Archive pour le mot-clef ‘cumul emploi retraite’

Les intérimaires retraités font le bonheur des employeurs

Vendredi 27 février 2015

cumul_emploi_retraiteArrivées à la fin de leur vie active, beaucoup de personnes font le choix du cumul emploi-retraite pour améliorer leur pension de retraite.

Cependant, il semblerait que ce dispositif soit aussi intéressant pour les employeurs, surtout lorsqu’ils font appel à des intérimaires retraités.

 Qu’est-ce que le cumul emploi retraite ?

Le cumul emploi-retraite concernerait aujourd’hui environ 500 000 personnes. Ce dispositif, mis en place par François Fillon en 2003, avait pour but d’inciter les retraités à rester en activité.

On peut faire le choix du cumul intra-régime qui consiste à reprendre une activité dépendant du même régime d’assurance retraite que celui qui vous verse votre pension. Par exemple, un salarié qui reprend une activité de salarié. Mais le cumul inter-régime est aussi possible.

Contrairement au cumul intra-régime, il consiste à reprendre une activité qui dépend d’un régime d’assurance retraite différent de celui dont vous avez relevé. Par exemple, un salarié qui choisirait de reprendre une activité d’auto-entrepreneur.

Cependant, cette reprise d’activité peut aussi se faire en intérim. Cela concerne la personne  retraitée qui a atteint l’âge de légal de la retraite avec le nombre de trimestres requis pour obtenir une retraite à taux plein ou qui a atteint l’âge du taux plein automatique.

Entreprises d’intérim et retraités : un contrat gagnant-gagnant

« Depuis dix ans, on constate une progression du nombre de retraités qui candidatent pour des missions d’intérim, relève Raphaël Linossier, le président de l’agence d’intérim J4S, sur le site lemonde.fr et cette tendance s’est renforcée ces cinq dernières années avec, tous les ans, 1 % de retraités supplémentaires. »

Mais, qu’est ce qui pousse les retraités à reprendre une activité en tant qu’intérimaire ?

Le passage de la vie active à la retraite peut être un moment difficile à gérer. Continuer une activité en intérim permet une transition moins brutale. Cela permet également d’entretenir un lien social et d’obtenir un complément de salaire non-négligeable : « Le complément de revenu s’établit entre 800 et 1 000 euros net par mois », estime Raphaël Linossier.

Ces sommes sont d’autant plus appréciables qu’une étude montre que la moitié des Français estiment que 500 à 1 000 € supplémentaire par mois leur seraient nécessaires afin de vivre sereinement à la retraite. Ce surcroît de revenu leur permettrait de s’accorder des plaisirs comme voyager ou encore sortir au cinéma.

Pour les employeurs aussi, recruter des retraités en intérim a des avantages. En effet, leur taux d’absentéisme est très faible, ils sont très ponctuels et souples car ils n’ont plus de contraintes familiales. Avoir des retraités au sein d’une équipe permet également d’apporter un peu de sérénité: leur carrière est derrière eux, ils n’apportent aucune concurrence supplémentaire.

Seule ombre au tableau, le cumul emploi-retraite a perdu de son intérêt depuis le 1er janvier dernier.

En effet, quelle que soit la forme du cumul, la nouvelle activité ne permet pas d’obtenir de nouveaux droits à la retraite. Les cotisations se font donc à perte.

Retraites : 10 nouveautés 2015

Mercredi 14 janvier 2015

retraites_2015À chaque début d’année, son lot de bonnes résolutions personnelles mais aussi de changements imposés par la législation. Les retraites ne sont pas épargnées par de nouvelles dispositions avec de bonnes nouvelles pour certains, de mauvaises pour d’autres.

Nouvelle n°1 : recul de l’âge légal de départ à la retraite en 2015

L’âge légal de départ à la retraite recule encore de quelques mois. Si vous êtes nés fin 1953, vous pourrez prendre votre retraite en 2015 à 61 ans et 2 mois. Si vous êtes nés début 1954, vous pourrez partir à la retraite cette année lorsque vous aurez atteint l’âge de 61 ans et 7 mois.

Nouvelle n°2 : La retraite progressive plus souple…

Les conditions d’accès à la retraite progressive sont assouplies depuis le 1er janvier 2015. Elle est possible pour les salariés qui justifient d’au moins 150 trimestres d’assurance vieillesse, tous régimes de retraite confondus (y compris les régimes spéciaux), et qui ont atteint l’âge légal de départ à la retraite diminué de deux années. A noter que cet âge ne peut pas être inférieur à 60 ans. La durée du travail à temps partiel doit être comprise entre 40 % et 80 % d’un temps complet. La fraction de la pension retraite perçue est égale à la différence entre 100 % et la quotité de travail à temps partiel.

Par exemple, pour un salarié travaillant à 70 % d’un temps complet, la fraction de pension qui lui sera versée au titre de la retraite progressive sera égale à 30 % de la pension entière à laquelle il a droit.

Nouvelle n°3 :… mais le cumul emploi-retraite moins généreux

En 2015, les règles du cumul emploi-retraite changent et deviennent moins généreuses pour soulager les régimes complémentaires.

Désormais, reprendre une activité ne vous permettra pas d’obtenir de nouveaux droits à la retraite. Vous cotiserez donc pour rien. Par ailleurs, les conditions d’accès au cumul emploi-retraite sont rendues plus difficiles. Si vous n’avez pas atteint l’âge d’obtention de la retraite à taux plein automatique ou si vous n’avez pas liquidé votre retraite à taux plein, le montant de votre pension retraite sera réduit.

Nouvelle n°4  :Le taux de CSG revu et corrigé

Le taux de CSG (Contribution Sociale Généralisée) va augmenter en 2015 pour 460 000 retraités, passant de 3,8 % (taux réduit) à 6,6 % (taux plein). En effet, le mode de calcul de la CSG n’est plus basé sur le montant de l’impôt sur le revenu mais sur le montant du revenu fiscal de référence pour en déterminer le taux.

Ainsi, le taux de CSG sera de 6,6 % pour un retraité célibataire déclarant un revenu fiscal de référence supérieur à 13 900 euros, de 3,8 % pour un revenu fiscal de référence compris entre 10 633 euros et 13 900 euros. En deçà de 10 633 euros, les retraités seront exonérés de CSG.

Nouvelle n°5    - Prime de 40 euros

Les 6,5 millions de retraités modestes qui touchent moins de 1 200 euros par mois, tous revenus confondus, recevront une prime exceptionnelle de 40 euros. Une mesure prise pour compenser la non-revalorisation des pensions de retraite en 2014. Cette prime sera versée en une seule fois, par le régime obligatoire de base dont relève l’assuré, le 15 mars 2015.

Nouvelle n° 6 Mensualisation des pensions pour les médecins

Jusqu’ici, les médecins retraités touchaient leurs pensions retraites tous les trimestres. Désormais, les généralistes et spécialistes affiliés à la Caisse d’assurance retraite des médecins de France (CARMF) percevront leurs pensions de base mais aussi complémentaires tous les mois.

Nouvelle n°7  – Les droits des conjoints collaborateurs sécurisés

Jusqu’à présent, les personnes qui travaillaient avec leur conjoint commerçant, artisan, professions libérale, chef d’entreprise ou exploitant agricole pouvaient perdre leur droit à la retraite en cas de divorce, de décès ou de départ à la retraite du conjoint. En 2015, ces conjoints collaborateurs, en majorité des femmes, voient leurs droits sécurisés : cela concerne 100 000 assurés.

Nouvelle n°8  – Rachat des trimestres à prix cassé pour les jeunes

Dès 2015, les jeunes peuvent d’ores et déjà racheter des trimestres en bénéficiant d’un rabais de 1 000 euros, des trimestres au titre de leurs années d’études. Cette aide est limitée au rachat de 4 trimestres et uniquement dans les dix premières années de la vie professionnelle. Par ailleurs, les stages peuvent être pris en compte pour la retraite en versant l’équivalent d’une cotisation de 300 € par trimestre, dans la limite de 2 maximum.

Nouvelle n°9  – Ouverture du compte prévention pénibilité

Mesure phare de la réforme des retraites de Jean-Marc Ayrault, le compte prévention pénibilité entre en vigueur cette année pour 4 facteurs de pénibilité :

  • milieu hyperbare ;
  • travail de nuit ;
  • travail en équipes successives alternantes ;
  • travail répétitif.

Six autres facteurs de pénibilité entreront en vigueur le 1er janvier 2016 afin de permettre aux salariés exposés à des travaux pénibles de cumuler des points pour se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite. Pour accompagner la mise en place de cette mesure, un numéro de téléphone, le 3682, et un site dédié (www.preventionpenibilite.fr) ont été créés.

Nouvelle n°10    - Retraites complémentaires : gel des pensions, cotisations en hausse et réforme en vue

Enfin, 2015 sera une année cruciale pour les retraites complémentaires. Les pensions restent sous indexées par rapport à l’inflation et les cotisations augmentent de 0,1 %, en attendant des solutions plus drastiques pour sauver les caisses ARRCO (retraite complémentaire des salariés) et AGIRC (retraite complémentaire des cadres) de la faillite.

Fusion AGIRC/ARRCO ? Relever l’âge de départ à la retraite à 64 ans ? Baisser le montant des pensions ? Augmenter les cotisations ? Autant de propositions qui seront débattues par les syndicats et le patronat à partir du 17 février prochain. C’est à cette date qu’une négociation va s’ouvrir afin d’arriver à un accord au mois de juin pour sauver les retraites complémentaires.

Retraites : le système devenu insuffisant pour les Français

Vendredi 5 décembre 2014

epargne_retraiteAujourd’hui, il semble que pour les Français, il est de plus en plus difficile de faire confiance uniquement au système de retraites actuel pour vivre de manière décente. C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour Le Parisien.

Un niveau de vie qui baisse à la retraite

Les Français ont conscience qu’il risque d’y avoir une grosse différence entre leur dernier salaire et leur première pension de retraite. ’Presque 80 % des non retraités et 64 % des retraités estiment que le système actuel des retraites ne leur permet pas de bénéficier dune retraite correcte.

Les plus pessimistes étant les 35-49 ans, ils sont 84 % à ne plus croire à notre système de retraite actuel. Pour rappel, nos retraites fonctionnent par répartition. Les pensions des retraités sont financées grâce aux prélèvements sur les salaires des personnes encore en activité. Cependant, plus le temps passe, plus la proportion des salariés par rapport à celle des retraités baisse.

Aujourd’hui, on dénombre 1,4 cotisant pour 1 seul retraité. En 1975, on en comptait 3. La situation n’est pas prête de changer : l’espérance de vie ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui en France, il y a 15 millions de personnes âgées de 60 ans et plus. En 2030, il y en aura 5 millions de plus, soit 1 Français sur 3.

Il faudra donc trouver des solutions afin de faire face à cette démographie vieillissante.

Cette année, pour faire des économies, le gouvernement a fait le choix de ne pas revaloriser les pensions de retraite et de rendre le cumul emploi-retraite moins favorable dès 2015.

D’après ce sondage, 77 % des retraités pensent qu’ils ne sont pas privilégiés par rapport au reste de la population et ils sont 80 % à penser que leur pouvoir d’achat a baissé sensiblement depuis qu’ils ont arrêté de travailler.

Pour bien vivre sa retraite, il devient de plus en évident que l’on ne peut plus entièrement se reposer sur le système actuel. Il faut donc trouver d’autres solutions.

Épargner, un devoir plus que nécessaire

Les Français ont donc conscience qu’une fois à la retraite, ils vont devoir dépenser moins qu’avant. Actifs ou retraités, ils sont une majorité à penser qu’ils devront faire des économies sur les achats plaisirs ou les loisirs.

15 % des retraités disent devoir sacrifier leurs dépenses en nourriture car leur pouvoir d’achat a baissé en prenant leur retraite. Pour limiter la casse, 53 % des retraités disent que pour compléter leur pension, ils ont mis de l’argent de côté alors que seulement 34 % des actifs déclarent être en train d’épargner actuellement. Certaines personnes interrogées ont d’ailleurs quelques regrets. 36 % des retraités auraient souhaité mettre de l’argent de côté mais n’en ont pas eu les moyens durant leur carrière et 10 % ont estimé qu’épargner n’était pas utile.

Parmi les choix d’investissement, l’assurance-vie est plébiscitée. 80 % des retraités disent l’utiliser comme placement privilégié juste devant le PEA (Plan d’Épargne en Actions) et les placements immobiliers ou locatifs. Il est vrai que l’assurance-vie, tout comme le livret A, offrent une sécurité de placement et une fiscalité avantageuse qui plaisent beaucoup aux Français.

Le cumul emploi-retraite, moins intéressant à partir de 2015

Vendredi 21 novembre 2014

cumul_emploi_retraitePour faire face à la baisse brutale des revenus à la retraite, le cumul emploi-retraite est une bonne opportunité de maintenir financièrement son train de vie. Ce dispositif permet de continuer à travailler tout en percevant sa pension de retraite. Hélas, à partir du 1er janvier 2015, les règles du cumul emploi-retraite vont changer et devenir moins généreuses.

Inciter les retraités à rester en activité

Mis en place par François Fillon en 2003, le cumul emploi-retraite avait comme principale mission (comme la surcote) d’inciter les actifs à repousser leur départ à la retraite. Aujourd’hui, il concerne environ 500 000 personnes.

Deux solutions sont possibles :

  • le cumul intrarégime
  • le cumul interrégime.

Le cumul intrarégime

Il consiste à reprendre une activité qui dépend du même régime d’assurance retraite que celui qui vous verse votre pension.

C’est par exemple le cas d’un salarié qui reprendrait une activité de salarié après avoir pris sa retraite. Pour continuer à travailler tout en percevant sa pension de retraite sans restriction, une seule condition : il faut faire valoir ses droits à la retraite à l’âge légal avec le nombre de trimestre requis pour obtenir une retraite à taux plein (62 ans pour les personnes nées après 1 955 et entre 60 et 62 ans pour les personnes nées avant) ou avoir atteint l’âge du taux plein automatique qui va de 65 à 67 ans selon votre année de naissance.

Mais, les revenus de la nouvelle activité ajoutés à ceux de la retraite ne devront pas dépasser le montant du dernier salaire ou 160 % du SMIC soit environ 2 312 € en 2014.

S’il est dépassé, le versement de la retraite est interrompu.

Le cumul interrégime

Il permet de reprendre une activité qui dépend d’un régime de retraite différent de celui dont vous relevez. C’est par exemple le cas d’un salarié qui choisirait d’être autoentrepreneur. Là, il est possible de continuer à percevoir sa retraite et les revenus issus de cette nouvelle activité sans condition. De surcroît, vous pouvez vous constituer de nouveaux droits à la retraite dans votre nouveau régime. Ou plutôt, vous pouviez – car tout ceci change au 1er janvier 2015.

En 2015, vous cotiserez pour rien

La récente réforme des retraites de 2014 a prévu, en effet, de modifier le cumul emploi-retraite dans le but de soulager les régimes complémentaires.

À partir de 2015, que vous fassiez le choix du cumul intrarégime ou interrégime, votre nouvelle activité ne vous permettra pas d’obtenir de nouveaux droits à la retraite. Vous cotiserez pour rien.

Une mesure qui risque de freiner plus d’un retraité dans son ardeur de continuer à travailler légalement.

D’autant plus que les conditions d’accès au cumul emploi-retraite seront également durcies. Vous pourrez y accéder uniquement si vous avez atteint l’âge d’obtention de la retraite à taux plein automatique ou si vous avez liquidé votre retraite à taux plein. Dans le cas contraire, vous verrez le montant de votre pension, réduit.

Autrement dit, si, à ce jour, vous êtes né avant le mois d’octobre 1953 et que vous avez le nombre de trimestres requis pour prétendre à une retraite à taux plein, il est impératif de liquider votre retraite avant le 1er janvier si souhaitez prolonger les règles actuelles du cumul emploi-retraite et ne pas cotiser pour rien en poursuivant ou en reprenant une activité l’an prochain. À bon entendeur…

Cumul emploi-retraite : «je paye à fonds perdus »

Vendredi 28 mars 2014

cumul_emploi_retraiteElle s’appelle Ginette. Cette dame de 79 ans cumule emploi et retraite, non sans difficultés. Hélas pour elle et bien d’autres, avec la récente réforme des retraites, ce dispositif qui permet de cumuler le versement de revenus professionnels et de sa pension de retraite sera encore moins favorable dès l’an prochain.

Retraite : des cotisations pour rien

Ginette a repris il y a trois ans avec son mari Louis  (64 ans), le bar restaurant de Lohitzun-Oyhercq (64), village basque de 213 habitants.

Si le journal de 13 heures de TF1 de Jean-Pierre Pernaut s’est intéressé à ce couple atypique de restaurateurs cette semaine, c’est notamment pour pointer du doigt les difficultés qu’éprouvent les artisans et les commerçants face au poids grandissant des charges sociales. Des cotisations, parfois, pour rien.

Ginette, en tant que chef d’entreprise, cotise en effet au RSI (Régime Social des Indépendants) qui lui réclame 47 % de ses bénéfices, selon le journaliste.

« Ma retraite ne sera pas revalorisée. Ils me l’ont écrit noir sur blanc que je payais à fonds perdus », déplore Ginette. « Ginette demande que le RSI revoie son calcul de cotisations pour tous les retraités qui continuent de travailler. », commente le journaliste.

Aucun droit supplémentaire dans le même régime

Sauf que le versement de cotisation dans le régime de retraite correspondant à l’activité exercée ne procure aucun droit supplémentaire.

Par conséquent, le retraité commerçant du RSI qui reprend une activité commerciale verse des cotisations qui ne lui ouvrent pas de nouveaux droits.

Il en va de même pour les salariés.

Tout retraité qui reprend une activité salariée est soumis aux cotisations salariales dans les mêmes conditions que les autres salariés. Seule exception, le salarié n’est plus soumis aux cotisations chômage à partir de 65 ans. Mais le versement des cotisations de retraite (de base et complémentaire) ne permet pas pour autant de réévaluer le montant de la pension de retraite.

Cumul emploi-retraite moins favorable pour tous en 2015

À l’heure actuelle, seuls les retraités qui exercent une activité dans un autre régime que celui qui leur verse une pension de retraite peuvent encore accumuler des nouveaux droits à retraite dans ce nouveau régime.

Par exemple, si Ginette avait été salariée avant de prendre sa retraite et touchait à l’heure actuelle une pension du régime général, en devenant commerçante, ses cotisations au RSI auraient pu lui ouvrir de nouveaux droits pour plus tard lorsqu’elle aurait décidé de liquider sa nouvelle retraite de commerçante.

Mais ce bénéfice accordé à certains retraités vit, de toute façon, sa dernière année.

La réforme des retraites mettra fin à cette exception à compter du 1er janvier 2015.

Reprendre une activité professionnelle, même dans un nouveau régime après avoir liquidé votre retraite, n’ouvrira plus droit à l’acquisition de points de retraite de base ou complémentaire. Néanmoins, vos revenus continueront d’être soumis à cotisations sociales.

Pas de quoi donc rassurer Ginette, si ce n’est que tous les retraités qui choisissent le cumul emploi-retraite seront logés à la même enseigne et devront, eux aussi, comme elle, cotiser à fonds perdus.

« Si les ennuis continuent, on sera obligé d’arrêter. Travailler pour rien, quand même, faut pas exagérer. », regrette la restauratrice. « Mais sinon, moi j’aimerais bien continuer encore cinq ans », espère-t-elle, néanmoins.

AB

Le cumul emploi-retraite sera moins généreux

Jeudi 28 novembre 2013

cumul-emploi-retraiteSacrifié sur l’autel de la réforme du gouvernement Ayrault, le cumul emploi-retraite sera beaucoup moins intéressant à l’avenir. Explications.

 Alors que la réforme des retraites, adoptée une nouvelle fois par l’Assemblée Nationale cette semaine, va faire une ultime navette vers le Sénat, projetons nous sur les conséquences de ce projet de loi une fois qu’il sera appliqué sur le cumul emploi-retraite. A ce jour, tout senior qui a déjà fait valoir ses droits à la retraite peut reprendre une activité et cumuler pension et salaire sous certaines conditions. C’est une manière d’opter pour une retraite progressive.

Ils sont plus de 400 000 cumulards recensés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress), dont les ¾ occupent des emplois salariés. En effet, pas moins de 300 000 retraités cumulent leur pension de droit direct du régime général avec un revenu issu d’une activité salariée dans le secteur privé.

 Au-delà de l’avantage de pouvoir cumuler pension et salaire, jusqu’à aujourd’hui, le fait pour certaines personnes retraitées de retravailler leur permet aussi de constituer de nouveaux droits si elles ont repris une activité dans un autre régime que celui qu’elles ont liquidé.

En clair, pour un artisan ou un commerçant qui devient salarié une fois à la retraite, ses cotisations au régime général vont lui permettre d’avoir aussi plus tard, lorsqu’il se retirera définitivement de la vie active, une petite pension supplémentaire en tant que salarié.

 La réforme des retraites va, hélas pour elles, changer la donne

Comme nous vous le faisions déjà savoir fin septembre sur ce blog,  le cumul emploi-retraite va avoir prochainement du plomb dans l’aile.

 Des cotisations à fonds perdus

 A compter de 2015, si vous êtes dans ce cas là, vous cotiserez pour rien.

En effet, les cotisations d’une personne retraitée qui reprend une activité dans un autre régime seront désormais versées à fonds perdus et ne lui permettront plus d’améliorer le montant de sa pension retraite.

 « Ce n’est pas très encourageant pour ceux qui souhaitent continuer à travailler. Cela se traduira par une augmentation des activités non déclarées, et donc une baisse des cotisations encaissées par les caisses de retraite », regrette Bruno Chrétien, président de l’Institut de la protection sociale sur LeMonde.Fr.

 Autre déconvenue, c’est l’injustice que cette mesure va créer entre les retraités car elle ne sera pas rétroactive. Il y aura donc un cumul emploi-retraite à 2 vitesses, une totale différence de traitement entre les retraités qui vont reprendre une activité rémunérée avant la fin de 2014 et ceux qui vont débuter un cumul emploi-retraite après le 1er janvier 2015.

 « Les premiers paieront des cotisations pouvant générer des droits supplémentaires, alors que les autres, placés dans une situation identique, mais débutant un cumul emploi retraite à compter du 1er janvier 2015 cotiseront sans obtenir pas de droits supplémentaires. », explique le site de BFM.

AB

Réforme des retraites : cafouillages et controverses à l’Assemblée

Mardi 15 octobre 2013

reforme retraiteQuelle semaine pour les premiers débats sur le projet de réforme des retraites ! Entre la suppression par « erreur » du report de revalorisation de six mois des pensions retraite et l’adoption du compte pénibilité dont l’application suscite déjà la controverse, l’Assemblée Nationale a connu des journées épiques.

Réforme des retraites : absentéisme et guerre des boutons

Fait marquant, mercredi 9 octobre, à la surprise générale, les parlementaires n’ont pas adopté le gel des pensions avec une revalorisation au 1er octobre et non plus le 1er avril de chaque année. Cette mesure avait pourtant été entérinée la semaine précédente par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale au grand dam des parlementaires de l’opposition et même de certains députés de la majorité PS. Ceci explique peut-être cela.

La suppression de cet article a été votée in extremis par 44 voix contre 39. Huit députés socialistes auraient fait savoir qu’ils s’étaient trompés. Maladresse ou manipulation, toujours est-il que le gouvernement a indiqué que ce report de la revalorisation des pensions de retraite reviendrait malgré tout devant les parlementaires par un amendement ou une deuxième délibération. Notons au passage que sur les 577 députés qu’est censée compter l’Assemblée Nationale, seuls 83 parlementaires ont estimé utile d’être présents pour voter cette mesure phare du projet de réforme des retraites, soit moins de 15 % d’entre eux !

Le compte pénibilité, nouvelle usine à gaz ?

Pas de coup de théâtre, en revanche, quant à la prise en compte de la pénibilité. Même les PME-TPE seront concernées par ce nouveau dispositif que l’opposition juge « illisible » et qui « pose des problèmes d’application » comparables aux difficultés des 35 heures, selon le député centriste Philippe Vigier. Néanmoins, les députés ont bien adopté cette mesure qui considère désormais la fatigue particulière de certains métiers dans le calcul de la durée de cotisation. Ainsi, à partir du 1er janvier 2015 les salariés de droit privé pourront accumuler des points en fonction du temps passé en situation de pénibilité pour se reconvertir, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite. 300 000 personnes devraient être concernées. Ce dispositif devrait coûter 500 millions d’euros en 2020 et 2,5 milliards d’euros en 2040.

Reste aux parlementaires à débattre de la retraite des femmes et des jeunes actifs, vendredi 11 octobre avec en particulier la question des stages avant un vote solennel du texte, programmé mardi 15 octobre prochain à l’Assemblée

Le cumul emploi-retraite a du plomb dans l’aile

Vendredi 20 septembre 2013

hollande_retraiteLe projet de loi concernant la réforme des retraites a été présenté le mercredi 18 septembre par la ministre des Affaires Sociales et de la Santé, Marisol Touraine, au Conseil des ministres. Allongement de la durée de cotisation et hausse des cotisations retraite constituent donc l’essentiel de cette nouvelle réforme suivant les arbitrages du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Mais des mesures plus discrètes pourraient également avoir des conséquences non négligeables sur l’emploi.

LeMonde.fr a notamment relevé qu’à compter du 1er janvier 2015, une personne qui décide de liquider ses droits à la retraite pour toucher ses pensions devrait cesser toute activité professionnelle. Alors qu’aujourd’hui, pour obtenir une pension retraite, il suffit simplement de stopper l’activité relevant du régime dans lequel est faite la demande. Par exemple, en tant que salarié et autoentrepreneur en parallèle, aujourd’hui on peut prendre sa retraite de salarié mais continuer son activité indépendante. Hélas, ce ne serait plus le cas si cette mesure était adoptée dans le cadre de la réforme des retraites.

Le cumul emploi-retraite moins généreux

Autre mesure non négligeable : le cumul emploi retraite n’améliorerait plus vos droits.

Aujourd’hui, ce dispositif permet de recommencer à travailler même après avoir pris sa retraite et donc de cumuler sa pension et la rémunération de sa nouvelle activité. Mais aussi de constituer de nouveaux droits si vous reprenez une activité dans un autre régime que celui que vous avez liquidé. Deux fois hélas, là aussi, à compter de 2015, vous cotiserez pour rien. Vos cotisations seraient désormais versées à fonds perdus et ne vous permettraient plus d’améliorer le montant de votre pension de retraite.

En revanche, mesure plus avantageuse, la condition d’âge pour bénéficier d’une retraite progressive serait assouplie. Ce dispositif qui permet de travailler à temps partiel et de percevoir, en plus de votre salaire, une partie de votre pension, n’est ouvert aujourd’hui qu’aux personnes qui ont atteint l’âge minimal de la retraite, soit 60 ans si vous êtes né avant le 1er juillet 1951 et jusqu’à 62 ans si vous êtes né après le 31 décembre 1954. Désormais, les personnes nées avant 1953 pourraient opter sans attendre pour la retraite progressive, celles nées en 1954 à partir de 59 ans et 9 mois seulement et dès 60 ans pour toutes les personnes nées à partir de 1955.

Mais ce dispositif est réservé aux salariés et dans une certaine mesure aux artisans et aux commerçants. Autant dire qu’avec de telles dispositions aussi discrètes que complexes, sans parler de l’éventail des situations (pénibilité du travail, inégalité des salaires femmes hommes, entrée des jeunes dans la vie active…) que la réforme ambitionne d’améliorer, les débats promettent d’être longs à l’assemblée nationale. Le projet de loi de cette nouvelle réforme des retraites se débattu au parlement à partir du 7 octobre.

AB

Des retraités pauvres toujours plus nombreux

Mercredi 12 septembre 2012

rétraite complémentaires 60ans500 000 pauvres de plus en un an. Plus de 800 000 en deux ans. La pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en France en 2010. C’est le constat alarmant de l’enquête Revenus fiscaux et sociaux de l’INSEE qui vient d’être publiée.

Désormais 14,1 % de la population française, soit 8,6 millions de personnes, disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (964 euros par mois, contre 968 euros en 2009), alors que, en 2008 ; ce n’était le cas que de 13 % de la population, rappelle Alternatives Economiques.

Le niveau de vie médian s’élève à 19 270 euros annuels, soit une diminution en euros constants de 0,5 % par rapport à 2009. Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros ; celui des 10 % les plus aisées est d’au moins 36 270 euros, soit 3,5 fois plus. Ainsi, le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population sauf pour les plus aisées.

Vidéo BFM : La pauvreté continue de progresser en France

Davantage de retraités travaillent pour joindre les deux bouts

Et cette hausse de la pauvreté n’épargne pas les retraités. En effet, les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté sont en fait celles des inactifs dont les retraités qui représentent 11 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres. Les autres adultes inactifs, autres que les étudiants et retraités, représentent 16 %, et, surtout, les inactifs de moins de 18 ans, c’est-à-dire les enfants constituent 63 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres, selon l’enquête.

Le niveau de vie médian des retraités diminue de 1,1 % et leur taux de pauvreté progresse de 0,3 point pour s’établir à 10,2 %.

Explications : dans la majorité des régimes de retraite, la revalorisation des pensions a été inférieure à la hausse des prix et la diminution des taux de rendements des placements financiers usuels a bridé les revenus financiers des retraités.

Conséquence : nombreux sont les retraités qui cherchent désormais à améliorer leur ordinaire, souligne LaTribune.fr.

Un phénomène mesuré par le rapport de l’IGAS (Inspection Générale des affaires sociales) sur l’évaluation du cumul emploi retraite, paru en juillet.

Bilan : 500 000 retraités sur un montant de 15 millions travaillent tout en touchant leur pension. Un chiffre qui a presque triplé en six ans passant de 120 000 en 2005 à 310 000 en 2011 pour le régime général des salariés du privé. Des petits boulots pour ces retraités qui souhaitent davantage aujourd’hui joindre les deux bouts que simplement rester actifs.

Nouveau symptôme d’une crise qui apparaît de plus en plus profonde, si certains en doutaient encore…

AB

Vers un dispositif unique de cumul emploi-retraite ?

Mardi 31 juillet 2012

C’est la recommandation de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans un récent rapport qui dénonce des « inégalités de l’accès au cumul emploi-retraite » et « une très grande complexité liée à l’application des différentes formes de cumul ».

D’autant que de plus en plus de seniors reprennent le chemin du travail ces dernières années. En effet, il n’y a pas qu’au Japon, comme on l’a vu dans le précédent post, où nombre de retraités préfèrent retravailler pour nourrir leurs familles.

2 fois plus de retraités actifs qu’il y a 5 ans

En France aussi, désormais. Ils seraient 500 000 « retraités actifs », selon ce même rapport de l’IGAS. C’est 2 fois plus qu’il y a 5 ans. Pour le seul régime général, ils sont passés de 137 000 à quelque 308 000 seniors salariés, révèle la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) sur LePoint.fr.

Et le phénomène ne date pas d’hier comme en témoigne ce reportage de TF1 réalisé en 2008 :

« Si je veux m’en sortir, il faut que je bosse », résume cette ex-cadre de la fonction publique.

Car pour la plupart de ces retraités qui ont repris une activité, il s’agit souvent de compléter une pension insuffisante (1 015 euros par mois en moyenne pour une carrière complète au régime général) par une activité à temps partiel.

« Avec 1 300 euros de retraite, je ne suis pas à plaindre. Mais j’ai perdu mon logement de fonction et, sans aucune aide, entre mes 538 euros de loyer, les charges et ma fille que je dois aider, je ne m’en sors pas », déplore cette grand-mère dynamique, installée dans l’Essonne.

Aide à domicile, garde d’enfants, ménage de nuit dans les entreprises… Depuis sa retraite en 2003, Monique Nicolas n’a jamais cessé de travailler, touchant 300 à 600 euros par mois, notamment grâce au site Seniorsavotreservice.com, qui recense quelque 50 000 CV de retraités… deux fois plus qu’en 2011 !

Quelques centaines d’euros pour boucler les fins de mois

Depuis que le dispositif de cumul emploi-retraite a été assoupli en 2009, tout en conservant l’intégralité de leur retraite, il leur permet en effet de bénéficier d’un revenu d’activité représentant entre un quart et un tiers de ce qu’ils touchaient dans la vie active. Quelques centaines d’euros pour boucler les fins de mois.

Mais pas pour tous. Ce que dénonce l’IGAS.

Seuls les retraités du régime général, qui ont atteint l’âge du taux plein (65 ans et neuf mois pour la génération 1952) ou alors l’âge légal (60 ans et neuf mois pour les natifs de 1952) et disposant d’une pension à taux plein, peuvent cumuler sans limite pensions et revenus d’activité, explique L’Entreprise.

Dans le cas contraire, le cumul est plafonné et ne doit pas dépasser, soit la moyenne des trois derniers salaires, soit 1,6 fois le Smic. En cas de dépassement, le versement de la retraite est suspendu. De plus, ces retraités qui ne remplissent pas les conditions du cumul intégral doivent respecter un délai de carence de six mois s’ils souhaitent reprendre du service chez leur ex-employeur.

Autre forme de cumul : ceux qui se mettent à leur compte et reprennent une activité professionnelle non salariée (artisans, commerçants et industriels, professions libérales, avocats, exploitants agricoles) ou relevant des régimes spéciaux. Ces derniers peuvent cumuler librement.

« Un ancien cadre supérieur qui continue à travailler avec le statut d’indépendant peut ainsi cumuler sans aucune limite », explique Vincent Poubelle, directeur Statistiques, Prospective et Recherche à la Cnav.

Autant de cas particuliers qui ont donc incité l’IGAS à préconiser ainsi « la fusion de toutes les formes de cumul… dans le souci d’une plus grande justice sociale ».

D’autant plus que ce phénomène est appelé à s’amplifier car les retraités français restent, malgré tout, encore moins actifs que leurs voisins européens. En 2011, le taux d’emploi des 65-69 ans atteignait 5,2 %, contre 10 % en Allemagne et 10,5 % en moyenne en Europe. Autrement dit, en France, le cumul emploi-retraite a de beaux jours devant lui.

Alors qu’est-ce qu’on attend pour mieux préparer sa retraite ?

AB