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Les retraités grecs survivront-ils à la rigueur ?

Mardi 9 octobre 2012

Chaque jour, chaque heure, chaque minute, pour ne pas dire chaque seconde, une nouvelle actualité en chasse une autre. Et encore plus à l’heure du web et des réseaux sociaux… C’est le cas de la Grèce et de ses retraités, quelque peu tombés dans l’oubli médiatique depuis l’été dernier. Ils ne font plus les gros titres de l’actualité et pourtant ils la vivent de manière violente et désespérante depuis cette rentrée.

Cet été, les retraités grecs sont descendus dans la rue, bravant la chaleur étouffante d’Athènes, pour manifester contre la baisse de leurs pensions et la mise en place de nouveaux impôts. Mais, pour dénoncer, aussi, la fin du remboursement de certains traitements médicaux. Un nouveau coup dur pour une population déjà fragile. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés devant le ministère de la Santé pour crier leur colère au point d’investir les bureaux.

Pensions et remboursements de santé en berne

« J’ai commencé à travailler en 1965, explique cet homme. Je ne me suis pas arrêté depuis, et maintenant après 47 ans de cotisation, je suis puni et je n’ai plus assez d’argent pour manger, pour payer les factures d’électricité. Et maintenant ils veulent qu’on paye en plus ! Mais comment faire si on n’a pas d’argent ?»

« Je ne peux plus m’acheter mes médicaments, que voulez-vous que je fasse avec 400 euros ? s’écrie une vieille femme. Comment pourrais-je payer de nouveaux impôts ? Je ne parle pas juste de moi, c’est tout le pays qui s’écroule, moi je suis vieille et je vais disparaître, mais nos enfants, que vont-ils devenir ? Ils sont en train de tout détruire ! »

« Ils », c’est la troïka des représentants des créanciers (Union européenne, FMI, BCE) accusée de tous les maux par le peuple grec. Début septembre, les retraités sont d’ailleurs revenus à la charge. Ils ont encore investi une grande artère du centre d’Athènes pour protester contre les coupes du budget de la santé et ses répercussions sur le système d’aide sociale.

« La situation est tragique, nos vies sont en danger affirme Dimos Koubouris président de l’Union de retraités. La situation des retraités est désespérée, nous exigeons la distribution de médicaments. Nous demandons l’arrêt des coupes budgétaires, nous demandons enfin que le montant de nos retraites et nos avantages nous soient restitués. Pendant toute notre vie nous avons cotisé pour ça ».

De nouvelles réductions des retraites

Baisse des pensions. Baisse des remboursements de santé. Quelles seront les prochaines coupes sur le dos des retraités ? Seule certitude, elles seraient nombreuses, selon un blogueur s’exprimant sur le site Mediapart :

  • Reduction de 10 à 30% du pécule (somme cotisée comme la retraite mais versée en une seule fois au moment de la cessation d’activité) de 23 caisses de retraites. La réduction atteindrait 40% pour certaines caisses.
  • Contribution d’1% du montant de la retraite pour tous ceux qui ont déjà perçu leur pécule. Contribution évidemment établie indépendamment du niveau des retraites et des autres coupes. Cette mesure concernerait à peu près 800 000 travailleurs.
  • Réduction échelonnée des retraites.Le projet étudié par le gouvernement réduirait toutes les pensions de retraites supérieures à 600 ou 700 euros. Pour les retraites les plus faibles la réduction serait de 1 à 2%. Pour une retraite proche de 1000€ la coupe serait de 5% tandis que pour une pension de 2000€ la réduction atteindrait 20%. Pour les pensions supérieures à 2000€ le taux augmenterait, et un plafond pourrait être institué (on parle de 2500€).
  • Les retraites de l’OGA, les assurances agricoles, pourraient également être réduites.
  • Un prélèvement supplémentaire sera institué sur les retraites complémentaires supérieures à 400€. On parle d’une réduction de 8 à 12% si la retraite ne dépasse pas 1000€, et de 15 à 20% au-delà.

La facture est effectivement salée mais la Grèce doit réduire ses dépenses d’environ 12 milliards d’euros sur les deux prochaines années afin de satisfaire aux conditions de ses créanciers internationaux qui ont suspendu le versement de la dernière tranche d’aide financière destinée à lui éviter une faillite, rappelle le correspondant de l’agence Reuters.

Les retraités grecs y survivront-ils ?

AB

Les retraités ont-ils fait gagner Hollande ?

Lundi 7 mai 2012

« Je suis le président de la jeunesse de France », a notamment déclaré le nouveau président de la République, lors de son discours place de la Bastille hier soir devant la foule rassemblée pour fêter son élection. Mais les retraités n’ont-ils pas contribué à élire François Hollande ? Ont-ils sanctionné le président sortant ?

Les retraités avaient joué un rôle essentiel dans la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, en votant à 70% pour le candidat de l’UMP.

Hier, leur choix a-t-il été de nouveau décisif ? C’est la question que l’on peut se poser, au lendemain de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, à la lumière d’un essai : « La minorité silencieuse ».

C’est le titre d’une étude sur les retraités des sociologues Alain Mergier et Philippe Guibert, publié début mai par la Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste.

Selon eux, les retraités forment une classe d’électeurs à part entière qui finit par peser dans les urnes.

« Une catégorie politique est en train de naître, qui va prendre de l’importance, compte tenu de la démographie et de l’allongement de la durée de vie », avertit l’un des auteurs interrogé par LeMonde.fr

Car les retraités constituent près du tiers de l’électorat, sont plus marqués politiquement autour d’un clivage droite/gauche et sont davantage partisans que le reste de la population. Mais, surtout, Alain Mergier et Philippe Guibert notent, parallèlement, « une certaine régularité dans la manière dont ils perçoivent la société, laissant apparaître de fait un clivage net avec les actifs », au delà de leur sensibilité politique.

Un discours de désapprobation qu’ils soient de droite ou de gauche

Selon les auteurs, les retraités, quelque soit leur bord politique, ont un discours commun. Cette même parole est avant tout critique et distincte des discours de la vie active, du fait de leur mise à l’écart.

Un discours de désapprobation, structuré en 2 pôles : « l’argent roi » et « l’enfant roi ».

Les retraités s’insurgent à la fois contre l’incohérence manifeste aujourd’hui entre l’argent et le travail mais aussi l’excès de jeunisme qui se caractérise, selon eux, par une « disqualification de la transmission et la déperdition des savoirs ».

Par ailleurs, « les retraités ont une conception commune de l’autorité politique, incarnée par le Général de Gaulle », explique les deux auteurs. De droite ou de gauche, ils plébiscitent la fermeté tout en attendant d’un président qu’il exerce son autorité de façon calme et réfléchie, et non par l’agitation et l’agressivité.

Alain Mergier et Philippe Guibert laissent entendre ainsi que « c’est ce qui conduit une majorité de retraités à trouver que François Hollande, en 2012, incarne mieux la conception gaullienne que Nicolas Sarkozy »

C’est en tout cas ce qui ressort des longs entretiens individuels que ces sociologues ont eu avec 24 retraités représentatifs pour leur sujet d’étude.

« Le vote retraité est décisif »

Autre principal enseignement : le poids électoral des retraités, qui boude moins les urnes que le reste de la population, ne cesse de croître.

« Le vote retraité est décisif, aussi décisif que celui des milieux populaires », soulignent les deux auteurs.

« Leur désir constant de stabilité tant politique qu’économique explique le faible vote des retraités en faveur des extrêmes, leur refus de leur sortie de l’euro et leur souhait de réduction de la dette publique – même si réapparaît dans les différentes causes et solutions proposées le clivage gauche/droite », ajoutent-ils.

Au 1er tour, selon une étude de l’IFOP, les retraités ont voté à 37 % pour le président sortant, à 32 % pour le candidat socialiste François Hollande, à 10 % pour Marine Le Pen (Front national), à 9 % pour Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et François Bayrou (MoDem).

« L’écart entre M. Sarkozy et M. Hollande était plus faible dans le vote des retraités qu’il ne l’était au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 entre le candidat de l’UMP et Ségolène Royal qui défendait alors les couleurs du PS. Ainsi, à titre d’exemple, pour Ipsos, M. Sarkozy avait obtenu 41 % des suffrages dans cette catégorie, contre 23 % seulement pour Mme Royal », rappelle LeMonde.fr

Qu’en a-t-il été hier pour le 2nd tour ? Difficile, pour l’heure, d’en avoir une idée précise.

Les retraités, même de droite, avaient de sérieuses réserves sur Nicolas Sarkozy

Pourtant, selon un sondage Ipsos l’avantage pour Nicolas Sarkozy était important : il obtenait près de 59 % des intentions de vote, contre 41 % pour François Hollande, chez les retraités.

« Les retraités, y compris ceux qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, ne semblent plus retrouver chez lui la conception de l’autorité présidentielle. En outre, les retraités qui se disent de droite, malgré leur fidélité politique évoquée plus haut, expriment ouvertement de sérieuses réserves au sujet d’un candidat qui incarne la conception de l’argent roi. Il serait donc surprenant que l’électorat retraité se prononce en faveur de Nicolas Sarkozy avec une ampleur similaire à 2007 », concluaient dès le 2 mai, Alain Mergier et Philippe Guibert, auteurs de « La minorité silencieuse – Étude sur les retraités », publié par la Fondation Jean Jaurès.

Une minorité silencieuse, que les futur(e)s candidat(e)s pour 2017 devront apprendre à courtiser… ou dont ils devront se méfier !

AB

Faut-il investir en bourse pour sa retraite ?

Mercredi 25 avril 2012

Alors que l’Europe est face à un défi colossal, le financement des retraites, les mesures de rigueur prises dans chaque pays comme l’allongement de la durée de cotisation et de l’âge légal de départ, nous incitent à davantage préparer nous-mêmes, financièrement, notre retraite.

Plan d’épargne retraite individuel, collectif, assurance-vie, immobilier… ce ne sont pas les possibilités de placement et d’investissement qui manquent.

Mais que penser de la bourse ? Peut-on aussi préparer financièrement ses vieux jours en investissant sur les marchés ? Est-ce une démarche trop risquée et dangereuse ? Car on n’oublie pas que ces dernières années ont été ponctuées de crises et soubresauts sur les places boursières.

Aujourd’hui, qu’a-t-on appris ? Quelles sont les questions que doit se poser l’investisseur pour placer sans trop de risque son argent en bourse ?

Autant de questions posées dernièrement, lors de la conférence-live BforBank sur le thème : “Investir en bourse. Les nouvelles règles 2012″, animée par Thomas Blard avec :

Les trois experts ont parlé de l’ambiance sur les marchés, des différentes stratégies de placement à adopter, de la fiscalité des actions mais aussi de la question d’investir en bourse pour préparer sa retraite.

Ni un casino, ni le loto, mais un investissement à long terme


Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012… par BforBankTV

« La bourse doit être considéré comme un investissement à long terme », a rappelé d’emblée Bertrand Miserey.

« Investir régulièrement contribue à lisser le risque. », a ajouté Véronique Guisquet-Cordoliani.

Les trois experts regrettant la vision négative que l’on peut avoir de la bourse en France, préférant se reposer sur l’Etat, contrairement aux pays anglo-saxons où chacun doit financer sa retraite et capitalise très tôt, dès son entrée sur le marché du travail.

Faut-il viser le rendement ou la croissance d’une action?

Tout dépend de son âge et de son objectif. Si vous êtes un retraité débutant en bourse et que vous souhaitez avoir chaque année des rendements réguliers, alors nos experts vous conseillent d’opter pour des sociétés qui vous verseront de généreux dividendes.

En revanche, si vous êtes jeune et que votre but est de constituer une épargne retraite sur 10 ou 15 ans, nos experts vous conseillent de choisir des sociétés pour lesquelles vous n’allez pas vous intéresser uniquement au dividende mais au potentiel d’évolution du cours de l’action.

« C’est pas le casino, c’est pas le loto, c’est un placement moyen et long terme. Si on veut faire du day-trading c’est un autre sport, c’est une autre spéculation et c’est surtout pas pour faire sa retraite », a souligné Jean-Marc Sylvestre.

« La prudence que je ne comprends pas c’est celle des seniors aujourd’hui »


Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012… par BforBankTV

« Avant d’aller directement sur les marchés il faut se faire une phase d’apprentissage », préconise Bertrand Miserey.

« La prudence que je ne comprends pas c’est celle des seniors aujourd’hui. », s’est étonné Jean-Marc Sylvestre.

Car si les systèmes de retraite sont fragilisés pour les générations futures, ce n’est pas le cas pour les retraités aujourd’hui qui ont des pensions très confortables selon le journaliste économique. De plus, la moitié des retraités sont propriétaires de leur logement principal et détiennent de nombreux livrets bancaires.

« C’est eux qui devraient prendre des risques en bourse. Car leur espérance de vie est relativement courte donc s’ils se cassent la figure dans 10 ou 15 ans, peu importe ! », a expliqué le journaliste économique, constatant par ailleurs, avec ironie que dans un casino, les seniors sont bien plus nombreux à jouer aux machines à sous et sur les tables que les jeunes.

Dans les autres parties de la conférence (visible sur la WebTV BforBank), les experts ont abordé bien d’autres questions plus générales, concernant tout profil d’investisseurs.

Mais vous, chers lectrices et lecteurs, à la retraite ou en train de la préparer activement ? Pour vos placements en 2012 et au futur, ce sera la bourse ou la… bourse ?

AB

Retraite : les Français se voient partir à… 66 ans !

Vendredi 9 décembre 2011

age_retraite_francais_prevoirLes actifs ont intégré le recul de l’âge de départ à la retraite puisqu’ils se voient partir en moyenne à 66 ans. C’est l’un des enseignements du Baromètre Deloitte « Les Français et la retraite » administré par Harris Interactive et publié cette semaine. Néanmoins 81 % des actifs s’inquiètent du montant qu’ils toucheront à la retraite.

D’ailleurs, près de 7 Français sur 10 pensent que la réforme des retraites n’est pas suffisante pour préserver durablement notre système par répartition. Aussi, les actifs s’en préoccupent de plus en plus tôt et l’âge moyen passe sous la barre des 47 ans pour s’y préparer. Même les plus jeunes (25-34 ans) se préparent déjà pour 42 % d’entre eux.

D’ailleurs, la retraite est devenue la 1re priorité d’épargne des actifs.

Mais plus de la moitié des actifs se tournent prioritairement vers les produits classiques (comptes sur livrets et assurance-vie), offrant souplesse et sécurité, pour leur effort d’épargne pour la retraite. Les produits existants dédiés à l’épargne retraite ne sont pas privilégiés, ne répondant pas à l’ensemble des préoccupations des Français, à la fois long terme (retraite) et court terme (aide à un proche, prise en charge de soins de santé), souligne Challenges.fr.

Une durée de préparation 3 fois supérieure à leurs aînés retraités

« L’argent dort à la banque. C’est la version moderne de la cassette d’Harpagon enterrée dans le jardin et c’est très mauvais. Mauvais pour l’Économie, parce qu’elle a besoin d’argent pour ses investissements et mauvais pour l’épargnant car cet argent ne fait que suivre l’inflation. », analyse Axel de Tarlé dans son Zoom Eco sur Europe 1.

« On ne peut pas bâtir un avenir la peur au ventre, comme si on devait tout liquider le lendemain et partir avec sa mallette de billets. », ajoute-t-il.

« Nous constatons un manque très important d’information des actifs sur la réalité de leur situation future, en particulier sur leur niveau de revenu à la retraite. Des efforts d’information, de conseil et d’accompagnement doivent voir le jour pour que chacun puisse se prémunir d’une baisse de revenu trop forte et pas bien anticipée par ailleurs », commente de son côté, Fabien Sauvage, Associé Conseil responsable secteur Assurance chez Deloitte.

Les Français estiment, par ailleurs, qu’il leur faudra trois fois plus de temps que leurs aînés pour être prêts, note LeFigaro.fr.

Et il est vrai que l’on peut rapidement se retrouver au dépourvu, comme le disait avec poésie Jules Renard :

“La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.”

AB

Copyrights : Walmink sur Flickr

Les Françaises et la retraite : les enfants d’abord !

Vendredi 28 octobre 2011

Si la femme est l’avenir de l’homme, comme le chantait Jean Ferrat, elle est plus pessimiste que lui, pourtant, quant à sa propre retraite.

La majorité des femmes françaises quinquagénaires (58%) associent, en effet, la retraite aux difficultés financières, contre seulement 36% des hommes du même âge, révèle une étude de HSBC sur l’avenir des retraites publiée cette semaine.

Les femmes plus vulnérables économiquement que les hommes

Forcément ! Elles sont bien moins loties que les hommes, selon Elle.fr :

« A cause des congés maternité ou parental créant des carrières en dents de scie, et du « plafond de verre » bloquant parfois les carrières féminines, les Françaises sont plus vulnérables économiquement que les hommes »

Un pessimisme qui ne date pas d’hier. Il y a un an déjà, lors de la réforme des retraites, beaucoup estimaient être les grandes perdantes de cette réforme dans cette vidéo de Mediapart.

Les femmes:principales perdantes de la réforme… par Mediapart

Mais à y regarder de plus près, cette situation déséquilibrée pourrait être moins subie qu’on ne le croit, selon Jean-Pierre Wiedmer, président d’HSBC Assurance sur le site de la Tribune :

« Les Françaises ne se posent pas la question de la retraite pour elles-mêmes et ce, quel que soit le niveau de leurs revenus. C’est seulement une fois qu’elles se sont préoccupées de leurs enfants, de leur famille et de leur maison qu’elles commencent à y penser »

Ainsi, l’étude révèle que 44% seulement des femmes ont déclaré avoir mis en place un plan financier pour leur avenir et celui de leur famille, contre 54% des hommes.

Peut-être parce que la répartition des postes de dépenses reste très traditionnelle, avance la sociologue Anne Muxel sur le site du Figaro :

« L’argent des femmes sert aux dépenses quotidiennes, il est beaucoup plus souvent mis en commun dans le foyer que celui des hommes.»

L’avenir des enfants, une priorité pour les Françaises

Mais si les femmes se préoccupent moins que les hommes de mettre de l’argent de côté pour leur retraite c’est encore pour leurs enfants. L’enquête montre, en effet, qu’assurer l’avenir de ses enfants est surtout une priorité pour les femmes.

Par exemple, 79% des Françaises jugent important de transmettre du patrimoine à leurs enfants, contre 58% des Canadiennes. De vraies mamans poules qui envisagent par ailleurs de vivre leur retraite non loin de leur famille. 3 Françaises sur 5 considèrent comme très important de vivre à proximité de leur famille à la retraite. C’est près de 60% contre 46% des femmes dans le monde. Preuve en est que la famille est une valeur refuge en France.

Pas certain que les belles-filles partagent également ce souhait avant de devenir elles-mêmes des belles-mères, bien sûr !

«Il faudrait que les femmes se réapproprient cette gestion financière à long terme, d’autant qu’elles vivent en moyenne six ans de plus que leur conjoint», conseille pour finir, Jean-Pierre Wiedmer, président de HSBC Assurances.

Car n’oublions pas que l’avenir est aussi un long passé… de fourmi !

AB

Divorce et retraite ne font pas bon ménage !

Mercredi 26 octobre 2011

divorcer_retraite_coute_cherDivorcer n’est pas sans effet sur la retraite. La séparation entraîne inévitablement une disparité de niveau de vie entre les époux, malgré la possibilité pour celui des deux qui subit ce déséquilibre d’obtenir de l’autre une prestation compensatoire.

Pour les couples à la retraite, cela peut représenter une baisse du niveau de vie considérable, surtout pour les femmes qui se retrouvent souvent endettées ou même sous le seuil de la pauvreté, selon le quotidien Métro de Montréal.

Une importante perte de revenus et un taux de pauvreté élevé

Au Québec, le nombre de divorces chez les couples de plus de 65 ans et plus a doublé depuis 1980.

« C’est le groupe où l’on retrouve le plus haut taux de divorce. Les couples mariés qui mettront fin à leur union entre 67 et 80 ans, risquent de subir une importante perte de revenus et un taux de pauvreté élevé », selon Caroline Dabu, responsable de la stratégie de planification financière et marketing, au Groupe BMO, gestion privée du groupe BMO, interrogée par le quotidien gratuit.

Pas mieux, chez nous, en France. Selon les chiffres de l’Institut National Etudes Démographiques (Ined), le pourcentage des divorces de personnes de 60 ans et plus a fortement augmenté au cours de la dernière décennie : 28% de plus chez les femmes et 39% de plus chez les hommes.

Un phénomène confirmé dans cette vidéo, ci-dessous, par Michel Rochefort, Directeur Général du Credoc (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), pour qui le divorce n’a pas fini de croitre. Il commence à toucher les générations de plus de 50 ans et se généralisera probablement auprès des générations de plus de 60 ans en 2025. Cela aura pour conséquence un accroissement du nombre de personnes vivant seules.


Rochefort CREDOC divorce par ohersent

Un divorce prive de ses pleins droits à réversion

Mais si l’on est mieux seul(e) que mal accompagné(e) même après 30 années chaotiques d’un mariage que l’on n’hésite plus à abandonner, il n’en reste pas moins que financièrement on sera toujours plus à l’aise en couple que célibataire.

Conséquence plus fâcheuse, un divorce peut même vous priver de vos pleins droits à réversion, c’est à dire de la pension qui est versée au conjoint d’un assuré décédé.

En effet lorsqu’au décès de l’assuré il existe un conjoint survivant et un ou plusieurs conjoints divorcés, la pension de réversion est partagée au prorata de la durée respective de chaque mariage.

Il faut savoir aussi que le conjoint qui contracte un nouveau mariage ou vit en concubinage perd son droit à pension. Malgré tout il peut le recouvrer à la dissolution de sa nouvelle union ou à la cessation du concubinage.

Autant dire qu’une estimation de votre future pension de retraite en cas de divorce s’avère indispensable. C’est même un droit. Cela fait partie, en effet, du droit à l’information, l’une des principales mesures de la réforme des retraites, expliqué sur le site web de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) :

« Une estimation indicative globale du montant de la pension pourra être effectuée quel que soit l’âge de l’assuré si celui-ci est engagé dans une procédure de divorce ou de séparation de corps. »

Bref, si l’on a coutume de dire que l’argent est la cause première des disputes dans un ménage, il a toutes les chances de le rester après un divorce à l’âge de la retraite !

AB

Copyrights : mrphancy sur Flickr

Marc Fiorentino : « Moi j’ai 51 ans, je suis à peu près certain que je n’aurai pas de retraite »

Lundi 18 juillet 2011

C’est la déclaration choc de ce spécialiste de l’économie et de la finance, auteur de Sauvez votre argent ! Mon régime santé pour vos économies, de Marc Fiorentino aux éditions Robert Laffont, livre du mois de la librairie TV4Finance.

Une vidéo mise en ligne récemment sur la Web TV de la finance vue par les femmes et dans laquelle Marc Fiorentino, éditorialiste sur BFM et dans La Tribune, se montre une nouvelle fois pessimiste quant à la capacité des Etats à surmonter la crise et éviter la faillite.

Alors que ces jours-ci, la contagion de la crise de la dette des pays de l’Union Européenne semble s’étendre et que les USA sont également dos au mur, ce livre que les blogs BforBank vous présentaient déjà lors de sa parution, semble être à nouveau d’actualité.

Il faut dire que cet ancien dirigeant de banques d’affaires américaines – même si on peut lui reprocher une vision un peu trop apocalyptique des choses – est, malgré tout un des rares à ne pas pratiquer la langue de bois au sujet de la crise. Il s’est toujours montré inquiet quant à l’avenir de nos économies en général et des retraites en particulier.

Marc Fiorentino a donc souhaité, à travers son guide, expliquer la finance de façon simple et claire à tous ceux qui pensent n’y rien pouvoir comprendre. Il y donne aussi des conseils avisés pour placer son argent : de 10 000 euros à 1 million d’euros.

Depuis la crise tout a changé

En résumé, votre argent est en danger, selon lui.

« La gestion en bon père de famille n’est plus possible, depuis la crise tout a changé. »

Pourquoi cela a changé ?

  • La finance est au service de la finance, pas de l’économie.
  • La globalisation augmente l’ampleur des crises.
  • La rapidité avec laquelle l’information circule fait que n’importe quelle opinion est diffusée dans le monde entier.
  • Le monde est dirigé par une trentaine de financiers.
  • Les politiques ne comprennent rien à ce qui se passe.
  • Les états ne sont pas gérés, ils dépensent sans compter.
  • La Chine veut devenir numéro un sans respecter les règles.
  • La nature humaine contient les germes des crises : appât du gain et panique.

Nos 4 vérités

Marc Fiorentino consacre la 1ère partie de son livre à nous dire nos 4 vérités :

  • « Vous êtes le pigeon de service : vos conseillers ne cherchent pas votre intérêt mais ils cherchent à placer le produit du mois. Ne venez plus vous plaindre d’avoir payé des frais.
  • Vous croyez encore au père noël : vous cherchez des [placements ultra-performants] « sans risque » [...] Cela n’existe pas.
  • Vous ne pouvez plus avoir de certitude : votre entreprise, votre banque ou le pays peut faire faillite.
  • Vous êtes manipulé : un jour on vous raconte que le pétrole explose, le lendemain c’est l’or. Une information chasse l’autre. Ne les écoutez pas. »

Les autres parties du livre sont une véritable ordonnance de remèdes pour nos économies avec 8 commandements pour faire les bons choix et un régime pour faire grossir votre argent.

Alors si pour vous aussi les vacances d’été sont enfin l’occasion de prendre le temps de lire à tête reposée autre chose que des journaux et des magazines, vu le contexte, il est peut-être temps de vous plonger dans ce livre : Sauvez votre argent ! Mon régime santé pour vos économies, de Marc Fiorentino aux éditions Robert Laffont.