Archive pour le mot-clef ‘pension de retraite’

Retraites : le système devenu insuffisant pour les Français

Vendredi 5 décembre 2014

epargne_retraiteAujourd’hui, il semble que pour les Français, il est de plus en plus difficile de faire confiance uniquement au système de retraites actuel pour vivre de manière décente. C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour Le Parisien.

Un niveau de vie qui baisse à la retraite

Les Français ont conscience qu’il risque d’y avoir une grosse différence entre leur dernier salaire et leur première pension de retraite. ’Presque 80 % des non retraités et 64 % des retraités estiment que le système actuel des retraites ne leur permet pas de bénéficier dune retraite correcte.

Les plus pessimistes étant les 35-49 ans, ils sont 84 % à ne plus croire à notre système de retraite actuel. Pour rappel, nos retraites fonctionnent par répartition. Les pensions des retraités sont financées grâce aux prélèvements sur les salaires des personnes encore en activité. Cependant, plus le temps passe, plus la proportion des salariés par rapport à celle des retraités baisse.

Aujourd’hui, on dénombre 1,4 cotisant pour 1 seul retraité. En 1975, on en comptait 3. La situation n’est pas prête de changer : l’espérance de vie ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui en France, il y a 15 millions de personnes âgées de 60 ans et plus. En 2030, il y en aura 5 millions de plus, soit 1 Français sur 3.

Il faudra donc trouver des solutions afin de faire face à cette démographie vieillissante.

Cette année, pour faire des économies, le gouvernement a fait le choix de ne pas revaloriser les pensions de retraite et de rendre le cumul emploi-retraite moins favorable dès 2015.

D’après ce sondage, 77 % des retraités pensent qu’ils ne sont pas privilégiés par rapport au reste de la population et ils sont 80 % à penser que leur pouvoir d’achat a baissé sensiblement depuis qu’ils ont arrêté de travailler.

Pour bien vivre sa retraite, il devient de plus en évident que l’on ne peut plus entièrement se reposer sur le système actuel. Il faut donc trouver d’autres solutions.

Épargner, un devoir plus que nécessaire

Les Français ont donc conscience qu’une fois à la retraite, ils vont devoir dépenser moins qu’avant. Actifs ou retraités, ils sont une majorité à penser qu’ils devront faire des économies sur les achats plaisirs ou les loisirs.

15 % des retraités disent devoir sacrifier leurs dépenses en nourriture car leur pouvoir d’achat a baissé en prenant leur retraite. Pour limiter la casse, 53 % des retraités disent que pour compléter leur pension, ils ont mis de l’argent de côté alors que seulement 34 % des actifs déclarent être en train d’épargner actuellement. Certaines personnes interrogées ont d’ailleurs quelques regrets. 36 % des retraités auraient souhaité mettre de l’argent de côté mais n’en ont pas eu les moyens durant leur carrière et 10 % ont estimé qu’épargner n’était pas utile.

Parmi les choix d’investissement, l’assurance-vie est plébiscitée. 80 % des retraités disent l’utiliser comme placement privilégié juste devant le PEA (Plan d’Épargne en Actions) et les placements immobiliers ou locatifs. Il est vrai que l’assurance-vie, tout comme le livret A, offrent une sécurité de placement et une fiscalité avantageuse qui plaisent beaucoup aux Français.

La retraite à 60 ans, c’est dépassé !

Lundi 29 septembre 2014

retraiteUn Français sur cinq pense qu’il pourra prendre sa retraite entre 60 et 62 ans. C’est ce que nous révèle l’étude de l’Institut ICMA Group pour le groupe de ressources humaines Randstad publiée ce lundi 22 septembre. Serait-ce le début d’un deuil de l’État-providence pour les Français et leur retraite ?

Réformer, un mal nécessaire

Le système des retraites français repose sur la solidarité intergénérationnelle et trouve donc son fondement sur un principe de répartition.

Pour que ce système fonctionne, il faut que le nombre de cotisants soit assez élevé pour financer les pensions des personnes parties à la retraite. L’espérance de vie des Français ne fait qu’augmenter. On compte, aujourd’hui, 1,4 cotisant pour un retraité alors qu’en 1975, on en dénombrait trois. Réformer les retraites était donc un mal nécessaire. Pas moins de sept réformes ont été menées ces 20 dernières années en France.

La réforme la plus marquante est celle de 2010. Elle a – entre autres – allongé la durée de cotisation. L’âge légal de départ à la retraite est passé de 60 à 62 ans et l’âge d’obtention automatique de la retraite à taux plein est passé de 65 à 67 ans.

La retraite à 60 ans était un réel marqueur de notre société. L’étude de l’Institut ICMA Group montre que prendre sa retraite à 60 ans est toujours un idéal mais les sondés ont conscience que c’est une utopie.

Quatre Français sur cinq pensent devoir travailler plus longtemps

Pour plus de la moitié des sondés, l’idéal serait de partir à la retraite entre 60 et 62 ans. Mais seulement 23 % des Français pensent que ce sera possible. D’autres, moins réalistes aimeraient encore prendre leur retraite entre 55 et 59 ans, pour 14 % des personnes interrogées.

Pour les Français, il y a donc un écart de plus en plus conséquent entre ce que l’on veut faire et ce que l’on pourra effectivement faire. D’ailleurs, 71 % des personnes interrogées estiment qu’elles devront travailler au-delà de 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Plus les sondés sont jeunes, plus ils estiment qu’ils devront allonger la durée de leur vie active. En effet, plus des deux tiers pensent qu’ils devront continuer à travailler jusqu’à 63 ans alors que 41 % des 55-65 ans pensent la même chose.

Sur ce point, cette étude révèle d’autres disparités mais entre les hommes et les femmes cette fois-ci. Elles sont 74 % à penser qu’elles devront travailler jusqu’à 63 ans minimum contre seulement 69 % des hommes. Cet écart s’explique par les inégalités salariales entre les deux sexes qui persistent. Ainsi, elles ont pour conséquence directe une différence au niveau des montants des pensions retraite. En 2012, la pension de retraite des femmes était de 951 € en moyenne quand celle des hommes s’élevait à 1 654 €.

Vers une retraite à 65 ans ?

Vendredi 12 septembre 2014

retraite_allemandsLes partenaires sociaux se sont réunis en groupe de travail cette semaine, afin de réfléchir à la stratégie à adopter pour éviter la disparition définitive des retraites complémentaires dont les caisses sont plus que jamais dans le rouge. La piste la plus probable : le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Moins d’un an pour établir une feuille de route

A l’approche de la prochaine séance officielle de négociations se tenant le 28 septembre, syndicats et patronat se sont donc concertés le 9 septembre dernier au siège du Mouvement des entreprises de France (Medef), dans le 7e arrondissement de Paris, afin de faire le point sur les différents scénarios possibles pour sauver les caisses de retraites complémentaires.

Les partenaires sociaux ont au plus tard jusqu’à juin 2015 pour se mettre d’accord et présenter le dispositif le plus adapté. Sa mise en œuvre devra débuter dès janvier 2017.

En attendant, plusieurs pistes sont à l’étude : augmenter les cotisations ou encore baisser le montant des pensions. Cependant, ces mesures paraissent difficilement réalisables dans un contexte déjà particulièrement tendu pour les retraités (fin de la demi-part des veufs et des veuves, désindexation partielle des retraites complémentaires pour 2014 et 2015 ou encore le gel temporaire des retraites de base).

De plus, d’après des simulations demandées par la CGT, pour combler le gouffre des caisses de retraites complémentaires, il faudrait que les cotisations augmentent d’ici 2040 de :

  • + 12,66 %, pour l’Arrco (retraite complémentaire des salariés) -soit le double du taux actuel de 6,65 %-
  • + 22,8 % pour l’Agirc (retraite complémentaire des cadres), actuellement à 16,22 %.

Une hausse des cotisations qui pourrait se heurter au taux maximal de cotisation retraite,  instauré à 28 % du salaire brut.

Retraite à 65 ans, pérennité jusqu’à 2040

Alors, face à la maigre réserve des caisses de retraites complémentaires, de 9 milliards pour l’Agirc et de 55,4 milliards pour l’Arrco, au 31 décembre 2013, c’est le scénario du Medef qui semble le plus pragmatique. Pour éviter l’épuisement en 2018 de la caisse des salariés, et en 2024 de la caisse des cadres, l’organisation patronale propose de reculer progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Un dispositif qui toucherait les générations nées à partir de 1956, et de plein fouet, à partir de 1961. Actuellement établi à 62 ans, ce changement devrait, selon les simulations de l’Agirc-Arrco, rendre les caisses pérennes jusqu’en 2040, dans le cas où des carrières prolongées ne viendraient pas perturber l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Dans le cas contraire, les caisses ne tiendraient que jusqu’en 2032.

Mais la mesure passera-t-elle auprès de l’opinion publique ? Sera-t-elle acceptée par les syndicats, le gouvernement ? Il n’y a pas vraiment le choix explique Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à Challenges : « Les comptes sont catastrophiques : à ce rythme, on n’échappera pas à une nouvelle réforme des régimes complémentaires d’ici quelques mois… »

Le spectre de nouvelles mesures qui seront à coup sûr défavorables aux salariés mais aussi aux retraités. De quoi inciter tout un chacun à préparer dès que possible sa propre retraite, avant que ce ne soit une nouvelle réforme qui s’en occupe. Connaissez-vous d’ailleurs le montant de votre future pension ? Pour pouvoir le calculer, cliquez ici.

AB

Retraite à l’étranger : le Portugal en passe de détrôner le Maroc ?

Mercredi 23 juillet 2014

Transats face à la mer

Le Portugal lorgne aussi sur nos retraités Français au fort pouvoir d’achat. Si ceux-ci font la part belle au Maroc depuis plusieurs années, en partie grâce à des avantages fiscaux non négligeables, le Portugal pourrait bien concurrencer sérieusement le royaume à l’avenir. La raison :  l’instauration d’une politique d’attractivité définitivement amorcée par la mise en vigueur au 1er janvier 2013 d’une circulaire séduisante révisant, là aussi, la fiscalité en faveur des retraités étrangers.

Une fiscalité revisitée, un attrape-retraité

Au lendemain d’une crise qui a accablé le Portugal, « la contribution du tourisme au PIB pour les exportations, l’investissement et la création d’emploi est si importante qu’il s’agit d’un des principaux – voire le principal – secteurs de notre économie » justifie Adolfo Mesquita Nunes, Secrétaire d’Etat au Tourisme, dans un entretien pour Courrier International.

En effet, la dette publique du pays avoisinait 113,2% du PIB en 2012, amenant le gouvernement à chercher des solutions extérieures. Fruit d’un décret datant de 2009, puis d’une proposition en août 2012 d’une révision de la fiscalité pour les retraités étrangers, la mesure est entrée en vigueur en janvier 2013.

Cette politique fiscale novatrice exonère les retraités européens du secteur privé de l’impôt sur leur pension de retraite pendant 10 ans. Attention toutefois, il faut remplir certaines conditions pour pouvoir se porter candidat et être qualifié de « non-résident »: avoir séjourné au minimum 183 jours par an au Portugal et ne pas avoir été l’un de ses résidents fiscaux durant les cinq dernières années. Au-delà, un barème progressif s’applique et celui-ci monte jusqu’à 56,5% pour les revenus supérieurs à 250 000€.

A terme, le gouvernement souhaite attirer 20 000 retraités, toutes nationalités étrangères confondues. Un objectif qui semble sur la bonne voie puisque en 2013, 1 078 demandes de non-résidence ont été enregistrées rien que sur le sol français pour le Portugal.

Une politique gagnant-gagnant éprouvée

Mais ce pari n’est pas le premier du genre puisqu’en octobre 2012, le gouvernement a déjà expérimenté la politique des « visas dorés », instaurée par Paulo Portas, vice-Premier ministre du Portugal. En échange d’un investissement de plus d’un million d’euros, d’un achat immobilier de plus de 500 000 euros ou de la création d’une dizaine d’emplois sur le sol Portugais, de riches étrangers se voient octroyer un permis de résidence, permettant un accès libre à l’espace Schengen. Si la mesure a été largement contestée, les bénéfices sont réels : selon un journal local, le pays y aurait gagné 306 millions d’euros sur l’année 2013. De quoi faire largement passer la pilule du cadeau fiscal aux étrangers.

Si la fiscalité attire les retraités, elle n’est heureusement pas le seul critère de qualité apprécié au Portugal. A deux heures de la capitale française, « ce bout de l’Europe plaît en grande partie grâce à son aspect exotique et son authenticité » note Pascal Gonçalves, Président de Maison au Portugal dans un entretien pour Challenges.

Le climat et surtout le coût de la vie, 60% moins cher que dans l’Hexagone, donnent envie aux retraités français de sauter le pas. Les logements sont entre 30% et 40% moins chers qu’en France et « en moyenne, les biens [immobiliers] qui se vendent le plus coûtent de l’ordre de 300 à 400 000 euros » justifie le Président du site. Cependant, avec les vagues d’expatriés entrants, les prix semblent repartir à la hausse. La course contre la montre est désormais lancée.

AB

Grandes manœuvres pour petites retraites

Vendredi 2 mai 2014

petite_retraiteC’est décidé, les petites retraites inférieures à 1 200 euros ne seront pas concernées par le gel des pensions des régimes général et complémentaire. Le Premier ministre, Manuel Valls, tente ainsi de répondre à l’inquiétude des députés PS par rapport à son plan d’économies de 50 milliards d’euros. Une décision politique habile mais techniquement et économiquement controversée.

Six millions de retraités épargnés

Ce qui semblait impossible il y a encore quelques mois, à l’occasion de la réforme des retraites de Jean-Marc Ayrault, va pourtant devenir une réalité avec son successeur, Manuel Valls : les petites retraites seront épargnées.

Le gel des pensions, aussi bien du régime général que des régimes complémentaires, prévu pour durer deux ans et demi ne concernera donc pas les retraités qui touchent moins de 1 200 euros par mois, soit moins de la moitié des retraités, environ 6 millions de personnes (43 %). Cette mesure coûtera 300 millions d’euros.

Pour autant, leur pouvoir d’achat ne sera pas intégralement préservé, car le gouvernement n’a aucun moyen de faire évoluer les retraites complémentaires, gérées par les partenaires sociaux qui ont convenu de geler les pensions jusqu’en octobre 2015, rappelle LesEchos.fr.

Comment les retraités modestes seront-ils épargnés ? Le projet privilégie la piste de la cotisation sociale généralisée (CSG), qui serait appliquée à un taux plus faible en dessous du seuil de 1200 euros par mois, croit savoir LeMonde.fr.

Un retraité sur trois polypensionné

Et dire que ce coup de pouce semblait impossible jusqu’ici. Le précédent gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait refusé d’épargner les petites retraites prétextant qu’il est impossible de connaître le détail des pensions des retraités qui peuvent en toucher plusieurs, explique le site du quotidien du soir.

En effet, selon la Drees (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques), un retraité sur trois était polypensionné en 2012 et percevait une pension d’au moins deux régimes de base sur la multitude de régimes et caisses existants.

D’ailleurs, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) doute de pouvoir appliquer cette revalorisation des petites retraites, a déclaré son Président, Gérard Rivière. Qualifiant ce dispositif de très complexe, il espère que le gouvernement saura « mettre les moyens dédiés » pour qu’il soit opérationnel en octobre, rapporte bfmtv.com.

Retraites : un trou de 4 milliards d’euros

Au-delà de ces interrogations techniques, ces maœuvres inattendues ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : le régime des retraites est encore en lourd déficit, rappelle Dominique Seux, dans l’un de ses éditos économiques sur France Inter.

« D’à peine plus de 3 milliards d’euros l’an dernier, le – trou – va remonter à près de 4 milliards cette année. Sans la réforme Sarkozy, le – trou -aurait été plus profond, mais il est là. », affirme-t-il. Citant même Jean Pisani-Ferry, le commissaire général à la Prospective : « dans un régime par répartition, il faut bien tenir compte de la performance économique du pays. Depuis 2008, ce sont les jeunes qui ont plus subi la crise. Il est logique de faire contribuer les aînés à l’effort. »

Pour finir, d’autres solutions auraient pu être retenues par les pouvoirs publics pour faire des économies, comme s’attaquer aux régimes spéciaux de retraite, nombreux et avantageux, ou repousser encore un peu plus l’âge de départ à la retraite, selon l’éditorialiste.

« La politique c’est éphémère mais une équation est éternelle. », disait si justement Albert Einstein. L’équation des retraites reste, en effet, à résoudre…

Cumul emploi-retraite : «je paye à fonds perdus »

Vendredi 28 mars 2014

cumul_emploi_retraiteElle s’appelle Ginette. Cette dame de 79 ans cumule emploi et retraite, non sans difficultés. Hélas pour elle et bien d’autres, avec la récente réforme des retraites, ce dispositif qui permet de cumuler le versement de revenus professionnels et de sa pension de retraite sera encore moins favorable dès l’an prochain.

Retraite : des cotisations pour rien

Ginette a repris il y a trois ans avec son mari Louis  (64 ans), le bar restaurant de Lohitzun-Oyhercq (64), village basque de 213 habitants.

Si le journal de 13 heures de TF1 de Jean-Pierre Pernaut s’est intéressé à ce couple atypique de restaurateurs cette semaine, c’est notamment pour pointer du doigt les difficultés qu’éprouvent les artisans et les commerçants face au poids grandissant des charges sociales. Des cotisations, parfois, pour rien.

Ginette, en tant que chef d’entreprise, cotise en effet au RSI (Régime Social des Indépendants) qui lui réclame 47 % de ses bénéfices, selon le journaliste.

« Ma retraite ne sera pas revalorisée. Ils me l’ont écrit noir sur blanc que je payais à fonds perdus », déplore Ginette. « Ginette demande que le RSI revoie son calcul de cotisations pour tous les retraités qui continuent de travailler. », commente le journaliste.

Aucun droit supplémentaire dans le même régime

Sauf que le versement de cotisation dans le régime de retraite correspondant à l’activité exercée ne procure aucun droit supplémentaire.

Par conséquent, le retraité commerçant du RSI qui reprend une activité commerciale verse des cotisations qui ne lui ouvrent pas de nouveaux droits.

Il en va de même pour les salariés.

Tout retraité qui reprend une activité salariée est soumis aux cotisations salariales dans les mêmes conditions que les autres salariés. Seule exception, le salarié n’est plus soumis aux cotisations chômage à partir de 65 ans. Mais le versement des cotisations de retraite (de base et complémentaire) ne permet pas pour autant de réévaluer le montant de la pension de retraite.

Cumul emploi-retraite moins favorable pour tous en 2015

À l’heure actuelle, seuls les retraités qui exercent une activité dans un autre régime que celui qui leur verse une pension de retraite peuvent encore accumuler des nouveaux droits à retraite dans ce nouveau régime.

Par exemple, si Ginette avait été salariée avant de prendre sa retraite et touchait à l’heure actuelle une pension du régime général, en devenant commerçante, ses cotisations au RSI auraient pu lui ouvrir de nouveaux droits pour plus tard lorsqu’elle aurait décidé de liquider sa nouvelle retraite de commerçante.

Mais ce bénéfice accordé à certains retraités vit, de toute façon, sa dernière année.

La réforme des retraites mettra fin à cette exception à compter du 1er janvier 2015.

Reprendre une activité professionnelle, même dans un nouveau régime après avoir liquidé votre retraite, n’ouvrira plus droit à l’acquisition de points de retraite de base ou complémentaire. Néanmoins, vos revenus continueront d’être soumis à cotisations sociales.

Pas de quoi donc rassurer Ginette, si ce n’est que tous les retraités qui choisissent le cumul emploi-retraite seront logés à la même enseigne et devront, eux aussi, comme elle, cotiser à fonds perdus.

« Si les ennuis continuent, on sera obligé d’arrêter. Travailler pour rien, quand même, faut pas exagérer. », regrette la restauratrice. « Mais sinon, moi j’aimerais bien continuer encore cinq ans », espère-t-elle, néanmoins.

AB

Pension de retraite : sur le chemin de la parité hommes/femmes ?

Vendredi 11 janvier 2013

33% de moins. Tel est l’écart parlant des niveaux de retraite des femmes par rapport aux hommes constaté en 2009, selon le dernier numéro de Retraite et société publié par la CNAV. En 2029, cet écart serait encore de 24% !

Autant dire que la réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes semble un chemin bien long, sinueux et sans issue véritable. C’est pourtant l’un des objectifs de la loi du 9 novembre 2010 portant réforme sur les retraites.

Plusieurs phénomènes sont avancés par cette publication pour expliquer ces écarts et cette réduction bien mince.

Après le 1er enfant…

Le chiffre : 38% des femmes arrêtent temporairement de travailler après leur 1er enfant. C’est surprenant par rapport à la vision de la société que l’on souhaiterait avoir. Mais le constat est là : les femmes sont moins nombreuses sur le marché du travail parce qu’elles assument un rôle encore dominant à la maison pour s’occuper des enfants et des tâches domestiques.

Pour les jeunes générations, s’il est désormais rare pour une femme de rester au foyer, il demeure fréquent qu’elle s’arrête temporairement de travailler après une naissance. Ainsi, 38 % des femmes ne travaillent pas après une première naissance, 51 % après une deuxième et 69 % après une troisième. De ce fait, l’activité des femmes continue de progresser mais à un rythme ralenti.

En outre, d’après les enquêtes Emploi du temps de l’Insee, la durée du temps domestique des femmes est encore supérieure de 70 % à celle des hommes (3 h 26 contre 2 h 00 par jour) et leur temps professionnel moindre. L’emploi à temps partiel s’est en effet largement répandu. Si 15 % des femmes étaient dans cette situation au début des années 1980, on en compte le double à la fin des années 1990 (depuis cette proportion est stable aux alentours de 30 %). Mais qui dit travail à temps partiel, dit salaire partiel et donc pension partielle.

Par ailleurs, les écarts de salaires persistent. S’ils diminuaient par le passé, ils ont pratiquement cessé de se réduire depuis le milieu des années 1990. Et, selon les projections, en 2029, les écarts rémanents de rémunération au cours de la vie active deviendraient alors la cause principale des différences de pension entre hommes et femmes partant au même âge.

Mais une part de la réduction des écarts pourrait venir aussi, non pas de la hausse des revenus des femmes, mais de la baisse des pensions des hommes. En effet, en comparant les résultats de 2029 à ceux de 2009, la part des hommes bénéficiant d’une retraite à taux plein au titre de la durée d’assurance est en forte baisse.

Reste une inconnue de taille : la population de retraités, hommes et femmes, célibataires ou divorcés/séparés dans les années à venir. Car sous l’effet de l’érosion du modèle du « couple marié stable », cette population ne sera plus composée uniquement de couples et d’individus veufs bénéficiant, au décès de leur conjoint, d’une pension de réversion qui modère la baisse de leurs ressources. Pour les retraités célibataires ou divorcés/séparés, cette pension de réversion ne jouera pas (ou peu).

Que retenir ? Les pensions de retraite des femmes vont, certes, progresser au fil des générations, mais sans, toutefois, rattraper celles des hommes. Et, en ignorant les évolutions démographiques et conjugales, bien malin qui peut prédire précisément les futurs écarts de niveau de vie à la retraite entre hommes et femmes. Si ce n’est que les femmes ont tout intérêt à bien préparer leur retraite.

AB

Pour prolonger :

  • intéressant point sur le blog de « Retraite plus » qui constate une inégalité hommes/femmes face aux maisons de retraite. Elles y sont plus nombreuses, avec des difficultés plus grande à en financer leur hébergement.
  • à noter aussi, au rayon des questions financières, qu’une égalité hommes/femmes est désormais posée juridiquement depuis le 21 décembre dernier, en matière de tarifs d’assurance.

Fraude aux retraites : s’il n’y avait que la Grèce…

Jeudi 26 avril 2012

800 millions d’euros par an, c’est ce que représente la fraude aux retraites et aux prestations sociales en Grèce, selon FranceInfo.fr.

Un montant hallucinant pour ne pas dire indécent dans un pays toujours en proie à la plus grave crise financière européenne.

Un nombre anormalement élevé d’aveugles dans l’île de Zante, des pensions d’handicapés attribuées à des Grecs parfaitement valides à Salonique ou des retraites post-mortem que des proches des défunts continuaient de percevoir, les autorités grecques ont mis au jour quelque 200 000 cas de fraudes. Athènes s’étant lancé dans une course aux économies dans le but de réduire sa dette.

Le ministère du Travail dévoile, par ailleurs, un autre scandale : des entreprises déclarant des cotisations sociales fictives afin de vendre au prix fort une couverture aux actifs non assurés, qui représentent près du tiers de la population active, explique LeMonde.fr. Quelque 4 000 cas ont déjà été recensés.

Des pratiques, hélas, qui ne datent pas d’aujourd’hui dans ce pays de carte postale… Un tel mépris de l’intérêt général est devenu intolérable aujourd’hui dans une Europe en difficulté.

Mais certains Grecs ne sont, hélas, pas les seuls à blâmer. Nous avons aussi en France, des personnes qui profitent d’un système incapable d’être pointilleux.

Pensions de retraite versées à l’étranger, dispositif « carrière longue », la France n’est pas en reste

Il y a près d’un an, déjà, la Cour des comptes suspectait des fraudes sur les pensions de retraite versées à l’étranger. Il s’est avéré que dans certains pays, « le nombre de centenaires pensionnés du régime général est supérieur à celui recensé par les services du recensement », selon leparticulier.fr

10 % des bénéficiaires des retraites sont des personnes qui ont travaillé, cotisé et donc acquis leurs droits à la retraite en France, alors qu’elles sont installées à l’étranger. Alors qu’en France, l’état civil informe automatiquement les caisses de retraite de la disparition d’une personne, ce n’est pas le cas dans d’autres pays, rappelle le site web de l’information juridique et pratique.

Autre cas de fraude, aujourd’hui, ce sont quelque 1.500 personnes, ayant profité du dispositif «carrière longue» pour partir à la retraite, qui se voient réclamer des remboursements allant jusqu’à plusieurs milliers d’euros par la sécurité sociale.

La loi Fillon II de 2003 permettait aux salariés ayant travaillé jeunes de partir plus tôt à la retraite même s’ils n’avaient pas le nombre requis d’annuités.

Pour cela, ils devaient racheter des trimestres de cotisations après avoir fourni des attestations sur l’honneur signées par deux témoins, prouvant qu’ils avaient travaillé dans leurs jeunes années. Mais à partir de 2008, face à la montée en charge du dispositif (ou de la mauvaise foi de certains ?) et à son « financement devenu lourd », l’administration a durci les conditions à travers une circulaire, explique LeFigaro.fr

« Nous avons conscience que certains dossiers sont litigieux mais la majorité des gens sont de bonne foi, ils ont été mal conseillés au départ. Il y a des situations dramatiques », regrette la CGT.

Les sommes réclamées à certains par les Urssaf, la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), chargée d’assurer le versement des pensions, et la MSA (Mutualité sociale agricole), atteignent plusieurs milliers d’euros, parfois 30.000 à 70.000 euros.

Tous ne sont peut-être pas des fraudeurs invétérés. Mais connaissez-vous des organismes habiles au cas par cas ? Comme dans la fable du berger qui criait au loup : « personne ne croit un menteur, même quand il dit la vérité »

Une chose est sûre, la fraude est un poison qui a toujours miné la cohésion sociale. Aujourd’hui elle contribue à mettre en danger les Etats. Il y a toujours des petits poissons qui passent les mailles du filet. Mais le jour où il n’y aura plus de filet…

AB

La fin des « retraites chapeau » ?

Mercredi 11 avril 2012

Nicolas Sarkozy a déclaré la semaine dernière, lors de la présentation de son programme pour l’élection présidentielle, vouloir « interdire les retraites chapeau »pour les hauts dirigeants d’entreprise.

« Il y a une partie des dirigeants qui ne veulent pas comprendre que le monde d’aujourd’hui est différent. Il y a des choses qui choquent, et qu’on ne peut pas accepter », avait déjà jugé le Président candidat dans le journal de 20 heures de France 2, fin février.

2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau

Or, il semblerait que les retraites chapeau ne soient pas uniquement réservées aux grands patrons des multinationales, même si cela concerne généralement cadres supérieurs et dirigeants.

On estime ainsi que près de 2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau pour une rente moyenne de 470 euros par mois, selon LaTribune.fr.

« La moitié des personnes concernées perçoit 2.000 euros en plus de sa pension », rappelait de son côté Europe 1 la semaine dernière à l’occasion d’une journée spéciale « Retraites » sur son antenne.

Autant dire qu’on est loin de l’image fantasmée d’une poignée de retraités qui deviennent millionnaires, véhiculée par le traitement médiatique de cette question.

En effet, ces « contrats de retraite à prestations définies » ou « article 39″ du Code général des impôts, sont souscrits en majorité par des PME de moins de 250 salariés qui « ont notamment pour objectif de fidéliser et de récompenser les salariés d’entreprises qui ne peuvent pas mettre en place des plans de stock-options et d’offrir une solution pour la retraite dans des PME« , explique la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA).

Ce sont donc des pensions « surcomplémentaires » qui consistent pour un employeur à financer une rente définie à l’avance pour le salarié qui a achevé sa carrière dans l’entreprise, qui viendra s’ajouter à celle versée par la caisse de retraite selon 2 régimes :

  • régime additionnel, permettant de percevoir un revenu de remplacement égal à un pourcentage du salaire en fin de carrière ;
  • régime différentiel, garantissant un complément de revenu calculé pour que l’ensemble des pensions de retraite (retraite obligatoire ou autres régimes par capitalisation existant dans l’entreprise) perçu par les salariés atteigne un niveau prédéterminé du salaire en fin de carrière.

Bon à savoir, les salariés comme les patrons profitent de cette solution de retraite pour PME puisque les contrats qui sont souscrits et financés par les entreprises ne peuvent être individualisés. Et lorsqu’un régime de retraite à prestations définies est mis en place pour une catégorie de salariés, un dispositif de retraite, (Perco ou contrat « article 83 ») doit bénéficier à l’ensemble des salariés, ce qui fait généralement défaut à bon nombre d’entre eux qui se retrouvent avec des revenus insuffisants lors de leur fin de vie active.

« On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant »

Si les entreprises se sont jetées sur ces contrats, c’est parce qu’ils présentent évidemment de nombreux avantages fiscaux. Les sommes versées sont notamment exonérées de charges patronales et de la CSG, et les rentes effectivement touchées par l’employé sont déductibles du résultat imposable de l’entreprise.

Sauf qu’avec toutes ces nombreuses polémiques, le régime fiscal de ces contrats a subi un important tour de vis lors de la réforme des retraites de 2010, freinant déjà beaucoup le développement des retraites chapeau, avec l’introduction de taxes spéciales de 7%, 14% ou 21% suivant les rentes.

Par ailleurs, suite à l’amendement sur les régimes de retraite supplémentaire d’entreprise à prestations définies, adopté le 29 novembre dernier, une circulaire précise la modification des modalités de calcul de la taxation sur les rentes.

Pour rappel, dans le cadre de l’examen du quatrième projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour 2011, le régime fiscal des retraites chapeau a été durci : les rentes supérieures à 24 000 € par mois (soit huit fois le plafond de la Sécurité sociale) seront désormais taxées à 28%, précise l’Argus de l’Assurance.

« On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant, j’imagine que c’était l’objectif du gouvernement », explique le dirigeant d’un cabinet de conseil en rémunération sur LeFigaro.fr

Ainsi, il y a fort à parier que les retraites chapeau finissent par disparaître d’elles-mêmes !

Chapeau bas…

AB

Une réforme… de la réforme des retraites inévitable ?

Mercredi 22 février 2012

Les retraites continuent de faire débat entre les candidats à l’élection présidentielle.

Lors de son 1er grand meeting à Marseille dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a visé le projet de François Hollande : ramener l’âge légal de la retraite à 60 ans, en maintenant les 41,5 années de cotisation :

« Aimer la France, c’est refuser de promettre la retraite à 60 ans en sachant que dans moins de dix ans on ne pourra plus payer les retraites », a clamé le candidat UMP.

Discours de Nicolas Sarkozy à Marseille

Un argument sujet à caution selon Les décodeurs, blog du Monde.fr  qui se propose de passer au crible les propos des hommes et femmes publiques pour y démêler le vrai du faux.

La retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt ne coulerait pas le système.

« Le PS ne propose pas un retour aux 60 ans pour tous, mais bien la possibilité laissée à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans de partir, dès lors qu’ils ont 41,5 années de cotisation, à 60 ans. Mais affirmer que cette réforme provoquera la faillite du système est un abus. », souligne le blog.

Les décodeurs rappellent que le parti socialiste chiffre le coût de ce rétablissement entre 1,5 et 2 milliards d’euros par an, au début du dispositif, pour 130 000 personnes concernées environ.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) parle lui aussi de 100 000 à 110 000 personnes concernées chaque année par un départ en retraite anticipé pour carrière longue. Quant au coût, il augmenterait année après année à mesure de la montée en charge du dispositif.

L’Institut Montaigne, d’orientation libérale, le chiffre à 5 milliards d’euros par an en 2017, en comptabilisant la baisse du chômage induite par la réforme. Le PS assure pour sa part qu’il financera cette mesure par deux hausses de taxes, sur les bonus et stock-options (relèvement du forfait social de 8 % à 20 %) et sur les cotisations patronales et salariales (0,1 % par an), ce qui rapporterait 5 milliards au total.

« La mesure serait donc en principe financée et ne coulerait pas le système de retraites. », affirment Les décodeurs.

Mais au-delà de ce combat d’arrière-garde sur « l’âge du capitaine », une vraie question se pose : pourra-t-on encore payer les retraites dans moins de 10 ans au même niveau qu’aujourd’hui ?

Les pensions de retraite en Allemagne se réduisent comme peau de chagrin

L’observatoire des politiques publiques, rappelle sur Challenges.fr, ce qui se fait à l’étranger. Et dans la plupart des pays voisins, l’âge légal de départ à la retraite est supérieur au nôtre.

« En Autriche, Portugal et Italie, il est fixé à 65 ans. Mais à la différence dela France, ces systèmes n’ont qu’un curseur : l’âge légal, qui permet de partir sans décote quelle que soit la durée de cotisation. », souligne l’observatoire.

La Grècea, elle aussi, décidé, du fait de la crise, de passer de 60 à 65 ans à l’horizon 2015.

« En janvier 2011, Angela Merkel se prononçait même pour une généralisation d’un âge légal à 67 ans dans toute la zone euro. », rappelle l’observatoire.

Car en Allemagne, depuis 2007, il a été repoussé de 65 à 67 ans pour une pension à taux plein avec une entrée en vigueur progressive d’ici à 2030. Mais il faut savoir qu’outre-Rhin, il est néanmoins possible de partir à la retraite à 63 ans en touchant une moindre pension. Le montant des pensions devient d’ailleurs problématique depuis que l’Allemagne a transformé, dès 1992, son régime de retraite en optant pour un système à points. Chaque point correspond à une valeur régulièrement ajustée en fonction de l’évolution des salaires, mais aussi en fonction du ratio de dépendance, c’est-à-dire du nombre de retraités au regard du nombre d’actifs afin de s’ajuster à l’évolution démographique.

« Mais, du fait d’une pyramide des âges vieillissante, les pensions se réduisent comme peau de chagrin depuis dix ans. Au point que le pays rencontre des problèmes de pauvreté de ses aînés », selon le site économique.

Là où les pensions (à taux plein) représentent, en moyenne, près de 65 % du salaire en France, les Allemands eux, arrivent péniblement à 50 %.

Autant dire que le problème du déficit des régimes de retraite reste entier en France malgré des économies estimées à 19 milliards par an à partir de 2018, selon l’observatoire des politiques publiques qui s’interroge sur Challenges.fr sur cette éventualité d’une réforme… de la réforme.

Du reste, rappellent Les Décodeurs, le PS a aussi promis une remise à plat globale du financement des retraites. Par ailleurs, le texte voté par le gouvernement en 2010 inclut lui aussi un amendement promettant une « réflexion nationale » sur une refonte complète des retraites dès 2014.

« Aucun des deux partis n’a donc aujourd’hui de solution pérenne dans tous les cas de figure. », conclut le blog.

Pas vraiment rassurant…

 

AB