Archive pour septembre 2011

L’industrie porcine chinoise va impacter le marché de l’eau

Vendredi 23 septembre 2011

industrie du porc chinois va impacter le marché de l'eauLe Chine est le premier pays producteur de viande de porc au monde, avec près de 610 millions de têtes élevées en 2008. C’est chaque année près de 50 millions de tonnes de viande qui sont ainsi produites.

Cependant, ce secteur connait une mutation rapide avec la concentration de la production dans des fermes de plus en plus grandes : en 2008, seul un éleveur porcin sur deux avait la capacité d’accueillir plus de 50 animaux en même temps dans sa ferme. En 2009, leur nombre est passé à 62%.

Les petites exploitations disparaissent très rapidement, en raison notamment de l’augmentation des coûts d’élevage et d’un prix de vente qui, lui, reste stable.

Face à cette situation, les tensions de plus en plus grandes sur le marché du travail chinois ont amené les industriels à augmenter les salaires. L’emploi urbain est de plus en plus attractif et dans de telles conditions, les petites exploitations n’arrivent plus ni à trouver une rentabilité suffisante pour investir et continuer à suivre les progrès de l’élevage industriel, ni à retenir en leur sein une main d’oeuvre plus désireuse de travailler dans le secteur tertiaire ou les grandes usines chinoises qu’à continuer à élever des porcs, travail ingrat et surtout journalier. De plus, les subventions d’état sont liées à la production, ce qui pousse encore à la concentration des exploitations.

Les atouts français.

Cette concentration toujours plus grande de la production de viande porcine est un phénomène que nous connaissons bien en France, troisième pays producteur de l’Union Européenne avec près de 2,5 millions de tonnes, soit 10,3% de la production de l’Union en 2009.

Nous avons acquis une grande expérience en matière de biosécurité des élevages, facteur important dans de grosses unités de production où la promiscuité des animaux peut conduire à une diffusion incontrôlée des épidémies. La Chine a fortement souffert de l’épidémie de grippe en 2008, ce qui a accéléré la disparition des petites exploitations.

De même, les conséquences environnementales de ces grands centres de production sont désormais bien connus en France : l’utilisation des déjections porcines représente environ 15% des apports azotés épandus, ce qui a amené à un effort considérable dans la mise en place de stations de traitement des eaux usées industrielles (274 exploitations de l’industrie agroalimentaires surveillées en 2006).

La Chine est sur ce point en plein développement : en 2010, 76,9% des eaux usées urbaines étaient retraités. En revanche, le traitement des eaux usées industrielles et en zones rurales reste à développer. La concentration croissante des exploitations d’élevage porcin va faire de ces enjeu une question de plus en plus pressante pour le gouvernement chinois dans les années qui viennent, d’autant plus qu’une partie notable de la population est établie dans le nord est de la Chine, zone relativement aride qui viendrait à souffrir rapidement des pollutions engendrées par les rejets de lisier des exploitations industrielles.

Les opportunités investissement à suivre.

L‘industrie française est bien située sur le marché du traitement et de la distribution des eaux : Veolia est le leader mondial du marché et réalise 35% de son chiffre d’affaires dans les eaux. Ses filières, toutes activités confondues, emploient plus de 33 000 personnes en Asie-Océanie. Suez Environnement se positionne aussi clairement sur ce marché et ambitionne à devenir un des leaders mondiaux. La coopération signée en 2010 entre Suez et la ville de Chongqing (sud-ouest de la Chine) est un bon signal concernant le positionnement du challenger français sur un marché en plein développement.

L’évolution du secteur porcin chinois risque donc d’ouvrir des potentialités sur les marchés des eaux et de la santé animale. La Chine voudra, comme à son habitude, acquérir les technologies qu’elle ne maitrise pas encore, mais il y a là, indéniablement, deux secteurs à surveiller dans les années qui viennent. Les entreprises, PME comme multinationales qui mettront un pied sur le marché chinois auront beaucoup à y gagner.

Illustration : Artethgray sur Flickr.

Les jeux vidéos passent sur mobile et changent de modèle économique

Jeudi 22 septembre 2011

Angry Birds, blockbuster des jeux sur mobile

Le potentiel économique de l’énorme marché des jeux vidéos n’est plus à démontrer. En 2010, il a représenté au niveau mondial, équipement et logiciels confondus, 38 milliards d’euros. Mais ce marché est en stagnation depuis plusieurs années : une très légère croissance de 0,1% pour l’exercice 2008 – 2009, et une très légère baisse de 0,1% pour l’exercice 2009 – 2010. En cause, la crise économique, mais surtout la phase actuelle, jugée comme une « transition vers de nouvelles générations de machines » comme le dit Laurent Michaud. (responsable de la practice Digital Home Entertainment au sein de l’IDATE), avant un redémarrage en 2012.

Une nouvelle donnée risque fort de bouleverser ce scénario : l’arrivée des tablettes tactiles. Certes, les jeux vidéos existent sur les smartphones, iPhone Apple et mobiles sous Android en tête depuis plusieurs années, mais les tablettes changent la donne d’une manière significative, pour plusieurs raisons :

  • la taille et la résolution de leur écran
  • leur capacité en mémoire
  • la vélocité de leur processeurs et leur système de détection de mouvement

Tout ceci leur donne la capacité de faire tourner des jeux vidéos plus sophistiqués et donc plus attractifs. Ces nouveaux arrivés dans le secteur de l’outil informatique ont très rapidement montré qu’ils avaient une vraie place : les chiffres de vente de l’iPad démentent amplement les craintes d’un effet de mode. Autre signe de l’importance de ces tablettes : les plus grands constructeurs sortent, les uns après les autres leurs modèles et si HP a décidé de se retirer de la course après l’échec de sa tablette, Sony a présenté officiellement à la rentrée ses deux nouveaux modèles.

Or, ces nouveaux supports de jeux instillent un changement profond dans la manière d’acquérir et de jouer. Les jeux ne sont plus achetés en magasins sur CD ou DVD pour être installés dans leur totalité sur un ordinateur. Ils sont downloadés directement sur la tablette. De plus, ils sont plus ramassés, plus courts. Donc moins chers. Un petit joueur qui va hésiter à payer 40€ pour un grand jeu aura plus envie de se faire un petit plaisir avec un jeu payé moins de 10, voire 5€. Beaucoup de ces jeux sont aussi jouables en réseau

Les atouts

Mais le plus intéressant n’est pas là : ces jeux peuvent être élargis, enrichis avec de nouveaux scénarii. Là encore, l’achat ne coutera pas forcément très cher, mais on passe d’une logique d’un coût d’entrée élevé sans beaucoup de mises à jour à un ticket initial bas mais avec des mises à jours fréquentes. Les jeux vidéos ont donc la possibilité de devenir des services générant des paiements réguliers, voire des abonnements, méthode réputée plus indolore pour le consommateur. Et avec ces supports mobiles, ils accompagnent le joueur partout, augmentant l’aspect addictif.

Les grands éditeurs de jeu ont déjà pris pied sur ce marché. Apple ne s’y était pas trompé en fournissant, avant même la sortie du premier iPad, les spécifications matérielles et logiciels à certains éditeurs afin que ceux-ci proposent des offres dès le lancement de la tablette tant attendue. EA Games, poids lourd du secteur propose d’ores et déjà 84 jeux sur iPhone, 36 sur iPad et même 10 sur Android, dont certains blockbusters comme Dead Space, FIFA 11, Sim City ou Need for Speed. Ubisoft, éditeur français est lui aussi dans le mouvement.

Le marché du jeu vidéo va donc se réinventer dans les mois et années qui viennent. Si les univers, scenarii et richesses graphiques seront toujours primordiaux dans le succès d’un jeu, le modèle économique va devoir faire une place de plus en plus importante aux jeux sur consoles mobiles de haute qualité.

Les risques investissement

Le marché du jeu vidéo est très volatile : produit de consommation pour les jeunes par excellence, le succès d’un jeu vidéo est toujours la résultante d’une alchimie complexe :

  • un scénario qui séduit les joueurs,
  • un univers qu’ils apprécient – les univers fantastiques et médiévaux sont autant plébiscités que les jeux de guerre ou de course de voiture  -
  • un graphisme aguicheur,
  • des personnages auxquels le joueur s’identifie

La conception d’un jeu est encore couteuse et en cas de ratage sur l’un des points sus-nommés, le produit a toute les chances de faire un flop. De plus, l’innovation est souvent récompensée et de nouveaux acteurs viennent régulièrement perturber ce marché délicat et le secouer. Un particulier qui souhaite investir dans un éditeur de jeux vidéos a intérêt à faire ses devoirs et bien connaitre cet univers. Un adolescent à la maison est indéniablement un plus, par exemple, pour comprendre cet univers.

Si l’investissement dans un éditeur de jeux vous semble compliqué, n’oubliez pas que ce marché repose aussi sur une forte composante matérielle : tablette, smartphones et consoles connectées, mais aussi une palette complexe d’accessoires tels que les joysticks, supports, manettes etc. Sur cette subdivision, les critères de choix sont plus simples, car soumis à des tendances moins fragiles. En ce moment, et pour quelques années encore, les entreprises bien implantées dans les univers Apple – IOS et Google – Android sont à privilégier. Ces deux univers informatiques dominent largement le marché, au détriment du Blackberry de RIM et de la version mobile de Windows.

Le dirigeable, camion du futur ?

Mercredi 14 septembre 2011

Concept Hav d'un dirigeable de fret

Cette rentrée bruisse de quelques articles portant sur la conception et la fabrication de nouveaux dirigeables. Un mode de transport aérien, fort ancien puisqu’il a précédé l’avion dans l’histoire de l’aéronautique. Et pour rappel :  on en est resté, malgré le poids des ans, aux accidents qui l’ont frappé dans les années 30, le plus emblématique étant le crash du Hindenburg à Lakehurst en 1937.

Pourtant, le dirigeable n’a jamais cessé de fasciner l’imaginaire collectif et de susciter des projets, sérieux ou fantaisistes, dans les bureaux d’études des constructeurs aéronautiques. Cette fois-ci, cependant, le retour rêvé pourrait être le bon. En effet, le dirigeable bénéficie de sérieux atouts dans un monde désormais largement dominé par des problèmes économiques couplés avec une préoccupation écologique croissante.

Tout d’abord, les problèmes liés au gaz responsable de sa portance ont été réglé. L’hélium, gaz inerte, a remplacé l’hydrogène. Ensuite un dirigeable est capable de transporter de très lourdes charges sur de vastes distance : Hybrib Air Vehicles par exemple, a conçu un programme de dirigeable lourd capable d’emporter 200 tonnes de fret, soit la capacité de 2 Boeing 747. Enfin, il concurrence efficacement un avion : sa consommation ne dépasse pas le tiers de celle d’un avion conventionnel. De plus, les nouveaux dirigeables peuvent décoller verticalement et ne nécessitent donc pas d’infrastructure étendue comme des pistes d’atterrissages ou des taxiways. Enfin, certains projets, comme le Hybrid Air Vehicle (P-791) de Loockeed Martins peuvent se poser sur l’eau comme en plein champ.

Conditions de marché

Mais, au delà des avancées technologiques qui font du dirigeable une alternative possible au fret aérien, il existe des raisons plus terre à terre qui peuvent ouvrir un brillant avenir à ces engins. Les dirigeables sont peut être une solution simple et peu onéreuse aux problèmes de développement des pays émergents.

Nous avons peu conscience de ce fait en France, mais nous vivons sur un continent particulièrement bien équipé en infrastructures de transports : notre réseau autoroutier, ferroviaire et aéroportuaire est sans équivalent dans le monde. Même les USA ne disposent pas d’un réseau routier et ferroviaire aussi développé. Et ne parlons pas du réseau grand vitesse qui reste à construire.

Les pays émergents vont avoir assez rapidement besoin d’infrastructures de transports étendues et efficaces pour continuer à se développer. Si la Chine a largement investi dans ces budgets, au point de financer des projets internationaux afin de renforcer ses liens de transports avec les pays environnants, une carte géographique montre clairement que ses réseaux sont essentiellement concentrés dans la partie est du pays. Tout l’ouest reste à équiper et le prix de construction de routes ou de voix ferrées est de plus en plus élevé, sans compter les frais d’entretien d’un tel réseau.

Brésil, Russie… premiers demandeurs ?

Le Brésil pourrait lui aussi se tourner dans un avenir proche vers ce mode de transport : La transamazonienne, toujours pas terminée, ne sera pas asphaltée sur toute sa longueur. Manaus, principale ville d’Amazonie et troisième centre industriel du pays, n’est pas reliée de façon sûre au réseau routier brésilien et dépend du fleuve et des lignes aériennes pour rester en relation avec le reste du pays. Le développement d’un réseau routier en Amazonie pose de nombreux problèmes et soulève les oppositions des organisations de défense de l’écologie par son impact sur la forêt primaire. Un dirigeable pourrait se poser sur l’Amazone à proximité immédiate des villes et ouvrir la barrière que constitue la forêt sans l’endommager sur de vastes surfaces.

Les pays cités ne sont pas les seuls ayant intérêt, à moyen terme, à se pencher sur le dirigeable comme moyen de transport du fret. La fédération russe aura elle aussi de plus en plus besoin de systèmes de transports lourds de fret au fur et à mesure que les immenses ressources de Sibérie feront l’objet de projet d’exploitation. Et son projet de création d’une ligne de transport de fret à grande vitesse reliant l’Europe à l’Alaska ne pourra assurer à lui seul la desserte locale.

Une étude de 2008 du Cabinet Ernst & Young pour la région Ile de France a montré les intérêts d’une telle technologie de transport même si les échelles de temps pour sa mise en place sont de l’ordre de 10 à 20 ans pour les porteurs lourds.
Les incertitudes liées au marché du pétrole ainsi que le développement de plus en plus rapide des économies des pays émergents pourraient remettre cette estimation en cause.

En clair, il est temps pour les industriels et investisseurs potentiels de ce secteur, de commencer à surveiller un certain nombre d’indicateurs, parmi lesquels :

  • la croissance des marchés intérieurs des pays émergents très étendus (Chine, Russie, Brésil entre autres);
  • le cours du baril de pétrole (qui ne le surveille pas désormais);
  • enfin la bonne réalisation (ou les échecs) des vastes programmes d’infrastructures de transport de ces pays.

La catastrophe récente d’un TGV chinois est un signe : le dirigeable est en embuscade et la relative maturité technologique de cet engin pourrait en faire un challenger redoutable à ces projets d’état très gourmands en ressources financières.


Pour prolonger : quelques compagnies à surveiller comme HAV (compagnie britannique) et Aeros (société californienne).

Le marché de l’art sous la pression chinoise

Mercredi 14 septembre 2011

Bronzes chinois, Palais d'été, collection YSL-Pierre Bergé

La montée en puissance de l’économie chinoise fait sentir ses effets sur tous les grands marchés mondiaux, y compris celui de l’art. Dans un pays où la constitution d’une classe moyenne se fait encore à un rythme moins élevé que la création de fortunes considérables ( la Chine compterait 150 milliardaires et environ 4700 millionnaires, en seconde position derrière les USA), les clients potentiels pour le marché privé des œuvres d’art de premier plan se comptent désormais par milliers.

En 2009, France 24 faisait un court reportage (voir ci-dessous) sur les conséquences de la crise économique en Chine. Moins de deux ans après, la situation est repartie à la hausse, une hausse très conséquente. Cette volatilité montre une chose : les chinois fortunés ne voient pas la possession d’oeuvres d’art comme un gadget, mais plutôt un geste qui correspond à leur place dans la société.

La possession d’œuvres d’art est un puissant marqueur social depuis fort longtemps, il suffit de se rappeler du goût des patriciens romains pour les œuvres hellénistiques, comme le montrent les sites campaniens (La célèbre mosaïque de la Bataille d’Alexandre de la villa du Faune à Pompéi n’est pas romaine mais grecque et antérieure à la villa de presque deux siècles). Les riches chinois ne font pas exception à la règle, mais ils en sont à la constitution de leurs collections privées. Quels seront leurs gouts, où vont aller leurs préférences ?

Tout d’abord, à l’art national : la Chine est en train de prendre une place de superpuissance économique et cela va de pair avec une fierté nationale grandissante que nombre de chinois vivent comme le retour à un statut que la Chine a toujours mérité, l’empire du Milieu, le pays au cœur du monde. Certaines ventes récentes en Chine ont vu le prix des objets proposés s’envoler vers des hauteurs encore jamais atteintes. Selon les experts chinois, cette hausse est cependant logique si on compare le prix de l’art chinois à celui de l’art européen :

  • selon Zhao Xu, directeur exécutif de Beijing Poly International Auction Co Ltd, la principale société d’enchère d’état, le prix des œuvres chinoises est encore très raisonnable en comparaison d’un Picasso.
  • les artistes chinois contemporains, comme Liu Xiaodong font aussi partie du scope de ces nouveaux collectionneurs et va sans nul doute aider à leur publicité dans le monde.

Signe des temps, les galeries prestigieuses créent des succursales en Chine, notamment à Hong Kong, comme la galerie Malingue qui a ouvert son antenne dans l’ancienne colonie britannique en septembre 2010. Loin du style français classique de la maison mère, sise avenue Matignon à deux pas du palais de l’Elysée, la galerie hong kongaise, installée au rez de chaussée d’un gratte ciel très bien situé, affiche un look totalement contemporain à base d’aluminium et de bois rehaussant des murs blancs. La première exposition a présenté au public et aux acheteurs une sélection de Picasso et la galerie, dirigée par Edouard Malingue, le fils du fondateur de la maison, affiche à son catalogue une sélections de peintres européens et chinois du XXème siècle, des valeurs sûres pour un amateur d’art – ou un investisseur.

Marché potentiel

Il faut dire que le marché potentiel est conséquent : le marché chinois aurait plus que doublé en un an, passant de 3,21 milliards d’euros en 2009 à 7,60 milliards en 2010. Il devient alors le premier marché au monde, devant les USA.

Pour le moment, les maisons d’enchères comme Christies ou Drouot ne sont pas autorisées par le gouvernement chinois à venir s’installer sur le territoire « continental », le marché reste entre les mains des acteurs locaux. Cela n’empêche pas les acheteurs chinois d’intervenir déjà sur le marché international, tout particulièrement lors de ventes de prestige, comme ce fut le cas lors de la vente des oeuvres du couple Yves Saint-Laurent Pierre Bergé.

Devons nous alors nous attendre à une nouvelle flambée des prix dans le monde de l’art ? L’argent chinois est là, c’est indéniable et une collection d’oeuvres d’art peut être un outil redoutablement efficace dans une communication corporate.  Après tout, François Pinault, créateur du groupe PPR, l’un des leaders du domaine du luxe, est aussi connu comme l’un des plus grands collectionneurs d’art contemporain. Et, détail intéressant, il est aussi propriétaire, au travers de la holding Artemis SA, de la maison Christies …

La bataille de l’art pourrait se dérouler aussi sur le marché des ventes aux enchères. Certains en Chine rêvent déjà de voir Pékin supplanter Londres ou New York comme première place de vente d’objets d’arts.