Alors qu’on s’intéresse beaucoup au marché des actions, l’EPFR Global a publié des statistiques plutôt en décalage. Depuis le début de l’année, sur le marché mondial, les fonds obligataires ont enregistré près de 45 milliards de dollars de collecte nette. En parallèle, les souscriptions vers les fonds actions sont en baisse.
Dans le détail, les collectes se répartissent comme suit :
- Fonds obligataires US : +28 mds $
- Fonds obligataires internationaux : +24 mds $
- Fonds obligataires high yield : +22,1 mds $
- Fonds obligataires marchés émergents : +7,9 mds $
- Fonds obligataires européens : -13 mds $
- Fonds obligations municipales US : -25 mds $
Les souscriptions sur les fonds de dette émergente s’expliquent par la fin des craintes inflationnistes dans ces pays. De plus, les pays émergents ont un réel de besoin de financer leur développement économique et démographique (à l’inverse des pays occidentaux qui utilisent les émissions d’obligations pour financer des plans de relance).
Portés par de belles performances (+9% sur un an au 30/04/2011 pour les fonds high yield euro – Source Lipper), les fonds high yield continuent d’attirer les souscriptions. Ces obligations – aussi appelées “haut rendement” – sont émises par des sociétés présentant un niveau d’endettement élevé mais qui proposent un fort rendement en contrepartie d’un risque élevé. Ces entreprises ont une notation faible, inférieure à BBB-. (exemple : Rhodia).
L’arrivée à terme fin juin de la politique de Quantitative Easing aux US qui assouplissait la politique monétaire du pays conduit aussi les investisseurs à s’orienter vers des fonds moins risqués.
Enfin, la décollecte sur les fonds européens est due aux hausses des taux d’intérêt pour la zone euro et aux craintes portant sur une possible restructuration de la dette grecque.
Crédits photos : Lieven SOETE sur Flickr





