préconise la Cour des comptes, d’encourager davantage l’épargne retraite pour les foyers les plus modestes.

AB

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