Archive pour le mot-clef ‘obligations’

JC Mériaux (DNCA Finance) : “Les obligations sont chères mais les actions sont à un point bas”

Vendredi 23 mars 2012

Pour cette 6ème vidéo de la série “Dans le bureau du gérant”, nous avons choisi d’interviewer Jean-Charles Mériaux – directeur de la gestion et gérant du fonds Centifolia – au sein de DNCA Finance.

JC Mériaux gère ce fonds depuis sa création en 2002. Au cours de l’interview, il fournit une analyse des marchés tant sur le plan politique, monétaire qu’économique. Il estime en effet que les analystes ont peut-être été trop sévères et que l’on peut espérer une reprise de l’économique fin 2012/début 2013.

Sur les classes d’actifs en détail, Jean-Charles estime que les obligations sont chères à l’heure actuelle mais que les actions sont à leur plus bas. Elles représentent d’autant plus une opportunité d’investissement que les entreprises sont en bonne santé et offrent des dividendes élevés. Le fonds Centifolia cherche justement à investir dans les valeurs d’entreprises décotées, celles donc ayant un prix faible mais présentant un rendement élevé, telles que les sociétés des télécoms, des services informatiques, du pétrole ou encore du secteur pharmaceutique.


Dans le bureau du gérant… Jean-Charles Mériaux… par BforBankTV

Pour mémoire, Centifolia est un fonds défensif. Il a donc pour objectif d’amortir les baisses et de participer aux hausses. Il peut faire moins bien dans les périodes de hausse que certains OPCVM plus agressifs.

Comment sélectionner un fonds ?

Vendredi 18 novembre 2011

En rapport avec le salon de l’Actionaria qui a ouvert ses portes ce matin et, ce, jusqu’à demain soir, Les Echos ont publié un article qui a attiré mon attention. Le titre de l’article – “En pleine tempête financière, comment bien sélectionner ses fonds” – pose le contexte et met en exergue la difficulté que peuvent avoir certains épargnants à faire leurs choix d’investissement.

Ainsi, 3 classes d’actifs sont analysées :

  • les actions : les faibles valorisations des actions donnent des opportunités d’investissement sur le marché. Il est préconisé de choisir un fonds diversifié afin de “déléguer” au gérant l’allocation entre les classes d’actifs.
  • les obligations : la crise des dettes souveraines a eu pour effet de faire disparaitre les actifs sans risque, comme les obligations d’état. “Mieux vaut se tourner vers les obligations d’entreprise” dit Marc Favard de Meeschaert AM.
  • le monétaire : avec des rendements faibles (proche de 1% sur un an), ils seraient plutôt à utiliser en position d’attente.

Je vous invite à lire l’article complet des Echos en cliquant ici.

Crédit photo : BlantantWorld.com sur Flickr

Les obligations convertibles à travers CPR Convexité

Vendredi 4 novembre 2011

Pour terminer la semaine, je vous invite à regarder cette vidéo de Julien Lévy-Kern – gérant du fonds CPR Convexité.

CPR Convexité est un fonds d’obligations convertibles européennes de la société CPR AM. Le croisement des actions et des obligations permet à ces fonds de limiter les baisses tout en profitant du potentiel de hausse. C’est ce qu’on appelle la convexité.

Au cours de l’interview, le gérant détaille les points suivants :

  • Pourquoi CPR Convexité serait-il adapté dans le contexte actuel ?
  • Les risques du fonds liés au risque de crédit, notamment sur le segment high yield
  • Les 4 sources de performance du fonds : les actions, le crédit, les taux et la volatilité
  • Une gestion prudente du fonds pour la fin de l’année

CPR Convexité fait partie de la Sélection de 50 fonds BforBank, disponibles à 0% de droits d’entrée.

Juillet : des encours affectés par la crise de la dette souveraine

Jeudi 18 août 2011

Deuxième édition de notre rendez-vous mensuel sur les encours OPCVM du marché français.

Selon Europerformance, les encours de la gestion collective sont en baisse de -1,3% sur le mois de juillet. Avec 795,6 mds d’euros, les encours sont redescendus au niveau de mars 2009. Les marchés ont été fortement chahutés par la crise de la dette souveraine et les publications décevantes aux US. L’effet performance fait perdre ainsi 8 mds d’euros aux encours tandis que la décollecte n’est “que” de -1,8 mds d’euros.

Actions

L’encours des fonds actions baisse à 198,8 mds d’euros (-8,2 mds € / -4,1% sur le mois de juillet).

Directement impactés par la crise en Europe et les mauvais chiffres macro-économiques aux Etats-Unis, l’effet performance a engendré une perte de -6,8 mds d’euros. Depuis le mois de mai, l’effet des marchés a causé une baisse de -11,5 mds d’euros sur cette classes d’actifs. Au niveau des souscriptions/rachats, la tendance s’accentue. Les fonds actions ont décollecté de-1,1 md d’euros.

Les fonds actions Europe continuent de subir de forts rachats mais, à l’inverse du mois précédent, les fonds actions France et zone Euro ont décollecté. Les 3 zones cumulées enregistrent une décollecte de -782 M€. Les fonds actions US demeurent dans le rouge avec -109 M€ de décollecte ce mois-ci. De leur côté, les fonds actions internationales ont réussi à limiter les rachats avec seulement -94 M€ de décollecte en juillet contre -396 M€ en juin.

En revanche, les souscriptions sont revenues sur les fonds actions asiatiques (+84 M€) et très faiblement sur les fonds or & matières premières (+18 M€).

Obligations

Les fonds obligataires accusent une nouvelle baisse en juillet (70,2 mds € / -1,5% sur le mois).

Les craintes de contagion de la crise grecque étaient toujours présentes en juillet, amplifiées par des niveaux très élevés des taux des pays périphériques. Malgré un effet performance positif (+52 M€), la classe d’actifs a souffert de nombreux rachats (-961 M€). C’est le 10ème mois consécutif de décollecte pour les obligations.

Les fonds obligataires Euro ont décollecté de -875 M€, dans la lignée des mois précédents. A l’opposé des mois précedents, les fonds obligataires high yield ont enregistré une collecte nette négative (-8 M€).

Diversifiés

A l’instar de juin, les performances négatives de cette classe d’actifs donnent le ton : l’effet marché induit une perte de -1 md d’euros, ce à quoi s’ajoute les retraits des investisseurs pour un montant de -239 M€. L’encours des fonds diversifiés est ainsi de 98,2 mds d’euros (-1,5 md € / -2,4% sur le mois).

Les fonds d’allocation mixte ont réalisé une décollecte de -291 M€, bien moins que le mois dernier (-970 M€). A noter : les fonds à dominante taux ont enregistré une collecte de +131 M€.

Et n’oublions pas…

Les investisseurs ont ré-alloué des encours vers les fonds obligations convertibles malgré des performances négatives. La collecte nette est de +142 M€, l’effet marché de -363 M€, l’encours total s’élève ainsi à 13,6 mds d’euros (-1,6% vs juin 2011).

L’encours des fonds de performance absolue est toujours en baisse (-1,4% en juillet), ces derniers délivrant des performances inférieures à l’EONIA. Il atteint maintenant 18, mds d’euros.

Source Europerformance. Données au 31/07/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 30/06/2011.

Juin : des encours en baisse pour le marché français

Vendredi 22 juillet 2011

Que pensez-vous d’un rendez-vous mensuel ? Je vous propose désormais de relater chaque mois les chiffres d’Europerformance sur l’évolution du marché des OPCVM français.

Avec 806 mds €, les encours sous gestion des OPCVM de droit français sont en baisse de près de 4% pour le mois de juin (soit -3% depuis le début d’année), conséquence directe des tensions sur les marchés.

Actions

L’encours des fonds actions s’élèvent à 207 mds € (-2% sur un mois).

La forte baisse des marchés sur les 3 premières semaines de juin a induit un effet performance de -3,5 mds € sur cette classe d’actifs. Les rachats ont par ailleurs été plus nombreux que les souscriptions. Ainsi, la collecte nette est de -670 M€.

A l’instar du mois dernier, la décollecte s’est principalement opérée sur les fonds actions internationales (-396 M€ – dont -149 M€ sur les fonds émergents), les fonds actions européennes (-375 M€), les fonds actions asiatiques (-299 M€) et les fonds actions sectorielles (-267 M€ – dont -296 M€ sur les fonds or & matières premières).

Seuls les fonds actions françaises et zone Euro ont collecté – respectivement +95 M€ et +695 M€.

Obligations

Du côté des fonds obligataires, l’encours est également en baisse sur le mois (71 mds € / -2,6% vs 31 mai 2011 / -7% vs 31 déc. 2010).

Les craintes de contagion de la crise de la dette grecque a entrainé un recul des marchés obligataires. L’encours perd -286 M€ à cause de l’effet marché et décollecte de -1,5 md €. Les fonds obligations zone Euro ont ainsi perdu 1,4 md €. Les fonds obligations high yield ont, quant à eux, enregistré une collecte positive – même si plus faible que les mois précédents (+27 M€) – soutenue par d’honorables performances.

Diversifiés

A cause de performances négatives, les fonds diversifiés n’ont pas attiré les investisseurs. Cette classe d’actifs décollecte de -1,2 md €, ce à quoi il faut ajouter -827 M€ d’effet marché. L’encours de la catégorie descend ainsi sous la barre symbolique des 100 mds € (99,7 mds € exactement / -2% sur le mois).

Comme le mois dernier, les plus importants rachats se sont opérés sur les fonds d’allocation mixte (-970 M€). Les fonds diversifiés à dominante actions continue également de décollecter (-139 M€). En revanche, changement de tendance pour les fonds flexibles : ils ont décollecté à hauteur de -101 M€ ce mois-ci contre une collecte positive de 67 M€ en mai.

Monétaire

Touchée par de nombreux rachats sur les fonds de trésorerie régulière, la classe d’actifs monétaire perd -6,4% de son encours sur le mois. A fin juin, il est alors de 325 mds €. Ces rachats sont dus en partie aux opérations comptables de fin de trimestre.

Et pour finir…

Les fonds obligations convertibles n’ont pas rencontré le succès des mois précédents. Les souscriptions nettes s’élèvent à 8 M€ contre +366 M€ en mai. L’effet marché est légèrement négatif (-117 M€). L’encours de la classe d’actif s’établit à un peu moins de 14 mds  €.

Après une stabilité sur plusieurs mois, l’encours des fonds de performance absolue est aussi en baisse (-2% en juin) et s’élève à 19 mds €. La décollecte sur le mois est de -342 M€.

Source Europerformance. Données au 30/06/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 31/05/2011.

Comment se protéger de l’inflation ?

Lundi 11 juillet 2011

L’inflation en zone euro a atteint 2,7% en juin contre 1,7% un an auparavant. Conséquence de cette inflation, la BCE vient d’augmenter son taux directeur de 0,25 point, relevant ainsi le taux de refinancement à 1,50%.

L’inflation a bien sûr un impact sur l’euro et sur la performance des OPCVM.  Mais il existe des façons de protéger son capital des fluctuations des anticipations d’inflation : les obligations indexées sur l’inflation.

Les obligations indexées

Contrairement à une obligation à taux nominal, ces obligations délivrent des coupons ajustés de l’inflation. La différence entre le rendement d’une obligation nominale et celui d’une obligation indexée (même émetteur, même maturité) s’appelle le point mort d’inflation.

Pour tirer profit des anticipations d’inflation au niveau mondial (zone euro, UK, US…), Axa IM propose le fonds Axa WF Global Inflation Bonds. A noter d’ailleurs que les gérants d’Axa IM anticipent une période d’inflation pour les années à venir et donc un taux d’inflation futur supérieur au point mort d’inflation (=supérieur au taux d’inflation intégré par le marché).

Axa WF Global Inflation Bonds fait partie de la Sélection qualitative de BforBank.

Dans la vidéo ci-contre, Jonathan Baltora – gérant de portefeuille sur la stratégie inflation – fait le point sur plusieurs éléments :

  • l’inflation et le marché
  • les performances et stratégies du fonds
  • l’impact de la hausse des taux et les perspectives d’inflation

Quel potentiel pour les fonds high yield ?

Lundi 20 juin 2011

Selon Lipper Hindsight, la performance des fonds obligations euro high yield au 18 mai 2011 s’élevait à +11,0% sur 1 an, +30,9% sur 3 ans et +31,2% sur 5 ans. A titre de comparaison, sur les mêmes périodes, les fonds actions de la zone euro généraient une performance de +9,8%, -13,4% et -11,8%.

Les obligations high yield sont aussi appelées à rendement élevé en comparaison aux emprunts d’État. L’écart de rendement est lié à la prise de risque : ces emprunts sont émis par des sociétés avec un niveau d’endettement élevé (notation Standard & Poor’s inférieure à BBB-).

Dans une interview, le gérant du fonds HSBC GIF Euro High Yield Bond – Philippe Igigabel – nous éclaire sur :

  • le potentiel de croissance du marché high yield, et notamment l’impact de la hausse des taux ;
  • la stratégie adoptée dans le contexte actuel.

Pour Philippe Igigabel, les fondamentaux du marché restent inchangés et la politique financière actuelle favorise les opportunités sur le marché du high yield en zone Euro, notamment sur les obligations subordonnées financières.

Les caractéristiques détaillées et les facteurs de risques du fonds HSBC GIF Euro High Yield Bond sont décrits dans le prospectus simplifié disponibles sur le site www.assetmanagement.hsbc.com. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements sont soumis aux fluctuations de marché et peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Préalablement à la souscription, le souscripteur doit s’assurer que le fonds correspond bien à sa stratégie d’investissement.

Crédit Photo : Helico sur Flickr


Des investisseurs en recherche d’actifs moins risqués ?

Vendredi 3 juin 2011

Alors qu’on s’intéresse beaucoup au marché des actions, l’EPFR Global a publié des statistiques plutôt en décalage. Depuis le début de l’année, sur le marché mondial, les fonds obligataires ont enregistré près de 45 milliards de dollars de collecte nette. En parallèle, les souscriptions vers les fonds actions sont en baisse.

Dans le détail, les collectes se répartissent comme suit :

  • Fonds obligataires US : +28 mds $
  • Fonds obligataires internationaux : +24 mds $
  • Fonds obligataires high yield : +22,1 mds $
  • Fonds obligataires marchés émergents : +7,9 mds $
  • Fonds obligataires européens : -13 mds $
  • Fonds obligations municipales US : -25 mds $

Les souscriptions sur les fonds de dette émergente s’expliquent par la fin des craintes inflationnistes dans ces pays. De plus, les pays émergents ont un réel de besoin de financer leur développement économique et démographique (à l’inverse des pays occidentaux qui utilisent les émissions d’obligations pour financer des plans de relance).

Portés par de belles performances (+9% sur un an au 30/04/2011 pour les fonds high yield euro – Source Lipper), les fonds high yield continuent d’attirer les souscriptions. Ces obligations – aussi appelées “haut rendement” – sont émises par des sociétés présentant un niveau d’endettement élevé mais qui proposent un fort rendement en contrepartie d’un risque élevé. Ces entreprises ont une notation faible, inférieure à BBB-. (exemple : Rhodia).

L’arrivée à terme fin juin de la politique de Quantitative Easing aux US qui assouplissait la politique monétaire du pays conduit aussi les investisseurs à s’orienter vers des fonds moins risqués.

Enfin, la décollecte sur les fonds européens est due aux hausses des taux d’intérêt pour la zone euro et aux craintes portant sur une possible restructuration de la dette grecque.

Crédits photos : Lieven SOETE sur Flickr

Investir sur le marché de la dette subordonnée bancaire

Vendredi 13 mai 2011

Edmond de Rothschild Investment Managers vient de lancer un fonds sur les obligations subordonnées financières. Je vous invite à regarder la vidéo du gérant du fonds Saint-Honoré Signatures Financières. De manière pédagogique et claire, Julien de Saussure nous explique les caractéristiques de ces obligations et pourquoi investir dessus : de bonnes performances, des bilans de banques assainis, un cadre réglementaire favorable*…

*Mise en place du nouveau cadre prudentiel Bâle III à partir de 2013. La mise en application de cette réglementation impliquera le rachat des obligations bancaires de la génération actuelle ne répondant plus aux nouvelles exigences prudentielles.

Les caractéristiques détaillées et les facteurs de risques du fonds Saint-Honoré Signatures Financières sont décrits dans le prospectus simplifié disponibles sur le site www.edrim.fr. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements sont soumis aux fluctuations de marché et peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Préalablement à la souscription, le souscripteur doit s’assurer que le fonds correspond bien à sa stratégie d’investissement.