Les infirmières en retraite (voir le post « Second service pour des infirmières retraitées ») ne sont plus les seules à reprendre du service, depuis l’entrée en vigueur de la réforme des retraites le 1er juillet dernier et l’assouplissement des conditions de cumul emploi-retraite.
Si l’hôpital doit faire face à une pénurie de blouses blanches et à une crise des vocations, la justice est confrontée aussi à un manque d’effectifs et rappelle ses retraités, rapporte Libération cette semaine.
« Environ 200 surveillants de prison, greffiers et magistrats retraités ont repris du service, sur la base du volontariat. », selon le quotidien.
Ces retraités ont donc ressorti leur robe ou leur uniforme de la naphtaline pour renforcer les services judiciaires et pénitentiaires. Deux réserves créées par le ministère dela Justicepour permettre aux magistrats, greffiers en chef et greffiers des services judiciaires, surveillants de prison à la retraite souhaitant continuer à servir l’institution judiciaire de mettre leur savoir-faire et leur expérience au service dela Justice. Laréserve judiciaire, lancée en 2011, s’inspire de la réserve civile pénitentiaire créée, 2 ans plus tôt.
L’objectif est de mobiliser 500 magistrats réservistes et 500 fonctionnaires réservistes pour la réserve judiciaire. Mais pas au détriment de véritables nouvelles embauches, selon le ministère de la Justice, qui promet 485 emplois supplémentaires de magistrats, greffiers et éducateurs créés en 2012 et 2013, s’ajoutant aux 200 emplois déjà prévus pour 2012.
Côté pénitentiaire, 860 agents ont fait acte de candidature et une première vague de 98 d’entre eux est en voie d’intégration au sein des services, a précisé Bruno Badré, porte-parole du ministère dela Justice, dans les colonnes du quotidien.
Renforcer les services judiciaires et pénitentiaires
Les missions confiées aux réservistes judiciaires sont non juridictionnelles. C’est-à-dire que ces magistrats ne participent pas aux audiences. Ils s’occupent essentiellement de tâches d’assistance et administratives.
Un décret, un peu passé inaperçu, a été publié en ce sens il y a quelques mois.
Outre les missions confiées au réserviste judiciaire, il fixe à 75 ans (contre 65 ans pour le réserviste pénitentiaire), l’âge maximal, ainsi que la durée d’emploi, limitée à 150 demi-journées par an.
Le montant de ces vacations est de 100 euros pour un magistrat, 80 euros pour un greffier en chef et 60 euros pour un greffier.
Selon le dernier classement de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej), la France compte 9,1 juges professionnels pour 100 000 habitants, alors que la moyenne dans les autres pays du Conseil de l’Europe est de 20,6, rapporte Libération.
Autant dire que les retraités, pardon, les réservistes ont de beaux jours de travail devant eux.
AB











