Lors de la table ronde organisée le 20 février 2013 par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, Christophe Foliot – responsable de la gestion internationale – et Valéry Guelfi – gérante actions internationales – nous ont présenté un certain nombre d’éléments pour tenter de répondre à la question suivante : le style de gestion « value » fera-t-il son grand retour en 2013 ?
Tout d’abord, il convient de rappeler que la croissance semble repartir sur le marché américain. La reprise est en tout cas plus nette qu’en Europe : la croissance du PIB américain est d’environ 2% par an depuis 2010 et elle est soutenue par la consommation des ménages.
De plus, les Etats-Unis peuvent s’appuyer sur plusieurs facteurs de reprise économique. Parmi eux :
- L’immobilier
- Le gaz et le pétrole de schiste
- La reprise de l’investissement
États-Unis : la reprise de l’immobilier
Un constat simple : le nombre de mises en chantier est en hausse depuis fin 2011, +28,1% en 2012 par rapport à 2011, soit la plus forte hausse enregistrée depuis 1983. De même, le nombre de permis de construire accordés dans le pays s’affichait en hausse de 35,2 %. De quoi illustrer le frémissement de la reprise de l’immobilier aux États-Unis.
Une année 2013 qui semble suivre la même tendance, puisque les mises en chantier au mois de janvier ont progressé de 23,6 % en glissement annuel, malgré une baisse de - 8,5 % par rapport aux chiffres de décembre 2012.
La reprise des constructions devrait permettre de créer, in fine, de nombreux emplois. C’est ainsi que 28 000 emplois ont été générés en janvier 2013 dans le secteur de la construction d’après le département du Travail des États-Unis.
Soutiens non-conventionnels : gaz et pétrole de schiste
Compte tenu des nombreux réservoirs de gaz et de pétrole de schiste, le prix du gaz naturel aux Etats-Unis est passé de 13$/MME tu à 3$/MME tu entre 2008 et 2012, un prix divisé par 4. Les Etats-Unis s’appuient sur ces réserves pour réduire leur niveau d’importation en matière énergétique. Le rapport américain “Tendances mondiales 2030 : des mondes alternatifs” prévoit même l’indépendance énergétique du pays dans les années à venir.
Soutiens conventionnels : Retour du “made in America”
Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises annoncent qu’elles rapatrient leurs capacités de production aux Etats-Unis. Pour preuve, le Bureau of Labor Statistics indique qu’environ 11 000 emplois ont été “perdus à l’étranger” en 2008, mais seulement 5 300 en 2010. Les emplois manufacturiers aux États-Unis, dont plus de 35% ont été supprimés entre 1998 et 2010, enregistrent quant à eux, une croissance de 4,3% depuis 2010. Des signes encourageants
Concernant les évolutions des dépenses d’investissement aux États-Unis, le coût du travail reste relativement stable +1,9% en 2012 par rapport à 2011. Le déficit fédéral reste, quant à lui, élevé et représente environ 8 à 10% du PIB du pays, de quoi générer beaucoup de volatilité et de stress pour les investisseurs.
La value, est-ce maintenant ?
La volatilité est souvent associée à la notion de visibilité. Les valeurs dites « value » ont besoin de plus de visibilité pour que les investisseurs s’y intéressent. Les indicateurs tels que la reprise des fusions-acquisitions, l’attractivité des rendements actions présagent un retour imminent vers ce style de gestion.
Pour Christophe Foliot, responsable de la gestion actions internationales et gérant du fonds EdR US Value & Yield, “les valeurs “values” commencent à retrouver de l’intérêt à la fois de la part des investisseurs mais aussi dans des projets d’opérations financières (LBO sur Dell, Endo…)”
A propos du fonds Edmond de Rothschild US Value & Yield :
Le fonds opère une sélection active de valeurs décotées ou de retournement qui présentent un bilan sain et des perspectives renouvelées.
Le fonds privilégie avant tout les grandes capitalisations de la zone nord-américaine, et les valeurs de rendement doivent représenter au minimum 50% des investissements du portefeuille.
Lorsque l’on s’intéresse à la composition du portefeuille au 31 janvier 2013, on constate qu’il y a peu de valeurs technologiques et que l’énergie représente 8,2%. Les valeurs financières représentent quant à elles 19% et le poste le plus important est constitué par les valeurs de santé (21%). Merck & Co et Pfizer INC représentent à elles seules 6,2% des actifs nets.
Vous trouverez le fonds dans notre sélection BforBank.











