Il a fait une simple estimation du capital dont vous pourriez disposer aujourd’hui pour votre retraite si vous aviez investi, durant toute votre vie active, vos cotisations en bourse plutôt que dans le système de répartition.
Résultat : 800 000 euros.
Voilà la somme que vous auriez aujourd’hui pour profiter de votre retraite.
Pour ses calculs, cet expert en économie a pris l’exemple d’un salarié du privé qui prendrait sa retraite cette année après 43 ans de travail et donc de cotisations. Il s’est basé sur un salaire représentant à peine 59% du salaire moyen en 1970, soit moins de 10 000 euros par an, et 115% du salaire moyen aujourd’hui, soit 40 000 euros bruts.
Sur 43 ans, les cotisations cumulées ne représentent que 200 000 euros
Sachant que les cotisations retraite représentent 26% aujourd’hui de votre salaire brut, en ayant placé ne serait-ce que 20% de son salaire brut dans le CAC 40, et réinvesti à chaque fois les dividendes, nets d’impôts, de ces mêmes actions, vous seriez détenteur d’un portefeuille d’une valeur de plus de 800 000 euros. Alors que les cotisations cumulées depuis 1970 ne représentent que 200 000 euros environ.
Un capital que ce retraité fictif pourrait très bien convertir en rente viagère auprès d’un assureur. En estimant son espérance de vie à 86 ans, il toucherait pendant 24 ans, une rente équivalente à près de 38 000 euros par an ! Une pension plutôt confortable, et sans avoir fait appel à la collectivité, c’est à dire sans bénéficier des cotisations des actifs plus jeunes comme le prévoit notre système par répartition.
Aujourd’hui le revenu annuel moyen d’un retraité célibataire en France n’est que de 14 600 euros, alors que les Français en espèrent le double !
Cette simulation originale jette donc un sacré pavé dans la mare, alors qu’une nouvelle réforme des retraites se dessine. Sans forcément balayer le système actuel, l’absence de retraite par capitalisation comme il en existe en Suède et en Allemagne se révèle nécessaire.
La prochaine réforme des retraites annoncée pour cette année semble donc capitale pour la France et mériterait qu’elle dépasse les caricatures et le débat stérile d’un simple choix archaïque entre répartition ou capitalisation.
Les retraités dépensent moins, sauf pour l’alcool et le chauffage. C’est l’un des nombreux enseignements de « France, portrait social 2012 » publié par l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques).
Avant le grand âge, les couples de retraités se préparent en effet à une autre phase de leur vie. Ainsi, les seniors épargnent davantage, ne voulant pas être à la charge de leurs enfants. Côté dépenses, les retraités renouvellent une dernière fois les équipements électroménagers de la maison. Ils adoptent ensuite, progressivement, une vie plus casanière. On est loin du cliché du retraité globe-trotter ou épicurien.
Pour certains, il ne reste que des miettes
En réalité, les dépenses des retraités liées au logement (loyer, charges, chauffage, électricité) augmentent, de même que leur recours aux services domestiques à domicile. En revanche, ils diminuent leurs dépenses alimentaires, à la fois à domicile et à l’extérieur, mais ils maintiennent leur consommation d’alcool. Enfin, ils dépensent moins pour les vacances ainsi que pour l’habillement.
Mais pour certains, une fois à la retraite, peu importe leurs envies, il ne reste que des « miettes ».
C’est ainsi que plusieurs exploitants agricoles de l’Aisne se sont manifestés il y a quelques mois, pour faire part à François Hollande de leurs conditions difficiles. Ces agriculteurs ont carrément envoyé des lettres contenant des miettes de pain au Président de la République pour protester contre leur maigre retraite.
Un geste symbolique qui n’a pas vraiment plu en haut lieu. Une enquête du parquet de Paris pour offense au chef de l’Etat, délit puni par la loi, a été ouverte. Le représentant des agriculteurs a été convoqué au commissariat, même si l’Elysée a formellement démenti avoir déposé plainte.
Les anciens exploitants agricoles en France revendiquent une retraite à 75% du SMIC, un taux qui n’est actuellement pas appliqué. En moyenne, un exploitant agricole retraité touche environ 770 euros par mois. Les exploitants demandent aussi la retraite complémentaire pour les épouses de retraités actuels.
Pas vraiment de quoi chanter tout l’été, mais apparemment, aller crier famine ne fait toujours pas recette…
Comme à son habitude, Marc Fiorentino n’y va pas par quatre chemins. Notre système de retraite coule à toute vitesse, selon lui. Un naufrage comparable à celui du Titanic d’après le PDG d’Euroland Finance interrogé par le Nouvel Obs à l’occasion de la parution de son nouveau livre « Sauvez votre retraite ! » aux éditions Robert Laffont.
« La réforme Fillon, ce sont quelques canots de sauvetage jetés à l’eau, qui permettront de sauver quelques retraités. Le retour aux 60 ans, même si cela ne concerne que 150 000 personnes qui, de plus, méritaient de partir à la retraite, c’est un mauvais signal, c’est l’orchestre qui joue sur le pont pendant que le bateau coule. », confie le conseiller financier au magazine.
Ses prédictions résumées en 4ème de couverture sont plus que pessimistes :
« (…) vous allez vivre plus vieux que vous ne l’imaginez, vous n’allez pas toucher la retraite à laquelle vous avez droit, vous allez devoir travailler plus longtemps que prévu, les jeunes cotisent pour rien, les seniors vont se faire piquer une partie de leurs économies, vous devez vous protéger contre la dépendance (…) »
Préparer, épargner, immobilier et s’assurer contre la dépendance
Pour autant, Marc Fiorentino ne souhaite pas la disparition de notre système par répartition au profit exclusif d’un système par capitalisation à l’anglo-saxonne. Un système totalement inadapté, selon lui, rappelant que pendant la crise, il a failli connaître la faillite, des retraités américains ayant dû reprendre le chemin des petits jobs à 70 ans parce que leur « capital » de retraite s’était envolé sur les marchés financiers.
Le conseiller financier préfère un système par répartition, réaliste, avec un complément de capitalisation. Partageant, par ailleurs, l’idée récurrente d’une remise à plat complète du système avec pourquoi pas l’adoption d’un modèle « par points », à la suédoise comme le suggèrent certains syndicats et leaders politiques.
Mais, en attendant la grande concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux prévue au printemps, Marc Fiorentino donne, dans son nouveau livre, des conseils pratiques à suivre dès aujourd’hui. Une stratégie reposant sur 4 piliers : préparer, épargner, immobilier et s’assurer contre la dépendance, les 4 piliers d’une solution pour votre retraite.
Epargner : s’imposer de placer chaque mois, 10% de son salaire net sur les solutions et les produits financiers choisis ou en vue d’un projet immobilier futur ;
Immobilier : l’acquisition d’un bien immobilier met vraiment à l’abri une fois qu’on a arrêté de travailler ;
S’assurer contre la dépendance : économiser pour pouvoir couvrir le coût mensuel de 2300-3000 euros d’un établissement quand on devient dépendant afin de ne pas être un poids pour ses propres enfants.
En effet, plus que le simple fait de préparer sa retraite, il s’agit surtout d’anticiper sa fin de vie et se prémunir face à la dépendance, comme Marc Fiorentino l’a expliqué sur BFM Business :
Alors ? Enfin décidé(e) à “sauver” votre retraite ?
C’est le site International living, spécialiste de la retraite à l’étranger pour les Américains, qui distingue pour la 4ème année consécutive « la petite Suisse de l’Amérique Latine ». L’Équateur, grand comme la moitié de la France, coincé entre la Colombie et le Pérou, serait ainsi le meilleur endroit de la terre pour prendre sa retraite.
Pour la douceur de son climat tropical ? La beauté de ses paysages variés qui s’étendent de l’océan Pacifique aux profondeurs de l’Amazonie ? Sa culture exotique ? Certes, oui. Mais surtout pour son coût de la vie et ses prix de l’immobilier bon marché comparé aux Etats-Unis et à l’Europe.
« Pour 38 000 euros, vous pouvez acheter une maison dans une ville coloniale ou un appartement sur la plage. Vous pouvez aussi louer un meublé de deux chambres sur la plage pour 380 euros par mois. L’immobilier ici est si abordable que certains expatriés ont deux maisons. »
Par ailleurs, le site assure que l’Équateur est une destination stable et sécure, s’appuyant sur le témoignage d’un Américain installé là-bas qui a l’impression « de vivre aux Etats-Unis dans les années 50 ».
Une certitude, le continent Sud-Américain est devenu l’eldorado des retraités Nord-Américains dont les revenus se réduisent au fil des ans comme une peau de chagrin.
Le Panama et le Mexique complètent ce podium des destinations paradisiaques pour couler une retraite heureuse. Cocotiers, plages dorées, eaux turquoises, loisirs peu coûteux,… autant d’arguments qui poussent de plus en plus les seniors américains à s’expatrier au Sud des Etats-Unis mais aussi en Asie et même en France.
Oui, vous avez bien lu. Plus de 100 000 américains vivent chez nous dans l’hexagone,à l’image de ce couple qui profite de sa retraite à Paris avec « un budget raisonnable de 2 400 euros par mois. »
L’expatriation des retraités semble donc un phénomène croissant qui prospère des deux côtés de l’atlantique. Drôle de paradoxe pourtant pour ces deux pays, les USA comme la France, où de nombreux jeunes du monde entier rêvent encore et toujours de s’installer alors que les retraités eux-mêmes ne songent qu’à les quitter…
« Les retraités devront malheureusement se serrer la ceinture. (…) plutôt que de voir disparaître à terme les complémentaires », a déclaré Philippe Pihet, président FO de l’Arrco ce vendredi matin sur Europe 1.
Une véritable première pour les retraites complémentaires qui ont toujours suivi l’inflation. Les partenaires sociaux envisagent en effet de revaloriser les pensions mais à un rythme moindre que l’inflation. Pas de Père Noël donc pour les retraités qui doivent se préparer à un régime minceur inévitable l’an prochain.
Concrètement, au 1er avril 2013, la revalorisation annuelle ne serait que de 0,8% pour une inflation à 1,8%. Autrement dit le pouvoir d’achat des retraités va baisser.
Un déficit de 10 milliards d’euros en 2017
Mais les caisses de retraite complémentaire économiseraient ainsi près de 800 millions d’euros par an. Un peu d’oxygène pour deux régimes qui ne cessent de racler les fonds de tiroir ces dernières années. Leur déficit dépassera 10 milliards d’euros dans cinq ans.
Il faut donc sauver le « soldat Agirc-Arrco », la part complémentaire des pensions de 18 millions de salariés et 11,5 millions de retraités du secteur privé. Car elle représente en moyenne 31 % de la pension d’un salarié, 57 % de celle d’un cadre. L’Arrco, pour tous les salariés, a versé l’an dernier près de 38 milliards d’euros de prestations. L’Agirc, réservée aux cadres, a versé 18 milliards. A ce rythme-là, les réserves de ces régimes de retraite complémentaire fondent comme neige au soleil et seront à sec, respectivement en 2016 pour l’Agirc et en 2020 pour l’Arrco, souligne les Echos.
Sauf que cette moindre revalorisation s’ajoute à la future « taxe dépendance » de 0,3% dès le 1er avril 2013 sur les revenus de 7,5 millions de retraités, soit un retraité sur 2.
« Les retraités du secteur privé qui sont les seuls touchés ne sont pas prêts à l’accepter. Je crois que le sentiment que l’on peut éprouver est un sentiment d’écœurement parce qu’un régime de retraite ça se pilote à long terme. On n’attend pas d’être au bord du précipice pour prendre des mesures d’urgence », s’est insurgé François Bellanger, Président de la Confédération Française des Retraités, à la mi-journée sur Europe 1.
Si rien n’est encore signé puisque syndicats et patronat se sont donnés jusqu’en mars pour aboutir, ce principe d’un coup de frein à la revalorisation des pensions par rapport à l’inflation semble malgré tout acquis et pourrait perdurer.
Une hausse des cotisations à craindre
Mais pas sans condition. Tous les syndicats qui se sont résignés, excepté la CGT, réclament en contrepartie une hausse des cotisations patronalespour certains et des mesures pour épargner les retraités les plus modestes pour d’autres. Une hausse de cotisation de 0,1 point, rapporterait un peu moins de 600 millions, explique le site du quotidien économique.
Autrement dit, ce sont les salariés qui risquent au final de devoir mettre à nouveau la main à la poche pour les retraites complémentaires de leurs aînés sans avoir l’assurance totale de pouvoir en bénéficier au même niveau à leur tour, dans quelques années.
En attendant, le gouvernement veut rassurer.
« Le pouvoir d’achat est notre préoccupation, a réagi Pierre Moscovici, ministre de l’Économie sur Europe 1 ce matin. Ne vous en faites pas pour les retraités. Les Français savent et doivent savoir que ce gouvernement veut défendre leur pouvoir d’achat, a-t-il assuré. »
Le créateur d’entreprise, durant sa vie professionnelle, apprend à ne plus compter ses heures, ses clients casse-pieds, ses problèmes de stock, de personnel, d’impayés,… Mais pour sa retraite, il se doit pourtant de bien compter. Car les retraités artisans et commerçants perçoivent une pension moyenne de 1 285 € par mois, seulement, tous régimes confondus, selon les derniers chiffres du RSI (Régime Social des Indépendants).
Ce montant global de retraite qui comprend l’ensemble des prestations vieillesse de droit direct et de réversion est surtout inférieur de 11% à celui de l’ensemble des retraités français ! Par ailleurs, la distinction selon le genre fait apparaître de plus grandes différences : les hommes ont une pension moyenne inférieure de 18% et les femmes de 14%.
De plus, malgré l’amélioration de leur carrière au fil des générations, les femmes bénéficient toujours de pensions inférieures à celles des hommes. Fin 2008, la retraite globale des femmes pensionnées du RSI représente 70% de celle des hommes du RSI (67% pour l’ensemble des retraités français).
Alors comment améliorer sa pension de retraite après une vie de commerce ou d’artisanat en tant que travailleur non salarié ?
1/ En rachetant des trimestres manquants. C’est la possibilité offerte depuis peu par le RSI conformément au décret du 16 avril 2012 : racheter des trimestres de cotisation à un coût avantageux pour améliorer sa retraite.
Les artisans et les commerçants concernés doivent :
être affiliés depuis au moins 15 ans au régime d’assurance vieillesse des artisans (Ava) et/ou des commerçants (Organic) puis du RSI ;
avoir validé moins de 4 trimestres de cotisation assurance vieillesse au cours d’1 année civile ;
être nés avant le 1er janvier 1960 ;
être à jour de leurs cotisations et obligations déclaratives en tant que chef d’entreprise et/ou employeur.
Conditions de rachat :
1 trimestre par période d’affiliation (continue ou discontinue) de cinq ans ;
7 trimestres maximum ;
636 euros par trimestre (coût pour une demande effectuée en 2012) ;
les demandes doivent être déposées avant le 31 décembre 2013.
200 000 travailleurs indépendants sont concernés par ce dispositif avantageux financièrement. Les commerçants et les artisans concernés seront contactés par courrier par leur caisse RSI.
Raboter les avantages fiscaux et sociaux dont bénéficient les retraités. C’est la nouvelle préconisation choc de la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale. Le trou de la Sécu devrait être supérieur aux attentes, à 14,7 milliards d’euros contre 13,8 milliards d’euros prévus à fin 2012. Une dette sociale qui continuera à croître, alors même qu’elle ne peut continuer à être reportée davantage sur les générations futures, préviennent les sages de la rue Cambon.
12 milliards d’euros par an, c’est ce que représentent donc les niches sociales et fiscales des retraités. Des dépenses qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui, selon Didier Migaud, le premier Président de la Cour des comptes :
« Les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs, notamment les jeunes »
Près de 5 milliards d’euros d’économies sur le dos des retraités !
Pour endiguer un déficit sans précédent aggravant une spirale de la dette sociale, devenue le poison de la sécurité sociale, la Cour des comptes recommande, notamment, de :
supprimer progressivement l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions, en matière d’impôt sur le revenu (gain : 2,7 Md€);
« Il faudra taxer les retraités. Il n’est pas normal aujourd’hui qu’un retraité bénéficie de 10 % d’abattement sur l’impôt sur le revenu pour frais professionnels alors qu’il est retraité et qu’il n’a plus de frais professionnels. C’est une anomalie», reconnaît Nicolas Doze, chroniqueur éco sur BFM TV
aligner le taux de CSG appliquées aux pensions de retraite sur celui des actifs (6,6 % pour les pensions de retraite et 7,5 % pour les salaires, aujourd’hui. Gain : 1,2 Md€) ;
supprimer l’exonération d’impôt sur le revenu des majorations de pensions pour les parents de 3 enfants (gain : 0,8 Md€) ;
Par ailleurs, dans son rapport, la Cour tire à boulets rouges sur les régimes de retraite de la SNCF et de la RATP, qui coûtent très cher à ces entreprises publiques, souligne Boursier.com
Total : près de 5 milliards d’euros d’économies sur le dos des retraités !
Sans parler des retraités toujours plus nombreux à travailler pour joindre les deux bouts.
Mais en comparaison, la situation des jeunes est encore moins favorable, rappelle L’Expansion. Le taux de pauvreté touche, en effet, 19,6% des moins de 18 ans et 19,4% des étudiants. Les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie médian (la moitié vit au-dessous de ce seuil, l’autre moitié au-dessus) de 16.820 euros annuels (1400 euros par mois), les retraités de 19.100 euros (1591 euros par mois).
Les retraités vont donc devoir passer à la caisse. Surtout les plus riches.
Le ministre du Travail Michel Sapin vient d’indiquer aujourd’hui que les retraités « extrêmement aisés » seraient taxés de la même manière que les salariés aisés, mais qu’il ne s’agissait pas de toucher aux retraités aux faibles pensions.
La surtaxe de 75% sur les revenus s’appliquera aussi sur les revenus des retraités, a déclaré le ministre sur Radio Classique.
500 000 pauvres de plus en un an. Plus de 800 000 en deux ans. La pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en France en 2010. C’est le constat alarmant de l’enquête Revenus fiscaux et sociaux de l’INSEE qui vient d’être publiée.
Désormais 14,1 % de la population française, soit 8,6 millions de personnes, disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (964 euros par mois, contre 968 euros en 2009), alors que, en 2008 ; ce n’était le cas que de 13 % de la population, rappelle Alternatives Economiques.
Le niveau de vie médian s’élève à 19 270 euros annuels, soit une diminution en euros constants de 0,5 % par rapport à 2009. Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros ; celui des 10 % les plus aisées est d’au moins 36 270 euros, soit 3,5 fois plus. Ainsi, le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population sauf pour les plus aisées.
Davantage de retraités travaillent pour joindre les deux bouts
Et cette hausse de la pauvreté n’épargne pas les retraités. En effet, les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté sont en fait celles des inactifs dont les retraités qui représentent 11 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres. Les autres adultes inactifs, autres que les étudiants et retraités, représentent 16 %, et, surtout, les inactifs de moins de 18 ans, c’est-à-dire les enfants constituent 63 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres, selon l’enquête.
Le niveau de vie médian des retraités diminue de 1,1 % et leur taux de pauvreté progresse de 0,3 point pour s’établir à 10,2 %.
Explications : dans la majorité des régimes de retraite, la revalorisation des pensions a été inférieure à la hausse des prix et la diminution des taux de rendements des placements financiers usuels a bridé les revenus financiers des retraités.
Conséquence : nombreux sont les retraités qui cherchent désormais à améliorer leur ordinaire, souligne LaTribune.fr.
Bilan : 500 000 retraités sur un montant de 15 millions travaillent tout en touchant leur pension. Un chiffre qui a presque triplé en six ans passant de 120 000 en 2005 à 310 000 en 2011 pour le régime général des salariés du privé. Des petits boulots pour ces retraités qui souhaitent davantage aujourd’hui joindre les deux bouts que simplement rester actifs.
Nouveau symptôme d’une crise qui apparaît de plus en plus profonde, si certains en doutaient encore…
1 jeune adulte sur 10 (entre 18 et 34 ans), seulement, a déjà réfléchi sérieusement aux revenus dont il aura besoin pour prendre sa retraite. C’est l’un des résultats d’un rapport de l’Institut Info-retraite de la Banque de Montréal, au Canada, publié début août.
Cette étude révèle par ailleurs qu’un tiers de ces jeunes adultes n’ont pas encore commencé à épargner pour leur retraite. Paradoxalement, une large majorité d’entre eux (82%) considèrent que la planification de la retraite est importante. Et surtout, le quart d’entre eux ont bien l’intention de se retirer tôt de la vie active !
« Le fait que les jeunes adultes soient conscients de l’importance de planifier leur retraite est encourageant, mais il est inquiétant de constater que bon nombre d’entre eux n’agissent pas en conséquence. Il existe une contradiction évidente entre ce que les jeunes pensent de la retraite et ce qu’ils font concrètement pour s’y préparer. », déclare Tina Di Vito, responsable de l’Institut Info-retraite BMO.
Les parents devraient donner l’exemple
Comment alors inciter les jeunes à mieux préparer leur retraite, d’autant plus s’ils ne comptent pas faire de vieux os au boulot ? Ce sont aux parents d’encourager leurs enfants à réfléchir à la retraite, conseille l’Institut.
« Les parents et les autres adultes qui ont de l’influence doivent créer un environnement qui encouragera les jeunes à réfléchir à leur avenir financier. Malgré la difficulté et la complexité des réalités financières auxquelles les jeunes font face aujourd’hui, une meilleure préparation financière à la retraite les mènera à de bons résultats. », précise Mme Di Vito.
Étant donné que la moitié des jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans habitent encore chez leurs parents, papa et maman peuvent être des modèles efficaces, selon le rapport, en adoptant de saines habitudes de gestion financière et d’épargne et en associant rapidement leurs enfants à ces processus.
Principales recommandations à l’intention des parents de jeunes adultes :
Commencez tôt : cotiser régulièrement à un plan d’épargne retraite et associer les enfants à ce processus dès les premières années de leur adolescence, discuter avec les enfants de la gestion des finances et de la préparation d’un budget ;
Responsabilisez-les : demander, par exemple aux enfants adultes de payer une partie des dépenses du foyer dès qu’ils commencent à travailler ou même de la possibilité qu’ils paient un loyer. Si vous vous sentez coupable de leur demander un loyer, vous pourriez placer ces sommes sur un compte distinct et leur faire plus tard la surprise d’un don pour une occasion spéciale, comme un mariage, ou l’achat d’un logement.
Notre blog retraite, lui, vous invite à tester le comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, Perp ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont présentés. Pratique pour mieux préparer sa retraite et le plus tôt possible.
On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas ses enfants. Mais sa propre retraite, chacun peut, heureusement, encore la choisir…
Comment, avec une petite retraite, profiter d’une vraie maison de vacances sans débourser ou presque le moindre euro ? Et parfois même, en étant rémunéré ?
En gardant celle des autres ! Autrement dit, du gardiennage de maison.
De plus en plus de propriétaires n’hésitent plus à confier leur maison à des retraités.
Un phénomène courant dans les pays Anglo-Saxons qui a tendance à se développer en France. C’est ce que rapporte notamment le site du Nouvel Observateur.
« Après le cambriolage de notre maison, en notre absence, en janvier », dans le Maine-et-Loire, « j’ai cherché une solution pour la faire garder », raconte une habituée de cette formule. Solution trouvé grâce à l’un des nombreux sites web spécialisés qui se sont développés : « Désormais, quand nous ne sommes pas là, nous la confions à des retraités. Du coup, elle est toujours habitée ».
Mais, attention, allergique aux animaux de compagnie, s’abstenir. Car, en réalité, bien plus que la crainte des cambriolages, c’est souvent pour faire garder leur chat, leur chien ou leur poisson rouge que la plupart des propriétaires ont recours à ce système de gardiennage. Comme en témoigne cette vidéo réalisée par le site de l’association GoldenDay.
“On vit dans des logements qu’on ne pourrait pas se payer”
« Avec mon épouse, nous avons eu la chance d’être à la retraite très tôt et on se voyait mal rester chez nous devant la télé », témoigne l’un de ces anges gardiens à domicile qui vit, ainsi, entre cinq et six mois par an dans d’autres maisons que la sienne.
« Bricolage, tonte de la pelouse ou arrosage des plantes sont aussi parfois au programme », prévient le responsable de Homesitting, qui se présente comme le pionnier du secteur en France. Créée en 1986, sa société affiche 15% de croissance par an. Dans certains cas, en échange de menus travaux d’entretien, les retraités touchent une petite rémunération. Mais le plus souvent, ils sont bénévoles.
Qu’importe, finalement, pour ces retraités qui se considèrent malgré tout en vacances.
« Ça nous permet de visiter la France et bien souvent, on vit dans des logements qu’on ne pourrait pas se payer », ajoute le retraité.
Quand le bonheur des uns peut faire aussi celui des autres… Vive les vacances !