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Le taux d’emploi des retraités bat des records en Allemagne

Mardi 11 août 2015

cumul_emploi_retraiteEn Allemagne, 14 % des 64-69 ans sont actifs aujourd’hui. En 2005, ils n’étaient que 6%. En l’espace de 10 ans, les retraités allemands se retrouvent donc deux fois plus nombreux à devoir continuer de travailler

Les séniors allemands ne rechignent pas à la tâche. C’est ce que révèlent les statistiques publiées par l’Office Allemand Destatis. Si en France le nombre de séniors actifs s’accroît d’année en année, il reste vraiment minime en comparaison de nos voisins d’outre-Rhin.

En effet, en Allemagne le taux d’emploi des 60-64 ans s’élève à 52 % alors qu’il n’était que de 28 % en 2005. En France, en 2013, le taux d’emploi de cette tranche d’âge n’était que de 23,3 %.

L’Allemagne est donc largement au-dessus de ses voisins européens en terme d’employabilité des séniors loin devant la France ou le Royaume-Uni. Cependant, ce sont l’Estonie et la Roumanie qui dominent ce classement. Dans ces pays, les séniors sont habitués à travailler plus vieux depuis plus longtemps.

En Allemagne, cette hausse significative s’explique de différentes manières. Tout d’abord, le pays a été l’un des premiers à mettre en place un relèvement progressif de l’âge de départ en retraite. Il a, en effet, commencé en 2012 à raison de quelques mois par an et sera pleinement effectif en 2029 où l’âge de départ sera fixé à 67 ans.

Mais ce n’est pas l’unique raison. En effet, même chez les plus de 64 ans le taux d’emploi a augmenté de plus de 8 % en 10 ans.

15 % des plus de 65 ans menacés de pauvreté

Pour comprendre pourquoi ce taux augmente constamment, il faut aussi tenir compte d’une raison sociale : de plus en plus de séniors veulent participer à la vie active. Et il faut également mettre en perspective l’enjeu financier. Beaucoup de séniors ont des pensions de retraite trop faibles qui ne leur suffisent plus pour vivre. Selon Destatis, 15 % des plus de 65 ans sont menacés de pauvreté.

Enfin l’Allemagne a un taux de natalité très bas. En effet, selon les données de la Banque mondiale, le taux de fécondité était de 1,4 enfants par femme en 2013. Un chiffre très faible en comparaison avec les autres pays européens. Le Royaume-Uni a un taux de fécondité de 1,90 enfants par femme, et en France il grimpe à 2. Par ailleurs, s’il y a peu de naissance, il y a aussi davantage de séniors. En 2014, l’Allemagne comptait plus de 17 millions de plus de 65 ans. Soit un allemand sur cinq. D’ici 2020, ce chiffre devrait encore augmenter de 5 millions.

Des retraités de plus en plus nombreux, fringants, avec des pensions faibles et des jeunes de moins en moins nombreux pour payer leurs retraites, autant de raisons qui font qu’une grande partie des retraités allemands n’a pas d’autre choix que de continuer à travailler.

Les retraités français vont-ils connaître le même sort ? Ils pourraient hélas en prendre le chemin si le recul progressif de l’âge de départ en retraite à 64 ans proposé récemment par la commission sociale du Sénat était adopté. À suivre …

Enfin le bout du tunnel pour les retraités frontaliers

Jeudi 7 mai 2015

double_impositionDepuis 2005, les retraités qui habitent en France et qui ont travaillé en Allemagne se voient infliger une double peine fiscale : ils paient des impôts dans ces deux pays. Mais bonne nouvelle, un accord vient d’être signé : à partir du 1er janvier 2016, les retraités de l’Hexagone paieront des impôts uniquement en France.

En 2005, l’Allemagne a modifié sa politique fiscale. Elle avait décidé de soumettre à l’impôt sur le revenu toutes les pensions de retraite versées par son système social. C’est-à-dire, aussi bien celles perçues par les retraités allemands que les retraités français ayant travaillé en Allemagne. Plusieurs dizaines de milliers de retraités français se sont vues contraints de payer des impôts en Allemagne mais aussi en France. Une double imposition vécue comme une double peine :

« toute ma vie j’ai payé en France, j’ai jamais payé d’impôts en Allemagne sauf ce jour-là, où, comme tous les retraités frontaliers j’ai reçu le fameux papier », explique Robert, un retraité frontalier dans un reportage sur France 3.

Fin 2013, le Gouvernement d’Angela Merkel, la chancelière allemande, avait proposé de mettre fin à la double imposition moyennant une rétrocession fiscale, comme c’est le cas avec la Suisse. Une solution qui avait trouvé un écho favorable auprès de Pierre Moscovici, ministre français de l’Économie et des Finances de l’époque, et son homologue allemand.

Mais ce n’est qu’aujourd’hui, près d’un an et demi plus tard, qu’un accord entre l’Allemagne et la France a enfin été signé.

Un accord pour la fin de la double imposition

Le 31 mars 2015, la nouvelle convention fiscale signée par Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et son homologue Wolfgang Schäuble, prévoit donc que les retraités frontaliers français résidant dans l’Hexagone s’acquitteront d’un seul impôt en France. Ainsi, après plus d’un an de statu quo, la signature de cet accord entre l’Allemagne et la France met définitivement fin à la double imposition des retraités frontaliers.

Cette mesure, applicable dès le 1er janvier 2016, devrait satisfaire les dizaines de milliers de retraités frontaliers français qui s’impatientaient.

« Cet accord, très attendu notamment des quelque 70 000 anciens travailleurs frontaliers de l’Est de la France, représentera pour beaucoup d’entre eux la fin d’une complexité administrative et un allégement de la charge fiscale qui pouvait résulter de cette double imposition », s’est réjoui Michel Sapin sur le site internet du Gouvernement.

Les Allemands, bons pour la retraite à 76 ans ?

Mercredi 13 août 2014

retraite_allemandsLes travailleurs allemands devraient travailler jusqu’à 76 ans pour sauver le système de retraite outre-Rhin. C’est l’estimation avancée par Henrik Müller, professeur de l’université technique de Dortmund, dans un éditorial du Manager Magazin, repris par le site du Point.fr. Projection fantaisiste ou prévisions réalistes qui finiront par concerner toute l’Europe et pas seulement l’Allemagne ?

Douche froide pour les salariés allemands

A l’instar de la situation Française, nos voisins sont touchés par le départ massif à la retraite des baby-boomers d’après-guerre. Actuellement 2,3 millions de retraités de plus de 75 ans sont dépendants des caisses de santé allemande et l’estimation devrait monter à 3,4 millions en 2030. Une tendance qui touche l’ensemble de l’Europe puisque selon le rapport démographique de 2010 de l’Eurostat, « le nombre d’individus âgés de 60 ans et plus au sein de l’UE croît actuellement de plus de deux millions chaque année, à peu près deux fois le taux observé jusqu’il y a encore trois ans ».

Or, avec un taux de natalité allemand qui est l’un des plus faibles au monde, difficile de remplacer les retraités et financer par conséquent leurs pensions. Avec 1,4 enfant par femme depuis 1970, la population allemande vieillit à tel point qu’elle est désormais la plus vieille d’Europe. Pour contourner le problème, il faudrait que les allemandes aient a minima 2,1 enfants pour assurer le renouvellement de la population. Hélas, les plus de 65 ans représentent déjà plus de 20 % des habitants.

Des départs en retraite anticipée malgré tout

Déjà prévoyante en 2007, l’Allemagne avait pourtant été le précurseur de la vague des réformes de retraite en Europe, plongeant ainsi les travailleurs outre-rhin dans un avenir bien laborieux : afin de satisfaire la réalité économique, il leur faudrait travailler jusqu’à 67 ans.

Mais depuis le 1er juillet, le pays est en train de faire machine arrière. Tous ceux qui ont cotisé 45 années peuvent désormais partir dès l’âge de 63 ans, âge qui sera relevé progressivement jusqu’à 65 ans maximum. Mis en place par le gouvernement de coalition entre les conservateurs et les sociaux-démocrates, le ministère du Travail estime qu’environ 240 000 actifs pourront prétendre à ce changement, pour un coût de 2 à 3 milliards d’euros par an. Et l’engouement ne s’est pas fait attendre, puisque dès la première semaine de l’entrée en vigueur de la loi, 50 000 personnes avaient déposé un dossier auprès des caisses de retraite, rapporte le site La-croix.com.

Accueillir de nouveaux cotisants ?

Face à cette nouvelle réforme, certains craignent une pénurie de main d’œuvre dans plusieurs domaines. Henrik Müller, quant à lui, avance l’idée d’accueillir plus de 14 millions d’immigrants en âge de travailler pour compenser ainsi le déséquilibre des caisses de retraites. Sans autre alternative car les Allemands ne sont visiblement pas prêts à accroitre leurs efforts. Selon Eric Thode, économiste et spécialiste des questions de retraite à la fondation Bertelsmann, «  les dispositifs de départ anticipé sont généralement très prisés en Allemagne, même quand il faut consentir à une décote ». 

Travailler ou faire travailler, telle semble être désormais la question pour sauver nos retraites en Europe.

AB

Retraités frontaliers : fin de la double imposition entre la France et l’Allemagne

Jeudi 2 janvier 2014

systeme_retraiteC’est un joli cadeau de Noël reçu par les frontaliers retraités au pied de leur sapin : la fin de la double taxe entre la France et l’Allemagne, rapporte le site du quotidien La Croix

Le Finanzamt (centre des impôts Allemand) qui centralise l’imposition des retraites allemandes perçues à l’étranger, a décidé il y a 3 ans d’imposer les pensions des frontaliers comme les revenus complémentaires de non-résidents en Allemagne. Ils étaient donc soumis à l’assujettissement fiscal limité sans aucun abattement à la base. Conséquence : l’impôt forfaitaire annuel représentait généralement équivalent d’un mois de traitement, explique L’Alsace.fr

Un véritable casse-tête auquel étaient confrontés ces personnes déjà fragilisées par un âge avancé, d’éventuelles maladies, le manque de maîtrise de la langue et la complexité du droit fiscal allemand.

Il y a quelques mois, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel avait proposé de céder l’imposition de ces retraites à la France moyennant une rétrocession fiscale, comme c’est le cas avec la Suisse. Une solution qui vient donc d’être entérinée par Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, et son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

Les modalités techniques de cet accord feront l’objet de discussions entre administrations fiscales au début de l’année 2014, précise Boursier.com.

A croire que pour ces retraités frontaliers, soutenus par de nombreuses associations et comités de défense ayant obtenu gain de cause après des années de combat, la magie de Noël existe vraiment…

 AB

Retraites : devrons nous travailler jusqu’à 69 ans comme les Anglais ?

Jeudi 12 décembre 2013

strategie_retraiteAu Royaume-Uni, c’est quasi certain, fin 2040, les Anglais ne pourront prétendre à une retraite à taux plein qu’à partir de l’âge de 69 ans. S’appuyant sur une espérance de vie qui continuera d’augmenter et une volonté politique rigoureuse de continuer à faire des économies, malgré le retour de la croissance outre-Manche, le gouvernement britannique a décidé d’adopter une nouvelle réforme de l’âge de départ. Question : un tel allongement de l’âge légal serait-il possible en France ?

« C’est une des décisions difficiles que doit prendre un gouvernement s’il veut sérieusement contrôler les dépenses publiques », a expliqué George Osborne, le ministre britannique des Finances.

« Le travail n’est pas terminé »

Déjà reporté à 65 ans il y a 2 ans à peine, une nouvelle réforme de l’âge de départ en retraite devrait obliger les Anglais à être encore plus patients, jusqu’à 68 ans au milieu des années 2030 et 69 ans à la fin des années 2040 pour pouvoir toucher leur pension d’État. Heureusement, tous les Britanniques ne comptent pas exclusivement sur cette pension, bien moins généreuse que celle de notre régime général en France, pour pouvoir prendre leur retraite.

Il faut savoir, en effet, que la retraite d’État en Angleterre, très faible, ne dépasse pas les 475 livres (570 euros) par mois. Contrairement à nous, en France, de nombreux salariés anglais cotisent donc aussi à un fonds de pension.

Alors même que la conjoncture économique au Royaume-Uni est des plus souriantes avec des prévisions de croissance à 1,4 % cette année (0,2 % pour la France) et à 2,4 % en 2014 (1 % pour la France), le gouvernement britannique maintient le cap de la rigueur.

« Le plan économique de la Grande-Bretagne fonctionne » grâce aux « sacrifices du peuple britannique » mais « le travail n’est pas terminé », a clamé George Osborne devant la Chambre des Communes, lors de son traditionnel « discours d’automne », rapporte 20minutes.fr.

« Oui, le déficit est en baisse mais il est toujours beaucoup trop élevé et nous prenons aujourd’hui de nouvelles décisions difficiles », a-t-il ajouté.

« Les jeunes travailleurs d’aujourd’hui devront travailler jusqu’à ce qu’ils s’effondrent », a dénoncé de son côté la confédération syndicale TUC.

Et, chez nous, en France avec un contexte économique bien moins favorable, peut-on craindre, tôt ou tard, nous aussi, un nouvel allongement de l’âge légal de départ en retraite ?

Et pourquoi pas !
La réforme des retraites ne sera pas la dernière pour 99,2 % des fonctionnaires

Qui aurait pu, déjà, imaginer une nouvelle réforme des retraites en 2013, 3 ans seulement après la réforme du gouvernement de François Fillon ?

Un nouveau projet de loi dont la mesure phare est justement l’allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans d’ici 2035 pour la génération née en 1973.

En clair, au rythme d’un trimestre tous les trois ans, pour ceux qui ont 40 ans aujourd’hui, qui sont entrés sur le marché du travail, en moyenne, à 23 ans, ils peuvent donc espérer, au mieux, partir à 66 ans pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein. Alors qu’officiellement, l’âge légal de départ en retraite est maintenu à 62 ans.

Par ailleurs, aujourd’hui paraît un sondage intéressant qui révèle que les fonctionnaires estiment à 99,2 % que la réforme Ayrault des retraites ne sera pas la dernière, selon une enquête Préfon / Toutsurlaretraite.com

« Les agents de l’État, eux-mêmes, ne croient donc pas à l’argumentaire du gouvernement et ils n’ont pas tort« , souligne LeFigaro.fr.

La réforme des retraites en cours d’adoption, censée garantir pourtant l’avenir et la justice de notre système de retraites se contente seulement de régler les quelque 7 milliards d’euros de déficit du régime général des salariés à horizon 2 020. Or, l’ardoise de tous les régimes s’élèvera à plus de 20 milliards d’euros, dont 8,6 milliards pour les seuls régimes du public. Bref, le compte n’y sera pas.

« Mieux vaut louer les vertus d’un ennemi, que flatter les vices d’un ami », ont coutume de dire les Anglais…

AB

Vos cotisations retraite placées en bourse rapporteraient aujourd’hui… 800 000 euros !

Jeudi 7 février 2013

C’est le savant calcul réalisé par Acrithène, doctorant en économie et blogueur sur Atlantico.fr.

Il a fait une simple estimation du capital dont vous pourriez disposer aujourd’hui pour votre retraite si vous aviez investi, durant toute votre vie active, vos cotisations en bourse plutôt que dans le système de répartition.

Résultat : 800 000 euros.

Voilà la somme que vous auriez aujourd’hui pour profiter de votre retraite.

Pour ses calculs, cet expert en économie a pris l’exemple d’un salarié du privé qui prendrait sa retraite cette année après 43 ans de travail et donc de cotisations. Il s’est basé sur un salaire représentant à peine 59% du salaire moyen en 1970, soit moins de 10 000 euros par an, et 115% du salaire moyen aujourd’hui, soit 40 000 euros bruts.

Sur 43 ans, les cotisations cumulées ne représentent que 200 000 euros

Sachant que les cotisations retraite représentent 26% aujourd’hui de votre salaire brut, en ayant placé ne serait-ce que 20% de son salaire brut dans le CAC 40, et réinvesti à chaque fois les dividendes, nets d’impôts, de ces mêmes actions, vous seriez détenteur d’un portefeuille d’une valeur de plus de 800 000 euros. Alors que les cotisations cumulées depuis 1970 ne représentent que 200 000 euros environ.

Un capital que ce retraité fictif pourrait très bien convertir en rente viagère auprès d’un assureur. En estimant son espérance de vie à 86 ans, il toucherait pendant 24 ans, une rente équivalente à près de 38 000 euros par an ! Une pension plutôt confortable, et sans avoir fait appel à la collectivité, c’est à dire sans bénéficier des cotisations des actifs plus jeunes comme le prévoit notre système par répartition.

Aujourd’hui le revenu annuel moyen d’un retraité célibataire en France n’est que de 14 600 euros, alors que les Français en espèrent le double !

Cette simulation originale jette donc un sacré pavé dans la mare, alors qu’une nouvelle réforme des retraites se dessine. Sans forcément balayer le système actuel, l’absence de retraite par capitalisation comme il en existe en Suède et en Allemagne se révèle nécessaire.

D’ailleurs, pour 51% des Français, le régime actuel par répartition existera toujours mais aura un rôle réduit car il sera supplanté par l’épargne personnelle. Près de la moitié des sondés (49%) disent avoir épargné en vue de leur retraite.

La prochaine réforme des retraites annoncée pour cette année semble donc capitale pour la France et mériterait qu’elle dépasse les caricatures et le débat stérile d’un simple choix archaïque entre répartition ou capitalisation.

Les bons comptes ne font-ils pas les bons amis ?

AB

« Le système des retraites en France, c’est le Titanic » !

Mercredi 30 janvier 2013

marc fiorentinoComme à son habitude, Marc Fiorentino n’y va pas par quatre chemins. Notre système de retraite coule à toute vitesse, selon lui. Un naufrage comparable à celui du Titanic d’après le PDG d’Euroland Finance interrogé par le Nouvel Obs à l’occasion de la parution de son nouveau livre « Sauvez votre retraite ! » aux éditions Robert Laffont.

« La réforme Fillon, ce sont quelques canots de sauvetage jetés à l’eau, qui permettront de sauver quelques retraités. Le retour aux 60 ans, même si cela ne concerne que 150 000 personnes qui, de plus, méritaient de partir à la retraite, c’est un mauvais signal, c’est l’orchestre qui joue sur le pont pendant que le bateau coule. », confie le conseiller financier au magazine.

Ses prédictions résumées en 4ème de couverture sont plus que pessimistes :

« (…) vous allez vivre plus vieux que vous ne l’imaginez, vous n’allez pas toucher la retraite à laquelle vous avez droit, vous allez devoir travailler plus longtemps que prévu, les jeunes cotisent pour rien, les seniors vont se faire piquer une partie de leurs économies, vous devez vous protéger contre la dépendance (…) »

Préparer, épargner, immobilier et s’assurer contre la dépendance

Couverture livre FiorentinoPour autant, Marc Fiorentino ne souhaite pas la disparition de notre système par répartition au profit exclusif d’un système par capitalisation à l’anglo-saxonne. Un système totalement inadapté, selon lui, rappelant que pendant la crise, il a failli connaître la faillite, des retraités américains ayant dû reprendre le chemin des petits jobs à 70 ans parce que leur « capital » de retraite s’était envolé sur les marchés financiers.

Le conseiller financier préfère un système par répartition, réaliste, avec un complément de capitalisation. Partageant, par ailleurs, l’idée récurrente d’une remise à plat complète du système avec pourquoi pas l’adoption d’un modèle « par points », à la suédoise comme le suggèrent certains syndicats et leaders politiques.

Mais, en attendant la grande concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux prévue au printemps, Marc Fiorentino donne, dans son nouveau livre, des conseils pratiques à suivre dès aujourd’hui. Une stratégie reposant sur 4 piliers : préparer, épargner, immobilier et s’assurer contre la dépendance, les 4 piliers d’une solution pour votre retraite.

En effet, plus que le simple fait de préparer sa retraite, il s’agit surtout d’anticiper sa fin de vie et se prémunir face à la dépendance, comme Marc Fiorentino l’a expliqué sur BFM Business :

Alors ? Enfin décidé(e) à « sauver » votre retraite ?

AB

L’Équateur, le meilleur endroit du monde pour couler une retraite heureuse

Mercredi 2 janvier 2013

C’est le site International living, spécialiste de la retraite à l’étranger pour les Américains, qui distingue pour la 4ème année consécutive « la petite Suisse de l’Amérique Latine ». L’Équateur, grand comme la moitié de la France, coincé entre la Colombie et le Pérou, serait ainsi le meilleur endroit de la terre pour prendre sa retraite.

Pour la douceur de son climat tropical ? La beauté de ses paysages variés qui s’étendent de l’océan Pacifique aux profondeurs de l’Amazonie ? Sa culture exotique ? Certes, oui. Mais surtout pour son coût de la vie et ses prix de l’immobilier bon marché comparé aux Etats-Unis et à l’Europe.

« Pour 38 000 euros, vous pouvez acheter une maison dans une ville coloniale ou un appartement sur la plage. Vous pouvez aussi louer un meublé de deux chambres sur la plage pour 380 euros par mois. L’immobilier ici est si abordable que certains expatriés ont deux maisons. »

Par ailleurs, le site assure que l’Équateur est une destination stable et sécure, s’appuyant sur le témoignage d’un Américain installé là-bas qui a l’impression « de vivre aux Etats-Unis dans les années 50 ».

Une certitude, le continent Sud-Américain est devenu l’eldorado des retraités Nord-Américains dont les revenus se réduisent au fil des ans comme une peau de chagrin.

Le Panama et le Mexique complètent ce podium des destinations paradisiaques pour couler une retraite heureuse. Cocotiers, plages dorées, eaux turquoises, loisirs peu coûteux,… autant d’arguments qui poussent de plus en plus les seniors américains à s’expatrier au Sud des Etats-Unis mais aussi en Asie et même en France.

Oui, vous avez bien lu. Plus de 100 000 américains vivent chez nous dans l’hexagone, à l’image de ce couple qui profite de sa retraite à Paris avec « un budget raisonnable de 2 400 euros par mois. »

Pour des retraités Français, en revanche, c’est au Maroc, en Tunisie ou en Espagne, qu’ils sont de plus en plus nombreux à couler une retraite heureuse pour un budget raisonnable. Ils seraient ainsi plus d’un million de retraités tricolores à couler des jours heureux à l’étranger.

L’expatriation des retraités semble donc un phénomène croissant qui prospère des deux côtés de l’atlantique. Drôle de paradoxe pourtant pour ces deux pays, les USA comme la France, où de nombreux jeunes du monde entier rêvent encore et toujours de s’installer alors que les retraités eux-mêmes ne songent qu’à les quitter…

AB

Les retraités vont-ils perdre en pouvoir d’achat ?

Mardi 10 juillet 2012

C’est la question soulevée à juste titre par le magazine LeParticulier.fr suite à la publication, cette semaine, du rapport 2012 de la Cour des comptes. En effet, la Cour des comptes recommande que 33 milliards soient économisés en 2013. Mais si d’aventure, la croissance économique était nulle l’an prochain pour le pays, ce serait même… 44 milliards qu’il faudrait épargner, selon  le journal LeParisien.fr.

Des sommes qui donnent le tournis… et qui s’inscrivent dans une certaine angoisse de la population. Que note par exemple un récent sondage Louis Harris (relayé sur terrafemina.com), pour qui « Les Français considèrent comme prioritaires la retraite et la protection sociale (…) pour 60% ».

En somme il s’agit d’une rigueur dont on ne veut simplement pas prononcer le nom, analysent les observateurs qualifiés.

Bientôt l’abandon de l’indexation des retraites sur l’inflation ?

Le simple trou de la Sécu devrait atteindre lui 14,5 milliards d’euros. C’est plus que prévu, pour le régime général dont la retraite est l’une des branches.

« Côté recettes, le chômage limite la progression de la masse salariale, donc des cotisations sociales. Côté dépenses, l’inflation entraîne une hausse des pensions de retraite », explique LeFigaro.fr

Seule solution dans ce contexte : revenir sur l’indexation annuelle des prestations de retraite en abandonnant la référence à l’inflation.

« La réforme de 2010 et son accélération décidée en 2011 ont fixé le cadre de l’évolution à moyen terme des dépenses. Une maîtrise accrue des dépenses, si elle s’avérait nécessaire, pourrait, à court terme, porter sur les mécanismes d’indexation des pensions comme l’ont fait de nombreux pays européens », recommande la Cour des comptes.

C’est effectivement ce qu’a fait par exemple l’Italie en sacrifiant les retraités sur l’autel de la rigueur. (voir à ce sujet le post « Retraites en Italie : les larmes en attendant le sang ? »)

On se souvient des larmes d’Elsa Fornero, ministre Italienne du travail, qui avait craqué quand elle a admis que les retraites ne seraient plus indexées sur l’inflation à partir de 2012, sauf pour les deux plus basses tranches de revenus. Bref, la baisse programmée du pouvoir d’achat des retraités italiens. 

La part de rigueur

En France, certaines voix à l’image du très médiatique chef d’entreprise, Charles Beigbeder, réclament depuis longtemps que les retraités prennent leur part de rigueur. (voir à ce sujet le post « Charles Beigbeder : “Que les retraités fassent un geste »)

Ainsi, l’application d’une augmentation en fonction de l’inflation serait abandonnée, au profit d’une indexation différenciée selon l’importance des pensions, afin de préserver le pouvoir d’achat des retraités les plus modestes. À l’instar des prestations familiales en 2012, les pensions de retraite pourraient être indexées sur l’évolution de la croissance économique en France ou PIB (Produit intérieur brut).

Une revalorisation inférieure d’un point permettrait une économie de 750 millions d’euros pour le régime général de retraite, en 2013, analyse LeFigaro.fr

La balle est désormais dans le camp du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et François Hollande.

AB

L’Allemagne tacle la France sur la retraite à 60 ans

Vendredi 15 juin 2012

Lors du sommet du G8, à Camp David (USA)

C’est un véritable sermon qu’a adressé le ministre allemand des Finances à l’encontre du Président de la République, François Hollande. Dans un entretien publié mercredi dernier par le quotidien italien La Stampa, Wolfgang Schäuble a exprimé son scepticisme quant à la décision de la France de rétablir l’âge de la retraite à 60 ans pour certaines personnes entrées tôt dans le monde du travail.

« En Europe, nous avons décidé d’adapter nos systèmes de protection sociale à l’évolution démographique. Nos pays sont tous vieillissants », a-t-il expliqué.

Une position encouragée d’ailleurs par le rapport publié cette semaine sur Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012. (voir le post « Pour l’OCDE, il faut relever l’âge de la retraite et promouvoir les pensions privées »)

« Mais la décision du président Hollande d’abaisser l’âge de la retraite ne correspond pas à cette décision. », a critiqué le ministre allemand des Finances.

En comparaison, l’âge minimum légal de départ à la retraite est de 63 ans en Allemagne, après 35 ans seulement de cotisations mais pour toucher une pension avec décote. Pour une pension à taux plein, les deux pays sont en revanche plus proches puisqu’en France, la réforme des retraites prévoit de la faire passer progressivement de 65 à 67 ans d’ici à 2023. Ce que l’Allemagne prévoit également de réaliser d’ici à 2028, rappelle LeFigaro.fr.

L’Allemagne exhortée à remettre le moteur de l’économie en route

Le quotidien souligne par ailleurs que ce mercredi, François Hollande recevait les dirigeants de l’opposition socialiste allemande à l’Élysée. Une coïncidence qui pourrait expliquer le pourquoi d’une telle critique. De plus, l’Allemagne doit faire face ces temps-ci à un feu croisé de critiques. De Washington à Rome, en passant par Londres, les dirigeants du G7 appellent l’Allemagne à relâcher sa position à propos de la rigueur, ajoute LeFigaro.fr

Outre Manche et outre Atlantique, le célèbre quotidien économique The Economist a même demandé en Une à Angela Merkel de «remettre le moteur» de l’économie en route.

La chancelière allemande, stoïque, a répondu que l’arrêt des réformes structurelles du marché du travail en cours «serait fatal». Et de vanter le modèle allemand. Les résultats de l’Allemagne «ont montré qu’il s’agissait du bon chemin», a-t-elle insisté. Mais, a-t-elle reconnu, ces réformes «ont besoin de temps» pour agir sur la croissance, rapporte LeFigaro.fr

Quant à la réaction de la France aux critiques de l’Allemagne, seul Pierre Moscovici, pour le moment, a répondu lors d’une conférence de presse :

« En ce qui concerne les propos de monsieur Schäuble, je serai extrêmement bref : je ne fais jamais de commentaire sur la politique qui est menée en Allemagne, voilà. »

Pourtant, de gauche comme de droite, lors de la campagne présidentielle, les commentaires sur la politique menée en Allemagne allaient bon train. Tous élogieux. Mais ça c’était avant…

AB