Archive pour le mot-clef ‘assurance-vie’

Les Français et la retraite, entre déni et illusions

Mardi 5 mars 2013

Les Français et l'épargne retraiteLes Français préfèreraient épargner pour préparer leurs vacances (47%) plutôt que leur retraite (34%) !

C’est l’un des enseignements édifiants d’une étude HSBC sur l’avenir des retraites reprise par la presse ces derniers jours. D’ailleurs, 59% des personnes interrogées reconnaissent ne pas préparer correctement leur retraite, voire pas du tout pour plus d’un Français sur 3 (36%) même s’ils sont de plus en plus inquiets sur les difficultés financières qui se poseront à cette période de la vie.

Pire, les personnes interrogées déclarent avoir pleinement conscience que leur propre espérance de vie excédera de beaucoup l’espérance de vie de leur épargne retraite. S’attendant à vivre en moyenne 19 ans après l’âge de la retraite, les Français considèrent que leur épargne ne durera que 9 ans. Restera donc en moyenne 10 années à vivre sans aucun revenu complémentaire !

Un paradoxe d’autant plus surprenant que c’est justement au moment de la retraite que les dépenses liées aux problèmes de santé et de dépendance augmentent considérablement.

« C’est un peu comme en matière de prévention pour la santé : les Français ont de plus en plus peur, mais ils sont dans une certaine forme de déni et repoussent encore et toujours la préparation de leur retraite, que ce soit financièrement ou mentalement », analyse sur 20minutes.fr le sociologue Serge Guérin, spécialiste des questions de vieillissement et associé à l’étude.

Il faut reconnaître néanmoins qu’avec la crise, le chômage et l’endettement, même en le voulant, une bonne partie de la population ne pourrait pas se faire un bas de laine pour sa retraite.

Malgré tout, même la minorité qui épargne consciemment et volontairement pour sa retraite, le fait de façon trop timide en France : à partir de 30 ans, contre 26 ans dans le reste du monde et pour un montant de 86€ en moyenne chaque mois, contre 214€ dans le monde.

Retraite : une confiance aveugle en l’État providence

Autre illustration de cette édifiante contradiction, alors même que les Français reconnaissent ne pas trop préparer leur retraite, ils souhaitent néanmoins en moyenne un revenu pour la retraite égal à 82 % de leur revenu d’activité !

Un niveau pourtant inatteignable avec pour seule rentrée d’argent les pensions des régimes de retraite (général et complémentaires). Et que dire de leur estimation de leur revenu idéal pour cette période qui se situe, selon l’étude, à plus de 2 000 euros par mois, alors que le revenu médian d’un ménage de retraités se situe autour de 1 500 euros !

« On observe une confiance excessive dans les prestations sociales qui pourtant s’amenuisent », commentent les auteurs de l’étude.

En effet, la confiance en l’État providence a, cette année, fortement progressé en France, en dépit d’une situation déficitaire des régimes de retraite publics bien connue.

Nous sommes d’ailleurs quasiment les seuls au monde. Ailleurs, à peine 16% des individus font prioritairement confiance aux États pour financer leur retraite. En France, c’est presque 1 personne sur 2 (44%), soit deux fois plus qu’en 2011 !

Le seul autre pays du monde dans lequel l’État providence suscite encore un fort indice de confiance est la Chine (37%), qui soit dit en passant, réfléchit à un éventuel allongement de l’âge de la retraite.

Seuls les plus jeunes (25-34 ans) semblent heureusement les plus lucides et ont une confiance moins marquée vis-à-vis de la capacité de l’État à leur fournir l’essentiel de leurs revenus à la retraite (30% seulement). Ils anticipent ainsi d’autres sources de financement, pour une part équivalente aux pensions de retraite publiques (20% épargne salariale, 30% assurance vie, 38% épargne court terme).

Une jeunesse qui va, malgré tout, devoir continuer à mettre aussi la main à la poche pour assumer les retraites de ces générations précédentes qui ont brillé par leur attentisme et une confiance aveugle dans un système désormais inadapté.

Et vous, comment préparez-vous votre retraite et quel montant espérez-vous ? Pour vous aider, calculez votre retraite en ligne.

AB

Retraite : des Français de plus en plus inquiets

Mercredi 13 février 2013

67% des Français se déclarent inquiets en matière de retraite aujourd’hui. C’est le plus haut niveau d’inquiétude enregistré depuis plus de 5 ans par l’enquête 2013 du Cercle des Épargnants sur « Les Français, l’Épargne et la Retraite ».

Il faut dire qu’avec la crise, qui n’éprouve pas certaines difficultés aujourd’hui à se projeter à long terme ? A tel point que la proportion des « très inquiets » progresse de 8 points en un an. Une inquiétude partagée par l’ensemble de la population mais qui augmente fortement chez les 25/34 ans, où plus de 3 jeunes actifs sur 4 se déclarent inquiets et, plus d’un sur 3, très inquiets.

Priorité au financement de la retraite et à un report à 65 ans jugé nécessaire

Ainsi, pour les personnes interrogées, le financement de la retraite est devenu la priorité des priorités (56%) devant l’assurance maladie (43%) et l’aide au logement (26%).

Mais pas sans réforme : 58% des Français sont pour un changement de système de retraite dont 32% seraient favorables à un régime par points et 26% à un système par points à la Suédoise qui prend en compte l’espérance de vie.

Par ailleurs, une majorité des Français (60%) considèrent désormais le report de la retraite à 65 ans comme nécessaire. En comparaison, ils n’étaient que 30% en 2011 à estimer cette mesure comme utile. Seuls les ouvriers – qui ont par ailleurs la plus faible espérance de vie – jugent cette mesure non nécessaire.

Malgré tout, les Français épargnent moins pour leur retraite et investissent moins dans la pierre : 1 Français sur 2 seulement épargne pour ses vieux jours. La retraite, d’ailleurs, n’arrive qu’en 3e position dans les motivations des Français à épargner.

L’assurance-vie conserve la confiance des épargnants

Même s’il n’y a pas de défiance vis-à-vis de l’épargne financière, la crise pénalise sans nul doute cet effort de long terme et les Français regrettent que les pouvoirs publics modifient les régimes fiscaux attachés à l’épargne.

Les personnes interrogées se disent majoritairement (54%) attachées à l’avantage fiscal à l’entrée comme pour les contrats Madelin, PERP et PREFON. Par ailleurs, les Français demeurent attachés aux régimes fiscaux du Livret A et de l’assurance-vie.

En revanche, l’immobilier perd son rang de meilleur placement au profit du Livret A. Mais c’est l’assurance-vie, pourtant en 3e position du trio des placements, qui conserve véritablement la confiance des épargnants.

A ce propos, l’éditorialiste économique de BFMTV, Nicolas Doze, s’est intéressé à l’assurance vie. La création d’une assurance retraite pourrait d’ailleurs être la clé selon lui pour régler le problème des retraites en partie et pour financer les entreprises à travers l’épargne.

En attendant la prochaine réforme annoncée des retraites, au cours de cette année, près d’1 Français sur 5 souhaite puiser dans ses économies pour maintenir son niveau de vie et seulement 31 % des personnes interrogées souhaitent épargner davantage « par précaution ». Comme pour la santé qui dépend plus, selon Bossuet, des précautions que des médecins, sans aucun doute la retraite dépendra aussi toujours plus des précautions que des politiques.

AB

Artisan, commerçant : comment améliorer votre pension de retraite ?

Mercredi 3 octobre 2012

Le créateur d’entreprise, durant sa vie professionnelle, apprend à ne plus compter ses heures, ses clients casse-pieds, ses problèmes de stock, de personnel, d’impayés,… Mais pour sa retraite, il se doit pourtant de bien compter. Car les retraités artisans et commerçants perçoivent une pension moyenne de 1 285 € par mois, seulement, tous régimes confondus, selon les derniers chiffres du RSI (Régime Social des Indépendants).

Ce montant global de retraite qui comprend l’ensemble des prestations vieillesse de droit direct et de réversion est surtout inférieur de 11% à celui de l’ensemble des retraités français ! Par ailleurs, la distinction selon le genre fait apparaître de plus grandes différences : les hommes ont une pension moyenne inférieure de 18% et les femmes de 14%.

De plus, malgré l’amélioration de leur carrière au fil des générations, les femmes bénéficient toujours de pensions inférieures à celles des hommes. Fin 2008, la retraite globale des femmes pensionnées du RSI représente 70% de celle des hommes du RSI (67% pour l’ensemble des retraités français).

Alors comment améliorer sa pension de retraite après une vie de commerce ou d’artisanat en tant que travailleur non salarié ?

1/ En rachetant des trimestres manquants. C’est la possibilité offerte depuis peu par le RSI conformément au décret du 16 avril 2012 : racheter des trimestres de cotisation à un coût avantageux pour améliorer sa retraite.

Les artisans et les commerçants concernés doivent :

  • être affiliés depuis au moins 15 ans au régime d’assurance vieillesse des artisans (Ava) et/ou des commerçants (Organic) puis du RSI ;
  • avoir validé moins de 4 trimestres de cotisation assurance vieillesse au cours d’1 année civile ;
  • être nés avant le 1er janvier 1960 ;
  • être à jour de leurs cotisations et obligations déclaratives en tant que chef d’entreprise et/ou employeur.

Conditions de rachat :

  • 1 trimestre par période d’affiliation (continue ou discontinue) de cinq ans ;
  • 7 trimestres maximum ;
  • 636 euros par trimestre (coût pour une demande effectuée en 2012) ;
  • les demandes doivent être déposées avant le 31 décembre 2013.

200 000 travailleurs indépendants sont concernés par ce dispositif avantageux financièrement. Les commerçants et les artisans concernés seront contactés par courrier par leur caisse RSI.

2/ En épargnant tout au long de sa vie. Reste à comparer les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenussous forme de rachats ou de rentes viagères, qui vous conviennent le mieux.

Une chose est acquise : ce n’est pas au vieux commerçant qu’on apprend à faire la grimace… devant une calculette !

AB

Pour prolonger : calculer votre retraite en ligne.

Papa, maman,… la retraite et moi !

Lundi 3 septembre 2012

Préparer sa retraite1 jeune adulte sur 10 (entre 18 et 34 ans), seulement, a déjà réfléchi sérieusement aux revenus dont il aura besoin pour prendre sa retraite. C’est l’un des résultats d’un rapport de l’Institut Info-retraite de la Banque de Montréal, au Canada, publié début août.

Cette étude révèle par ailleurs qu’un tiers de ces jeunes adultes n’ont pas encore commencé à épargner pour leur retraite. Paradoxalement, une large majorité d’entre eux (82%) considèrent que la planification de la retraite est importante. Et surtout, le quart d’entre eux ont bien l’intention de se retirer tôt de la vie active !

« Le fait que les jeunes adultes soient conscients de l’importance de planifier leur retraite est encourageant, mais il est inquiétant de constater que bon nombre d’entre eux n’agissent pas en conséquence. Il existe une contradiction évidente entre ce que les jeunes pensent de la retraite et ce qu’ils font concrètement pour s’y préparer. », déclare Tina Di Vito, responsable de l’Institut Info-retraite BMO.

Les parents devraient donner l’exemple

Comment alors inciter les jeunes à mieux préparer leur retraite, d’autant plus s’ils ne comptent pas faire de vieux os au boulot ? Ce sont aux parents d’encourager leurs enfants à réfléchir à la retraite, conseille l’Institut.

« Les parents et les autres adultes qui ont de l’influence doivent créer un environnement qui encouragera les jeunes à réfléchir à leur avenir financier. Malgré la difficulté et la complexité des réalités financières auxquelles les jeunes font face aujourd’hui, une meilleure préparation financière à la retraite les mènera à de bons résultats. », précise Mme Di Vito.

Étant donné que la moitié des jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans habitent encore chez leurs parents, papa et maman peuvent être des modèles efficaces, selon le rapport, en adoptant de saines habitudes de gestion financière et d’épargne et en associant rapidement leurs enfants à ces processus.

Principales recommandations à l’intention des parents de jeunes adultes :

  • Commencez tôt : cotiser régulièrement à un plan d’épargne retraite et associer les enfants à ce processus dès les premières années de leur adolescence, discuter avec les enfants de la gestion des finances et de la préparation d’un budget ;
  • Responsabilisez-les : demander, par exemple aux enfants adultes de payer une partie des dépenses du foyer dès qu’ils commencent à travailler ou même de la possibilité qu’ils paient un loyer. Si vous vous sentez coupable de leur demander un loyer, vous pourriez placer ces sommes sur un compte distinct et leur faire plus tard la surprise d’un don pour une occasion spéciale, comme un mariage, ou l’achat d’un logement.

Notre blog retraite, lui, vous invite à tester le comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, Perp ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont présentés. Pratique pour mieux préparer sa retraite et le plus tôt possible.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas ses enfants. Mais sa propre retraite, chacun peut, heureusement, encore la choisir…

AB

82% des jeunes actifs n’ont plus confiance en la retraite par répartition

Mercredi 20 juin 2012

La jeunesse est très majoritairement pessimiste quant à l’avenir de sa propre retraite.

C’est l’un des enseignements, pour le moins édifiant, d’un sondage TNS Sofres pour le groupe Amundi Asset Management publié hier : 82% des jeunes actifs ne font plus confiance à notre système fondé sur la solidarité entre les générations pour leur assurer une pension suffisante.

Des jeunes carrément résignés, puisque 88% d’entre eux sont mêmes « conscients » que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) « vont baisser ».

Ils pensent même qu’elles seront trop faibles pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc…) :

  • 50% des 35-44 ans
  • 36% des 25-34 ans

Selon ces jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal c’est à dire la proportion du salaire touché à la retraite, devrait être de 76% alors qu’ils entrevoient pour eux seulement 56%, ce qui est déjà optimiste puisque c’est un peu plus que le taux de remplacement actuel moyen pour les salariés du privé (régime général).

Aujourd’hui seuls les fonctionnaires touchent environ 75% de leur salaire à la retraite.

« On sait que le compte n’y est pas », confirmait il y a quelques mois sur i-télé, Michel Godet, économiste et professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers).

« La retraite par répartition c‘est une chaine d’argent. Ce sont les actifs d’aujourd’hui qui payent pour les retraités d’aujourd’hui. Et demain il y aura beaucoup trop de retraités », explique-t-il.

« Les générations futures ont déjà le fardeau de notre dette », ajoute Michel Godet.

Les jeunes épargnent tôt pour leur retraite

« Il faudra un jour faire la retraite à points », préconise donc l’économiste. Mais en attendant l’éventualité d’un système de retraite à points, les jeunes, plutôt pessimistes, mettent des sous de côté pour leurs vieux jours : 34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans ont commencé à épargner pour la retraite.

C’est d’ailleurs l’une des récentes recommandations de l’OCDE qui préconise aux gouvernements de redoubler d’efforts pour promouvoir les pensions privées.

L’un des principaux produits de l’épargne salariale en vue de la retraite est le Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif), que peut proposer une entreprise et ouvert à tous les salariés.

En 2011 les souscriptions ont dépassé 1,3 milliard d’euros selon le groupe Amundi.

Les actifs en quête d’épargne pour la retraite peuvent aussi ouvrir un Pere (plan d’épargne retraite entreprise), si l’entreprise le propose, ou souscrire un Perp (plan d’épargne retraite populaire) auprès d’une institution de prévoyance, d’une compagnie d’assurance ou d’une mutuelle.

Autant de solutions que vous pouvez comparer simplement grâce à notre comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. », écrivait Henri Estienne, philologue et humaniste du XVIème siècle. On dirait que les temps ont changé…

AB

Pour l’OCDE, il faut relever l’âge de la retraite et promouvoir les pensions privées

Mardi 12 juin 2012

« Les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés »

Voici la dernière recommandation de l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques dans un rapport publié cette semaine.

Sur le long terme, l’âge de départ à la retraite sera de 65 ans dans la moitié des pays de l’OCDE et de 67 ou 69 ans dans 14 pays. Des relèvements de l’âge de la retraite sont en cours ou prévus dans 28 des 34 pays de l’OCDE, indique ce même rapport.

De quoi, vous avouerez, nous laisser perplexe alors même que le gouvernement de François Hollande entérine le retour partiel de la retraite à 60 ans au lieu de 62 anspour celles et ceux qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant 41,5 ans de cotisations.

« Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría.

La raison d’une telle recommandation est que l’espérance de vie continue d’augmenter partout dans le monde. Au cours des 50 prochaines années, l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées, selon Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012. 

« Promouvoir les pensions privées »

« Les gouvernements devraient donc envisager de lier formellement l’âge de la retraite à l’espérance de vie, comme au Danemark et en Italie, et redoubler d’efforts pour promouvoir les pensions privées », préconise l’OCDE.

Car relever l’âge de la retraite est nécessaire mais pas suffisant malgré tout pour maintenir le niveau des pensions de retraite à l’avenir. En effet, les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui ne pourront pas espérer percevoir une pension de régime public de plus de la moitié de leurs revenus nets.n Alors que dans pratiquement les 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus. Soit 10% de mieux !

« Plus généralement, réformer les allégements d’impôts de manière à encourager l’épargne retraite privée est également impératif, car les faibles revenus et les travailleurs jeunes sont beaucoup moins susceptibles de se constituer une pension privée », recommande aussi cette 1ère édition des perspectives de l’OCDE sur les pensions.

De quoi nous encourager à étudier dès aujourd’hui toutes les solutions possibles et imaginables pour nos futures retraites. A ce propos, n’hésitez pas à profiter de notre comparateur en ligne de solutions retraite (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

Il n’est jamais ni trop tôt, ni trop tard pour bien faire…

AB

Qui veut vraiment partir à la retraite à 60 ans ?

Vendredi 1 juin 2012

Le retour partiel de la retraite à 60 ans avance. La promesse électorale de François Hollande, qui doit prendre la forme d’un décret pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant suffisamment cotisé de partir à la retraite à 60 ans, sera à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault l’a annoncé ce matin sur BFM-TV et RMC.


Bourdin 2012 : Jean-Marc Ayrault partie 1 par BFMTV

«Le cap sera tenu», a insisté le Premier ministre, soulignant que les premières mesures du gouvernement étaient «des mesures de justice».

Et ce, malgré les réticences exprimées cette semaine par la Commission européenne en raison de son coût, comme l’a indiqué hier, par ailleurs, Pierre Moscovici sur France Inter. La Commission a critiqué en particulier cette mesure qu’elle voit comme préjudiciable pour le retour à l’équilibre des finances publiques et la stabilisation de la zone euro.


Pierre Moscovici par franceinter

«Ce sera fait et ce sera fait dans les prochaines semaines. La retraite à 60 ans, à taux plein pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont travaillé longtemps, oui, ce sera fait dans les prochaines semaines», a insisté le ministre de l’Economie.

Le passage à la retraite n’ouvre pas nécessairement une période idyllique

En attendant, chacun a pu donner son avis cette semaine à l’issue des consultations programmées par le gouvernement (voir le post « Retraite à 60 ans : en attendant la fumée blanche… »), ses doléances sur ce retour partiel de la retraite à 60 ans. Gouvernement, syndicats, patronat, opposition, tous, sauf… les retraités eux-mêmes !

C’est, en tout cas, l’avis du sociologue Serge Guérin dans une tribune sur Atlantico.fr qui révèle un point de vue original et légitime :

« Pourquoi priver d’activité des personnes motivées et passionnées par leur métier ? », s’interroge-t-il.

Le sociologue avance que le passage à la retraite n’ouvre pas nécessairement une période idyllique. Ainsi les nouveaux retraités sont nombreux à sombrer dans la déprime, le sentiment d’inutilité, l’ennui… Parfois la retraite se termine par une tentative de suicide, selon lui.

« C’est un moment compliqué pour un couple. Il faut retrouver ses marques, inventer une nouvelle vie. D’ailleurs, en moins de 20 ans, le taux de divorce a doublé. La retraite, surtout chez les hommes, peut être synonyme de défaite, de retrait social, de passivité. Ce n’est pas un hasard si, en moyenne, le passage à la retraite se traduit par une augmentation de 30% du temps passé chaque jour à regarder la TV », affirme-t-il.

« N’oublions pas, enfin, que la retraite est de plus en plus synonyme de perte de pouvoir d’achat et de manque de moyens. Le passage entre le dernier salaire et la première pension est brutal : en moyenne la personne concernée va perdre 50 % de son revenu au passage »

D’où l’importance primordiale de la préparer au mieux financièrement et le plus tôt possible comme nous vous le conseillons régulièrement sur ce blog. Le premier pas est d’obtenir un aperçu financier de ce que vous toucherez pour votre retraite. Pour cela, vous pouvez par exemple cliquer sur ce lien (Calcul de la Retraite) et vous serez fixé en moins de 5 minutes sur ce que vous toucherez a priori pour votre retraite.

Pour prolonger, ce comparateur de solutions retraite vous éclairera aussi. L’outil permet de comparer les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution y sont également présentés.

Il ne sera jamais trop tard pour mettre au point votre plan d’action afin de couler des jours vraiment heureux une fois à la retraite. Du moins quand vous le déciderez.

« Le cycle de vie de chacun ne doit pas être indéxé sur une norme sociale mais sur des envies, des projets, des modes de vie, des situations personnelle, familiale et professionnelle », conclut Serge Guérin.

AB

Retraite à 60 ans : les Français n’y croient plus

Lundi 20 février 2012

Résignés ou pragmatiques face à l’avenir des retraites, une chose est sûre, les Français ont semble-t-il fait le deuil de la retraite à 60 ans selon un sondage Cecop-CSA publié la semaine dernière.

Plus d’1 Français sur 2 ne croit pas au retour de la retraite à 60 ans

Même en cas d’accession de la Gauche au pouvoir, 55 % des personnes interrogées dans cette étude, réalisée pour le Cercle des épargnants, ne s’attendent pas à un retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans contre 11 % qui le croient.

Plus encore, une nette majorité de personnes interrogées (58 %) estime qu’il sera nécessaire de reporter à nouveau l’âge légal de départ, jusqu’à 65 ans. En 2011, ils n’étaient que 30 % à le penser. Quelle évolution !

63 % des Français pensent que les pensions de retraite vont diminuer

S’agissant des pensions de retraite, les Français ne sont pas plus optimistes.

  • 63 % pensent qu’elles vont diminuer
  • 23 % qu’elles vont rester stables
  • 13 %, seulement, qu’elles augmenteront.

À noter, les catégories socioprofessionnelles les plus aisées sont les plus inquiètes (78 % des cadres supérieurs).

Face à ces inquiétudes, 54 % des Français entendent épargner pour préparer leur retraite et 45 % pour couvrir leurs dépenses d’assurance-maladie. Et à leurs yeux, l’assurance-vie paraît incontournable.

« Elle reste perçue comme le placement idéal », souligne Jérôme Jaffré, directeur du Centre d’études et connaissances sur l’opinion publique (Cecop) sur le Figaro.fr

Pourtant, l’assurance-vie a été boudée par les épargnants en 2011, rappelle le quotidien. Pour la première fois, ils ont retiré plus d’argent qu’ils n’en ont versé. La collecte nette est tombée à 7,6 milliards d’euros en 2011, soit presque sept fois moins qu’en 2010.

« La majorité des épargnants ont surtout puisé dans leur épargne pour consommer ou pour acquérir un bien immobilier. Seuls 2 % des rachats ont été réinvestis sur d’autres placements financiers », précise Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants.

Une tendance qui pourrait s’atténuer cette année, puisque 85 % avancent qu’ils n’envisagent pas de toucher à cette épargne dans les prochains mois.

Les Français attendent par ailleurs que l’État ne remette pas en cause les incitations fiscales à l’assurance-vie et aide l’épargne de long terme dans lequel elles s’inscrivent, conclut l’étude.

Pour aller plus loin, savoir ce qu’est vraiment un contrat d’Assurance-Vie, pourquoi ce placement a toujours les faveurs des Français, consultez notre Guide vidéo de l’assurance-vie :

 


L’assurance-vie, c’est quoi au juste? par BforBankTV

AB

Bien préparer sa retraite en 2012, plus qu’une résolution, une obligation

Lundi 2 janvier 2012

comment_preparer_retraite_bill_hicks_flickrSi seulement la réforme des retraites, en reculant l’âge légal de départ, avait, par la même occasion, repoussé d’autant ce moment peu réjouissant pour certains, très contraignant pour d’autres, de faire le bilan de sa vie active et de préparer sérieusement la suite.

Hélas, c’est le contraire qui se produit. Il nous semble, en effet, qu’il nous faudra 3 fois plus de temps que nos aînés pour être prêts à partir à la retraite, selon le Baromètre Deloitte Les Français et la retraite administré par Harris Interactive et publié dans le post “Retraite : les Français se voient partir à… 66 ans !”

Par ailleurs la précarité de certains retraités d’aujourd’hui, illustrée en 2011 par le post « Le cri d’alarme des retraités » doit nous inciter en 2012 à ne plus être tenté de “faire l’autruche” mais préparer au mieux son avenir pour en donner vraiment un, d’avenir, à sa propre retraite.

” Faire de sa retraite un choix et pas une fatalité, cela se construit ! “, clame à juste titre Jean-Emmanuel Combes, auteur de l’ouvrage “Pour que votre retraite soit un succès !”

Comment bien vivre sa retraite ? Que faire quand on est à la retraite ? Quels sont les pièges à éviter lors de son départ en retraite ? Il n’est jamais trop tôt pour y songer et se poser ces questions essentielles auxquelles répond ce jeune retraité, ancien dirigeant de pwc, l’un des grands cabinets internationaux d’audit et de conseil :


Bien vivre sa retraite – Interview de… par CreditAgricole

Mais se préparer psychologiquement à être un nouveau retraité, 100 jours avant, c’est bien.

Se préparer, des années avant, financièrement, c’est encore mieux.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Car si, imaginer sa place au soleil est une chose assez aisée, la rendre possible est une autre paire de manches. Or, en France, nous préparons notre retraite moins bien et plus tard que les autres européens, comme nous l’avons vu récemment dans le post « Retraite : les Français moins prévoyants que leurs voisins »

Le premier pas est donc d’obtenir un aperçu financier de ce que vous toucherez pour votre retraite. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer ici (Calcul de la Retraite) et vous serez fixés en moins de 5 minutes sur ce que vous toucherez a priori pour votre retraite.

Ensuite, profitez de notre Comparateur de solutions retraite.

Cet outil vous permet de comparer les différentes solutions disponibles (assurance-vie, PERP ou Madelin) pour obtenir un complément de revenus, sous forme de rachats ou de rentes viagères. Les avantages et inconvénients de chaque solution vous sont également présentés.

Bref, pour votre futur retraite, comme pour tout, et plus que jamais en 2012, rien ne sert de courir, il faut partir à point !

AB

Retraite : les Français se voient partir à… 66 ans !

Vendredi 9 décembre 2011

age_retraite_francais_prevoirLes actifs ont intégré le recul de l’âge de départ à la retraite puisqu’ils se voient partir en moyenne à 66 ans. C’est l’un des enseignements du Baromètre Deloitte « Les Français et la retraite » administré par Harris Interactive et publié cette semaine. Néanmoins 81 % des actifs s’inquiètent du montant qu’ils toucheront à la retraite.

D’ailleurs, près de 7 Français sur 10 pensent que la réforme des retraites n’est pas suffisante pour préserver durablement notre système par répartition. Aussi, les actifs s’en préoccupent de plus en plus tôt et l’âge moyen passe sous la barre des 47 ans pour s’y préparer. Même les plus jeunes (25-34 ans) se préparent déjà pour 42 % d’entre eux.

D’ailleurs, la retraite est devenue la 1re priorité d’épargne des actifs.

Mais plus de la moitié des actifs se tournent prioritairement vers les produits classiques (comptes sur livrets et assurance-vie), offrant souplesse et sécurité, pour leur effort d’épargne pour la retraite. Les produits existants dédiés à l’épargne retraite ne sont pas privilégiés, ne répondant pas à l’ensemble des préoccupations des Français, à la fois long terme (retraite) et court terme (aide à un proche, prise en charge de soins de santé), souligne Challenges.fr.

Une durée de préparation 3 fois supérieure à leurs aînés retraités

« L’argent dort à la banque. C’est la version moderne de la cassette d’Harpagon enterrée dans le jardin et c’est très mauvais. Mauvais pour l’Économie, parce qu’elle a besoin d’argent pour ses investissements et mauvais pour l’épargnant car cet argent ne fait que suivre l’inflation. », analyse Axel de Tarlé dans son Zoom Eco sur Europe 1.

« On ne peut pas bâtir un avenir la peur au ventre, comme si on devait tout liquider le lendemain et partir avec sa mallette de billets. », ajoute-t-il.

« Nous constatons un manque très important d’information des actifs sur la réalité de leur situation future, en particulier sur leur niveau de revenu à la retraite. Des efforts d’information, de conseil et d’accompagnement doivent voir le jour pour que chacun puisse se prémunir d’une baisse de revenu trop forte et pas bien anticipée par ailleurs », commente de son côté, Fabien Sauvage, Associé Conseil responsable secteur Assurance chez Deloitte.

Les Français estiment, par ailleurs, qu’il leur faudra trois fois plus de temps que leurs aînés pour être prêts, note LeFigaro.fr.

Et il est vrai que l’on peut rapidement se retrouver au dépourvu, comme le disait avec poésie Jules Renard :

“La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.”

AB

Copyrights : Walmink sur Flickr