Vivre sa retraite à l’étranger : le choix du climat et de la… fiscalité !

Avez-vous déjà songé à profiter de votre retraite ailleurs qu’en France ? Oui, bien sûr, mais où ?

Challenges.fr nous éclaire cette semaine avec le classement des 10 pays préférés des Français sous forme de diaporama. Détaillant aussi les raisons, souvent météorologiques, toujours fiscales, qui peuvent pousser nos compatriotes à s’expatrier à l’heure de la retraite.

Sans surprise, c’est le Maroc, à 3h d’avion seulement de Paris, qui arrive en tête des destinations préférées des Français qui, sans y avoir d’attaches familiales, choisissent de prendre leur retraite hors de France. Ils seraient déjà entre 20.000 et 25 000 environ à profiter d’un climat agréable mais aussi d’une fiscalité douce.

En effet, les « non-résidents » français sont imposés au Maroc sur leur pension, selon une convention fiscale signée entre les deux pays. Mais le royaume chérifien accorde aux retraités français un double avantage sur la part des revenus touchés au Maroc : un abattement de 40 % sur le montant à déclarer et une réduction de 80 % de l’impôt dû.

Au final, le Maroc offre aux retraités Français un coût de la vie environ 30 % inférieur à celui de l’Hexagone. Selon le site retraite-étranger.fr, l’avantage mensuel sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités résidant au Maroc, serait de 28 % (s’il est propriétaire) et même de 39 % (s’il est locataire) !

L’Espagne s’octroie la 2e place de ce classement. Il faut dire que les Franco-Espagnols sont nombreux, plus de 150 000 personnes selon les estimations, à revenir au pays lorsque sonne l’heure de la retraite pour profiter d’un climat plus agréable et d’un différentiel de niveau de vie encore – mais de moins en moins — intéressant.

Contrairement au Maroc, la fiscalité est neutre. C’est-à-dire que vos pensions resteront imposables en France. Et le coût de la vie est d’environ 10 % inférieur à la France.

Son voisin, le Portugal, occupe la 3e marche du podium. Les Portugais sont une des communautés les plus structurées et les plus fortes en France. Les mariages mixtes sont très nombreux, ce qui explique en grande partie le nombre élevé de Français (entre 30 000 et 50 000 environ) prenant leur retraite au Portugal. Comme pour l’Espagne, globalement, le coût de la vie au Portugal est moins élevé que dans la plupart des autres pays d’Europe où un retraité français peut « vivre mieux en dépensant moins ».

Un niveau de vie jusqu’à 60 % supérieur qu’en France

Mais d’une manière générale pour vivre vraiment mieux qu’en France avec le même budget il faut quitter l’Europe, traverser la Méditerranée et même les Océans.

Autres destinations privilégiées par les nouveaux retraités :

  • Tunisie : les Français y seraient déjà plus de 10 000, le coût de la vie est jusqu’à 50 % inférieur ;
  • Sénégal : de 3 000 à 5 000 Français qui n’ont pas d’attaches familiales avec le pays. L’avantage sur les dépenses mensuelles, pour un couple de retraités serait d’environ 40 % ;
  • Île Maurice : environ 15 000 Français et leurs proches y résideraient ;
  • Floride (USA) : beaucoup de retraités attirés par la baisse des prix de l’immobilier sur place. Un tiers des 100 000 Français sur place seraient des retraités. Même s’ils restent imposables en France, le coût de la vie y est inférieur de 5 %.
  • République Dominicaine : un millier de Français. Hormis le climat et le coût de la vie dû à la pauvreté de l’île, cette destination offre peu d’avantages : absence de services publics et risque de double imposition.

Enfin, deux nouvelles destinations sont de plus en plus prisées, dernièrement, par les retraités Français : la Thaïlande et le Brésil.

La part des plus de 60 ans parmi nos compatriotes vivant en Thaïlande est passée de 4 % à 16 % ces 15 dernières années. C’est l’un des pays où le différentiel de niveau de vie est le plus favorable aux Français, jusqu’à 60 % supérieur, mais vous resterez imposable en France.

Au Brésil, en revanche, où le nombre des résidents français retraités y a plus que décuplé en 10 ans, vous serez imposables sur place.

Attention à l’effet « coup de soleil » !

Quelle que soit la destination que vous choisiriez pour passer votre retraite, même si climat et fiscalité se révèlent plus doux qu’en France, il ne faut pas négliger certains points faibles, rappelle le site de l’hebdomadaire économique.

« Attention à l’effet « coup de soleil » : quand on vient dans un pays en vacances, on bronze et on peut avoir l’impression que tout y est facile. Mais une fois installé, il faudra apprendre à vivre sur place toute l’année : se mettre, dans les pays non francophones, à apprendre la langue et s’y faire des amis. On ne peut pas passer sa vie à marcher sur la plage ! », met en garde Louis Eudes, PDG de Délocalia, société de conseil patrimonial pour les Français de l’étranger.

L’effet coup de soleil peut amener à surpayer les biens et les services, par méconnaissance des usages, de la réalité des prix et des prestations. Prenez par exemple la santé : dans les pays où le coût de la vie est bas, elle peut se révéler très chère, beaucoup plus qu’en France. Et il faudra donc prévoir une assurance santé ou l’adhésion à la CFE (Caisse des Français à l’étranger) avec mutuelle.

Alors ? Prêts vous aussi à tenter l’aventure, une fois retraité, pour un petit coin de paradis… fiscal ?

AB

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3 commentaires, blog retraite sur “Vivre sa retraite à l’étranger : le choix du climat et de la… fiscalité !”

  1. ES dit :

    Le gros avantage de l’Espagne c’est L’INVESTISSEMENT car l’explosion de la bulle immobilière et la chute des prix fait que l’achat d’un appartement ou d’une villa est devenu le point fort de ce pays. Peut-être encore plus intéressant qu’au maghreb.

  2. Elsa dit :

    En effet , l’ Espagne à l ‘avantage d ‘avoir des infrastructures de qualité , un style de vie attrayant, une culture captivante et une des institutions solides . Je vote pour l’Espagne sans hésitation et contre le Maroc !!

  3. Expat dit :

    Pour y avoir vécu 3 ans, la Thaïlande serait mon choix logique, par contre, si un retraité français veut partir mais ne parle pas anglais, je conseillerai un pays francophone, rien que pour le médecin, c’est plus rassurant de pouvoir expliquer dans sa langue ce qui ne va pas à son docteur.

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