Archive pour le mot-clef ‘parti socialiste’

Les retraites aux oubliettes de la présidentielle ?

Lundi 6 février 2012

retraite_presidentielle_fillon_aubryUne semaine après le duel entre François Hollande et Alain Juppé, François Fillon était l’invité de l’émission politique phare de France 2, ces derniers jours.

L’occasion pour le Premier ministre de se retrouver face à Martine Aubry pour un débat d’environ 40 minutes de temps. Une discussion très (trop ?) technique (de l’aveu général des observateurs), axée sur des batailles de chiffres et aussi sur la TVA sociale, parlant surtout des moyens de relancer la croissance ou encore de la politique de logement.

Mais, étonnamment, il me semble pas me tromper : rien n’a été dit sur les retraites. Pas de chiffrage ni de perspective, pas moins de solution ou de recommandation en l’état.

Pourtant, malgré l’entrée en vigueur de la réforme l’été dernier avec l’allongement de la durée de cotisation et la fin adoptée de la retraite à 60 ans, le sujet suscite encore des questions. Il déclenche toujours des polémiques et réveille des craintes aussi bien chez les retraités que chez les plus jeunes censés préparer la leur. Pas plus tard que ces derniers jours d’ailleurs.

Avec la promesse du candidat socialiste de laisser partir finalement à 60 ans ceux qui ont suffisamment cotisé, sur laquelle le Président de la République est revenue, la question des retraites semblait donc loin d’être une cause entendue entre les deux principales forces politiques du pays.

16 millions de retraités

La durée du débat était-elle trop courte pour aborder avec tout le sérieux qui s’impose l’avenir de nos retraites, loin d’être réglé pour les générations futures ? On peut se le demander.

La Première secrétaire du PS, qui, il est vrai, a toujours été plus nuancée que la position de son parti sur la question des retraites, n’aurait-elle dans le fond rien à objecter au Premier ministre, pourtant principal artisan de cette réforme ? Pour beaucoup d’experts, quelque sensibilité politique qu’il s’agisse, le dossier serait essentiellement technique et traité comme tel. Beaucoup d’observateurs avaient par exemple insisté sur l’aspect arithmétique du dossier, lié aux vieillissement de la population, à l’augmentation du chômage… qui grignotent les marges de manoeuvre.

Toujours est-il que, seule certitude, au lendemain de ce débat télévisé, les 16 millions de voix que représentent les retraités en France ont été (pour l’heure) oubliées, ou à tout le moins mise de côté pour d’autres urgences. Dommage, à moins de 80 jours du premier tour de l’élection présidentielle… même s’il reste encore de l’espace médiatique pour aborder le sujet. Et qu’il demeure des interpellations possibles, notamment via les partenaires sociaux comme le rappelle par exemple Essonneinfo.fr : il s’agit pour eux de “replacer la question des retraites dans les thématiques de campagne des candidats à la fonction présidentielle“.

 

AB

NB : et d’ailleurs, si vous portiez le débat sur la place publique, que souhaiteriez-vous que les politiques traitent en priorité concernant les retraites et ses moyens de financement ? où se place le curseur de l’urgence selon vous ?

Sarkozy : revenir sur la retraite à 60 ans est une folie

Lundi 30 janvier 2012

Sarkozy-retraite-bfmtvLe Président de la République a déclaré hier que le retour de la retraite à 60 ans était “une folie“, “un mensonge, ajoutant que “cela ne se ferait pas“, lors de son intervention télévisée, en faisant allusion à la proposition de François Hollande de revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont leur durée de cotisations.

 

“C’est une folie, il n’y a personne qui croit ça, il n’y a aucun Français qui pense que c’est vrai, c’est un mensonge parce que ça ne se fera pas”, a affirmé le chef de l’Etat.

“Quand on a fait la réforme des retraites, tout le monde nous a critiqués, maintenant toute l’Europe nous suit”, a-t-il même prétendu.

 

“Si les gens travaillent moins longtemps, qui va payer leurs pensions ?”

L’occasion pour Nicolas Sarkozy de balayer d’un revers de main l’une des propositions de François Hollande, sans jamais citer son nom. Le candidat du Parti Socialiste a en effet promis que, s’il est élu Président de la République en mai prochain, ceux qui ont suffisamment cotisé « pourront partir à 60 ans » (voir le post « Départ à 60 ans : François Hollande bat en retraite… ou presque »).

Une mesure qui “conduirait le pays à la ruine. Si les gens travaillent moins longtemps, qui va payer leurs pensions ?” s’est indigné Nicolas Sarkozy.

Ceux qui travailleront encore, si l’on en croit la présentation du programme de François Hollande faite jeudi dernier.

S’il est élu, sa promesse de permettre aux Français qui ont cotisé 41 ans de pouvoir partir à 60 ans sera financée par une hausse des cotisations sociales, souligne Le Monde.

Des mesures qui risquent sérieusement de grever les comptes de la Sécurité sociale, analyse Le Point.

Selon l’évaluation de l’association Sauvegarde retraites, elles coûteront au moins 6,3 milliards d’euros par an à partir de 2020, année où elles exerceront tous leurs effets.

Seul point commun pour le moment entre le candidat socialiste et le Président de la République : ne pas trop toucher aux retraités actuels, note Le Monde.

Mais pour combien de temps ?

AB

Retraite à 60 ans : 1 milliard d’euros en 2012

Mercredi 21 décembre 2011

retraite_60_ans_sasastro_flickrEt moi, et moi, et moi… pourrait clamer la jeunesse !

Car ce serait bel et bien un nouveau fardeau pour ses pauvres épaules que de rétablir la retraite à 60 ans pour nos aînés.

1 milliard d’euros l’an prochain et surtout 5 milliards en 2017, c’est en effet ce que coûterait la promesse du candidat PS à l’élection présidentielle (voir le post « Départ à 60 ans : François Hollande bat en retraite… ou presque »), selon les estimations de l’Institut Montaigne dévoilées par Les Echos.

Un chiffrage, d’ailleurs, qualifié de « tout à fait raisonnable » par Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, interrogé par le Nouvel Obs.

Le Parti Socialiste avait, en effet, chiffré le coût brut de cette mesure la 1ère année à 2 milliards d’euros, c’est-à-dire sans inclure les indemnités chômage en moins à verser en conséquence.

Tous ceux qui ont commencé à travailler après 20 ans seraient pénalisés

D’après les estimations de ce cercle de réflexion réputé libéral, 150.000 personnes, soit un futur retraité sur 5, seraient concernées par cet assouplissement en 2012.

Le nombre de personnes concernées devrait ensuite mécaniquement augmenter, en raison de l’augmentation de l’âge légal de départ en retraite. Le coût brut du dispositif devrait être de 6,75 milliards en 2017, moins 1,75 milliard de gain grâce à la diminution du nombre de chômeurs âgés indemnisés, soit 5 milliards en net, selon Capital.fr.

« Du coup, on a vaguement l’impression que la proposition de François Hollande ne s’appliquerait pas très longtemps, que ce guichet serait ouvert en 2012, 2013, mais pas au-delà parce qu’il coûterait cher. », analyse Dominique Seux des Echos sur son blog.

« Soit il restera zéro marge de manœuvre pour modifier les autres curseurs, ceux qui concernent la majorité des Français, puisque les hausses d’impôt prévues par le PS seront déjà consommées. Soit, comme cela se murmure, la réforme de la réforme allongera la durée de cotisation pour tous à 42 ans. Et alors tous ceux qui ont commencé à travailler après 20 ans seraient pénalisés, au moins financièrement. Tout en laissant des gros déficits. CQFD. », argumente le journaliste.

Une promesse inéquitable pour les jeunes

Même incrédulité à l’Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques publiques (IFRAP) qui a estimé, de son côté, ce projet d’étendre la mesure carrières longues aux personnes ayant travaillé à 18 ans à 12 milliards d’euros de 2012 à 2017.

« Cette proposition, sans doute généreuse, n’est pas du tout adaptée à la situation financière de la France et encore moins à celle des régimes de retraite qui sont déjà en déficit de 6 milliards d’euros cette année. », souligne la fondation.

D’autant plus que Frédéric Gonand, auteur de «Réformes des retraites» ­(Éditions universitaires européennes, 2010), professeur associé d’économie à l’université Paris-Dauphine, remarque surtout que le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans est inéquitable pour les jeunes dans une tribune publiée dans le Figaro.

« Le débat actuel sur les retraites continue d’oublier le grand enjeu caché de la réforme de 2010 : la protection des intérêts économiques de la jeunesse. », déplore-t-il.

Sans parler, évidemment, de l’avenir de leur propre retraite…

AB

Rétablissement de la retraite à 60 ans : 2 Français sur 3 sont pour !

Vendredi 2 décembre 2011

retablir_retraite_60_ansÊtes-vous inquiet(e) pour votre niveau de vie au moment de la retraite et souhaitez-vous le rétablissement de l’âge de départ à 60 ans ?

C’est oui, pour 64 % des Français qui se disent inquiets pour le montant de leur pension et 55 % pour leur niveau de vie, selon un sondage Ipsos publié aujourd’hui pour l’UMR (Union mutualiste retraite) en partenariat avec Liaisons sociales.

Des Français de plus en plus résignés (51 %) face à la réforme des retraites, et « en colère » (50 %) . (Ils étaient respectivement 45 % de résignés il y a un an, en novembre 2010, et 53 % “en colère” à la même époque). L’intégralité des résultats de ce sondage sera publiée lundi dans l’édition mensuelle de Liaisons sociales.

Seulement la moitié des Français a épargné en vue de la retraite

Les Français inquiets ? Il était temps !

« Ils sont plutôt sereins sans pour autant avoir de bonnes raisons de l’être », s’étonnait encore récemment Christophe Gloser, président du groupe de Gestion Fidelity à l’occasion de la parution d’une étude révélant que les Français préparent leur retraite moins bien et plus tard que les autres européens (voir le post « Retraite : les Français moins prévoyants que leurs voisins »).

En effet, 56 % des Français n’ont encore rien mis en place pour leur retraite selon cette étude. A l’inverse, 58 % des Européens ont déjà commencé à se faire un bas de laine.

Un attentisme confirmé, hélas, par ce nouveau sondage. La moitié seulement des personnes interrogées (50 %) a “épargné d’une manière ou d’une autre” en vue de la retraite : 38 % parmi eux ont souscrit au moins un produit d’épargne spécifique retraite.

Pas étonnant, ainsi, que l’avenir nous inquiète si nous ne faisons rien pour le préparer.

Une angoisse plus importante chez les femmes (58 % inquiètes pour leur niveau de vie et 68 % pour le montant de leur pension) et les actifs occupés (74 % inquiets pour le montant de la retraite, 65 % pour leur niveau de vie).

78 % des Français souhaitent que la réforme des retraites soit à nouveau débattue

Malgré tout, les Français restent optimistes quant à l’accès aux soins et la santé au moment de leur retraite pour 61 % des personnes interrogées . 60 % le sont sur leur capacité à vivre de façon indépendante. Des niveaux en nette augmentation depuis un an (respectivement 55 % et 54 % de confiants en novembre 2010 après le vote de la réforme des retraites).

Et il y a de quoi être optimiste. En effet, les mesures des deux plans de rigueur annoncés depuis le mois d’août, et notamment l’accélération du passage à 62 ans du droit à la retraite sont censées permettre de réaliser des centaines de millions d’euros d’économie et, on l’espère, sauver notre sécurité sociale.

Mais paradoxalement, 78 % des sondés souhaitent, par ailleurs, que les mesures votées dans le cadre de la réforme des retraites de 2010, qui a notamment reculé de 60 à 62 ans l’âge légal de départ, “fassent à nouveau l’objet de débats” durant la campagne présidentielle.

Quelque 70 % estiment même que le rétablissement de l’âge de départ à 60 ans, proposé par le Parti socialiste, est “juste”. 67 % d’entre eux souhaitant que cette mesure soit mise en œuvre.

En résumé, les Français, veulent le beurre et l’argent du beurre.

L’espoir fait vivre, comme on a coutume de dire.

Mais pas forcément mieux ni plus longtemps !

AB

Copyrights : dogwatcher sur Flickr

Retraite à 60 ans : plus une priorité pour la CFDT

Mercredi 16 novembre 2011

cfdt_francois_chereque_retraite_60_ansVexé, François Chérèque !

Froissé que le Gouvernement ait accéléré la semaine dernière le calendrier de la réforme des retraites. Pour rappel, l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans sera effectif en 2017 au lieu de 2018. Et il fallait s’y attendre, par extension, le recul progressif à 67 ans de l’âge permettant de toucher une pension à taux plein, et ce, quelle que soit la durée de cotisation, sera atteint en 2022 contre 2023 initialement.

François Fillon a, en effet, passé la vitesse supérieure. Sans même consulter apparemment les leaders syndicalistes. Le secrétaire général de la CFDT s’en est donc ému au micro de RTL en ce début de semaine face à Jean-Michel Apathie.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT… par rtl-fr

“La durée de cotisation doit être la base”

Pour autant, François Chérèque a définitivement chassé le spectre de la retraite à 60 ans, si chère au Parti Socialiste. Une belle porte de sortie pour le PS, analyse d’ailleurs Les Echos.

Un fardeau de moins, en effet, pour leur candidat désigné, François Hollande, quelque peu embarrassé par la cacophonie des leaders socialistes sur cette question comme nous l’évoquions lors des primaires du parti dans le post « Et le grand vainqueur de la primaire PS est… la retraite à 60 ans ! ».

La CFDT accorde davantage d’importance à la durée de cotisation.

La durée de cotisation devant être la base avec des choix personnels selon son propre parcours quant à l’âge de départ. Car c’est là, selon François Chérèque qu’on déplore le plus d’injustices, relate Les Echos. Certains salariés ayant commencé à travailler à 18 ans seront bientôt obligés de cotiser 44 ans, car ils ne pourront plus prendre leur retraite avant 62 ans. Or, il s’agit souvent de ceux qui sont le plus concernés par les métiers pénibles. A côté, d’autres pourront cesser de travailler, également à 62 ans, mais en ayant cotisé « seulement » 41,5 ans, la durée requise pour une retraite à taux plein.

6,4% des militants CGT ont moins de 30 ans

A croire qu’un vent de pragmatisme souffle sur les leaders syndicalistes cette semaine puisque même Bernard Thibault se félicite de la réforme des retraites, selon Marc Landré dans son blog de l’actualité sociale sur LeFigaro.fr !

De façon ironique, bien sûr ! Pour ne pas dire cynique.

Lundi, lors de la première présentation des comptes certifiés de la CGT, les chiffres ont parlé d’eux-mêmes : la CGT est une organisation de vieux ! A peine, 6,4% des militants ont moins de 30 ans. De plus, le syndicat peine à garder syndiqués ses militants lorsqu’ils deviennent retraités.

« On perd 80% de ceux qui basculent en retraite, ce n’est pas normal », juge Bernard Thibault. Et le patron de la CGT d’ironiser :

«Au moins avec la réforme des retraites et le recul de l’âge de départ en retraite, ils vont rester actifs plus longtemps », rapporte Marc Landré.

Plus aucun doute, c’est vraiment la crise !

AB

Copyrights : Neno° sur Flickr

Retraite à 60 ans : Martine Aubry plus nuancée

Lundi 26 septembre 2011

retraite_60ans_Martine_Aubry_nuancéeLa retraite à 60 ans sera la question majeure pour la primaire socialiste comme pour la présidentielle 2012, affirmait la semaine dernière Gérard Filoche sur le site Marianne2. Hélas, c’était sans savoir qu’un énorme pavé dans la mare sur la convergence franco-allemande allait être lancé par François Fillon peu après. Le possible recul de l’âge de départ à la retraite de 62 ans à 67 ans, pour s’aligner sur l’Allemagne, a en effet alimenté toutes les conversations ce week-end et définitivement enterré tout retour plausible de la retraite à 60 ans. Une promesse qui, dans le camp de l’opposition, avait déjà, de toute façon, du plomb dans l’aile.

« Pas de retour de la retraite à 60 ans pour chacun », c’était déjà la déclaration ambiguë de Martine Aubry qui a surpris bon nombre d’internautes qui avaient le loisir d’interroger en toute liberté l’ex-première secrétaire du PS, dernièrement, sur le site web de Rue 89.


Aubry : “On ne reviendra pas à la retraite à 60… par rue89

Pas de retour de la retraite à 60 ans pour chacun =
Retour de la retraite à 60 ans… mais pas pour tout le monde !

Une position que Martine Aubry affichait il y a près d’un an déjà sur France 2, dans l’émission politique « A vous de juger ».

En résumé, oui à “la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé tôt et avec emploi pénible” comme elle en a fait le serment récemment lors d’un meeting à Toulouse, rapporte le site web du Point.

Seulement, l’emploi, volontaire ou non, d’une tournure négative jette le trouble et trahit bien le manque de consensus au sein du PS sur cette question des retraites. Il y a déjà plus de 18 mois, Le Figaro titrait « Retraite à 60 ans : Martine Aubry fait marche arrière ».

L’ex-première secrétaire avait lâché, en effet, que dans la réalité, « beaucoup de Français partent à 61 ou 62 ans ». Aussi, le bureau national du parti de gauche s’était empressé de se prononcer pour le maintien de l’âge légal à 60 ans afin de couper court à toute polémique. Mais apparemment sous certaines conditions, désormais.

Hausse de la durée de cotisations

Sauf qu’aujourd’hui le vernis de l’unité craque à nouveau à quelques semaines de la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

« Ainsi Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg souhaitent-ils le retour de la retraite à 60 ans pour ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt. Et si Manuel Valls et Jean-Michel Baylet se démarquent et affirment qu’il sera impossible de revenir sur l’âge légal de départ à la retraite pour tous, ils ne ferment pas la porte à la prise de retraite à 60 ans – pour certains. Comme l’évoque le projet socialiste, plusieurs candidats font d’une hausse de la durée de cotisations un élément central de la réforme telle qu’ils l’envisagent. »

Souligne le Nouvel Obs dans un comparatif des projets des candidats sur les affaires sociales.

Mais sur France 2, à l’occasion du premier débat télévisé entre prétendants à l’investiture socialiste, aucun candidat ne s’est risqué sur ce dossier. Seule Martine Aubry s’est avancée mais de façon pondérée, commente le site du JDD. La candidate à la primaire socialiste a réitéré ses propos de la veille sur internet et ainsi assuré que si elle était élue en 2012, la retraite à 60 ans une fois rétablie ne serait pas un droit pour tous, avant de nuancer : “Il ne faut pas sacrifier les principes fondamentaux, sur lesquels reposent les retraites, de la répartition”.

Espérons que les 2 prochains débats prévus entre les 6 candidats (ce mercredi 28 septembre avec I-Télé, Europe 1, Le Parisien et les chaînes parlementaires et le 5 octobre avec BFM TV, RMC, Le Point et les chaînes parlementaires), leurs donnent au moins l’occasion d’être plus prolixes individuellement et surtout moins hésitants et énigmatiques sur l’avenir des retraites. En attendant, les Français, eux, quelque soient leurs intentions de vote, se sont faits une raison depuis bien longtemps. Il y a tout juste un an, Le Monde évoquait deux sondages selon lesquels une majorité de citoyens ne croyait pas à la promesse du PS de rétablir la retraite à 60 ans si la gauche remportait la présidentielle. D’aucuns n’ont sûrement oublié, suffrages après suffrages, que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

AB

Copyrights : Parti socialiste sur Flickr