Quelle actualité teintée d’ironie cette semaine ! Alors que les retraités américains poussent un ouf de soulagement et pourront continuer à toucher leur pension grâce au relèvement du plafond de la dette des USA, un pauvre retraité français s’est fait voler, lui, toute une vie d’économies !
Un problème de confiance
Quel rapport me direz-vous, si ce n’est le même statut de retraité ? Quel peut bien être le point commun à ces deux informations ? La confiance, bien sûr.
D’un côté, la confiance retrouvée d’une population envers son pays pour lui garantir un revenu en fin de vie et de l’autre la confiance perdue d’un client vis-à-vis de sa banque pour lui garantir à vie ses économies. C’est la crise des banques et des subprimes en général qui a poussé ce pauvre militaire à la retraite, domicilié à Niort (79), à « retirer ses 110.000€ d’économie de la banque, afin de les garder chez lui, bien cachés sous une couverture », relate RTL.
Hélas pour lui, il a commis l’imprudence d’en parler à une amie, qui elle-même a ébruité l’information. Au final, l’homme s’est fait dépouillé par un couple d’escrocs qui a quasiment tout dépensé avant d’être arrêté ces derniers jours.
Ce fait divers peut nous faire sourire. Pourtant c’est, à l’origine, cette même crise bancaire, cette même crise de confiance en l’avenir pour leur retraite, que les seniors américains ont appris à prendre véritablement au sérieux.
Une retraite américaine
Sans cet accord obtenu in extremis par Barack Obama, les Etats-Unis seraient en faillite. Autrement dit tous les retraités américains auraient toujours pu attendre en vain leur chèque. Mais en relevant le plafond de la dette des USA, qui se monte pourtant déjà à plus de 14 milliards de dollars, le pays peut continuer à payer les pensions de la plupart de ses retraités, quitte à creuser un peu plus son déficit.
Mais pour combien de temps ?
Car les américains sont gourmands dans tous les sens du terme !
Savez-vous qu’ils ont besoin de 6.600 milliards de dollars pour maintenir leur niveau de vie pendant leur retraite ! C’est la conclusion édifiante d’une étude universitaire rapportée il y a moins d’un an par le site du Nouvel Obs.
« Les Américains ne sont pas prêts financièrement à s’arrêter de travailler. En effet, beaucoup de ménages n’ont pas de véritable plan de retraite du tout. La famille américaine moyenne n’a pas mis assez de côté », s’inquiétait de son côté l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s.
Pour cette agence, la seule solution devrait être de continuer à travailler au-delà de 65 ans, ce que font déjà près de 17% des Américains de cette classe d’âge.
Pire, certains doivent se remettre à travailler alors même qu’ils étaient déjà à la retraite car ils ne touchent plus de pension. En effet pour certaines caisses de retraite, le relèvement du plafond de la dette du pays n’y changera rien, elles sont de toute façon à sec comme nous l’apprenait France 2 il y a 15 jours dans son JT de 20h.
Alors posez vous la question. A qui faire confiance pour être prêt financièrement à s’arrêter de travailler un jour ? Votre banque, votre pays ? Qui d’une banque ou d’un Etat a le plus de probabilité demain de faire faillite ?
Avoir la réponse serait présomptueux. En revanche répartir les risques est bien plus sage en songeant à d’autres sources de revenus que celles des caisses de retraite. Bref il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Surtout s’il s’avère un jour percé ou volé !
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Mots-clefs : banque, barack obama, caisse de retraite, france 2, Jérôme Kerviel, militaire, niort, nouvel obs, pension, retraites, Société Générale, USA



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