A l’occasion de leur séminaire d’investissement qui s’est tenu mercredi 29 novembre, la société de gestion Comgest, qui développe une gestion exclusivement actions, a tenu en préambule à réexposer sa philosophie d’investissement. Cette dernière se résume en une approche centrée sur la qualité et la croissance, avec un horizon de long terme. Comgest se veut ainsi une société au service d’investisseurs long terme, partout dans le monde.
Comment exploiter les tendances mondiales
Vincent Strauss, Président de Comgest, insiste sur l’importance de la capacité des équipes de Comgest à identifier des « tendances lourdes » dans tous les marchés : les megatrends. Ce sont ces tendances qui vont influencer et façonner le monde dans les années à venir, ce sont les moteurs de la croissance économique de l’avenir. Il s’agit d’identifier ce qui va créer de la valeur pour ensuite sélectionner les sociétés permettant d’exploiter au mieux ces tendances.
La croissance en Europe
La première étape du processus d’investissement consiste à rechercher des sociétés à la croissance durable et supérieure à la moyenne. En Europe il va s’agir de sélectionner des sociétés qui ont une croissance à 2 chiffres même si l’environnement est difficile, et qui ont des opportunités à plus de 5 ans. Pour la zone Europe la qualité sera plus importante que la croissance. La capacité de la société à bâtir une croissance autonome peu corrélée à l’évolution de la conjoncture sera un critère primordial.
A la question : comment trouver la croissance en Europe, Comgest répond que “ce qui a l’air très cher à court terme l’est beaucoup moins à long terme”. Ainsi il faut comprendre qu’une valorisation même élevée à court terme “n’effraie” pas les gérants de Comgest.
Si en Europe, Comgest pense que la tendance à une faible évolution des profits va se poursuivre, il pense également qu’il y a néanmoins des entreprises qui peuvent générer une bonne croissance du chiffre d’affaires et une croissance à deux chiffres de leurs profits. Mais en respectant toujours une règle: un rendement supérieur pour un risque inférieur.
La qualité
Il s’agit là d’identifier les sociétés idéalement positionnées pour convertir les “megatrends “ en croissance des bénéfices, pour « monétiser ces megatrends », selon l’expression de Vincent Strauss.
Si Comgest note que les entreprises de qualité se paient toujours avec une prime par rapport à la moyenne du marché, il ajoute que leur capacité à croître durablement est le plus souvent sous-évaluée par le marché à court terme.
Parmi les critères qualitatifs on citera: un produit ou un service exceptionnel, un savoir-faire unique, ou une franchise commerciale inattaquable, un avantage compétitif à long terme, un marché en croissance porté par des tendances à long terme bien établies, et bien sûr une visibilité des bénéfices.
Il faut alors un investissement long terme pour maximiser le rendement de ces sociétés exceptionnelles, uniques et dont la croissance régulière devrait surperformer le marché à long terme.
Ce sont en moyenne 6 nouvelles valeurs par an qui intègrent les portefeuilles européens.
La sélection dans les pays émergents
Pour les portefeuilles émergents, il s’agit là aussi de sélectionner pour les portefeuilles une quarantaine de sociétés sur des milliers qui appartiennent à un univers de 20 pays auxquels s’ajoutent 10 pays-frontières !
Dans ces pays la sélection va se faire parmi un choix de « franchisés », et toujours … de qualité, de croissance. Le taux de croissance exigé sera plus élevé qu’en Europe : de 10 à 20% sur les 5 ans.
Un portefeuille concentré
Là aussi une des caractéristiques des portefeuilles de Comgest est la concentration. Pour les gérants cette concentration est un gage de convictions fortes. Les portefeuilles des fonds européens sont composés en en général d’une trentaine de lignes contre quarante environ pour les portefeuilles “émergents”.
La philosophie d’investissement de Comgest se résume ainsi aisément : l’investissement qualité et croissance… Mais également : pas d’allocation géographique, pas d’allocation sectorielle et un refus de ce que Comgest nomme la “dictature des indices”.






