“Effet de mode” ou conséquence des turbulences observées sur le marché en 2011, les sociétés de gestion lancent à tour de rôle des fonds obligataires à échéance (libellés en euros).
Pour un investisseur, l’avantage est simple : la construction du portefeuille du fonds lui permet d’avoir un rendement annuel supérieur à une obligation d’état ou un placement monétaire généralement entre 5% et 7%. Si l’investisseur conserve ses parts jusqu’à l’échéance et qu’il n’y a pas de défauts de titres, il sera ainsi remboursé de son capital initial et profitera des coupons des obligations.
Voici 4 exemples de ces fonds parmi tant d’autres :
- EdR Millésima 2016 : géré par Edmond de Rothschild IM, ce fonds de maturité 31 octobre 2016 a une stratégie “buy & hold” – ce qui signifie que les titres sont conservés jusqu’à leur échéance. Il est investi en obligations de sociétés privées – industrielles et financières. Le gérant privilégie les titres de bonne qualité mais il peut investir jusqu’à 35% en obligations haut rendement (notation inférieure à BBB-) dont le risque est plus élevé.
- R 2016 : cet OPCVM de Rothschild & Cie Gestion d’échéance 31 décembre 2016 est géré de manière discrétionnaire. Le spectre d’investissement est donc large et il n’y a pas de contrainte sur la zone géographique. Seules limites sur la qualité des titres : minimum 65% d’obligations de qualité supérieure (dites investment grade), maximum 20% d’obligations haut rendement et maximum 15% de sociétés non notées.
- DNCA Rendement 2017 : comme le précédent, la gestion de ce fonds est également discrétionnaire. Il investit principalement dans les obligations privées et les obligations convertibles (maximum 25%), quelle que soit la qualité de la signature de l’émetteur (investment grade, haut rendement ou non noté). Le fonds est de maturité 30 juin 2017.
- Oddo Rendement 2017 : ce fonds à échéance 31 décembre 2017 est investi en obligations privées et convertibles sur la zone européenne. L’univers d’investissement est vaste : maximum 40% de titres investment grade, maximum 40% haut rendement et maximum 50% non notés.
Pour prolonger, je vous invite à lire l’article des Echos paru ce jour sur les pièges à éviter avec les fonds à échéance.





