Archive pour le mot-clef ‘perspectives 2011’

Evènements au Japon, quel impact sur les matières premières ?

Vendredi 29 avril 2011

Dans cette vidéo, Anne Ruffin, Responsable de la gestion Actions Matières Premières chez Amundi, nous fait part de ses convictions sur les conséquences des évènements au Japon sur les matières premières et plus précisément sur l’énergie, l’or et les mines & métaux.

Pour Anne Ruffin, l’impact sur les matières premières est double :

  • un impact négatif à court terme
  • un impact plus favorable à moyen terme, lorsque le pays sera en phase de reconstruction et la demande en matières premières repartira. (le Japon est pauvre en matières premières)

La gérante nous présente aussi les équilibres offre/demande à court et long termes.

Vous pouvez justement retrouver le fonds Amundi Actions Minergior sur les thématiques des mines/métaux, de l’énergie et de l’or au sein de la Sélection des 50 fonds BforBank.


Evènements au Japon : impact sur les matières… par BforBankTV

Small et mid cap continueront-elles à se surpasser en 2011 ?

Vendredi 25 février 2011

Les petites et moyennes valeurs ont terminé l’année 2010 en tête à la Bourse de Paris. Leurs indices – respectivement le CAC Mid & Small 190 et le CAC Mid 100 – ont gagné plus de 20 points de plus que le CAC 40 (+18% et +19% vs -3%). Et cette tendance s’est également confirmée en Europe et aux États-Unis. Question : quid de 2011 ?

Une absence de valeurs financières

Le différentiel de performance entre les indices peut être expliqué par leur composition même. Les valeurs financières sont sur-représentées dans le CAC 40, des valeurs qui ont été en 2010 un frein à la performance. A l’inverse, l’indice CAC Mid & Small 190 n’en comporte que très peu. Il est composé de valeurs industrielles, cycliques, technologiques et certaines d’entre elles réalisent une partie de leur chiffre d’affaires dans les pays émergents à l’instar de Seb (cf note de blog sur les performances remarquables de 2010) et Rhodia. Ce qui explique la forte progression de 2010 de l’indice.

Des valeurs moins sensibles aux évènements internationaux

Les small et mid cap sont généralement positionnées sur des segments de niche, à forte valeur ajoutée, ce qui leur permet d’être moins corrélées aux évènements du marché et leur apporte plus de croissance en cas de reprise de l’activité économique.  Aussi, sur les marchés émergents, elles sont localement implantées et donc mieux implantées que les grandes multinationales.

Cependant, les small et mid caps peuvent, de par leur taille, faire l’objet d’OPA. D’autant plus que les grandes entreprises disposent de liquidités importantes. Tel est le cas pour Seloger.com qui a été visé par une OPA d’Axel Springer ou encore pour la société Zodiac qui a refusé l’offre de rachat de Safran.

Pour conclure, les small et mid cap sont une classe d’actifs à ne pas laisser de côté mais la sélection de titres prendra plus d’importance en 2011 qu’en 2010.

Quelles sont vos convictions sur les small & mid cap ? Allez-vous continuer à jouer cette thématique en 2011 ?

Pour prolonger : consulter la page fonds de BforBank.

Perspectives macro et marché 2011, selon DNCA Finance

Mercredi 9 février 2011

Mardi 25 janvier dernier s’est tenue la conférence annuelle de DNCA Finance où les perspectives macroéconomiques et des marchés nous ont été présentées. Petite nouveauté 2011 : un boitier remis a permis à chacun des 500 invités de donner son point de vue sur les questions posées par les intervenants. Interactivité assurée ! Ainsi, 68% de l’assemblée – majoritairement composée de CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendants, ndlr) – présumait un CAC 40 entre 4000 et 4500 points à fin 2011 et était convaincu du retour de l’inflation.

1. Les perspectives macro par Grégoire Scheiff

Selon le FMI, la croissance économique mondiale devrait être supérieure à 4% pour 2011, avec de fortes disparités selon les zones géographiques. D’un côté les pays émergents – et tout particulièrement la Chine et l’Inde – et de l’autre côté les Etats-Unis et l’Europe.

Aux États-Unis, la forte augmentation de la consommation des ménages est soutenue par la politique budgétaire en place : baisse des impôts directs et hausse des transferts sociaux et fiscaux. Cependant, l’amélioration de la croissance n’a pas d’impact sur l’emploi.

En Europe, les prévisions de croissance économique varient suivant les pays. L’Allemagne, proche du plein-emploi et dont la production industrielle augmente, aurait une croissance d’environ +2%. La France et l’Italie, où s’opèrent des restrictions budgétaires, auraient respectivement +1,5% et +1% de croissance en 2011. Pas ou très peu de croissance pour l’Espagne. La Grande-Bretagne, le Portugal et l’Irlande seraient en récession avec respectivement -5%, -2% et -3%. Côté inflation, la Grande Bretagne se distingue avec un taux élevé de 4% alors que dans la zone Euro elle se situe à 2,2%. Tandis que la hausse des taux directeurs en Angleterre semble acquise, la réaction de la BCE est plus qu’incertaine.

Dans les pays émergents, l’inflation – due à la fois par la hausse des salaires et des prix des matières premières – s’est ré-installée : +8% en Inde, +6% en Russie et +5% en Chine. En Chine, où les salaires augmentent plus vite que les prix, on peut se poser la question d’une amorce d’une spirale prix-salaires.

En conclusion, selon DNCA : une croissance mondiale dynamique en 2011 avec des risques liés au déséquilibre des politiques monétaires trop accommodantes dans les pays émergents.

2. Les perspectives marchés par Jean-Charles Mériaux

Alors qu’en 2010, les collectes sur les fonds de droit français se sont faites principalement sur les marchés émergents (+5,1 Mds d’euros) et les fonds diversifiés (+4,2 Mds €) – les fonds actions françaises ayant décollecté de -3,2 Mds € – l’année 2011 pourrait selon DNCA être favorable aux actions européennes.

L’Europe doit faire face à une instabilité financière liée à la crise de la dette publique : les taux sont de plus en plus divergents entre les pays. On observe des écarts allant jusqu’à 900 bps en 2010 contre 150 en 2009. Mais le soutien des pays européens est d’autant plus incontournable au regard de l’exposition à la dette « Grèce+Irlande+Portugal+Espagne » : l’Allemagne est le pays le plus exposé  avec 518 milliards $ détenus par les banques, suivie par la France (416 milliards $ – 18%) , la Grande-Bretagne (370 milliards $ – 16%) et les USA (353 milliards $ – 15%).

Selon Jean-Charles Mériaux, les devises émergentes vont continuer à s’apprécier au cours de l’année 2011. Les devises occidentales vont quant à elles continuer à s’affaiblir, ce qui devrait permettre de capter un peu de croissance à la marge, alors que l’or devient de plus en plus spéculatif.

En terme de rendement par classe d’actifs, la faveur va nettement aux actions qui rapportent plus en moyenne plus que les autres classes d’actifs sur 10 ans à l’opposé des obligations privées ou d’État et du monétaire.

Côté zone géographique, les valeurs européennes seraient selon DNCA à privilégier en 2011 car elles sont peu chères mais rentables (ratio cours/bénéfices le plus faible et bénéfice net par action moyen pondéré le plus élevé par rapport aux US et à la Chine).

Jean-Charles Mériaux résume ainsi ses perspectives :

  • côté obligations, il faut éviter les souverains et privilégier les corporates sans s’engager au-delà de 2015,
  • côté actions, les actions européennes apparaissent sous-évaluées. Les divergences entre pays matures/pays émergents, value/croissance et large caps/mid caps vont être soumises à des forces de rappel.

2011 selon La Compagnie Financière E. de Rothschild Banque

Mercredi 26 janvier 2011

La Compagnie Financière Edmond de Rothschild Banque a présenté mercredi dernier au Pavillon Gabriel à Paris, sa stratégie d’investissement pour l’année 2011. Voici un résumé dans les grandes lignes de cette conférence annuelle, à laquelle j’ai assisté.

Selon Dominique Netter, Présidente du Comité Stratégique d’Allocation d’Actifs, « 2011 démarre avec le sourire » pour 3 raisons :

  • accumulations de surprises positives depuis quelques mois sur l’économie mondiale
  • le climat des affaires est dans une zone expansionniste
  • l’activité des services rattrape son retard, signe de diffusion de la croissance

Les obligations corporate plutôt que les emprunts d’État

Les taux d’intérêt – aux Etats-Unis et dans la zone Euro – devraient revenir à des niveaux de début 2010 sans pour autant les dépasser (environ +50/60 bps pour les taux à 10 ans). Les émissions gouvernementales resteront massives en 2011 mais la normalisation des taux d’intérêt les rend peu attrayantes.

Du côté des entreprises, elles continuent de se désendetter et affichent une santé florissante. Les obligations corporate sont donc à privilégier en 2011, et tout particulièrement les obligations bien notées et à haut rendement.

Les actions : préférence pour le G3 (1) au détriment des pays émergents

Les Etats-Unis, portés par des « fortifiants » fiscaux et monétaires, vont connaitre une conjoncture solide. La croissance sera soutenue par la consommation des ménages et les investissements des entreprises. « Une croissance de 3% est à portée de main« .

La croissance européenne a surpris en 2010 grâce aux pays nordiques. Mais un tassement de l’activité est plutôt à prévoir au sein de la zone euro. On observe des écarts très importants entre l’Allemagne et l’Espagne sur la confiance des ménages et des entreprises. L’austérité budgétaire pèsera sur l’Espagne et l’Irlande, la croissance sera plus soutenue dans les pays du nord avec l’Allemagne en tête.

En 2010, la croissance de la zone asiatique était supérieure à celle de 2004 à 2007. Les moteurs de cette croissance étaient les exportations et la demande intérieure. En 2011, cette dernière jouera un plus grand rôle : les pays émergents commencent à rééquilibrer leur croissance et à être moins dépendants des exportations. La demande intérieure sera soutenue par une hausse des salaires, un boom des crédits à la consommation et des taux d’intérêt négatifs.

L’inflation va continuer sa progression dans tous les pays et surtout dans les émergents où le pic devrait être atteint au cours du 1er semestre.

Côté devises, une seule chose est certaine : la volatilité restera très élevée.

Les options clés à retenir

Pour conclure sur les actions, les préférences portent sur :

  • le marché US qui devrait bien se comporter
  • l’Europe et plus précisément l’Allemagne. Mais rattrapage vraisemblable de la France et l’Italie
  • le Japon, un moyen indirect de s’exposer à la croissance asiatique et un substitut aux marchés émergents compte tenu des tensions inflationnistes
  • les pays les plus développés de l’Asie, Taïwan et Corée, et les plus en retard, Brésil et Russie.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez voir la retransmission-vidéo de la conférence sur le site internet de LCF E. de Rothschild Banque.

(1) : le G3 comprend les États-Unis, l’Union européenne et le Japon