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82% des jeunes actifs n’ont plus confiance en la retraite par répartition

Mercredi 20 juin 2012

La jeunesse est très majoritairement pessimiste quant à l’avenir de sa propre retraite.

C’est l’un des enseignements, pour le moins édifiant, d’un sondage TNS Sofres pour le groupe Amundi Asset Management publié hier : 82% des jeunes actifs ne font plus confiance à notre système fondé sur la solidarité entre les générations pour leur assurer une pension suffisante.

Des jeunes carrément résignés, puisque 88% d’entre eux sont mêmes « conscients » que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) « vont baisser ».

Ils pensent même qu’elles seront trop faibles pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc…) :

  • 50% des 35-44 ans
  • 36% des 25-34 ans

Selon ces jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal c’est à dire la proportion du salaire touché à la retraite, devrait être de 76% alors qu’ils entrevoient pour eux seulement 56%, ce qui est déjà optimiste puisque c’est un peu plus que le taux de remplacement actuel moyen pour les salariés du privé (régime général).

Aujourd’hui seuls les fonctionnaires touchent environ 75% de leur salaire à la retraite.

« On sait que le compte n’y est pas », confirmait il y a quelques mois sur i-télé, Michel Godet, économiste et professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers).

« La retraite par répartition c‘est une chaine d’argent. Ce sont les actifs d’aujourd’hui qui payent pour les retraités d’aujourd’hui. Et demain il y aura beaucoup trop de retraités », explique-t-il.

« Les générations futures ont déjà le fardeau de notre dette », ajoute Michel Godet.

Les jeunes épargnent tôt pour leur retraite

« Il faudra un jour faire la retraite à points », préconise donc l’économiste. Mais en attendant l’éventualité d’un système de retraite à points, les jeunes, plutôt pessimistes, mettent des sous de côté pour leurs vieux jours : 34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans ont commencé à épargner pour la retraite.

C’est d’ailleurs l’une des récentes recommandations de l’OCDE qui préconise aux gouvernements de redoubler d’efforts pour promouvoir les pensions privées.

L’un des principaux produits de l’épargne salariale en vue de la retraite est le Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif), que peut proposer une entreprise et ouvert à tous les salariés.

En 2011 les souscriptions ont dépassé 1,3 milliard d’euros selon le groupe Amundi.

Les actifs en quête d’épargne pour la retraite peuvent aussi ouvrir un Pere (plan d’épargne retraite entreprise), si l’entreprise le propose, ou souscrire un Perp (plan d’épargne retraite populaire) auprès d’une institution de prévoyance, d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle.

Autant de solutions que vous pouvez comparer simplement grâce à notre comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. », écrivait Henri Estienne, philologue et humaniste du XVIème siècle. On dirait que les temps ont changé…

AB

Présidents de la République : des retraités gâtés

Mercredi 4 avril 2012

Nicolas Sarkozy pourra toucher jusqu’à 22 150 euros brut par mois s’il prend sa retraite en cas de défaite au lendemain de l’élection présidentielle.

« Si je suis battu le 6 mai, j’arrête la politique », avait déclaré, début mars, Nicolas Sarkozy sur RMC.

Le site Quoi.info l’a pris au mot et a calculé ce que pourrait toucher le Président sortant en tant que jeune retraité. Une rente à peu près équivalente à ce qu’il gagne aujourd’hui en exercice (18 700 euros), qui totalise plusieurs sources de revenus :

  • sa retraite de président de la République (2007-2012): 5250 euros bruts/mois. Cette pension, définie par la loi n° 55-366 du 3 avril 1955n’est soumise à aucun plafond de ressources : elle est donc cumulable avec les salaires ou les retraites d’autres mandats ;
  • sa retraite de député : 1900 euros bruts/mois. Entre juin 1988 et mai 1993 puis entre septembre 1995 et avril 1997, Nicolas Sarkozy a été député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine (Neuilly-sur-Seine, Puteaux). Mais ses droits à la retraite de député ne s’ouvriront qu’en 2015, lorsqu’il aura atteint les 60 ans requis ;
  • sa retraite de maire de Neuilly-sur-Seine (1983-2002) et de président de Conseil général des Hauts-de-Seine (2004-2007) : 2000 euros brut/mois ;
  • la pension pour un siège au Conseil constitutionnel : 13 000 euros brut par mois. Les anciens présidents de la République sont membres de droit à vie du Conseil constitutionnel.

De nombreux avantages en nature à vie

Autres avantages réservés aux anciens chefs de l’Etat jusqu’à la fin de leur vie par la volonté de François Mitterrand et de son Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius :

  • un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges, y compris le téléphone, sont assumées par l’Etat ;
  • deux personnes prises en charge par l’Etat qui sont affectés au service de leur appartement de fonction ;
  • deux policiers à titre permanent pour assurer leur protection rapprochée ;
  • une voiture de fonction dont l’entretien est assuré, avec deux chauffeurs ;
  • la gratuité sur l’ensemble des réseaux de transport publics dans la meilleure classe ;
  • sept fonctionnnaires (un chef de cabinet, deux assistants pour le secrétariat particulier, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires dactylographes)

Jacques Chirac, le plus gâté

Mais le Président sortant ne serait pas pour autant le plus privilégié. Il toucherait bien moins que ses prédécesseurs. Jacques Chirac étant le retraité le plus gâté. A la fin de son second mandat, en 2007, L’Express avait fait l’addition entre sa fonction présidentielle, ses anciens mandats de député de Corrèze, de conseiller général, de maire de Paris, de conseiller référendaire à la Cour des comptes et de membre du conseil constitutionnel. Total : 31 000€ bruts environ par mois.

Valéry Giscard d’Estaing n’étant pas très loin de ce chiffre, selon La Tribune, avec sa retraite d’ancien inspecteur général des finances, d’ancien élu local du Puy-de-Dôme, et d’ancien président de la République : 29 000€ bruts environ par mois. VGE n’ayant pourtant fait qu’un seul mandat.

En revanche aucun d’entre eux ne peut prétendre à une pension particulière au titre de leurs fonctions ministérielles par le passé. En effet, à l’exception des ministres fonctionnaires qui continuent de cotiser à leur caisse de retraite d’origine pendant leur mission au gouvernement, les ministres et les secrétaires d’Etat ne bénéficient d’aucun droit à la retraite.

AB