Archive pour le mot-clef ‘enfants’

Les retraités, plus fourmis que cigales

Jeudi 31 janvier 2013

Les retraités dépensent moins, sauf pour l’alcool et le chauffage. C’est l’un des nombreux enseignements de « France, portrait social 2012 » publié par l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques).

Avant le grand âge, les couples de retraités se préparent en effet à une autre phase de leur vie. Ainsi, les seniors épargnent davantage, ne voulant pas être à la charge de leurs enfants. Côté dépenses, les retraités renouvellent une dernière fois les équipements électroménagers de la maison. Ils adoptent ensuite, progressivement, une vie plus casanière. On est loin du cliché du retraité globe-trotter ou épicurien.

Pour certains, il ne reste que des miettes

En réalité, les dépenses des retraités liées au logement (loyer, charges, chauffage, électricité) augmentent, de même que leur recours aux services domestiques à domicile. En revanche, ils diminuent leurs dépenses alimentaires, à la fois à domicile et à l’extérieur, mais ils maintiennent leur consommation d’alcool. Enfin, ils dépensent moins pour les vacances ainsi que pour l’habillement.

Mais pour certains, une fois à la retraite, peu importe leurs envies, il ne reste que des « miettes ».

C’est ainsi que plusieurs exploitants agricoles de l’Aisne se sont manifestés il y a quelques mois, pour faire part à François Hollande de leurs conditions difficiles. Ces agriculteurs ont carrément envoyé des lettres contenant des miettes de pain au Président de la République pour protester contre leur maigre retraite.

Un geste symbolique qui n’a pas vraiment plu en haut lieu. Une enquête du parquet de Paris pour offense au chef de l’Etat, délit puni par la loi, a été ouverte. Le représentant des agriculteurs a été convoqué au commissariat, même si l’Elysée a formellement démenti avoir déposé plainte.

Les anciens exploitants agricoles en France revendiquent une retraite à 75% du SMIC, un taux qui n’est actuellement pas appliqué. En moyenne, un exploitant agricole retraité touche environ 770 euros par mois. Les exploitants demandent aussi la retraite complémentaire pour les épouses de retraités actuels.

Pas vraiment de quoi chanter tout l’été, mais apparemment, aller crier famine ne fait toujours pas recette…

AB

Papa, maman,… la retraite et moi !

Lundi 3 septembre 2012

Préparer sa retraite1 jeune adulte sur 10 (entre 18 et 34 ans), seulement, a déjà réfléchi sérieusement aux revenus dont il aura besoin pour prendre sa retraite. C’est l’un des résultats d’un rapport de l’Institut Info-retraite de la Banque de Montréal, au Canada, publié début août.

Cette étude révèle par ailleurs qu’un tiers de ces jeunes adultes n’ont pas encore commencé à épargner pour leur retraite. Paradoxalement, une large majorité d’entre eux (82%) considèrent que la planification de la retraite est importante. Et surtout, le quart d’entre eux ont bien l’intention de se retirer tôt de la vie active !

« Le fait que les jeunes adultes soient conscients de l’importance de planifier leur retraite est encourageant, mais il est inquiétant de constater que bon nombre d’entre eux n’agissent pas en conséquence. Il existe une contradiction évidente entre ce que les jeunes pensent de la retraite et ce qu’ils font concrètement pour s’y préparer. », déclare Tina Di Vito, responsable de l’Institut Info-retraite BMO.

Les parents devraient donner l’exemple

Comment alors inciter les jeunes à mieux préparer leur retraite, d’autant plus s’ils ne comptent pas faire de vieux os au boulot ? Ce sont aux parents d’encourager leurs enfants à réfléchir à la retraite, conseille l’Institut.

« Les parents et les autres adultes qui ont de l’influence doivent créer un environnement qui encouragera les jeunes à réfléchir à leur avenir financier. Malgré la difficulté et la complexité des réalités financières auxquelles les jeunes font face aujourd’hui, une meilleure préparation financière à la retraite les mènera à de bons résultats. », précise Mme Di Vito.

Étant donné que la moitié des jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans habitent encore chez leurs parents, papa et maman peuvent être des modèles efficaces, selon le rapport, en adoptant de saines habitudes de gestion financière et d’épargne et en associant rapidement leurs enfants à ces processus.

Principales recommandations à l’intention des parents de jeunes adultes :

  • Commencez tôt : cotiser régulièrement à un plan d’épargne retraite et associer les enfants à ce processus dès les premières années de leur adolescence, discuter avec les enfants de la gestion des finances et de la préparation d’un budget ;
  • Responsabilisez-les : demander, par exemple aux enfants adultes de payer une partie des dépenses du foyer dès qu’ils commencent à travailler ou même de la possibilité qu’ils paient un loyer. Si vous vous sentez coupable de leur demander un loyer, vous pourriez placer ces sommes sur un compte distinct et leur faire plus tard la surprise d’un don pour une occasion spéciale, comme un mariage, ou l’achat d’un logement.

Notre blog retraite, lui, vous invite à tester le comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, Perp ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont présentés. Pratique pour mieux préparer sa retraite et le plus tôt possible.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas ses enfants. Mais sa propre retraite, chacun peut, heureusement, encore la choisir…

AB

Les retraites en France réduisent les inégalités

Lundi 25 juin 2012

Les retraites réduisent les inégalités en FranceNotre système de retraite par répartition diminue les disparités entre les plus riches et les plus pauvres et entre les hommes et les femmes, une fois que les salariés ont cessé de travailler, montre une étude de l’Insee publiée mercredi.

Nos régimes de retraite fonctionnent, en effet, de manière « contributive », c’est-à-dire que plus on cotise plus on a des chances d’avoir une bonne pension de retraites. Mais, notre système joue aussi « un rôle redistributif important », expliquent Patrick Aubert et Marion Bachelet dans ce document.

« Parce qu’il corrige les aléas de carrière, il entraîne une dispersion des retraites sensiblement moindre que celle des salaires », démontrent les auteurs.

Concrètement, le rapport entre les salaires perçus sur l’ensemble de leur carrière par les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés atteint 5,9. Pour les pensions de retraite, il n’est plus que de 4,1, souligne LesEchos.fr.

Les principaux mécanismes qui contribuent à cette réduction des inégalités sont la validation des trimestres de chômage, l’assurance-vieillesse des parents au foyer, en faveur des personnes qui ont cessé de travailler pour élever un enfant, et enfin les minima de pension, qui favorisent les petites retraites, explique le site web du quotidien économique.

Une redistribution plus avantageuse pour les femmes

Les femmes profitent davantage de la redistribution réalisée par les retraites parce que leurs salaires sont plus faibles, de façon générale, et leurs carrières sont souvent plus courtes que celles des hommes. En outre, certains dispositifs de réglage des inégalités tels que la majoration de durée d’assurance pour enfants, s’adressent uniquement aux mères, explique le site web de l’Usine Nouvelle.

En revanche, note l’Insee, d’autres mécanismes implicites, comme la prise en compte dans le calcul de la retraite des seules « meilleures années » ou la différence de traitement des salaires au-dessus et en dessous du plafond de la Sécurité sociale, jouent un rôle d’amplification des inégalités de carrière. Quant au bonus de 10 % de pension accordé à tout parent de 3 enfants et plus, il est d’autant plus important que le revenu est fort, rapporte La-Croix.com

Enfin, les jeunes générations devraient moins ressentir les effets de cette redistribution car leurs carrières sont de plus en plus longues et les écarts de salaires entre hommes et femmes se réduisent lentement. Mais aurons-nous encore un système de retraite par répartition à l’avenir ? Une très large majorité d’entre eux en doute comme on l’a vu cette semaine. (voir le post “82% des jeunes actifs n’ont plus confiance en la retraite par répartition”)

En tout cas la question sera peut-être à l’ordre du jour de la conférence sociale des 9 et 10 juillet.

A suivre…

AB

Majoration de durée d’assurance : les papas-gâteau ont désormais leur part

Vendredi 24 février 2012

retraite_majoration_enfantHeureuses, les mères de famille qui peuvent grâce à leurs bambins grappiller des trimestres pour leur récapitulatif de carrière. Mais la réforme de cette majoration de durée d’assurance pour enfants pourrait bien mettre à l’épreuve demain bon nombre de couples modernes aujourd’hui.

Saviez-vous que les conditions pour bénéficier de la majoration prise en compte dans le calcul de la retraite ont été modifiées à compter d’avril 2010 ?

Désormais les pères peuvent prétendre à une partie de la durée de majoration globale réservée auparavant aux mères. Ironie du calendrier, c’est la semaine dernière, jour de la Saint Valentin qu’a été publiée la circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) précisant cette majoration de la durée d’assurance (MDA) pour enfants. Cette réforme promet pourtant à l’avenir des situations bien plus épineuses qu’un joli bouquet de roses. Certaines mamans pourraient en effet voir vraiment rouge.

Egalité homme/femme aussi pour la retraite

Jusqu’ici les femmes salariées du secteur privé se voyaient attribuer spontanément une majoration de leur durée d’assurance vieillesse, jusqu’à deux ans par enfant. Cette disposition avait pour objectif de compenser leurs interruptions de carrière liées aux enfants. Une époque révolue depuis une jurisprudence soulignant le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Un arrêt de la Cour de cassation du 19 février 2009 a en effet accordé aux hommes ce même droit à la majoration de durée d’assurance.

Aussi, le gouvernement a décidé de réagir sans tarder. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 a décrit un nouveau dispositif. Une réforme qui s’applique à tous les couples, mariés, pacsés ou vivant maritalement.

Désormais, la majoration globale de deux ans par enfant est conservée, mais cette durée se partage entre :

  • 4 trimestres attribués aux mères au titre de la grossesse et de la maternité
  • 4 trimestres supplémentaires attribués au père ou la mère au titre de l’éducation de l’enfant.

Enfant éduqué par le couple = majoration partagée

Ces 4 trimestres pour l’éducation sont accordés :

  • à la mère pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2010, sauf si le père apporte la preuve qu’il a élevé seul l’enfant pendant une partie des quatre premières années suivant la naissance ou l’adoption
  • à la mère “dans le silence du couple”, pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2010;
  • elle peut être partagée d’un commun accord entre les deux parents, accord exprimé au plus tard six mois après les 4 ans de l’enfant ou son adoption.

En cas de désaccord, la majoration sera attribuée à celui qui prouve avoir contribué à titre principal à l’éducation de l’enfant pendant la période la plus longue ou, à défaut, la majoration sera partagée par moitié.

Autant dire que pour des couples séparés depuis belle lurette, il n’y a pas mieux pour déterrer la hache de guerre !

En plus de fixer ces modalités d’attribution des majorations de maternité, d’adoption ou d’éducation, la circulaire du 14 février 2012 précise aussi son non cumul avec un congé parental. Car les mères mais aussi les pères qui ont obtenu un congé parental peuvent par ailleurs bénéficier d’une majoration de leur assurance égale à la durée du congé (maximum 3 ans par enfant). Mais cette majoration ne peut pas se cumuler avec la majoration de durée d’assurance pour enfant. C’est la solution la plus favorable à l’assuré qui sera retenue.

Quant à la solution la plus favorable à la paix des ménages, qui plus est, divorcés, au moment de prendre sa retraite dans quelques années, je demande à voir…

AB

Vous pouvez également consulter la rubrique retraite du site BforBank.

La retraite serait moins pénible au soleil…

Vendredi 20 janvier 2012

retraites_vivent_sud_funkyflamenca_flickrLes retraités ne veulent pas vieillir à Paris.

La région parisienne ne fait vraiment pas rêver ceux qui en sont originaires. C’est l’un des enseignements des chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) rendus publics cette semaine.

1 retraité sur 2 né en Ile-de-France, part s’installer ailleurs pour couler des jours heureux, souligne Le Figaro.

Une exception pourtant dans une France où les retraités vivent plus souvent dans leur région d’origine que le reste de la population. 80 % des retraités nés dans le Midi ou en Rhône-Alpes, par exemple, y vivent encore.

Mais où atterrissent donc les “expatriés de la retraite” ?

Dans le Sud, majoritairement. Par exemple, à Menton (06) où les retraités savourent leur vie au soleil, illustre La Croix dans une enquête auprès de nombreux retraités.

“Ici, c’est le paradis. On a vraiment la belle vie”, clame Lucilla, 78 ans, interrogée par le quotidien.

Originaire de Dijon, elle s’est installée au moment de sa retraite dans cette station balnéaire de la Côte d’Azur, comme beaucoup d’autres seniors. À tel point que la commune compte une proportion record de retraités, plus de 30 %.

“Nous avons la mer, la montagne tout près, des activités tous les jours. C’est une qualité de vie magnifique. Pourquoi aller chercher ailleurs “, explique Carmen, 71 ans.

En plus de la douceur du climat, les retraités apprécient de trouver une ville à taille humaine où règne “la tranquillité”, souligne La Croix.

Conséquence de cet engouement : les prix de l’immobilier atteignent désormais des sommets, dopés par un afflux de retraités italiens venus investir en voisins.

Des retraités inquiets pour le sort des générations à venir

“Avant, même ceux qui avaient des petites retraites pouvaient s’installer à Menton. Maintenant, c’est surtout des personnes aisées, cadres ou anciens commerçants”, confie Marie-Jeanne, 80 ans, dans les colonnes du journal.

Même dans leur bulle, certains d’entre eux s’inquiètent pour le sort des générations à venir. Notamment chez ceux qui vivent par procuration les difficultés de leurs enfants ou petits-enfants.

“Bien sûr, les gens maintenant ont plus de choses. Leur vie est différente, mais je ne pense pas qu’elle soit plus heureuse. Pour les jeunes, cela va être plus dur que pour nous. Parfois, je me dis que nous ne leur laissons pas un monde très beau”, soupire Josette, dite « Jo ».

À 57 ans, alors qu’elle ne travaille plus en raison de problèmes de santé, elle s’active comme bénévole à Menton en attendant de pouvoir prendre officiellement sa retraite.

“J’espère quand même que je vais toucher ma retraite, s’inquiète-t-elle. En trois ans, avec la crise, il peut s’en passer, des choses.”

AB

Les Françaises et la retraite : les enfants d’abord !

Vendredi 28 octobre 2011

Si la femme est l’avenir de l’homme, comme le chantait Jean Ferrat, elle est plus pessimiste que lui, pourtant, quant à sa propre retraite.

La majorité des femmes françaises quinquagénaires (58%) associent, en effet, la retraite aux difficultés financières, contre seulement 36% des hommes du même âge, révèle une étude de HSBC sur l’avenir des retraites publiée cette semaine.

Les femmes plus vulnérables économiquement que les hommes

Forcément ! Elles sont bien moins loties que les hommes, selon Elle.fr :

« A cause des congés maternité ou parental créant des carrières en dents de scie, et du « plafond de verre » bloquant parfois les carrières féminines, les Françaises sont plus vulnérables économiquement que les hommes »

Un pessimisme qui ne date pas d’hier. Il y a un an déjà, lors de la réforme des retraites, beaucoup estimaient être les grandes perdantes de cette réforme dans cette vidéo de Mediapart.

Les femmes:principales perdantes de la réforme… par Mediapart

Mais à y regarder de plus près, cette situation déséquilibrée pourrait être moins subie qu’on ne le croit, selon Jean-Pierre Wiedmer, président d’HSBC Assurance sur le site de la Tribune :

« Les Françaises ne se posent pas la question de la retraite pour elles-mêmes et ce, quel que soit le niveau de leurs revenus. C’est seulement une fois qu’elles se sont préoccupées de leurs enfants, de leur famille et de leur maison qu’elles commencent à y penser »

Ainsi, l’étude révèle que 44% seulement des femmes ont déclaré avoir mis en place un plan financier pour leur avenir et celui de leur famille, contre 54% des hommes.

Peut-être parce que la répartition des postes de dépenses reste très traditionnelle, avance la sociologue Anne Muxel sur le site du Figaro :

« L’argent des femmes sert aux dépenses quotidiennes, il est beaucoup plus souvent mis en commun dans le foyer que celui des hommes.»

L’avenir des enfants, une priorité pour les Françaises

Mais si les femmes se préoccupent moins que les hommes de mettre de l’argent de côté pour leur retraite c’est encore pour leurs enfants. L’enquête montre, en effet, qu’assurer l’avenir de ses enfants est surtout une priorité pour les femmes.

Par exemple, 79% des Françaises jugent important de transmettre du patrimoine à leurs enfants, contre 58% des Canadiennes. De vraies mamans poules qui envisagent par ailleurs de vivre leur retraite non loin de leur famille. 3 Françaises sur 5 considèrent comme très important de vivre à proximité de leur famille à la retraite. C’est près de 60% contre 46% des femmes dans le monde. Preuve en est que la famille est une valeur refuge en France.

Pas certain que les belles-filles partagent également ce souhait avant de devenir elles-mêmes des belles-mères, bien sûr !

«Il faudrait que les femmes se réapproprient cette gestion financière à long terme, d’autant qu’elles vivent en moyenne six ans de plus que leur conjoint», conseille pour finir, Jean-Pierre Wiedmer, président de HSBC Assurances.

Car n’oublions pas que l’avenir est aussi un long passé… de fourmi !

AB

Coup de massue pour les retraites des cadres

Jeudi 16 juin 2011

L’accord sur les retraites complémentaires signé en mars dernier modifie les règles de majoration de pension pour les cadres, parents de famille nombreuse. Et quelle mauvaise surprise ! Cela peut aller jusqu’à 4000€ de moins par an.

C’est l’information donnée par la radio Europe 1 hier matin, et reprise ensuite par lefigaro.fr.

Il vous suffit de faire une simulation grâce aux calculettes proposées par de nombreux sites internet (comme BforBank) pour évaluer votre future pension de retraite. A l’heure actuelle la pension d’un cadre ayant élevé plusieurs enfants peut être majorée de 8 à 24%.

Mais avec la réforme, à compter du 1er janvier 2012, le relèvement ne sera plus que de 10% pour tout le monde, quelque soit le nombre d’enfants élevés à partir de 3 par ce futur retraité.

Et cette majoration sera, en plus, plafonnée à 1000€ par an.

Un sacré manque à gagner

Ces nouvelles règles de majoration pour enfants ont pour conséquence une perte significative du pouvoir d’achat calculée par Emmanuel Grimaud du cabinet Maximis Retraite, interrogé par Europe 1.

Pour un cadre retraité, par exemple, qui a élevé 4 enfants et qui reçoit une pension de 2700€ par mois, la majoration est de 2000€ par an. A l’avenir, il ne touchera plus que 800€ de majoration. Autrement dit, ce cadre perdra 1200€ par an. Et si l’on projette sur 25 ans, le nombre d’années passées à la retraite en moyenne, le manque à gagner atteindra… 27000€, conclut l’expert.

Ce spécialiste de la retraite conseille donc aux cadres ayant élevé plusieurs enfants, en particulier s’ils sont nés avant juillet 1951, de bien faire le calcul en ce moment. Dans certains cas, il sera plus intéressant pour eux de liquider leur retraite avant la fin de cette année même sans avoir tous leurs trimestres plutôt que d’attendre l’entrée en vigueur du nouveau texte au 1er janvier prochain.

Pour prolonger : relire par exemple nos articles d’actualités sur la retraite.

AB