Archive pour le mot-clef ‘cotisation retraite’

Réforme des retraites : des cotisations en hausse ?

Vendredi 19 avril 2013

réforme des retraitesFaudra-t-il cotiser plus pour les retraites ?

C’est ce que laisse entendre LesEchos.fr  en présentant l’état d’avancée des réflexions du gouvernement à propos de la future réforme des retraites pour réduire un déficit du régime général estimé à 20 milliards d’euros à l’horizon 2020.

De toute façon, les autres leviers sont exclus, insuffisants ou pas pour tout de suite, rappelle le site du quotidien économique.

Relever l’âge légal ?

C’est non ! Jean-Marc Ayrault l’a promis dans sa récente interview accordée au Journal du Dimanche :

 « Nous ne toucherons pas à l’âge légal. Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir. »

Augmenter la durée de cotisation ?

Oui mais ce n’est pas pour demain ! François Hollande l’a pourtant annoncé lors de son grand oral sur France 2 :

 « Comme on vit plus longtemps (…) il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues »


Mais, LesEchos.fr explique que le relèvement de la durée de cotisation est déjà programmé jusqu’en 2020 par la précédente réforme des retraites à raison d’un trimestre supplémentaire par génération, passant ainsi de 164 trimestres pour les personnes nées en 1952, à 166 trimestres pour les personnes nées en 1956 et les générations suivantes. Or, si le président de la République veut allonger encore un peu plus la durée de cotisation, il est obligé d’annuler les décrets en vigueur. Je vous laisse imaginer la pagaille pour les futurs retraités concernés. Donc un nouveau relèvement de la durée de cotisation ne sera pas possible avant 2020.

Toucher aux pensions ?

Vraisemblablement ! Il faut s’attaquer aux dépenses. Pas en baissant les pensions mais en limitant leur progression calquée jusqu’ici sur le coût de la vie. C’est ce qu’ont déjà décidé les partenaires sociaux pour les régimes complémentaires AGIRC ARRCO, également déficitaires, en désindexant les pensions de l’inflation. Mais de nombreuses questions subsistent dans le cas d’une telle mesure. Combien de temps, quelle proportion et qui ? En effet, toutes les pensions seront-elles touchées, alors même que le Premier ministre a déclaré qu’ « il n’est pas question que les petites retraites soient pénalisées » ?

Cotiser plus ?

Évidemment ! Forcément ! D’autant plus si on ne rabote légèrement que certaines pensions. Augmenter les ressources est donc le levier inévitable pour cette future réforme afin d’espérer équilibrer le régime général des retraites.

Ainsi, le gouvernement étudie l’éventualité de déplafonner les cotisations, mettant par conséquent à contribution les hauts salaires. Par ailleurs, l’idée d’un alignement de la CSG appliquée aux retraites (6,6 %) sur celle appliquée aux salaires (7,5 %) refait surface.

En attendant, les cotisations retraites sont déjà très élevées en France, rappelle le journal économique. De plus, souvenons-nous que le gouvernement, lors de son arrivée au pouvoir, les a déjà relevées pour financer la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans.

Quoi qu’il en soit, les hauts salaires risquent d’être très clairement dans la ligne de mire de la future réforme des retraites.

Après l’imbroglio de la fameuse taxe à 75 %, qui sera finalement payée par les entreprises, ces dernières n’ont sûrement pas fini de mettre la main à la poche, on dirait…

AB

Retraites : « il faudra travailler plus pour payer notre système social »

Vendredi 15 février 2013

C’est un fait, les Américains travaillent de plus en plus tard.

« A New York, il n’est pas rare de voir une personne âgée pousser des caddies dans un supermarché ou balayer les couloirs d’une école. », rapporte LesEchos.fr.

USA : 62% des actifs de 45 à 60 ans veulent retarder leur départ en retraite

C’est 20% de plus qu’il y a 2 ans ! Près du quart des plus de 65 ans sont encore sur le marché du travail, selon les données du gouvernement américain dévoilées par le site économique. Ils sont encore 7% au-delà de 75 ans ! En comparaison, en France, à peine 1,6% des plus de 65 ans continuent à travailler.

La faute à la crise, encore une fois ? Pas du tout. Au contraire.

« Paradoxalement, c’est au moment où la crise semble s’éloigner que son impact sur les travailleurs âgés s’intensifie », explique l’un des auteurs de cette étude.

En effet, outre-atlantique, la bourse a repris des couleurs et retrouvé ses niveaux d’avant la crise, les prix de l’immobilier sont repartis à la hausse et la courbe du chômage s’est inversée.

En revanche, les Américains sont de moins en moins nombreux à disposer d’un niveau de retraite garanti. Les règles du jeu ont changé : les entreprises ont choisi d’alimenter de façon mensuelle des fonds de pension privés au lieu de promettre une pension fixe à leurs employés. Sauf que ces fonds sont liés aux aléas des taux d’intérêt et de la bourse. Or la Banque centrale américaine maintenant les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro : le rendement des fonds de pensions s’est réduit comme une peau de chagrin. Ainsi, ” deux tiers des Américains estiment ainsi avoir perdu 20 % de leur patrimoine financier depuis la crise “.

“Des réformes régulières tous les cinq ans” selon Jean-Pierre Raffarin

En France, pas mieux. Il faudrae slon toute vraisemblance aussi travailler plus s.

« Dans bien des cas, et notamment pour les retraités qui reçoivent une maigre pension, oui. Travailler deviendra sans aucun doute même une nécessité pour de plus en plus de “retraités” à l’avenir, en raison des “réformes” de ces dernières années visant à réduire le montant des pensions (oui, je sais, officiellement, il ne s’agit “que” d’allonger la durée de cotisation, mais qui peut avoir 42 ans de salaire à l’heure actuelle ?). », explique sur son blog, Gilles Raveaud, Maître de conférences en économie à l’Institut d’Études Européennes de l’université Paris 8 Saint-Denis.

« S’il n’y a pas de réformes, on ne peut pas payer. Il faudra des réformes régulières tous les cinq ans. Il faudra travailler plus pour payer notre système social. », a martelé Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, au micro de Caroline Roux sur Europe 1 ce mercredi matin à propos des retraites.

Une nouvelle réforme des retraites sera d’ailleurs bien engagée cette année.

“Pas d’idée tabou” selon Jean-Marc Ayrault

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, invité de l’édition nationale du 19/20 sur France 3, l’a confirmé ce mercredi 13 février. Tout en reconnaissant que « nous ne pouvons plus vivre avec des déficits », il s’est néanmoins engagé à « garantir l’avenir de notre système de retraite », c’est à dire que les retraités continueront à percevoir leur retraite, mais sans pour autant donner le moindre détail sur les solutions envisagées.

« J’ai proposé une méthode qui va être présentée aux partenaires sociaux pour qu’ensemble, nous sauvions notre système de retraite. », a-t-il expliqué.

Les retraités, eux-mêmes, seront-ils alors mis à contribution ?

Il n’y a « pas d’idée tabou », a répondu le Premier ministre.

« Les retraités comme les autres, (…) nous avons fait une réforme fiscale, nous avons demandé aux plus riches un effort plus important que pour les autres, en préservant les classes moyennes et les classes populaires. Toutes nos réformes, ce sera la même approche. », a conclu Jean-Marc Ayrault.

Copyrights - par heroesbed sur Flickr

82% des jeunes actifs n’ont plus confiance en la retraite par répartition

Mercredi 20 juin 2012

La jeunesse est très majoritairement pessimiste quant à l’avenir de sa propre retraite.

C’est l’un des enseignements, pour le moins édifiant, d’un sondage TNS Sofres pour le groupe Amundi Asset Management publié hier : 82% des jeunes actifs ne font plus confiance à notre système fondé sur la solidarité entre les générations pour leur assurer une pension suffisante.

Des jeunes carrément résignés, puisque 88% d’entre eux sont mêmes « conscients » que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) « vont baisser ».

Ils pensent même qu’elles seront trop faibles pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc…) :

  • 50% des 35-44 ans
  • 36% des 25-34 ans

Selon ces jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal c’est à dire la proportion du salaire touché à la retraite, devrait être de 76% alors qu’ils entrevoient pour eux seulement 56%, ce qui est déjà optimiste puisque c’est un peu plus que le taux de remplacement actuel moyen pour les salariés du privé (régime général).

Aujourd’hui seuls les fonctionnaires touchent environ 75% de leur salaire à la retraite.

« On sait que le compte n’y est pas », confirmait il y a quelques mois sur i-télé, Michel Godet, économiste et professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers).

« La retraite par répartition c‘est une chaine d’argent. Ce sont les actifs d’aujourd’hui qui payent pour les retraités d’aujourd’hui. Et demain il y aura beaucoup trop de retraités », explique-t-il.

« Les générations futures ont déjà le fardeau de notre dette », ajoute Michel Godet.

Les jeunes épargnent tôt pour leur retraite

« Il faudra un jour faire la retraite à points », préconise donc l’économiste. Mais en attendant l’éventualité d’un système de retraite à points, les jeunes, plutôt pessimistes, mettent des sous de côté pour leurs vieux jours : 34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans ont commencé à épargner pour la retraite.

C’est d’ailleurs l’une des récentes recommandations de l’OCDE qui préconise aux gouvernements de redoubler d’efforts pour promouvoir les pensions privées.

L’un des principaux produits de l’épargne salariale en vue de la retraite est le Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif), que peut proposer une entreprise et ouvert à tous les salariés.

En 2011 les souscriptions ont dépassé 1,3 milliard d’euros selon le groupe Amundi.

Les actifs en quête d’épargne pour la retraite peuvent aussi ouvrir un Pere (plan d’épargne retraite entreprise), si l’entreprise le propose, ou souscrire un Perp (plan d’épargne retraite populaire) auprès d’une institution de prévoyance, d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle.

Autant de solutions que vous pouvez comparer simplement grâce à notre comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. », écrivait Henri Estienne, philologue et humaniste du XVIème siècle. On dirait que les temps ont changé…

AB

Retraites des indépendants: le rachat de trimestres bientôt possible… enfin !

Mercredi 14 mars 2012

Le Gouvernement a annoncé il y a quelques jours dans un communiqué commun des ministres du Travail et de la Santé Xavier Bertrand, du Budget Valérie Pécresse et du secrétaire d’Etat chargé des PME Frédéric Lefebvre qu’il allait bientôt publier un décret favorisant le rachat “à un tarif avantageux” d’annuités pour la retraite des commerçants et des artisans tout en préservant l’équilibre financier du RSI (Régime Social des Indépendants).

Il était temps !

En théorie, depuis le 1er janvier 2010, la loi permet aux travailleurs non salariés de racheter des périodes au cours desquelles leurs cotisations ne leur ont pas permis de valider quatre trimestres au titre d’une année civile bien qu’ils aient travaillé durant toute l’année. Sauf que faute de décret d’application, ce dispositif n’est pas encore entré en vigueur, rappelle Capital.fr

La bonne nouvelle c’est que ce mécanisme de rachat d’annuités pour les 2,5 millions d’assurés au Régime Social des Indépendants (RSI) ne prévoit pas de hausse des cotisations.

” Une mesure qui répond à une demande forte des artisans et commerçants pour résoudre les situations dans lesquelles, malgré l’exercice d’une activité toute l’année, les intéressés ne parviennent pas toujours à valider l’ensemble de leurs trimestres et donc à se constituer des droits à retraite complets “, ajoute le communiqué.

Le projet de décret sera donc soumis pour avis au conseil d’administration du RSI avant une parution prochaine au Journal Officiel.

Et les “contrats Madelin” ?

En attendant, puisque vous vous intéressez à votre retraite et surtout au montant de votre pension en tant que commerçant, artisan, indépendant, avez-vous entendu parler du dispositif d’épargne retraite Madelin ?

C’est une solution réservée aux travailleurs non salariés qui peut vous intéresser.

Créés en 1994 pour les Travailleurs non-salariés (TNS) et non-agricoles et leurs conjoints, les contrats Madelin sont des produits d’épargne retraite par capitalisation, souscrits de manière individuelle. L’épargne ainsi constituée est indisponible avant la retraite, sauf cas particuliers, et peut être déduite des revenus imposables dans la limite de plafonds, explique notre expert :

Alors, rachat de trimestres, contrat Madelin, les 2 ?

A vous de calculer


Dossier Retraite : compléter sa retraite (p 3/5) par BforBankTV

AB

Sarkozy : revenir sur la retraite à 60 ans est une folie

Lundi 30 janvier 2012

Sarkozy-retraite-bfmtvLe Président de la République a déclaré hier que le retour de la retraite à 60 ans était “une folie“, “un mensonge, ajoutant que “cela ne se ferait pas“, lors de son intervention télévisée, en faisant allusion à la proposition de François Hollande de revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont leur durée de cotisations.

 

“C’est une folie, il n’y a personne qui croit ça, il n’y a aucun Français qui pense que c’est vrai, c’est un mensonge parce que ça ne se fera pas”, a affirmé le chef de l’Etat.

“Quand on a fait la réforme des retraites, tout le monde nous a critiqués, maintenant toute l’Europe nous suit”, a-t-il même prétendu.

 

“Si les gens travaillent moins longtemps, qui va payer leurs pensions ?”

L’occasion pour Nicolas Sarkozy de balayer d’un revers de main l’une des propositions de François Hollande, sans jamais citer son nom. Le candidat du Parti Socialiste a en effet promis que, s’il est élu Président de la République en mai prochain, ceux qui ont suffisamment cotisé « pourront partir à 60 ans » (voir le post « Départ à 60 ans : François Hollande bat en retraite… ou presque »).

Une mesure qui “conduirait le pays à la ruine. Si les gens travaillent moins longtemps, qui va payer leurs pensions ?” s’est indigné Nicolas Sarkozy.

Ceux qui travailleront encore, si l’on en croit la présentation du programme de François Hollande faite jeudi dernier.

S’il est élu, sa promesse de permettre aux Français qui ont cotisé 41 ans de pouvoir partir à 60 ans sera financée par une hausse des cotisations sociales, souligne Le Monde.

Des mesures qui risquent sérieusement de grever les comptes de la Sécurité sociale, analyse Le Point.

Selon l’évaluation de l’association Sauvegarde retraites, elles coûteront au moins 6,3 milliards d’euros par an à partir de 2020, année où elles exerceront tous leurs effets.

Seul point commun pour le moment entre le candidat socialiste et le Président de la République : ne pas trop toucher aux retraités actuels, note Le Monde.

Mais pour combien de temps ?

AB

Le cri d’alarme des retraités

Mercredi 12 octobre 2011

cri-alarme-retraites

« Il fait son âge Jean-Pierre, 70 ans dont 55 d’une vie de labeur en cuisine. Pourtant sa retraite aujourd’hui c’est 530 € par mois. Pas assez pour vivre décemment et payer à sa compagne les prothèses auditives dont elle a besoin. Alors Jean-Pierre s’est remis au fourneau, 8 heures par jour.

Pareil pour René, 68 ans, sur la paille après un divorce difficile. Cet ancien patron vend occasionnellement des perceuses dans les grandes surfaces pour compléter ses 720 € de retraite. Ils sont comme ça de plus en plus nombreux à avoir repris un travail après 60 ans… »

Ce n’est pas une fiction d’anticipation ni la prédiction la plus pessimiste des pourfendeurs de la réforme des retraites. C’est déjà une réalité, aujourd’hui, en 2011, en France, 2 tranches de vie de retraités en difficulté présentées par Harry Roselmack, dimanche dernier sur TF1.

« Retraités au travail », c’est le reportage consternant diffusé dans 7 à 8.

1,3 million de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté

Une situation vécue, hélas, par des milliers de retraités mais tous, ne peuvent pas se remettre au travail. Et on ne peut pas, décemment, obliger ceux qui le pourraient à renoncer à une retraite tant désirée et espérée.

Il ne restait donc plus qu’à ces mal lotis de notre système social à faire entendre leur voix. Ils ont donc crié leur misère dans la rue jeudi dernier, titrait 20 minutes.

Une manifestation pour dénoncer le report de la réforme de la dépendance et la baisse de leur pouvoir d’achat. Car les seniors sont de plus en plus nombreux à s’appauvrir. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, en 2009, plus d’ 1,3 million de retraités vivent ou plutôt « tentent de vivre » en dessous du seuil de pauvreté. Une situation intolérable pour Jean-Paul Tripogney, le représentant UNSA-Retraités, interrogé dans le cortège de la manifestation par l’AFP.

Des retraités inquiets d’abord des mesures anti-déficit annoncées par le gouvernement l’été dernier, notamment la hausse des mutuelles, liée au doublement de la taxation des complémentaires. Une augmentation qui va peser sur leur pouvoir d’achat, déjà dégradé et sur leur capacité surtout à bénéficier des mêmes soins de santé qu’avant, met en garde Nadine Prigent, secrétaire confédérale à la CGT.

« On a de plus en plus de retraités qui fréquentent les Restos du cœur, le Secours catholique, le Secours populaire et qui sont hébergés par leurs enfants parce qu’ils ne peuvent plus payer leur loyer », renchérit, au micro de France Info, ce responsable CGT-Retraités de l’Allier venu à Paris pour manifester.

Un minimum de pension au niveau du SMIC

Les séniors réclament donc une revalorisation des pensions de retraite. La dernière en avril dernier, 2,1%, est jugée insuffisante par l’intersyndicale au regard de l’inflation. Celle-ci exige une augmentation significative des retraites en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC, ainsi qu’une nouvelle modalité d’indexation des pensions basée sur l’évolution des salaires et non plus sur celle des prix.

Autre raison de mécontentement : la décision du gouvernement de reporter à 2012 la réforme du financement de la perte d’autonomie. Leur revendication phare : une grande réforme de la prise en charge des personnes en perte d’autonomie, quels que soient l’âge et le handicap, souligne le site web d’Europe 1.

Et pendant que les retraités grognent, les socialistes, qui leurs ont apporté leur soutien, cafouillent néanmoins sur l’avenir des retraites, résume ce télézapping du Monde.


Peut-être que l’ultime débat télévisé de ces primaires du PS entre Martine Aubry et François Hollande, à 20h35 ce soir sur France 2, offrira une lueur d’espoir à ces milliers de retraités à bout de souffle… ou pas.

En attendant surtout que les autres futurs candidats à l’élection présidentielle s’expriment aussi sur l’avenir de nos retraites, seule certitude déclarée par la voix-off du reportage de 7 à 8 sur TF1 dimanche dernier, à propos de Jean-Pierre et de sa compagne :

« Le bonheur d’être ensemble, voici la dernière fortune qu’ils leur restent ».

AB

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