Archive pour le mot-clef ‘value’

La value, est-ce réellement maintenant ?

Lundi 4 mars 2013

Lors de la table ronde organisée le 20 février 2013 par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, Christophe Foliot – responsable de la gestion internationale – et Valéry Guelfi – gérante actions internationales – nous ont présenté un certain nombre d’éléments pour tenter de répondre à la question suivante : le style de gestion « value » fera-t-il son grand retour en 2013 ?

Tout d’abord, il convient de rappeler que la croissance semble repartir sur le marché américain. La reprise est en tout cas plus nette qu’en Europe : la croissance du PIB américain est d’environ 2% par an depuis 2010 et elle est soutenue par la consommation des ménages.

De plus, les Etats-Unis peuvent s’appuyer sur plusieurs facteurs de reprise économique. Parmi eux :

  • L’immobilier
  • Le gaz et le pétrole de schiste
  • La reprise de l’investissement

 

États-Unis : la reprise de l’immobilier

Un constat simple : le nombre de mises en chantier est en hausse depuis fin 2011,  +28,1% en 2012 par rapport à 2011, soit la plus forte hausse enregistrée depuis 1983.  De même, le nombre de permis de construire accordés dans le pays s’affichait en hausse de 35,2 %. De quoi illustrer le frémissement de la reprise de l’immobilier aux États-Unis.

Une année 2013 qui semble suivre la même tendance, puisque les mises en chantier au mois de janvier ont progressé de 23,6 % en glissement annuel, malgré une baisse de - 8,5 % par rapport aux chiffres de décembre 2012.

La reprise des constructions devrait permettre de créer, in fine, de nombreux emplois. C’est ainsi que 28 000 emplois ont été générés en janvier 2013 dans le secteur de la construction d’après le département du Travail des États-Unis.

 

Soutiens non-conventionnels : gaz et pétrole de schiste

Compte tenu des nombreux réservoirs de gaz et de pétrole de schiste, le prix du gaz naturel aux Etats-Unis est passé de 13$/MME tu à 3$/MME tu entre 2008 et 2012, un prix divisé par 4. Les Etats-Unis s’appuient sur ces réserves pour réduire leur niveau d’importation en matière énergétique. Le rapport américain “Tendances mondiales 2030 : des mondes alternatifs” prévoit même l’indépendance énergétique du pays dans les années à venir.

 

Soutiens conventionnels : Retour du “made in America”

Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises annoncent qu’elles rapatrient leurs capacités de production aux Etats-Unis. Pour preuve, le Bureau of Labor Statistics indique qu’environ 11 000 emplois ont été “perdus à l’étranger” en 2008, mais seulement 5 300 en 2010. Les emplois manufacturiers aux États-Unis, dont plus de 35% ont été supprimés entre 1998 et 2010, enregistrent quant à eux, une croissance de 4,3% depuis 2010.  Des signes encourageants

Concernant les évolutions des dépenses d’investissement aux États-Unis, le coût du travail reste relativement stable +1,9% en 2012 par rapport à 2011. Le déficit fédéral reste, quant à lui, élevé et représente environ 8 à 10% du PIB du pays, de quoi générer beaucoup de volatilité et de stress pour les investisseurs.

 

La value, est-ce maintenant ?

La volatilité est souvent associée à la notion de visibilité. Les valeurs dites « value » ont besoin de plus de visibilité pour que les investisseurs s’y intéressent. Les indicateurs tels que la reprise des fusions-acquisitions, l’attractivité des rendements actions présagent un retour imminent vers ce style de gestion.
Pour Christophe Foliot, responsable de la gestion actions internationales et gérant du fonds EdR US Value & Yield, “les valeurs “values” commencent à retrouver de l’intérêt à la fois de la part des investisseurs mais aussi dans des projets d’opérations financières (LBO sur Dell, Endo…)”

 

A propos du fonds Edmond de Rothschild US Value & Yield :

Le fonds opère une sélection active de valeurs décotées ou de retournement qui présentent un bilan sain et des perspectives renouvelées.
Le fonds privilégie avant tout les grandes capitalisations de la zone nord-américaine, et les valeurs de rendement doivent représenter au minimum 50% des investissements du portefeuille.

Lorsque l’on s’intéresse à la composition du portefeuille au 31 janvier 2013, on constate qu’il y a peu de valeurs technologiques et que l’énergie représente 8,2%. Les valeurs financières représentent quant à elles 19% et le poste le plus important est constitué par les valeurs de santé (21%). Merck & Co et Pfizer INC représentent à elles seules 6,2% des actifs nets.

Vous trouverez le fonds dans notre sélection BforBank.

Source: Edmond de Rothschild Asset Management

Anthony Penel : “les valorisations sont basses mais il est trop tôt pour y rentrer” (vidéo)

Mercredi 26 octobre 2011

Voici la deuxième livraison de notre série de vidéos “Dans le bureau du gérant”. Cette fois-ci nous avons interviewé Anthony Penel – co-gérant du fonds EdR Europe Value & Yield – dans l’ambiance feutrée des bureaux d’Edmond de Rothschild Asset Management.

Au cours de l’interview, Anthony nous parle de l’impact de la crise sur le fonds – une crise qui est arrivée brutalement, “une déflagration qui s’est produite en 3 semaines“, contrairement à celle de 2008. De fait, ce fonds – créé en 1999 – a subi la baisse des marchés.

Aujourd’hui, le gérant a renforcé ses positions sur des valeurs pétrolières et se concentre sur 3 secteurs principaux : les télécoms, les services publics et la santé.

Enfin, “même si les valorisations semblent basses, il est trop tôt pour y rentrer en une seule fois. Un investisseur doit lisser son investissement sur les mois qui viennent avec des valeurs aux bilans sains, peu endettées et dans les secteurs défensifs” conclut Anthony concernant ses préconisations sur le moyen/long terme.

N’ayant pu être présente le jour J, c’est Laurent Dupin – notre rédacteur en chef – qui fait le “final”. Mais vous verrez, vous ne serez pas déçus de l’ensemble ! ;-)

NB : pour revoir la 1ère vidéo, relisez la note intitulée “Marc Renaud : les valeurs reviennent toujours à la moyenne”

Marc Renaud : “Les valeurs reviennent toujours à la moyenne” (vidéo)

Lundi 3 octobre 2011

interview_marc_renaud_manadarine_gestionJe rencontrais il y a peu Marc Renaud, dans ses bureaux de Mandarine Gestion dans le 8ème arrondissement de Paris, au côté de Thomas Blard – journaliste économique. L’occasion (pour ce format vidéo) de montrer l’envers du décors et l’organisation d’une équipe de gérants.

L’occasion aussi d’apprécier ce gérant au verbe précis ; qui nous parle de sa vision des marchés pour les mois à venir, de l’impact sur le fonds Mandarine Valeur et enfin de sa méthode de gestion.

Pour le plaisir enfin, n’hésitez pas à voir ou revoir la vidéo des coulisses du tournage.

Absorption du fonds Amundi Value USA

Mardi 9 août 2011

Le 28 juillet dernier, le fonds Amundi Value USA (FR0010165936) a été absorbé par le fonds Amundi Actions USA ISR part P (FR0010153320).La Sélection de 50 fonds BforBank est impactée, Amundi Value USA en faisant partie.

Les 2 OPCVM ont le même objectif de gestion, à savoir surperformer l’indice S&P 500 en sélectionnant parmi les valeurs d’Amérique du Nord, à la différence que Amundi Actions USA ISR investi en tenant compte de critères lié au développement durable. La fusion modifiera ainsi la stratégie d’investissement et le profil de risque de Amundi Value USA.

En effet, Amundi Actions USA ISR intègre des critères relatifs à l’Investissement Socialement Responsable (ISR) dans son processus de sélection de valeurs. Ainsi, en plus des critères financiers traditionnels, les valeurs seront sélectionnées également pour l’intégration de critères dits ESG (Environnement, Social, Gouvernance).

Amundi Value USA avait pour objectif de sélectionner les titres US sous-évalués par rapport à leur secteur.

Vous pouvez consulter le prospectus du fonds absorbant.

Copyright : Tscherno sur Flickr

Modification du nom des fonds EdRAM

Mardi 5 juillet 2011

Blason Edmond de Rothschild Asset ManagementDans un souci d’harmonisation et dans le cadre de son développement à l’international, Edmond de Rothschild Asset Management change le nom de ses fonds.

En référence au groupe Edmond de Rothschild, tous les fonds commencent désormais par “Edmond de Rothschild” (EdR). La dénomination “Saint-Honoré” de certains fonds est donc supprimée. Bien évidemment, le code ISIN des fonds ainsi que leur stratégie restent inchangés.

La Sélection BforBank comporte 4 fonds de la société EdRAM. Voici ce que donne ces changements de nom :

Retrouvez tous les changements de nom dans le communiqué EdRAM.

Gestion actions : 3 styles décryptés

Mercredi 11 mai 2011

Dans la gestion actions, il existe plusieurs styles de gestion. Voici un petit lexique qui vous aidera à y voir plus clair.

La gestion croissance :

Acquérir des sociétés bien valorisées par le marché mais dont l’activité devrait continuer à croitre, ce qui entraine la hausse de la valeur du titre. Les sociétés présentant les meilleures perspectives de croissance sont donc sélectionnées. Pour jouer ce style, BforBank vous propose le fonds Mandarine Opportunités sur les actions françaises, Renaissance Europe pour une gestion plus défensive et Amundi Value USA.

La gestion value (ou rendement) :

Sélectionner des titres dont la valeur est sous-estimée par les marchés. Dans ce cas, le gérant anticipe une revalorisation des sociétés dans les mois à venir. Pour ce faire, il analyse les données quantitatives d’une société comme le ratio cours/bénéfice (Price Earning Ratio), le rendement des dividendes… Pour investir sur les valeurs de rendement, BforBank a sélectionné Mandarine Valeur, Europe Rendement ou ING Invest Euro High Dividend.

La gestion blend :

C’est une stratégie mixte entre la gestion croissance et la gestion value. Le gérant n’a alors aucun parti pris et mélange les 2 stratégies. Sur cette stratégie, la Sélection BforBank comporte entre autres Comgest Nouvelle Asie, Sycomore Eurocap et Schroder ISF European Smaller Companies.

Ces 3 styles de gestion font partie de ce qu’on appelle la gestion active. A l’opposé, il existe la gestion passive, encore appelée indicielle, qui consiste à reproduire la composition d’un indice. Le fonds suit alors la performance de l’indice et le gérant n’opère pas de sélection de valeurs. Cette gestion est adaptée lorsque les marchés sont efficients.

A mi-chemin entre la gestion active et la gestion passive, la gestion quantitative se base sur des modèles mathématiques permettant d’optimiser la performance et de minimiser le risque du portefeuille. Le but est d’automatiser en partie la gestion et de dépasser la performance de l’indice de référence.

Crédits photos : epicharmus sur Flickr

Marchés US : l’analyse du gérant

Mercredi 20 avril 2011

Pour faire suite à la précédente note sur les marchés US, je vous propose de lire l’interview de Christophe Foliot, le gérant du fonds Saint-Honoré US Value & Yield.

Dans ce long entretien, le gérant aborde trois angles différents et complémentaires :

  • il dresse le bilan des performances du fonds depuis le début de l’année
  • il analyse l’impact de la catastrophe japonaise sur le fonds.
  • enfin, il présente les opportunités et les écueils à éviter du marché US en 2011.

Pour rappel : le fonds Saint-Honoré US Value & Yield est construit à partir de valeurs décotées bénéficiant d’un potentiel d’appréciation important et de valeurs dont le cours est inférieur à la valeur comptable.

Pour prolonger : vous pouvez relire les autres notes abordant les USA.

Les marchés US, toujours d’actualité ?

Mercredi 13 avril 2011

Depuis le début de l’année, les actions européennes sont à l’honneur. Mais qu’en est-il des actions américaines ? Est-ce le moment pour investir ? Ces questions ont été abordées lors de la table ronde organisée par  Christophe Foliot – gérant du fonds Saint-Honoré US Value & Yield. Il nous a exposé  ses convictions sur le secteur. Voici un résumé, qui pourra peut-être vous aider.

Le marché américain

3 indicateurs macro-économiques donnent la tendance sur le marché américain et sont à surveiller:

  • L’emploi

Malgré un taux de chômage élevé (8,8%) les chiffres des derniers mois sont encourageants : 216 000 emplois ont été créés en février 2011. La tendance va donc en s’améliorant.

  • L’attitude des entreprises

L’indice de confiance des dirigeants est à son plus haut depuis sa création en 2002 : 92% des chefs d’entreprises pensent que la demande va augmenter au cours des prochains mois et 52% pensent qu’ils vont recruter. Par ailleurs, les entreprises américaines ont beaucoup de liquidités dans leur bilan (10% de leur capitalisation boursière). On pourrait donc observer une reprise des investissements et des opérations financières (acquisitions…), tous deux moteurs sur la croissance du PIB.

  • L’immobilier

Concernant ce secteur, Christophe Foliot reste très prudent. D’après lui,  les chiffres arrêtés à février annoncent la construction de 250 000 nouvelles maisons pour 2011 – contre 500 000 l’année dernière. Pour répondre à la croissance démographique, il estime qu’il faudrait en effet 1 million de nouvelles constructions ! Les constructeurs immobiliers sont, quant à eux, plus optimistes et attendent 700 000 à 800 000 nouveaux logements cette année. Mais ils manquent de moyens financiers pour mettre en chantier ces logements, d’où une certaine prudence de la part du gérant.

En parallèle, Christophe Foliot souligne que le risque inflationniste n’existe pas aux États-Unis et ce malgré la hausse du taux directeur de la BCE le 7 avril dernier.  A l’inverse de ce qui se passe dans les pays émergents, l’inflation des pays développés est due à une hausse des salaires et non à une augmentation du cours des matières premières. Pour le moment, les États-Unis souffre d’un taux de chômage élevé qui plombe les salaires, et donc les prix.

Jouer la thématique à travers Saint-Honoré US Value & Yield

Le fonds Saint-Honoré US Value & Yield est investi sur des grandes capitalisations de la zone nord-américaine à travers des titres décotés au potentiel d’appréciation important (min. 70% du portefeuille) et des titres dont le cours est inférieur à leur valeur comptable (“valeurs de retournement“, max. 30%). A fin mars, le portefeuille de Saint-Honoré US Value & Yield est composé à 90% de valeurs décotées et à 7% de valeurs de retournement.

En terme de répartition sectorielle, le fonds est bien diversifié afin de limiter le risque : santé, finances, industrie, énergie, technologies de l’information, consommation, télécoms… Très confiant quant au secteur de la santé, le gérant le surpondère dans le fonds (17% du portefeuille à fin mars vs 10% pour son indice le S&P 500).  Délaissé depuis plusieurs années, ce secteur  comprend des sociétés en croissance dont la valorisation est historiquement basse en termes absolu et relatif. De plus, le sous-secteur de l’innovation est sous-apprécié par le marché : il présente donc des opportunités d’investissement pertinentes.

Vous retrouverez le fonds dans notre Sélection BforBank.