Je ne sais si vous étiez derrière votre ordinateur, jeudi dernier, à 11 h 30, pour assister à la conférence live de BforBank consacrée à l’ISF, mais en tout cas, moi, j’y étais. En tout 45 minutes de direct pour répondre aux questions concernant le sujet central de ce blog : l’impôt de solidarité sur la fortune. La conférence était animée par Thomas Blard, accompagné dans cet art difficile de la pédagogie par trois experts, répondant à vos questions. J’avoue avoir été surpris par la richesse de vos interrogations et de la franchise de vos questions. Quelques rares questions sont restées en suspens, comme l’impact de la transmission à des héritiers, mineurs ou non, ou les conditions de la location gérance… Mais nous essaierons d’y répondre bientôt.
Je me suis alors dit une chose : L’ISF, n’est plus un sujet tabou, c’est un vrai sujet, qui touche à l’harmonie fiscale et au psychologisme de notre société. Longtemps, la France chuchotait lorsqu’elle évoquait l’impôt, la réussite, l’argent… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et jeudi dernier nous en avons eu la preuve. Reste que pour beaucoup d’entre vous, et je ne m’exclus pas de ce « vous », l’ISF reste une joyeuse nébuleuse ou une triste zone d’ombre. Cet impôt a la particularité de placer l’assujetti dans une position inconfortable : la solitude. J’ai vécu ce tunnel la première année de mon imposition. Il a fallu gérer cette part d’appréciation personnelle de ce qui est à déclarer ou pas. Jour et nuit, parfois, j’observais le moindre de mes meubles en me disant : «et ça ? Ca se déclare….ou pas ? ». Le 15 juin est au départ une date lointaine, un horizon tranquille. Mais croyez-moi, lorsque vous vous rapprochez de cette échéance, les sueurs froides vous rattrapent.
En écoutant vos questions, je me suis fait une ultime réflexion : L’ISF est un sujet qui mérite de pratiquer la clarté et la précision. Alors, je vous le demande, ne cessez pas de nous poser toutes les questions. Et surtout celles qui vous paraissent trop simples…

