Archive pour le mot-clef ‘entreprise’

82% des jeunes actifs n’ont plus confiance en la retraite par répartition

Mercredi 20 juin 2012

La jeunesse est très majoritairement pessimiste quant à l’avenir de sa propre retraite.

C’est l’un des enseignements, pour le moins édifiant, d’un sondage TNS Sofres pour le groupe Amundi Asset Management publié hier : 82% des jeunes actifs ne font plus confiance à notre système fondé sur la solidarité entre les générations pour leur assurer une pension suffisante.

Des jeunes carrément résignés, puisque 88% d’entre eux sont mêmes « conscients » que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) « vont baisser ».

Ils pensent même qu’elles seront trop faibles pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc…) :

  • 50% des 35-44 ans
  • 36% des 25-34 ans

Selon ces jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal c’est à dire la proportion du salaire touché à la retraite, devrait être de 76% alors qu’ils entrevoient pour eux seulement 56%, ce qui est déjà optimiste puisque c’est un peu plus que le taux de remplacement actuel moyen pour les salariés du privé (régime général).

Aujourd’hui seuls les fonctionnaires touchent environ 75% de leur salaire à la retraite.

« On sait que le compte n’y est pas », confirmait il y a quelques mois sur i-télé, Michel Godet, économiste et professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers).

« La retraite par répartition c‘est une chaine d’argent. Ce sont les actifs d’aujourd’hui qui payent pour les retraités d’aujourd’hui. Et demain il y aura beaucoup trop de retraités », explique-t-il.

« Les générations futures ont déjà le fardeau de notre dette », ajoute Michel Godet.

Les jeunes épargnent tôt pour leur retraite

« Il faudra un jour faire la retraite à points », préconise donc l’économiste. Mais en attendant l’éventualité d’un système de retraite à points, les jeunes, plutôt pessimistes, mettent des sous de côté pour leurs vieux jours : 34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans ont commencé à épargner pour la retraite.

C’est d’ailleurs l’une des récentes recommandations de l’OCDE qui préconise aux gouvernements de redoubler d’efforts pour promouvoir les pensions privées.

L’un des principaux produits de l’épargne salariale en vue de la retraite est le Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif), que peut proposer une entreprise et ouvert à tous les salariés.

En 2011 les souscriptions ont dépassé 1,3 milliard d’euros selon le groupe Amundi.

Les actifs en quête d’épargne pour la retraite peuvent aussi ouvrir un Pere (plan d’épargne retraite entreprise), si l’entreprise le propose, ou souscrire un Perp (plan d’épargne retraite populaire) auprès d’une institution de prévoyance, d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle.

Autant de solutions que vous pouvez comparer simplement grâce à notre comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. », écrivait Henri Estienne, philologue et humaniste du XVIème siècle. On dirait que les temps ont changé…

AB

Japon : taxer les beaux gosses pour financer les retraites ?

Lundi 30 avril 2012

C’est la proposition insensée mais néanmoins sérieuse d’un économiste Japonais : Takuro Morinaga. Elle est publiée dans un entretien au magazine japonais Aera, repris et traduit par Courrier International, pour faire d’une pierre, deux coups : limiter la progression du célibat et enrayer la chute du taux de natalité mais aussi sauver l’avenir des retraites nippones.

Le vieillissement de la population étant catastrophique au pays du soleil levant, comme le montre cet extrait d’un documentaire diffusé sur Arte :

1 Japonais sur 2, de 30 à 35 ans, est célibataire

« Depuis l’an dernier, les célibataires constituent le premier type de foyer au Japon : 16 millions de Japonais vivent seuls. Ceux qui se marient ont de moins en moins d’enfants (1,39 enfant par femme), et de plus en plus tard (âge moyen 29 ans). Il n’y a jamais eu aussi peu de naissances dans l’Archipel et le ratio de personnes âgées ne cesse et ne cessera de progresser.

Les femmes, quant à elles, refusent de former une famille, car cela revient pour elles à accepter un déclassement social et professionnel. 70 % des femmes japonaises quittent leur emploi au premier enfant. », rappelle LeFigaro.fr.

Et la crise n’a pas épargné les célibataires nippons. Leur salaire moyen annuel a dégringolé de 47 000 à 28 000 euros en dix ans ! Autant dire que leur sex-appeal auprès des Japonaises, apparemment vénales, a pris lui aussi une sacrée claque. En effet, ces dernières continuent de chercher le mari idéal, qui est censé gagner deux fois plus qu’elles.

À l’époque, explique l’économiste, la coutume était de dire : “Même s’il n’est pas très séduisant, il travaille dans une bonne entreprise. Avec lui, tu seras tranquille toute ta vie !”

Or, “le système de l’emploi à vie s’est effondré dans notre pays depuis l’éclatement de la bulle financière, au début des années 1990 et la pratique du mariage à vie qui était soutenue par ce dernier s’est écroulée à son tour”, ajoute Takuro Morinaga.

En s’appuyant sur les résultats d’une enquête sur la structure de l’emploi, une cellule de réflexion a calculé le nombre d’hommes mariés chez les 25-30 ans selon les tranches de revenus. Elle a mis en évidence que plus de 70 % des hommes ayant un revenu annuel de plus de 10 millions de yens (environs 95 000 euros) étaient mariés. En revanche, plus le revenu baissait, plus le nombre de mariages diminuait et, à l’approche du million de yens (9 500 euros), seul un homme sur six était marié.

Ainsi, « le seul moyen pour les laids de rivaliser avec les beaux, c’est l’équilibrage des revenus. La méthode la plus simple est de taxer les beaux mecs qui ont le monopole de la séduction. », avance Takuro Morinaga.

Doubler les impôts des “beaux”, réduire ceux des “laids”

Il propose donc de classer les Japonais en 4 catégories :

  • les “beaux”, dont le taux d’imposition serait doublé
  • les “normaux” ensuite, dont l’imposition ne serait pas affectée,
  • les “moyennement laids”, qui obtiendraient une réduction de 10 % d’impôts
  • les laids, qui paieraient 20 % en moins.

« La baisse de recettes fiscales provenant des contribuables laids sera largement compensée parce qu’auront à verser les beaux. Si l’on affecte ce surplus à la protection sociale, le financement des retraites sera facilité et l’avenir du Japon sera plus radieux. », ajoute-t-il.

La beauté serait évaluée lors d’une audience devant un “conseil d’évaluation de la beauté”, ou siégeront cinq femmes, tirées au sort.

Quant à aux femmes, selon l’économiste, celles

« qui séduisent les hommes et les mènent par le bout du nez ne sont pas forcément des beautés. Pour plaire aux hommes et profiter de leurs largesses, c’est la manière – les gestes, les manœuvres – qui compte, plus que l’apparence. Certaines femmes ont l’art de se faire entretenir, indépendamment de leur physique. Pour celles-là, il faudrait que leur revenu imposable soit calculé en fonction des avantages en nature qu’elles reçoivent des hommes. »

Ce n’est pas la première fois que le Japon songe à briser le principe d’égalité devant l’impôt. En 1941, déjà, l’État envisageait un impôt sur les célibataires, rappelle LeFigaro.fr.

AB

Faut-il investir en bourse pour sa retraite ?

Mercredi 25 avril 2012

Alors que l’Europe est face à un défi colossal, le financement des retraites, les mesures de rigueur prises dans chaque pays comme l’allongement de la durée de cotisation et de l’âge légal de départ, nous incitent à davantage préparer nous-mêmes, financièrement, notre retraite.

Plan d’épargne retraite individuel, collectif, assurance-vie, immobilier… ce ne sont pas les possibilités de placement et d’investissement qui manquent.

Mais que penser de la bourse ? Peut-on aussi préparer financièrement ses vieux jours en investissant sur les marchés ? Est-ce une démarche trop risquée et dangereuse ? Car on n’oublie pas que ces dernières années ont été ponctuées de crises et soubresauts sur les places boursières.

Aujourd’hui, qu’a-t-on appris ? Quelles sont les questions que doit se poser l’investisseur pour placer sans trop de risque son argent en bourse ?

Autant de questions posées dernièrement, lors de la conférence-live BforBank sur le thème : “Investir en bourse. Les nouvelles règles 2012″, animée par Thomas Blard avec :

Les trois experts ont parlé de l’ambiance sur les marchés, des différentes stratégies de placement à adopter, de la fiscalité des actions mais aussi de la question d’investir en bourse pour préparer sa retraite.

Ni un casino, ni le loto, mais un investissement à long terme


Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012… par BforBankTV

« La bourse doit être considéré comme un investissement à long terme », a rappelé d’emblée Bertrand Miserey.

« Investir régulièrement contribue à lisser le risque. », a ajouté Véronique Guisquet-Cordoliani.

Les trois experts regrettant la vision négative que l’on peut avoir de la bourse en France, préférant se reposer sur l’Etat, contrairement aux pays anglo-saxons où chacun doit financer sa retraite et capitalise très tôt, dès son entrée sur le marché du travail.

Faut-il viser le rendement ou la croissance d’une action?

Tout dépend de son âge et de son objectif. Si vous êtes un retraité débutant en bourse et que vous souhaitez avoir chaque année des rendements réguliers, alors nos experts vous conseillent d’opter pour des sociétés qui vous verseront de généreux dividendes.

En revanche, si vous êtes jeune et que votre but est de constituer une épargne retraite sur 10 ou 15 ans, nos experts vous conseillent de choisir des sociétés pour lesquelles vous n’allez pas vous intéresser uniquement au dividende mais au potentiel d’évolution du cours de l’action.

« C’est pas le casino, c’est pas le loto, c’est un placement moyen et long terme. Si on veut faire du day-trading c’est un autre sport, c’est une autre spéculation et c’est surtout pas pour faire sa retraite », a souligné Jean-Marc Sylvestre.

« La prudence que je ne comprends pas c’est celle des seniors aujourd’hui »


Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012… par BforBankTV

« Avant d’aller directement sur les marchés il faut se faire une phase d’apprentissage », préconise Bertrand Miserey.

« La prudence que je ne comprends pas c’est celle des seniors aujourd’hui. », s’est étonné Jean-Marc Sylvestre.

Car si les systèmes de retraite sont fragilisés pour les générations futures, ce n’est pas le cas pour les retraités aujourd’hui qui ont des pensions très confortables selon le journaliste économique. De plus, la moitié des retraités sont propriétaires de leur logement principal et détiennent de nombreux livrets bancaires.

« C’est eux qui devraient prendre des risques en bourse. Car leur espérance de vie est relativement courte donc s’ils se cassent la figure dans 10 ou 15 ans, peu importe ! », a expliqué le journaliste économique, constatant par ailleurs, avec ironie que dans un casino, les seniors sont bien plus nombreux à jouer aux machines à sous et sur les tables que les jeunes.

Dans les autres parties de la conférence (visible sur la WebTV BforBank), les experts ont abordé bien d’autres questions plus générales, concernant tout profil d’investisseurs.

Mais vous, chers lectrices et lecteurs, à la retraite ou en train de la préparer activement ? Pour vos placements en 2012 et au futur, ce sera la bourse ou la… bourse ?

AB

Epargne retraite : bravo les PERCO !

Jeudi 19 avril 2012

Quel succès pour les PERCO !

Les Plans d’Épargne pour la Retraite Collectif se portent à merveille. Une forme olympique, même ! Avec des chiffres records pour 2011 communiqués dernièrement par l’Association Française de la Gestion Financière :

  • l’encours atteint 5 milliards d’euros, en augmentation de 25 %
  • le nombre d’entreprises équipées atteint 148.000, en hausse de 20 %
  • le nombre de salariés adhérents est de 964.000, en hausse de 39 %

Et dire que sur la même période, le CAC 40 s’est déprécié de 17 % !

Cette progression des PERCO confirme ainsi l’engouement des salariés mais aussi des dirigeants pour les solutions d’épargne retraite au sein de l’entreprise. Comme le révélait le dernier baromètre Tendances Epargne et Retraite Entreprises (TE&RE) réalisé par Altedia et BNP Paribas E&RE. (voir le post « Les politiques aboient et la caravane de l’épargne retraite en entreprise… se surpasse ! »)

Pour rappel, le Perco permet aux salariés et dirigeants d’entreprises du secteur privé de se constituer un complément de retraite, grâce à une épargne volontaire, qui peut être abondée par l’entreprise.

Dans le détail, l’âge moyen de l’adhérent est de 46 ans avec une proportion de 62% d’hommes et 38% de femmes détenant un encours de 5 187 euros, majoritairement alimenté par l’entreprise.

Au 31 décembre 2011, les flux d’alimentation des PERCO, en hausse de 18% sur un an, ont atteint 1,4 milliards d’euros et se répartissent ainsi :

  • Participation : 23 %
  • Intéressement : 16 %
  • Versements volontaires des salariés : 21 %
  • Abondement de l’entreprise : 40 %

Clé du succès : une fiscalité avantageuse

Une fiscalité avantageuse pour l’entreprise, évidemment.

« L’abondement de l’employeur ainsi que les gains (dividendes, plus-values) sont exonérés d’impôt sur le revenu, à condition d’être immédiatement réinvestis sur le Perco. Et lors de la sortie, seuls les prélèvements sociaux seront dus (au taux actuel de 13,5 % et de 15,5% au 1er juillet). », rappelle Capital.fr

Et l’entreprise peut se montrer très généreuse. Elle peut, en effet, verser l’équivalent de 3 fois le montant placé par le salarié, dans la limite de 5.819 euros en 2012.

Autre avantage pour les salariés, il est possible de récupérer son épargne (qui est bloquée jusqu’à cette date) soit sous forme de rente soit en capital.

De plus, un tiers des salariés bénéficient d’une gestion pilotée de leur PERCO, c’est-à-dire une gestion financière basée sur une désensibilisation programmée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure de l’approche de la retraite. On n’est jamais trop prudent !

Par ailleurs, plusieurs mesures contenues dans la loi portant réforme des retraites du 9 novembre 2010 ont commencé à produire en 2011 un effet positif pour le développement des PERCO :

  • La moitié de la participation est automatiquement versée sur le PERCO sauf si le salarié préfère la percevoir immédiatement ou la verser sur son PEE ;
  • Les salariés peuvent verser cinq jours de RTT par an sur leur PERCO, si l’entreprise n’a pas mis en place de Compte Epargne Temps1 ;
  • Tous les PERCO proposent désormais une gestion de leur épargne pilotée en fonction de l’âge du salarié ;
  • Enfin, si une catégorie de salariés bénéficie d’un régime de retraite chapeau2, l’entreprise doit proposer à tous ses salariés un PERCO ou un autre dispositif d’épargne retraite.

Un levier de recrutement

Mais l’Association Française de la Gestion Financière souhaite aller plus loin. Dans ses propositions pour le développement de l’épargne salariale présentées aux candidats à l’élection présidentielle, l’AFG promeut l’idée d’une fiscalité qui encourage l’épargne de long terme utile pour le financement de l’économie. La priorité devrait être de poursuivre le développement des PERCO afin de permettre en particulier aux plus jeunes d’en bénéficier davantage et de drainer les sommes épargnées vers les entreprises, notamment les PME, pour qu’elles se développent et créent des emplois.

Ca tombe bien car ça correspond à une véritable attente de la part des jeunes comme le révélait il y a déjà 3 ans cette étude TNS Sofres « Les jeunes actifs et la retraite ».

« L’appétit des jeunes actifs pour ces plans collectifs est surtout manifeste lorsqu’on évoque la possibilité de procéder au déblocage anticipé des fonds pour l’achat de la résidence principale : pour eux, l’achat de la résidence principale est la 1ère disposition à prendre pour préparer sa retraite »

Surtout que de plus en plus le plan épargne retraite employeur risque de constituer un des rares leviers de recrutement. D’ailleurs 70% des jeunes salariés du privé ont déclaré qu’ils se renseigneraient à ce sujet dans l’optique d’un nouvel emploi.

1 sur 5 en ferait un de ses deux premiers critères de choix.

AB

La fin des « retraites chapeau » ?

Mercredi 11 avril 2012

Nicolas Sarkozy a déclaré la semaine dernière, lors de la présentation de son programme pour l’élection présidentielle, vouloir « interdire les retraites chapeau »pour les hauts dirigeants d’entreprise.

“Il y a une partie des dirigeants qui ne veulent pas comprendre que le monde d’aujourd’hui est différent. Il y a des choses qui choquent, et qu’on ne peut pas accepter”, avait déjà jugé le Président candidat dans le journal de 20 heures de France 2, fin février.

2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau

Or, il semblerait que les retraites chapeau ne soient pas uniquement réservées aux grands patrons des multinationales, même si cela concerne généralement cadres supérieurs et dirigeants.

On estime ainsi que près de 2,5 millions de salariés touchent une retraite chapeau pour une rente moyenne de 470 euros par mois, selon LaTribune.fr.

« La moitié des personnes concernées perçoit 2.000 euros en plus de sa pension », rappelait de son côté Europe 1 la semaine dernière à l’occasion d’une journée spéciale « Retraites » sur son antenne.

Autant dire qu’on est loin de l’image fantasmée d’une poignée de retraités qui deviennent millionnaires, véhiculée par le traitement médiatique de cette question.

En effet, ces “contrats de retraite à prestations définies” ou “article 39″ du Code général des impôts, sont souscrits en majorité par des PME de moins de 250 salariés qui “ont notamment pour objectif de fidéliser et de récompenser les salariés d’entreprises qui ne peuvent pas mettre en place des plans de stock-options et d’offrir une solution pour la retraite dans des PME“, explique la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA).

Ce sont donc des pensions “surcomplémentaires” qui consistent pour un employeur à financer une rente définie à l’avance pour le salarié qui a achevé sa carrière dans l’entreprise, qui viendra s’ajouter à celle versée par la caisse de retraite selon 2 régimes :

  • régime additionnel, permettant de percevoir un revenu de remplacement égal à un pourcentage du salaire en fin de carrière ;
  • régime différentiel, garantissant un complément de revenu calculé pour que l’ensemble des pensions de retraite (retraite obligatoire ou autres régimes par capitalisation existant dans l’entreprise) perçu par les salariés atteigne un niveau prédéterminé du salaire en fin de carrière.

Bon à savoir, les salariés comme les patrons profitent de cette solution de retraite pour PME puisque les contrats qui sont souscrits et financés par les entreprises ne peuvent être individualisés. Et lorsqu’un régime de retraite à prestations définies est mis en place pour une catégorie de salariés, un dispositif de retraite, (Perco ou contrat « article 83 ») doit bénéficier à l’ensemble des salariés, ce qui fait généralement défaut à bon nombre d’entre eux qui se retrouvent avec des revenus insuffisants lors de leur fin de vie active.

“On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant”

Si les entreprises se sont jetées sur ces contrats, c’est parce qu’ils présentent évidemment de nombreux avantages fiscaux. Les sommes versées sont notamment exonérées de charges patronales et de la CSG, et les rentes effectivement touchées par l’employé sont déductibles du résultat imposable de l’entreprise.

Sauf qu’avec toutes ces nombreuses polémiques, le régime fiscal de ces contrats a subi un important tour de vis lors de la réforme des retraites de 2010, freinant déjà beaucoup le développement des retraites chapeau, avec l’introduction de taxes spéciales de 7%, 14% ou 21% suivant les rentes.

Par ailleurs, suite à l’amendement sur les régimes de retraite supplémentaire d’entreprise à prestations définies, adopté le 29 novembre dernier, une circulaire précise la modification des modalités de calcul de la taxation sur les rentes.

Pour rappel, dans le cadre de l’examen du quatrième projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour 2011, le régime fiscal des retraites chapeau a été durci : les rentes supérieures à 24 000 € par mois (soit huit fois le plafond de la Sécurité sociale) seront désormais taxées à 28%, précise l’Argus de l’Assurance.

“On s’est rendu compte que ce n’était plus très intéressant, j’imagine que c’était l’objectif du gouvernement”, explique le dirigeant d’un cabinet de conseil en rémunération sur LeFigaro.fr

Ainsi, il y a fort à parier que les retraites chapeau finissent par disparaître d’elles-mêmes !

Chapeau bas…

AB

Les politiques aboient et la caravane de l’épargne retraite en entreprise… se surpasse !

Mercredi 28 septembre 2011

politiques-epargne-retraite-entreprisePendant que politiques et syndicats se livrent, ces derniers jours, à une nouvelle passe d’armes malicieusement orchestrée par la presse sur l’âge de départ en retraite, salariés et dirigeants plébiscitent, eux, les solutions d’épargne retraite au sein de l’entreprise. C’est ce que révèle la récente publication du baromètre Tendances Epargne et Retraite Entreprises (TE&RE) réalisé par Altedia et BNP Paribas E&RE.

Cette étude décrypte depuis une décennie, les attentes, les besoins et les comportements des entreprises et des salariés vis-à-vis de l’épargne salariale et de la retraite collective.

Résultat : placer ses économies dans ce type de dispositif est une démarche « naturelle » pour 88 % des chefs d’entreprises (77 % en 2002) et pour 82 % des salariés (63 % seulement en 2002). Leurs objectifs étant la création d’une épargne en vue de préparer la retraite et la constitution d’une rémunération différée.

« Ils savent maintenant qu’ils ne pourront pas faire autrement que d’épargner de façon complémentaire aux régimes obligatoires pour leur retraite. », commente Patrice Bonin, vice-président de la Commission plénière des assurances de personnes à la FFSA.

Un véritable intérêt pour les solutions retraite liées à l’entreprise

Privilégier les dispositifs d’entreprise aux dépens des dispositifs individuels indépendants de l’entreprise est une grande évolution de la stratégie d’épargne des salariés et des chefs d’entreprise. En ressort notamment une hausse du taux d’équipement du PERCO de 8 points par rapport à l’année 2010 (22%), note le site France Transactions.

Cet intérêt pour les solutions liées à l’entreprise s’illustre notamment dans l’actionnariat salarié. 82% des salariés considèrent que “le fait de devenir actionnaire de son entreprise” est une bonne chose, de plus 79% des chefs d’entreprise estiment qu’ “avoir des salariés actionnaires” est bénéfique pour l’entreprise. L’objectif pour les deux groupes d’épargnants étant de profiter pleinement de l’abondement. C’est à dire d’un placement avantageux financièrement. Surtout dans un contexte de méfiance et d’inquiétude sur l’avenir des pensions, rappelle les Echos.

En effet, bien que réticents à préparer leur retraite (seuls 24% des salariés ont essayé d’en évaluer le montant), employés, professions intermédiaires ou cadres semblent avoir intégré la baisse de leur pouvoir d’achat. Ils estiment qu’il se situera entre 46 et 65% de leur dernier revenu professionnel, alors que les chefs d’entreprise le situent pour eux-mêmes entre 36 et 55%, constate le site News Banques.

Un manque cruel d’information

Ce qui devrait alors réjouir patrons et salariés, c’est que la réforme des retraites de 2010 renforce justement le rôle de ces dispositifs d’entreprise grâce à la création d’une définition officielle et l’instauration de mesures avantageuses en leur faveur.

« La grande nouveauté, c’est la possibilité pour les salariés de verser une épargne personnelle sur leur contrat de retraite d’entreprise. En effet, la loi de 2010 permet à tous les salariés qui disposent d’un « Persup » (article 83) de faire des versements individuels et facultatifs, en plus de la cotisation versée dans le cadre de l’entreprise. » Ce qui va « favoriser une croissance significative des « Persups », confortant leur place de produit phare de la retraite supplémentaire pour les salariés. Tout le marché s’y prépare. », s’enthousiasme Patrice Bonin, vice-président de la Commission plénière des assurances de personnes à la FFSA.

Mais, paradoxalement, près d’un salarié sur trois (28% dont 42% d’ouvriers) et près d’un chef d’entreprise sur dix (8%) déclarent ne pas en avoir entendu parler.

En revanche, la majorité d’entre eux (67% des chefs d’entreprise et 61% des salariés) ont bien retenu que l’âge légal de départ à la retraite serait repoussé et que la durée de cotisation serait allongée.

Reste donc plus qu’aux leaders d’opinion à sortir de ces polémiques stériles sur l’âge du capitaine, et aux médias de masse, de déplacer le curseur de l’information sur les solutions concrètes existantes afin d’envisager l’avenir des retraites de façon bien plus pragmatique et surtout plus sereine.

AB

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Retraite chapeau, fin du régime ou adaptation ?

Mardi 15 février 2011

Sur le site Tout sur la Retraite, l’avocate et experte Stéphanie Le Men-Tenailleau, revient sur le dossier complexe et technique des régimes de retraite chapeau. Un sujet déjà abordé sur ce blog en octobre dernier. Dans sa chronique, l’experte énumère le nouveau dispositif fiscal entourant ces prestations. Mais elle rappelle aussi leur intérêt socio-professionnel, au-delà du seul débat médiatique : “Aujourd’hui, ces régimes à prestations définies représentent l’unique solution permettant d’améliorer sensiblement le taux de remplacement des cadres de 50 ans ou plus“.

Elle rappelle aussi notamment que cela n’est pas un droit absolu sans contrepartie aucune : il se trouve “conditionné à l’achèvement par le salarié de sa carrière dans l’entreprise” (…) “le changement d’entreprise [entraînant] la perte de tout droit au bénéfice du régime“.

Elle termine enfin son état des lieux, en nommant l’alternative possible pour les entreprises pour ces régimes, passant par des assurances-vies contractées au bénéfice des salariés. Des contrats dits “article 82” ou en “sursalaire“, dont elle explique les conditions spécifiques. Pour avoir une définition générale, lire cette note sur le contrat article 82. On peut aussi revoir la vidéo de BforBank sur le rapport assurance-vie et financement de la retraite :

Pour prolonger : relire les articles du site BforBank sur la retraite du dirigeant, la fiscalité des retraites chapeaux (Les Echos). Vous pouvez aussi utiliser notre comparateur retraite en ligne.