Archive pour le mot-clef ‘obligation’

Les fonds à échéance ou comment faire revenir les investisseurs sur le marché

Lundi 27 février 2012

“Effet de mode” ou conséquence des turbulences observées sur le marché en 2011, les sociétés de gestion lancent à tour de rôle des fonds obligataires à échéance (libellés en euros).

Pour un investisseur, l’avantage est simple : la construction du portefeuille du fonds lui permet d’avoir un rendement annuel supérieur à une obligation d’état ou un placement monétaire généralement entre 5% et 7%. Si l’investisseur conserve ses parts jusqu’à l’échéance et qu’il n’y a pas de défauts de titres, il sera ainsi remboursé de son capital initial et profitera des coupons des obligations.

Voici 4 exemples de ces fonds parmi tant d’autres :

  • EdR Millésima 2016 : géré par Edmond de Rothschild IM, ce fonds de maturité 31 octobre 2016 a une stratégie “buy & hold” – ce qui signifie que les titres sont conservés jusqu’à leur échéance. Il est investi en obligations de sociétés privées – industrielles et financières. Le gérant privilégie les titres de bonne qualité mais il peut investir jusqu’à 35% en obligations haut rendement (notation inférieure à BBB-) dont le risque est plus élevé.

 

  • R 2016 : cet OPCVM de Rothschild & Cie Gestion d’échéance 31 décembre 2016 est géré de manière discrétionnaire. Le spectre d’investissement est donc large et il n’y a pas de contrainte sur la zone géographique. Seules limites sur la qualité des titres : minimum 65% d’obligations de qualité supérieure (dites investment grade), maximum 20% d’obligations haut rendement et maximum 15% de sociétés non notées.

 

  • DNCA Rendement 2017 : comme le précédent, la gestion de ce fonds est également discrétionnaire. Il investit principalement dans les obligations privées et les obligations convertibles (maximum 25%), quelle que soit la qualité de la signature de l’émetteur (investment grade, haut rendement ou non noté). Le fonds est de maturité 30 juin 2017.

 

  • Oddo Rendement 2017 : ce fonds à échéance 31 décembre 2017 est investi en obligations privées et convertibles sur la zone européenne. L’univers d’investissement est vaste : maximum 40% de titres investment grade, maximum 40% haut rendement et maximum 50% non notés.

Pour prolonger, je vous invite à lire l’article des Echos paru ce jour sur les pièges à éviter avec les fonds à échéance.

DNCA Finance : “Une reprise des indicateurs avancés dans toutes les zones”

Vendredi 27 janvier 2012

Mardi dernier — le 24 janvier — se tenait la conférence annuelle de DNCA Finance. Comme chaque année, l’événement avait lieu au théâtre Mogador. Misant toujours sur l’interactivité avec son public, DNCA nous avait donné la possibilité de répondre à plusieurs questions par simple envoi de sms à partir de notre téléphone portable. Par conséquent, nous apprenons que 89 % de l’auditoire croient à la survie de la zone euro vs 93 % en janvier 2011. Autre indicateur de prudence de la part des investisseurs, seuls 44 % privilégieront les actions en 2012 vs 76 % l’année passée.

Point macroéconomique par zone géographique

Selon DNCA, on observe une reprise des indicateurs avancés dans toutes les zones géographiques (US, Chine, plus faiblement en zone euro), signe qu’il y aura des opportunités d’investissement en 2012.

Voici un résumé de leur analyse macroéconomique :

Les US contribueront positivement à la croissance mondiale. En effet, la consommation reste soutenue grâce aux baisses du taux d’épargne et du taux d’endettement. Les Américains ont préféré consommé plutôt que d’épargner à un taux faible ! Côté immobilier, on assiste à un retour à des niveaux normaux.

La Chine prévoit un taux de croissance inférieur à 9 %, une première depuis 2002. Mais ce niveau reste tout de même élevé compte tenu d’une inflation à moins de 5 %. La consommation et les investissements devraient contribuer chacun pour moitié à la croissance.

La Zone euro quant à elle doit faire face à un déséquilibre extérieur (ie des balances courantes). Entre 1999 et 2007, les pays périphériques consommaient plus qu’ils ne produisaient. Par ailleurs, jusqu’à présent, les pays du Nord prêtaient aux pays du Sud. Ces 2 facteurs sont la source de la crise actuelle.

Quelles perspectives marchés pour 2012

L’année 2011 fut difficile et malgré son approche prudente, DNCA a été trop confiant dans la résolution de la crise de la dette en zone euro. DNCA avoue également avoir été surpris par la forte volatilité des marchés l’année passée. Par conséquent, être absent des financières et des dettes souveraines n’aura pas suffi à éviter les turbulences.

Ainsi, côté obligations, 2012 pourrait marquer une re-convergence des taux. DNCA privilégie donc les obligations italiennes (taux d’intérêt italiens se sont écartés par rapport à l’Espagne et restent intéressants). Au niveau corporate, DNCA continue de choisir l’investment grade ou le cross-over (entre l’investment grade et le high yield). Dernier axe privilégié sur les obligations, les convertibles.

Pour les actions, DNCA préconise de sélectionner des valeurs qui combinent rendement solide et effet devises, d’éviter les titres à fort momentum et d’investir sur les financières en trading.

Pour finir, DNCA attire l’attention sur “les valeurs refuges de 2011 [qui] pourraient devenir les pièges de 2012.”