Archive pour le mot-clef ‘stratégie d’investissement’

Un fonds dédié aux femmes !

Vendredi 10 juin 2011

Les femmes ont une place grandissante dans la société. Conseil Plus Gestion propose un fonds qui se base sur l’influence des femmes dans la sphère économique.

Selon la co-gérante, Caroline Grinda, “les entreprises les plus féminisées génèrent une performance économique supérieure à celle de leur secteur”. Toujours dans son interview, elle souligne aussi le fait que les femmes influencent 90% des décisions d’achat du ménage.  Caroline Grinda vient d’ailleurs d’être élue “gérant du mois” par l’agence Lipper.

Ce fonds, Valeurs Féminines, investit donc dans des entreprises à management féminin ou dont les produits sont destinés à une cible féminine (cosmétique, luxe, distribution spécialisée…) au niveau européen. Sur un univers d’investissement de 400 valeurs, environ 40 sont sélectionnées de manière qualitative et quantitative pour composer le portefeuille. Par exemple, les principales lignes sont Publicis – dont le Conseil de surveillance comporte 44% de femmes, Danone – pour jouer la thématique de la consommation, Aufeminin.com, LVMH…

Enfin, notons que le fonds est éligible au PEA.

Evènements au Japon, quel impact sur les matières premières ?

Vendredi 29 avril 2011

Dans cette vidéo, Anne Ruffin, Responsable de la gestion Actions Matières Premières chez Amundi, nous fait part de ses convictions sur les conséquences des évènements au Japon sur les matières premières et plus précisément sur l’énergie, l’or et les mines & métaux.

Pour Anne Ruffin, l’impact sur les matières premières est double :

  • un impact négatif à court terme
  • un impact plus favorable à moyen terme, lorsque le pays sera en phase de reconstruction et la demande en matières premières repartira. (le Japon est pauvre en matières premières)

La gérante nous présente aussi les équilibres offre/demande à court et long termes.

Vous pouvez justement retrouver le fonds Amundi Actions Minergior sur les thématiques des mines/métaux, de l’énergie et de l’or au sein de la Sélection des 50 fonds BforBank.


Evènements au Japon : impact sur les matières… par BforBankTV

2011 selon La Compagnie Financière E. de Rothschild Banque

Mercredi 26 janvier 2011

La Compagnie Financière Edmond de Rothschild Banque a présenté mercredi dernier au Pavillon Gabriel à Paris, sa stratégie d’investissement pour l’année 2011. Voici un résumé dans les grandes lignes de cette conférence annuelle, à laquelle j’ai assisté.

Selon Dominique Netter, Présidente du Comité Stratégique d’Allocation d’Actifs, “2011 démarre avec le sourire” pour 3 raisons :

  • accumulations de surprises positives depuis quelques mois sur l’économie mondiale
  • le climat des affaires est dans une zone expansionniste
  • l’activité des services rattrape son retard, signe de diffusion de la croissance

Les obligations corporate plutôt que les emprunts d’État

Les taux d’intérêt – aux Etats-Unis et dans la zone Euro – devraient revenir à des niveaux de début 2010 sans pour autant les dépasser (environ +50/60 bps pour les taux à 10 ans). Les émissions gouvernementales resteront massives en 2011 mais la normalisation des taux d’intérêt les rend peu attrayantes.

Du côté des entreprises, elles continuent de se désendetter et affichent une santé florissante. Les obligations corporate sont donc à privilégier en 2011, et tout particulièrement les obligations bien notées et à haut rendement.

Les actions : préférence pour le G3 (1) au détriment des pays émergents

Les Etats-Unis, portés par des “fortifiants” fiscaux et monétaires, vont connaitre une conjoncture solide. La croissance sera soutenue par la consommation des ménages et les investissements des entreprises. “Une croissance de 3% est à portée de main“.

La croissance européenne a surpris en 2010 grâce aux pays nordiques. Mais un tassement de l’activité est plutôt à prévoir au sein de la zone euro. On observe des écarts très importants entre l’Allemagne et l’Espagne sur la confiance des ménages et des entreprises. L’austérité budgétaire pèsera sur l’Espagne et l’Irlande, la croissance sera plus soutenue dans les pays du nord avec l’Allemagne en tête.

En 2010, la croissance de la zone asiatique était supérieure à celle de 2004 à 2007. Les moteurs de cette croissance étaient les exportations et la demande intérieure. En 2011, cette dernière jouera un plus grand rôle : les pays émergents commencent à rééquilibrer leur croissance et à être moins dépendants des exportations. La demande intérieure sera soutenue par une hausse des salaires, un boom des crédits à la consommation et des taux d’intérêt négatifs.

L’inflation va continuer sa progression dans tous les pays et surtout dans les émergents où le pic devrait être atteint au cours du 1er semestre.

Côté devises, une seule chose est certaine : la volatilité restera très élevée.

Les options clés à retenir

Pour conclure sur les actions, les préférences portent sur :

  • le marché US qui devrait bien se comporter
  • l’Europe et plus précisément l’Allemagne. Mais rattrapage vraisemblable de la France et l’Italie
  • le Japon, un moyen indirect de s’exposer à la croissance asiatique et un substitut aux marchés émergents compte tenu des tensions inflationnistes
  • les pays les plus développés de l’Asie, Taïwan et Corée, et les plus en retard, Brésil et Russie.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez voir la retransmission-vidéo de la conférence sur le site internet de LCF E. de Rothschild Banque.

(1) : le G3 comprend les États-Unis, l’Union européenne et le Japon