Archive pour le mot-clef ‘fiscalité’

Vivre sa retraite à l’étranger : le choix du climat et de la… fiscalité !

Mercredi 2 mai 2012

Avez-vous déjà songé à profiter de votre retraite ailleurs qu’en France ? Oui, bien sûr, mais où ?

Challenges.fr nous éclaire cette semaine avec le classement des 10 pays préférés des Français sous forme de diaporama. Détaillant aussi les raisons, souvent météorologiques, toujours fiscales, qui peuvent pousser nos compatriotes à s’expatrier à l’heure de la retraite.

Sans surprise, c’est le Maroc, à 3h d’avion seulement de Paris, qui arrive en tête des destinations préférées des Français qui, sans y avoir d’attaches familiales, choisissent de prendre leur retraite hors de France. Ils seraient déjà entre 20.000 et 25 000 environ à profiter d’un climat agréable mais aussi d’une fiscalité douce.

En effet, les “non-résidents” français sont imposés au Maroc sur leur pension, selon une convention fiscale signée entre les deux pays. Mais le royaume chérifien accorde aux retraités français un double avantage sur la part des revenus touchés au Maroc : un abattement de 40 % sur le montant à déclarer et une réduction de 80 % de l’impôt dû.

Au final, le Maroc offre aux retraités Français un coût de la vie environ 30 % inférieur à celui de l’Hexagone. Selon le site retraite-étranger.fr, l’avantage mensuel sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités résidant au Maroc, serait de 28 % (s’il est propriétaire) et même de 39 % (s’il est locataire) !

L’Espagne s’octroie la 2e place de ce classement. Il faut dire que les Franco-Espagnols sont nombreux, plus de 150 000 personnes selon les estimations, à revenir au pays lorsque sonne l’heure de la retraite pour profiter d’un climat plus agréable et d’un différentiel de niveau de vie encore – mais de moins en moins — intéressant.

Contrairement au Maroc, la fiscalité est neutre. C’est-à-dire que vos pensions resteront imposables en France. Et le coût de la vie est d’environ 10 % inférieur à la France.

Son voisin, le Portugal, occupe la 3e marche du podium. Les Portugais sont une des communautés les plus structurées et les plus fortes en France. Les mariages mixtes sont très nombreux, ce qui explique en grande partie le nombre élevé de Français (entre 30 000 et 50 000 environ) prenant leur retraite au Portugal. Comme pour l’Espagne, globalement, le coût de la vie au Portugal est moins élevé que dans la plupart des autres pays d’Europe où un retraité français peut “vivre mieux en dépensant moins”.

Un niveau de vie jusqu’à 60 % supérieur qu’en France

Mais d’une manière générale pour vivre vraiment mieux qu’en France avec le même budget il faut quitter l’Europe, traverser la Méditerranée et même les Océans.

Autres destinations privilégiées par les nouveaux retraités :

  • Tunisie : les Français y seraient déjà plus de 10 000, le coût de la vie est jusqu’à 50 % inférieur ;
  • Sénégal : de 3 000 à 5 000 Français qui n’ont pas d’attaches familiales avec le pays. L’avantage sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités serait d’environ 40 % ;
  • Île Maurice : environ 15 000 Français et leurs proches y résideraient ;
  • Floride (USA) : beaucoup de retraités attirés par la baisse des prix de l’immobilier sur place. Un tiers des 100 000 Français sur place seraient des retraités. Même s’ils restent imposables en France, le coût de la vie y est inférieur de 5 %.
  • République Dominicaine : un millier de Français. Hormis le climat et le coût de la vie dû à la pauvreté de l’île, cette destination offre peu d’avantages : absence de services publics et risque de double imposition.

Enfin, deux nouvelles destinations sont de plus en plus prisées, dernièrement, par les retraités Français : la Thaïlande et le Brésil.

La part des plus de 60 ans parmi nos compatriotes vivant en Thaïlande est passée de 4 % à 16 % ces 15 dernières années. C’est l’un des pays où le différentiel de niveau de vie est le plus favorable aux Français, jusqu’à 60 % supérieur, mais vous resterez imposable en France.

Au Brésil, en revanche, où le nombre des résidents français retraités y a plus que décuplé en 10 ans, vous serez imposables sur place.

Attention à l’effet “coup de soleil” !

Quelle que soit la destination que vous choisiriez pour passer votre retraite, même si climat et fiscalité se révèlent plus doux qu’en France, il ne faut pas négliger certains points faibles, rappelle le site de l’hebdomadaire économique.

“Attention à l’effet “coup de soleil” : quand on vient dans un pays en vacances, on bronze et on peut avoir l’impression que tout y est facile. Mais une fois installé, il faudra apprendre à vivre sur place toute l’année : se mettre, dans les pays non francophones, à apprendre la langue et s’y faire des amis. On ne peut pas passer sa vie à marcher sur la plage !”, met en garde Louis Eudes, PDG de Délocalia, société de conseil patrimonial pour les Français de l’étranger.

L’effet coup de soleil peut amener à surpayer les biens et les services, par méconnaissance des usages, de la réalité des prix et des prestations. Prenez par exemple la santé : dans les pays où le coût de la vie est bas, elle peut se révéler très chère, beaucoup plus qu’en France. Et il faudra donc prévoir une assurance santé ou l’adhésion à la CFE (Caisse des Français à l’étranger) avec mutuelle.

Alors ? Prêts vous aussi à tenter l’aventure, une fois retraité, pour un petit coin de paradis… fiscal ?

AB

Japon : taxer les beaux gosses pour financer les retraites ?

Lundi 30 avril 2012

C’est la proposition insensée mais néanmoins sérieuse d’un économiste Japonais : Takuro Morinaga. Elle est publiée dans un entretien au magazine japonais Aera, repris et traduit par Courrier International, pour faire d’une pierre, deux coups : limiter la progression du célibat et enrayer la chute du taux de natalité mais aussi sauver l’avenir des retraites nippones.

Le vieillissement de la population étant catastrophique au pays du soleil levant, comme le montre cet extrait d’un documentaire diffusé sur Arte :

1 Japonais sur 2, de 30 à 35 ans, est célibataire

« Depuis l’an dernier, les célibataires constituent le premier type de foyer au Japon : 16 millions de Japonais vivent seuls. Ceux qui se marient ont de moins en moins d’enfants (1,39 enfant par femme), et de plus en plus tard (âge moyen 29 ans). Il n’y a jamais eu aussi peu de naissances dans l’Archipel et le ratio de personnes âgées ne cesse et ne cessera de progresser.

Les femmes, quant à elles, refusent de former une famille, car cela revient pour elles à accepter un déclassement social et professionnel. 70 % des femmes japonaises quittent leur emploi au premier enfant. », rappelle LeFigaro.fr.

Et la crise n’a pas épargné les célibataires nippons. Leur salaire moyen annuel a dégringolé de 47 000 à 28 000 euros en dix ans ! Autant dire que leur sex-appeal auprès des Japonaises, apparemment vénales, a pris lui aussi une sacrée claque. En effet, ces dernières continuent de chercher le mari idéal, qui est censé gagner deux fois plus qu’elles.

À l’époque, explique l’économiste, la coutume était de dire : “Même s’il n’est pas très séduisant, il travaille dans une bonne entreprise. Avec lui, tu seras tranquille toute ta vie !”

Or, “le système de l’emploi à vie s’est effondré dans notre pays depuis l’éclatement de la bulle financière, au début des années 1990 et la pratique du mariage à vie qui était soutenue par ce dernier s’est écroulée à son tour”, ajoute Takuro Morinaga.

En s’appuyant sur les résultats d’une enquête sur la structure de l’emploi, une cellule de réflexion a calculé le nombre d’hommes mariés chez les 25-30 ans selon les tranches de revenus. Elle a mis en évidence que plus de 70 % des hommes ayant un revenu annuel de plus de 10 millions de yens (environs 95 000 euros) étaient mariés. En revanche, plus le revenu baissait, plus le nombre de mariages diminuait et, à l’approche du million de yens (9 500 euros), seul un homme sur six était marié.

Ainsi, « le seul moyen pour les laids de rivaliser avec les beaux, c’est l’équilibrage des revenus. La méthode la plus simple est de taxer les beaux mecs qui ont le monopole de la séduction. », avance Takuro Morinaga.

Doubler les impôts des “beaux”, réduire ceux des “laids”

Il propose donc de classer les Japonais en 4 catégories :

  • les “beaux”, dont le taux d’imposition serait doublé
  • les “normaux” ensuite, dont l’imposition ne serait pas affectée,
  • les “moyennement laids”, qui obtiendraient une réduction de 10 % d’impôts
  • les laids, qui paieraient 20 % en moins.

« La baisse de recettes fiscales provenant des contribuables laids sera largement compensée parce qu’auront à verser les beaux. Si l’on affecte ce surplus à la protection sociale, le financement des retraites sera facilité et l’avenir du Japon sera plus radieux. », ajoute-t-il.

La beauté serait évaluée lors d’une audience devant un “conseil d’évaluation de la beauté”, ou siégeront cinq femmes, tirées au sort.

Quant à aux femmes, selon l’économiste, celles

« qui séduisent les hommes et les mènent par le bout du nez ne sont pas forcément des beautés. Pour plaire aux hommes et profiter de leurs largesses, c’est la manière – les gestes, les manœuvres – qui compte, plus que l’apparence. Certaines femmes ont l’art de se faire entretenir, indépendamment de leur physique. Pour celles-là, il faudrait que leur revenu imposable soit calculé en fonction des avantages en nature qu’elles reçoivent des hommes. »

Ce n’est pas la première fois que le Japon songe à briser le principe d’égalité devant l’impôt. En 1941, déjà, l’État envisageait un impôt sur les célibataires, rappelle LeFigaro.fr.

AB

Epargne retraite : bravo les PERCO !

Jeudi 19 avril 2012

Quel succès pour les PERCO !

Les Plans d’Épargne pour la Retraite Collectif se portent à merveille. Une forme olympique, même ! Avec des chiffres records pour 2011 communiqués dernièrement par l’Association Française de la Gestion Financière :

  • l’encours atteint 5 milliards d’euros, en augmentation de 25 %
  • le nombre d’entreprises équipées atteint 148.000, en hausse de 20 %
  • le nombre de salariés adhérents est de 964.000, en hausse de 39 %

Et dire que sur la même période, le CAC 40 s’est déprécié de 17 % !

Cette progression des PERCO confirme ainsi l’engouement des salariés mais aussi des dirigeants pour les solutions d’épargne retraite au sein de l’entreprise. Comme le révélait le dernier baromètre Tendances Epargne et Retraite Entreprises (TE&RE) réalisé par Altedia et BNP Paribas E&RE. (voir le post « Les politiques aboient et la caravane de l’épargne retraite en entreprise… se surpasse ! »)

Pour rappel, le Perco permet aux salariés et dirigeants d’entreprises du secteur privé de se constituer un complément de retraite, grâce à une épargne volontaire, qui peut être abondée par l’entreprise.

Dans le détail, l’âge moyen de l’adhérent est de 46 ans avec une proportion de 62% d’hommes et 38% de femmes détenant un encours de 5 187 euros, majoritairement alimenté par l’entreprise.

Au 31 décembre 2011, les flux d’alimentation des PERCO, en hausse de 18% sur un an, ont atteint 1,4 milliards d’euros et se répartissent ainsi :

  • Participation : 23 %
  • Intéressement : 16 %
  • Versements volontaires des salariés : 21 %
  • Abondement de l’entreprise : 40 %

Clé du succès : une fiscalité avantageuse

Une fiscalité avantageuse pour l’entreprise, évidemment.

« L’abondement de l’employeur ainsi que les gains (dividendes, plus-values) sont exonérés d’impôt sur le revenu, à condition d’être immédiatement réinvestis sur le Perco. Et lors de la sortie, seuls les prélèvements sociaux seront dus (au taux actuel de 13,5 % et de 15,5% au 1er juillet). », rappelle Capital.fr

Et l’entreprise peut se montrer très généreuse. Elle peut, en effet, verser l’équivalent de 3 fois le montant placé par le salarié, dans la limite de 5.819 euros en 2012.

Autre avantage pour les salariés, il est possible de récupérer son épargne (qui est bloquée jusqu’à cette date) soit sous forme de rente soit en capital.

De plus, un tiers des salariés bénéficient d’une gestion pilotée de leur PERCO, c’est-à-dire une gestion financière basée sur une désensibilisation programmée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure de l’approche de la retraite. On n’est jamais trop prudent !

Par ailleurs, plusieurs mesures contenues dans la loi portant réforme des retraites du 9 novembre 2010 ont commencé à produire en 2011 un effet positif pour le développement des PERCO :

  • La moitié de la participation est automatiquement versée sur le PERCO sauf si le salarié préfère la percevoir immédiatement ou la verser sur son PEE ;
  • Les salariés peuvent verser cinq jours de RTT par an sur leur PERCO, si l’entreprise n’a pas mis en place de Compte Epargne Temps1 ;
  • Tous les PERCO proposent désormais une gestion de leur épargne pilotée en fonction de l’âge du salarié ;
  • Enfin, si une catégorie de salariés bénéficie d’un régime de retraite chapeau2, l’entreprise doit proposer à tous ses salariés un PERCO ou un autre dispositif d’épargne retraite.

Un levier de recrutement

Mais l’Association Française de la Gestion Financière souhaite aller plus loin. Dans ses propositions pour le développement de l’épargne salariale présentées aux candidats à l’élection présidentielle, l’AFG promeut l’idée d’une fiscalité qui encourage l’épargne de long terme utile pour le financement de l’économie. La priorité devrait être de poursuivre le développement des PERCO afin de permettre en particulier aux plus jeunes d’en bénéficier davantage et de drainer les sommes épargnées vers les entreprises, notamment les PME, pour qu’elles se développent et créent des emplois.

Ca tombe bien car ça correspond à une véritable attente de la part des jeunes comme le révélait il y a déjà 3 ans cette étude TNS Sofres « Les jeunes actifs et la retraite ».

« L’appétit des jeunes actifs pour ces plans collectifs est surtout manifeste lorsqu’on évoque la possibilité de procéder au déblocage anticipé des fonds pour l’achat de la résidence principale : pour eux, l’achat de la résidence principale est la 1ère disposition à prendre pour préparer sa retraite »

Surtout que de plus en plus le plan épargne retraite employeur risque de constituer un des rares leviers de recrutement. D’ailleurs 70% des jeunes salariés du privé ont déclaré qu’ils se renseigneraient à ce sujet dans l’optique d’un nouvel emploi.

1 sur 5 en ferait un de ses deux premiers critères de choix.

AB

La fin des « retraites chapeau » ?

Mercredi 11 avril 2012

Nicolas Sarkozy a déclaré la semaine dernière, lors de la présentation de son programme pour l’élection présidentielle, vouloir « interdire les retraites chapeau »pour les hauts dirigeants d’entreprise.

“Il y a une partie des dirigeants qui ne veulent pas comprendre que le monde d’aujourd’hui est différent. Il y a des choses qui choquent, et qu’on ne peut pas accepter”, avait déjà jugé le Président candidat dans le journal de 20 heures de France 2, fin février.

2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau

Or, il semblerait que les retraites chapeau ne soient pas uniquement réservées aux grands patrons des multinationales, même si cela concerne généralement cadres supérieurs et dirigeants.

On estime ainsi que près de 2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau pour une rente moyenne de 470 euros par mois, selon LaTribune.fr.

« La moitié des personnes concernées perçoit 2.000 euros en plus de sa pension », rappelait de son côté Europe 1 la semaine dernière à l’occasion d’une journée spéciale « Retraites » sur son antenne.

Autant dire qu’on est loin de l’image fantasmée d’une poignée de retraités qui deviennent millionnaires, véhiculée par le traitement médiatique de cette question.

En effet, ces “contrats de retraite à prestations définies” ou “article 39″ du Code général des impôts, sont souscrits en majorité par des PME de moins de 250 salariés qui “ont notamment pour objectif de fidéliser et de récompenser les salariés d’entreprises qui ne peuvent pas mettre en place des plans de stock-options et d’offrir une solution pour la retraite dans des PME“, explique la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA).

Ce sont donc des pensions “surcomplémentaires” qui consistent pour un employeur à financer une rente définie à l’avance pour le salarié qui a achevé sa carrière dans l’entreprise, qui viendra s’ajouter à celle versée par la caisse de retraite selon 2 régimes :

  • régime additionnel, permettant de percevoir un revenu de remplacement égal à un pourcentage du salaire en fin de carrière ;
  • régime différentiel, garantissant un complément de revenu calculé pour que l’ensemble des pensions de retraite (retraite obligatoire ou autres régimes par capitalisation existant dans l’entreprise) perçu par les salariés atteigne un niveau prédéterminé du salaire en fin de carrière.

Bon à savoir, les salariés comme les patrons profitent de cette solution de retraite pour PME puisque les contrats qui sont souscrits et financés par les entreprises ne peuvent être individualisés. Et lorsqu’un régime de retraite à prestations définies est mis en place pour une catégorie de salariés, un dispositif de retraite, (Perco ou contrat « article 83 ») doit bénéficier à l’ensemble des salariés, ce qui fait généralement défaut à bon nombre d’entre eux qui se retrouvent avec des revenus insuffisants lors de leur fin de vie active.

“On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant”

Si les entreprises se sont jetées sur ces contrats, c’est parce qu’ils présentent évidemment de nombreux avantages fiscaux. Les sommes versées sont notamment exonérées de charges patronales et de la CSG, et les rentes effectivement touchées par l’employé sont déductibles du résultat imposable de l’entreprise.

Sauf qu’avec toutes ces nombreuses polémiques, le régime fiscal de ces contrats a subi un important tour de vis lors de la réforme des retraites de 2010, freinant déjà beaucoup le développement des retraites chapeau, avec l’introduction de taxes spéciales de 7%, 14% ou 21% suivant les rentes.

Par ailleurs, suite à l’amendement sur les régimes de retraite supplémentaire d’entreprise à prestations définies, adopté le 29 novembre dernier, une circulaire précise la modification des modalités de calcul de la taxation sur les rentes.

Pour rappel, dans le cadre de l’examen du quatrième projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour 2011, le régime fiscal des retraites chapeau a été durci : les rentes supérieures à 24 000 € par mois (soit huit fois le plafond de la Sécurité sociale) seront désormais taxées à 28%, précise l’Argus de l’Assurance.

“On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant, j’imagine que c’était l’objectif du gouvernement”, explique le dirigeant d’un cabinet de conseil en rémunération sur LeFigaro.fr

Ainsi, il y a fort à parier que les retraites chapeau finissent par disparaître d’elles-mêmes !

Chapeau bas…

AB

Retraite à 60 ans : les Français n’y croient plus

Lundi 20 février 2012

Résignés ou pragmatiques face à l’avenir des retraites, une chose est sûre, les Français ont semble-t-il fait le deuil de la retraite à 60 ans selon un sondage Cecop-CSA publié la semaine dernière.

Plus d’1 Français sur 2 ne croit pas au retour de la retraite à 60 ans

Même en cas d’accession de la Gauche au pouvoir, 55 % des personnes interrogées dans cette étude, réalisée pour le Cercle des épargnants, ne s’attendent pas à un retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans contre 11 % qui le croient.

Plus encore, une nette majorité de personnes interrogées (58 %) estime qu’il sera nécessaire de reporter à nouveau l’âge légal de départ, jusqu’à 65 ans. En 2011, ils n’étaient que 30 % à le penser. Quelle évolution !

63 % des Français pensent que les pensions de retraite vont diminuer

S’agissant des pensions de retraite, les Français ne sont pas plus optimistes.

  • 63 % pensent qu’elles vont diminuer
  • 23 % qu’elles vont rester stables
  • 13 %, seulement, qu’elles augmenteront.

À noter, les catégories socioprofessionnelles les plus aisées sont les plus inquiètes (78 % des cadres supérieurs).

Face à ces inquiétudes, 54 % des Français entendent épargner pour préparer leur retraite et 45 % pour couvrir leurs dépenses d’assurance-maladie. Et à leurs yeux, l’assurance-vie paraît incontournable.

« Elle reste perçue comme le placement idéal », souligne Jérôme Jaffré, directeur du Centre d’études et connaissances sur l’opinion publique (Cecop) sur le Figaro.fr

Pourtant, l’assurance-vie a été boudée par les épargnants en 2011, rappelle le quotidien. Pour la première fois, ils ont retiré plus d’argent qu’ils n’en ont versé. La collecte nette est tombée à 7,6 milliards d’euros en 2011, soit presque sept fois moins qu’en 2010.

« La majorité des épargnants ont surtout puisé dans leur épargne pour consommer ou pour acquérir un bien immobilier. Seuls 2 % des rachats ont été réinvestis sur d’autres placements financiers », précise Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants.

Une tendance qui pourrait s’atténuer cette année, puisque 85 % avancent qu’ils n’envisagent pas de toucher à cette épargne dans les prochains mois.

Les Français attendent par ailleurs que l’État ne remette pas en cause les incitations fiscales à l’assurance-vie et aide l’épargne de long terme dans lequel elles s’inscrivent, conclut l’étude.

Pour aller plus loin, savoir ce qu’est vraiment un contrat d’Assurance-Vie, pourquoi ce placement a toujours les faveurs des Français, consultez notre Guide vidéo de l’assurance-vie :

 


L’assurance-vie, c’est quoi au juste? par BforBankTV

AB