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Divorce et retraite ne font pas bon ménage !

Mercredi 26 octobre 2011

divorcer_retraite_coute_cherDivorcer n’est pas sans effet sur la retraite. La séparation entraîne inévitablement une disparité de niveau de vie entre les époux, malgré la possibilité pour celui des deux qui subit ce déséquilibre d’obtenir de l’autre une prestation compensatoire.

Pour les couples à la retraite, cela peut représenter une baisse du niveau de vie considérable, surtout pour les femmes qui se retrouvent souvent endettées ou même sous le seuil de la pauvreté, selon le quotidien Métro de Montréal.

Une importante perte de revenus et un taux de pauvreté élevé

Au Québec, le nombre de divorces chez les couples de plus de 65 ans et plus a doublé depuis 1980.

« C’est le groupe où l’on retrouve le plus haut taux de divorce. Les couples mariés qui mettront fin à leur union entre 67 et 80 ans, risquent de subir une importante perte de revenus et un taux de pauvreté élevé », selon Caroline Dabu, responsable de la stratégie de planification financière et marketing, au Groupe BMO, gestion privée du groupe BMO, interrogée par le quotidien gratuit.

Pas mieux, chez nous, en France. Selon les chiffres de l’Institut National Etudes Démographiques (Ined), le pourcentage des divorces de personnes de 60 ans et plus a fortement augmenté au cours de la dernière décennie : 28% de plus chez les femmes et 39% de plus chez les hommes.

Un phénomène confirmé dans cette vidéo, ci-dessous, par Michel Rochefort, Directeur Général du Credoc (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), pour qui le divorce n’a pas fini de croitre. Il commence à toucher les générations de plus de 50 ans et se généralisera probablement auprès des générations de plus de 60 ans en 2025. Cela aura pour conséquence un accroissement du nombre de personnes vivant seules.


Rochefort CREDOC divorce par ohersent

Un divorce prive de ses pleins droits à réversion

Mais si l’on est mieux seul(e) que mal accompagné(e) même après 30 années chaotiques d’un mariage que l’on n’hésite plus à abandonner, il n’en reste pas moins que financièrement on sera toujours plus à l’aise en couple que célibataire.

Conséquence plus fâcheuse, un divorce peut même vous priver de vos pleins droits à réversion, c’est à dire de la pension qui est versée au conjoint d’un assuré décédé.

En effet lorsqu’au décès de l’assuré il existe un conjoint survivant et un ou plusieurs conjoints divorcés, la pension de réversion est partagée au prorata de la durée respective de chaque mariage.

Il faut savoir aussi que le conjoint qui contracte un nouveau mariage ou vit en concubinage perd son droit à pension. Malgré tout il peut le recouvrer à la dissolution de sa nouvelle union ou à la cessation du concubinage.

Autant dire qu’une estimation de votre future pension de retraite en cas de divorce s’avère indispensable. C’est même un droit. Cela fait partie, en effet, du droit à l’information, l’une des principales mesures de la réforme des retraites, expliqué sur le site web de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) :

« Une estimation indicative globale du montant de la pension pourra être effectuée quel que soit l’âge de l’assuré si celui-ci est engagé dans une procédure de divorce ou de séparation de corps. »

Bref, si l’on a coutume de dire que l’argent est la cause première des disputes dans un ménage, il a toutes les chances de le rester après un divorce à l’âge de la retraite !

AB

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La retraite : une inaccessible étoile ?

Mercredi 19 octobre 2011

epargne-retraite9 Français sur 10 assimilent la retraite à une période de liberté, pleine d’activités, mais les ¾ d’entre eux ne connaissent pas le montant réel qu’ils toucheront à la retraite !

C’est l’un des enseignements pour le moins étonnant de l’étude réalisée par Ipsos pour AXA France.

« Les Français ont une vision très paradoxale de la retraite, avec d’un côté, “la retraite que je veux”, faite de profondes aspirations individuelles à de nouvelles libertés, de vrais choix personnels, de plaisirs, et de l’autre, “la retraite que je peux”, faite de contraintes extérieures qui hypothéqueront l’épanouissement et la qualité de vie attendus à l’âge de la retraite », résume Yannick Carriou, Directeur Général d’Ipsos.

La retraite, plus suffisante pour vivre

D’ailleurs les 18-45 ans ont déjà intégré qu’ils ne prendront pas leur retraite avant 65 ans, au lieu de 62 ans aujourd’hui. Car 61 % des Françaises et des Français anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat avec le passage à la retraite. Et plus du tiers des personnes se montre incapable d’estimer le montant futur de leur retraite… Mais 64 % sont convaincus qu’elle sera insuffisante ! Cette crainte financière est particulièrement accentuée chez les femmes qui, à 71 %, estiment que le montant de leur retraite ne leur suffira pas pour vivre.

« Surtout, ce qui fait choc pour les nouveaux retraités, c’est la comparaison entre le dernier salaire et la première pension : l’écart peut être de près de 50 % dans certains cas. À cette diminution de revenu, le passage à la retraite peut entraîner la perte d’avantages sociaux pris en charge par l’employeur, en particulier pour ce qui concerne la mutuelle complémentaire collective. », analyse Serge Guérin, Professeur à l’ESG Management School, sur le site web senioractu.com

Plus inquiétant selon lui, la baisse de confiance dans le système collectif.

Ainsi 49 % de la population pensent toucher moins que ce qui est prévu à ce jour. Les 35-54 sont 57 % à en être convaincus. Car, plus on est jeune et plus la confiance dans le système de retraite par répartition tend à se réduire.

Il n’est jamais trop tard

Heureusement Marc Darnault, associé chez Optimaretraite, se montre rassurant dans La Tribune.

« Il n’est jamais trop tard pour préparer sa retraite. Il faut choisir le bon produit, celui qui est adapté à ses besoins. » Pour les jeunes actifs, il est souvent difficile de mobiliser une partie de son argent. Ce n’est pas pour autant qu’il faut rester les bras croisés : « La première chose à faire est de vérifier, sur le site de la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), ses droits à la retraite, en prenant garde de ne pas oublier les jobs d’été ! Et évidemment, prendre, dès que possible, l’habitude d’épargner. »

Bref, pour pouvoir devenir cigale à la retraite, rien ne sert d’avoir des fourmis dans les jambes et les mains dans les poches !

AB

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Et le grand vainqueur de la primaire PS est… la retraite à 60 ans !

Lundi 17 octobre 2011

vainqueur-primaire-parti-socialiste-ps-retraite-60-ansire PS est… la retraite à 60 ans !François Hollande et Martine Aubry se sont en apparence accordés sur le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, lors du débat télévisé de l’entre deux tours de la primaire socialiste sur France 2. Non sans équivoque.

A priori, les 2 prétendants à la Présidence de la République affichent la même position, qui est celle du PS : retour aux 60 ans pour l’âge du droit à la retraite, mais avec maintien d’une durée de cotisation de 41,5 ans pour bénéficier d’une pension à taux plein.


Martine Aubry sur les retraites par martineaubry

Jusqu’ici, pourtant, tous les candidats à la primaire socialiste ont toujours entretenu le flou sur la question des retraites comme nous l’évoquions sur ce blog dans le post « Retraite à 60 ans : Martine Aubry plus nuancée »

« Pas de retour de la retraite à 60 ans pour chacun », c’était déjà la déclaration ambiguë de Martine Aubry qui a surpris bon nombre d’internautes qui avaient le loisir, avant le 1er tour, d’interroger en toute liberté l’ex-première secrétaire du PS sur le site web de Rue 89.

Mercredi soir, c’est François Hollande qui s’est retrouvé gêné aux entournures.

Un débat lourd de sous-entendus

En citant un propos de Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, fin connaisseur du sujet (il est membre du Conseil d’Orientation des Retraites) et surtout conseiller retraites de l’élu corrézien, qui aurait parlé d’une retraite à 65 ans, Martine Aubry a jeté le trouble et mis en doute la volonté de Hollande de rétablir réellement l’âge légal de la retraite à 60 ans.

Alors que Hollande a affirmé son engagement de revenir à l’âge légal, Aubry lâche:

- «Cela veut dire que tu n’es pas d’accord avec Pascal Terrasse… qui te conseille sur ces questions, et qui vient de nous expliquer qu’il faut passer de 60 à 65 ans»…

- «Pascal Terrasse, précise David Pujadas, qui est un des proches de François Hollande..

- Aubry continue: «Il conseille François Hollande sur ces questions. Il y a une dépêche qui dit, j’ai pas bien compris, qu’il fallait porter l’âge légal de 60 à 65 ans. Je n’imagine pas que tu puisses être d’accord là-dessus…»

- Hollande: «Peut-être que tu as mal compris».

- Aubry: «Malheureusement, j’ai bien compris

Le débat s’arrêtera là, lourd de sous-entendus, souligne Libération.

«Il y a ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu’on fera. C’est trois choses différentes »

Malgré le démenti agacé de l’intéressé sur son blog, le quotidien enfonce le clou en publiant sur son site web un enregistrement audio de l’intervention du conseiller de Hollande.

Interrogé par un participant sur le projet de revenir à la retraite à 60 ans, Terrasse fait d’abord rire l’auditoire en lâchant: «Il y a ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu’on fera. C’est trois choses différentes.» Et sur la question de l’âge légal porté à 62 ans par la réforme de novembre 2010, il affirme ainsi: « Compte tenu de la situation de la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieilless), et de ses déficits, je ne pense pas honnêtement qu’on reviendra sur la borne d’âge», avant d’évoquer un passage à 65 ans, résume Libération.

La guerre entre les 2 camps se poursuit désormais sur les réseaux sociaux entre militants par comptes Twitter interposés. Un nouveau vent de polémique qui nous laisse, hélas, face à nos retraites, comme des girouettes  : incapables de nous fixer avant de rouiller.

AB

Copyrights : Laura Mary sur Flickr

Le cri d’alarme des retraités

Mercredi 12 octobre 2011

cri-alarme-retraites

« Il fait son âge Jean-Pierre, 70 ans dont 55 d’une vie de labeur en cuisine. Pourtant sa retraite aujourd’hui c’est 530 € par mois. Pas assez pour vivre décemment et payer à sa compagne les prothèses auditives dont elle a besoin. Alors Jean-Pierre s’est remis au fourneau, 8 heures par jour.

Pareil pour René, 68 ans, sur la paille après un divorce difficile. Cet ancien patron vend occasionnellement des perceuses dans les grandes surfaces pour compléter ses 720 € de retraite. Ils sont comme ça de plus en plus nombreux à avoir repris un travail après 60 ans… »

Ce n’est pas une fiction d’anticipation ni la prédiction la plus pessimiste des pourfendeurs de la réforme des retraites. C’est déjà une réalité, aujourd’hui, en 2011, en France, 2 tranches de vie de retraités en difficulté présentées par Harry Roselmack, dimanche dernier sur TF1.

« Retraités au travail », c’est le reportage consternant diffusé dans 7 à 8.

1,3 million de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté

Une situation vécue, hélas, par des milliers de retraités mais tous, ne peuvent pas se remettre au travail. Et on ne peut pas, décemment, obliger ceux qui le pourraient à renoncer à une retraite tant désirée et espérée.

Il ne restait donc plus qu’à ces mal lotis de notre système social à faire entendre leur voix. Ils ont donc crié leur misère dans la rue jeudi dernier, titrait 20 minutes.

Une manifestation pour dénoncer le report de la réforme de la dépendance et la baisse de leur pouvoir d’achat. Car les seniors sont de plus en plus nombreux à s’appauvrir. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, en 2009, plus d’ 1,3 million de retraités vivent ou plutôt « tentent de vivre » en dessous du seuil de pauvreté. Une situation intolérable pour Jean-Paul Tripogney, le représentant UNSA-Retraités, interrogé dans le cortège de la manifestation par l’AFP.

Des retraités inquiets d’abord des mesures anti-déficit annoncées par le gouvernement l’été dernier, notamment la hausse des mutuelles, liée au doublement de la taxation des complémentaires. Une augmentation qui va peser sur leur pouvoir d’achat, déjà dégradé et sur leur capacité surtout à bénéficier des mêmes soins de santé qu’avant, met en garde Nadine Prigent, secrétaire confédérale à la CGT.

« On a de plus en plus de retraités qui fréquentent les Restos du cœur, le Secours catholique, le Secours populaire et qui sont hébergés par leurs enfants parce qu’ils ne peuvent plus payer leur loyer », renchérit, au micro de France Info, ce responsable CGT-Retraités de l’Allier venu à Paris pour manifester.

Un minimum de pension au niveau du SMIC

Les séniors réclament donc une revalorisation des pensions de retraite. La dernière en avril dernier, 2,1%, est jugée insuffisante par l’intersyndicale au regard de l’inflation. Celle-ci exige une augmentation significative des retraites en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC, ainsi qu’une nouvelle modalité d’indexation des pensions basée sur l’évolution des salaires et non plus sur celle des prix.

Autre raison de mécontentement : la décision du gouvernement de reporter à 2012 la réforme du financement de la perte d’autonomie. Leur revendication phare : une grande réforme de la prise en charge des personnes en perte d’autonomie, quels que soient l’âge et le handicap, souligne le site web d’Europe 1.

Et pendant que les retraités grognent, les socialistes, qui leurs ont apporté leur soutien, cafouillent néanmoins sur l’avenir des retraites, résume ce télézapping du Monde.


Peut-être que l’ultime débat télévisé de ces primaires du PS entre Martine Aubry et François Hollande, à 20h35 ce soir sur France 2, offrira une lueur d’espoir à ces milliers de retraités à bout de souffle… ou pas.

En attendant surtout que les autres futurs candidats à l’élection présidentielle s’expriment aussi sur l’avenir de nos retraites, seule certitude déclarée par la voix-off du reportage de 7 à 8 sur TF1 dimanche dernier, à propos de Jean-Pierre et de sa compagne :

« Le bonheur d’être ensemble, voici la dernière fortune qu’ils leur restent ».

AB

Copyrights : milom sur Flickr