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Comgest : une gestion “qualité et croissance”

Jeudi 6 décembre 2012

A l’occasion de leur séminaire d’investissement qui s’est tenu mercredi 29 novembre, la société de gestion Comgest, qui développe une gestion exclusivement actions, a tenu  en préambule à réexposer sa philosophie d’investissement. Cette dernière se résume en une approche centrée sur la qualité et la croissance, avec un horizon de long terme. Comgest se veut ainsi une société au service d’investisseurs long terme, partout dans le monde.

Comment exploiter les tendances mondiales

Vincent Strauss, Président de Comgest, insiste sur l’importance de la capacité des équipes de Comgest à identifier des « tendances lourdes » dans tous les marchés : les megatrends. Ce sont ces tendances qui vont influencer et façonner le monde dans les années à venir, ce sont les moteurs de la croissance économique de l’avenir. Il s’agit d’identifier ce qui  va créer de la valeur pour ensuite  sélectionner les sociétés permettant d’exploiter au mieux ces tendances.

La croissance en Europe

La première étape du processus d’investissement consiste à rechercher des sociétés à la croissance durable et supérieure à la moyenne. En Europe il va s’agir de sélectionner des sociétés qui ont une croissance à 2 chiffres même si l’environnement est difficile, et qui ont des opportunités à plus de 5 ans. Pour la zone Europe la qualité sera plus importante que la croissance. La capacité de la société à bâtir une croissance autonome peu corrélée à l’évolution de la conjoncture sera un critère primordial.

A la question : comment trouver la croissance en Europe, Comgest répond que “ce qui a l’air très cher à court terme l’est beaucoup moins à long terme”. Ainsi il faut comprendre qu’une valorisation même élevée à court terme “n’effraie” pas les gérants de Comgest.

Si en Europe, Comgest pense que la tendance à une faible évolution des profits va se poursuivre, il pense également qu’il y a néanmoins des entreprises qui peuvent générer une bonne croissance du chiffre d’affaires et une croissance à deux chiffres de leurs profits. Mais en respectant toujours une règle: un rendement supérieur pour un risque inférieur.

La qualité

Il s’agit là d’identifier les sociétés idéalement positionnées pour convertir les  “megatrends “  en croissance des bénéfices, pour « monétiser ces megatrends », selon l’expression de Vincent Strauss.

Si Comgest note que les entreprises de qualité se paient toujours avec une prime par rapport à la moyenne du marché, il ajoute que leur capacité à croître durablement est le plus souvent sous-évaluée par le marché à court terme.

Parmi les critères qualitatifs on citera:  un produit ou un service exceptionnel, un savoir-faire unique, ou une franchise commerciale inattaquable, un avantage compétitif à long terme, un marché en croissance porté par des tendances à long terme bien établies, et bien sûr une visibilité des bénéfices.

Il faut alors un investissement long terme pour maximiser le rendement de ces sociétés exceptionnelles, uniques et dont la croissance régulière devrait surperformer le marché à long terme.

Ce sont en moyenne  6 nouvelles valeurs par an qui intègrent les portefeuilles européens.

La sélection dans les pays émergents

Pour les portefeuilles émergents, il s’agit là aussi de sélectionner pour les portefeuilles une quarantaine de sociétés sur des milliers qui appartiennent à un univers de 20 pays auxquels  s’ajoutent 10 pays-frontières !

Dans ces pays la sélection va se faire parmi un choix de « franchisés », et toujours … de qualité, de croissance. Le taux de croissance exigé sera plus élevé qu’en Europe : de 10 à 20%  sur les 5 ans.

Un portefeuille concentré

Là aussi une des caractéristiques des portefeuilles de Comgest est la concentration. Pour les gérants cette concentration est un gage de convictions fortes. Les portefeuilles des fonds européens sont  composés en en général d’une trentaine de lignes contre quarante environ pour les portefeuilles “émergents”.

La philosophie d’investissement de Comgest se résume ainsi aisément : l’investissement qualité et croissance… Mais également : pas d’allocation géographique, pas d’allocation sectorielle et un refus de ce que Comgest  nomme la “dictature des indices”.

P. Champigneulle (Eurose, DNCA Finance) : “les actions sont le placement le plus rémunérateur”

Mercredi 27 juin 2012

Nouvelle rencontre, réalisée la semaine dernière, dans les bureaux de DNCA Finance, place Vendôme à Paris. Nous avons eu l’opportunité de parler avec Philippe Champigneulle, co-gérant du fonds Eurose.

Avec lui et sous les questions de Thomas Blard, nous avons pu ainsi évoquer la situation des marchés à date et la stratégie du fonds Eurose pour s’y adapter au mieux.


Dans le bureau du gérant… Eurose par BforBankTV

Question cruciale : quelle proportion actuelle d’actions, au sein du fonds Eurose ? 20%, sachant que ce placement est aujourd’hui “le plus rémunérateur” par rapport aux autres placements. “On peut prendre des risques importants sur les obligations, pourtant considérées comme un placement de bon père de famille…”, note le gérant.

Sur un moteur obligataire (au 3/4), le fonds Eurose joue la carte des grandes entreprises avec forte implantation au-dehors de leur pays d’origine. Et intègre aussi des actions européennes, d’entreprises faisant là-aussi leur C.A au dehors.

L.D

Pour prolonger : vous pouvez revoir notre première rencontre avec DNCA et JC Mériaux.

Un nouveau fonds obligataire chez Edmond de Rothschild

Mardi 12 juin 2012

Selon le site Boursier.com, ce produit est “un nouveau fonds obligataire à échéance permettant aux investisseurs de tirer parti des opportunités offertes actuellement sur le marché du crédit”. Quelle est la composition de ce fonds ? Il s’agit d’”un portefeuille d’obligations d’entreprises industrielles et financières, libellées en euro”.

Pour compléter, vous pouvez aussi revoir l’interview vidéo d’Anthony Penel, en charge du fonds Europe Value & Yield, chez EdRAM (Edmond de Rothschild Asset Management).


Dans le bureau du gérant… Edmond de Rothschild… par BforBankTV

L.D

Comment diversifier son portefeuille ?

Lundi 21 mars 2011

La rubrique Épargne de La Tribune publiait il y a quelques jours le point de vue d’un conseiller en stratégie patrimoniale sur la diversification du portefeuille. L’article titré “Comment savoir si son portefeuille boursier est réellement diversifié ?“, est simple mais clair et les conseils qu’ils prodiguent sont aisés d’accès, ce pourquoi je voulais vous en parler et le partager avec vous.

Le propos de départ de Patrick Ganansia est frappé au coin du bon sens, mais l’on peut parfois le perdre de vue : “La crise a de nouveau démontré que les corrélations entre les classes d’actifs sont beaucoup plus fortes qu’on ne le pense. La diversification doit donc être faite avec rigueur“…

Ses conseils pour une “bonne” diversification sont donc les suivants :

  • Les fonds plutôt que les titres en direct
  • Une dizaine de fonds
  • Diversifier en termes de zones géographiques, de secteurs, de devises
  • Des fonds issus d’au moins 4 sociétés de gestion différentes

Bref, s’il fallait résumer d’un trait, nous dirons qu’il faut être rigoureux dans ses choix et savoir répartir les risques. Ce en investissant dans les fonds à travers plusieurs sociétés de gestion et sur différents secteurs.

Pour lire l’article en intégral, je vous invite à vous rendre sur le site de La Tribune.

Quelques questions pour finir et échanger : chers lecteurs de ce blog, que pensez-vous de ces conseils ? Choisissez-vous vos fonds de façon à bien diversifier votre portefeuille ou fonctionnez-vous plutôt aux “coups de cœur” ?