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Un nouvel indicateur pour comparer les fonds

Vendredi 24 juin 2011

C’est la dernière ligne droite pour les sociétés de gestion ! En effet, la directive UCITS IV doit être transposée au plus tard le 1er juillet. Plus que quelques jours pour mettre en place le nouveau document d’information des investisseurs, le KIID (Key Investor Information Document).

Un nouvel indicateur pour aider les investisseurs

Avec ce KIID, un nouvel indicateur obligatoire permettra aux investisseurs de comparer les fonds européens entre eux. Il s’appelle le SRRI (Synthetic Risk and Reward Indicator) ou indicateur synthétique de risque et de performance.

Le SRRI est calculé à partir de la volatilité du fonds sur les 5 dernières années et des performances hebdomadaires. Le résultat du calcul nous donne un niveau de risque compris entre 1 et 7 :

  • 1 signifie que le fonds est peu risqué
  • 7 que le fonds est très volatil.

Avec une échelle de risque identique, les investisseurs pourront ainsi comparer tous les fonds, quel que soit le pays de domiciliation du fonds.

La société de gestion doit suivre l’évolution du SRRI de manière hebdomadaire. Si un changement de note s’installe durant 16 semaines consécutives, alors la société devra modifier la note dans le KIID.

Les cas particuliers

Pour les fonds structurés et de performance absolue, la méthode de calcul est différente. C’est la Value-at-Risk (VaR) qui est utilisée. La VaR représente la perte potentielle maximale d’un investisseur sur la valeur d’un actif compte tenu d’un horizon de détention et d’un intervalle de confiance. Pour les fonds n’ayant pas 5 cinq ans d’existence, l’historique des performances est complété par des performances d’un portefeuille comparable ou de son indice de référence.

Crédit photo : theyuped sur Flickr

La directive UCITS IV arrive !

Lundi 21 février 2011

La nouvelle directive européenne UCITS IV, portant sur les OPCVM, devra entrer en vigueur le 1er juillet 2011 au plus tard. Mais, il se peut que Bercy n’attende pas la date limite pour la transposer. Effectivement, Bercy ne souhaite pas pénaliser les sociétés de gestion françaises quant au développement de leur activité et à la réduction des coûts rendus possibles grâce à cette nouvelle directive.

Munies d’un “passeport européen“, les sociétés de gestion de l’UE devraient ainsi devenir plus compétitives grâce à une rationalisation de l’offre et une hausse de la taille moyenne des fonds. Vous vous sentez un peu perdus ? Je vous propose quelques explications.

Les enjeux de UCITS IV? La transparence pour les investisseurs, des procédures allégées et des économies d’échelle pour les gestionnaires

Pour un investisseur, cette nouvelle réglementation a pour objectif d’améliorer l’information qui lui est donnée. En effet, il faut dire que les prospectus de 2 fonds de droits différents sont difficilement comparables. Il disposera désormais d’un Document d’Informations Clés (KID) – un document synthétisant les informations pertinentes – à la place du traditionnel prospectus simplifié.

Un enjeu commercial majeur

Pour un gestionnaire, l’enjeu commercial est majeur. UCITS IV simplifiera les process pour l’enregistrement d’un fonds à l’étranger et réduira les délais de commercialisation. Autre changement de taille : pour gérer des fonds dans d’autres pays de l’UE, la société de gestion n’aura plus besoin d’être implantée dans ces pays. Un simple agrément dans son pays d’origine suffira. Les gestionnaires pourront aussi réaliser d’importantes économies d’échelle en fusionnant des fonds existants, actuellement agréés dans différents pays. Rappelons que l’offre de fonds au niveau européen est pléthorique et qu’une bonne rationalisation ne lui ferait pas de mal! La structure fonds maître/nourriciers transfrontaliers sera également possible.

En clair, vous pourrez investir dans un fonds nourricier de droit français dont le fonds maître sera de droit luxembourgeois. Néanmoins, les différentes lois domestiques seront toujours applicables, entre autres, dans les domaines suivants : fiscalité, comptabilité des fonds, rôle du dépositaire… et il faudra en tenir compte.

Question à se poser collectivement : ce “passeport européen” vous incitera-t-il à investir plus facilement dans les fonds de droit étranger ?

Pour aller (vraiment) plus loin :