Archive pour le mot-clef ‘gérants’

Les marchés en janvier 2013 : la vision rassurante d’Amundi

Mardi 29 janvier 2013

Vision sur les marchés 2013.Comment se comportent les marchés en ce mois de janvier 2013 ? Les experts et observateurs les disent enfin plus détendus, avec un retour à la détente sur la Bourse, repéré dans tous les indicateurs. Pour Le Figaro par exemple, “La Bourse reprend son souffle“. Une situation que Les Echos attribuent d’ailleurs aux marchés européens dans leur ensemble. Voici une nouvelle analyse mensuelle délivrée par Amundi, à travers Alain Pitous.


Point marchés Amundi (janvier 2013) par BforBankTV

Dans le détail, ce point marché repère notamment les faits suivants :

  • une situation européenne plus rassurante pour les marchés; la falaise fiscale aux USA;
  • un risque systémique derrière nous, mais un risque de récession encore présent, ne touchant pas tous les pays de la même manière.
  • en axes d’investissement : les obligations des pays périphériques européens, les obligations émergentes aussi, et les obligations d’entreprise. Enfin, une position positive globale sur les actions.

Pour prolonger : voir notre dossier d’actualités sur la vision des gérants de fonds; ainsi que les perspectives entrevues sur la Bourse.

Dans le bureau… des gérants de fonds

Jeudi 19 juillet 2012

Nous rencontrons depuis plusieurs mois différents gérants de fonds de la place parisienne, pour une interview en leurs locaux. Ils nous expliquent à chaque fois l’historique de leur société, leur vision de la situation des marchés, et la manière dont ils gèrent leurs fonds et leurs positions.

Nous avons ainsi visité DNCA, Mandarine, Edmond de Rothschild, Carmignac, Amundi, Comgest… La période étant plutôt compliquée et tendue sur les marchés, la comparaison des stratégies est intéressante, car elle dénote les points communs et ceux de divergence. Nous a

Voici en un seul lecteur, l’ensemble des interviews vidéos tournées avec l’équipe de Décideurs TV, dans les bureaux de ces gérants que nous avons visité pour l’occasion. A chaque fin, un membre des équipes BforBank conclut avec les points clés à retenir.

Et pour pénétrer un peu plus l’esprit dans lequel nous tournons et menons ces interviews, voici quelques clichés tirés de l’un de nos reportages.

Morningstar clarifie la thématique dite « Performance absolue »

Lundi 19 septembre 2011

18_nouvelles_categories_opcvm_pour_classer_fonds_performance_absolueDans un contexte de forte volatilité des marchés, les fonds dits de « Performance absolue » ou « Absolute Return » semblent revenir au premier plan. Ces fonds affichent un objectif de performance supérieure à ceux des placements monétaires, sur un horizon de placement recommandé, avec une faible corrélation à l’évolution des marchés.

Outre l’accès à des classes d’actifs très large (devises, taux, actions, volatilité…), les gestionnaires font appel à des techniques de gestion souvent très complexes. Ces fonds sont souvent assimilés à des hedges funds ou fonds alternatifs.

Face à la forte disparité des stratégies utilisées et des performances observées, Morningstar (l’un des principaux fournisseurs de données sur les OPCVM) vient de créer 18 nouvelles catégories d’OPCVM afin de classer plus précisément les fonds de performance absolue.

Cette classification, à la fois basée sur les portefeuilles des fonds et sur les stratégies mises en œuvre, peut être regroupée en 4 catégories.

  • « Les Long/Short » : Alt-Long/Short Obligations Alt – Long/Short Action – Europe / UK / US / Marchés Emergents / International
  • Les catégories « Arbitrage » : Alt – Market Neutral – Actions, Alt – Arbitrage Dette, et Alt – Abitrages Diversifiés.
  • « Les dérivés » : Alt-Systematic Futures, Alt – Global Macro,Alt – Devises, Alt – Volatilité, Alt – Event Driven, et >Alt – Multistratégies
  • « Les fonds de fonds alternatifs » : Alt – Fonds de fonds alternatifs – Actions / Autres / Multistratégies.

Les fonds chez BforBank

HSBC GIF Global Macro et Amundi Dynarbitrage Volatilité, les 2 fonds dits de « performance absolue » présents dans la sélection BforBank, sont tous deux classés dans « Les dérivés », respectivement dans les catégories Alt-Global Macro et Alt-Volatilité. Ben Alpert, analyste chez Mornigstar, décrit leurs stratégies de gestion de la manière suivante :

« Les gérants de ces fonds Alt – Global Macro ont tendance à effectuer une rotation des secteurs et des classes d’actifs, sur des positions à la fois courtes et longues, en fonction de leurs prévisions macro-économiques et de leurs analyses fondamentales. La dynamique du marché (momentum) et les signaux techniques entrent rarement en ligne de compte. […] Les stratégies de volatilité comprennent à la fois des arbitrages de volatilité et des stratégies de prises d’options. Les changements de prix des dérivés dus à l’évolution de la volatilité implicite sont les principales sources de revenu pour ces fonds. »

Cette nouvelle classification va permettre à l’investisseur à la fois d’analyser de manière plus objective la qualité des fonds mais aussi de sélectionner la stratégie de gestion qui fait ses preuves dans la durée. En effet, sur les 5 dernières années, toutes les stratégies n’ont pas permis d’atteindre leur objectif de performance et plus récemment d’amortir la forte chute des marchés de l’été.

En savoir plus :

La crise et les gérants, verbatim

Vendredi 9 septembre 2011

Je (Laurent Dupin, ndlr) fais une courte visite de courtoisie sur le blog de Julie, pour noter un petit phénomène de rentrée, en ce début septembre 2011 : la multiplication des conférences, dispositifs, actions de communication des gérants de fonds sur la thématique de la crise.

Nous avons vu cela circuler cette semaine sur nos messageries mails, en autant d’alertes et rendez-vous pour causeries, tables rondes, etc. C’est intéressant, on y gagnera sans doute de l’échange de points de vue et autant de moyens de rassurer les investisseurs. Il ne faudrait pas en revanche -peut-on pointer- que ces rendez-vous s’empilent jusqu’à l’excès et finissent par faire plus de bruit que nécessaire. Le fameux “buzz” dont parlent les médias sociaux, et qui peut devenir incontrôlable.

Pourquoi ? Parce qu’il en résulterait l’effet inverse : entretenir la crise (par un climat de paranoïa propice), plutôt qu’en sortir (par la recherche de solutions), ou tout du moins le traiter (par une attitude responsable et du travail quotidien).

Par ailleurs, les gérants ont posé quelques déclarations de poids cet été sur la crise, pour rappel :

- Jean-Noël Vieille, gérant de fonds et DG délégué d’YCAP Asset Management (20Minutes) : C’est tout à fait irrationnel, en effet. Le taux des obligations baisse, ce qui montre que les investisseurs ne croient pas à une faillite d’Etats. Personne n’ose parier là-dessus. Par contre, tout le monde a identifié un problème et tente de s’en prémunir. Les investisseurs ont choisi de vendre leurs actions, parce qu’elles sont très facilement échangeables, c’est un marché très liquide.  Et comme lors de toute crise, ils vendent à perte parce qu’ils ont peur et cherchent une sécurité maximale.

- Steffen Selbach, responsable gestion d’actifs chez Deka Bank (Les Echos) : Compte tenu de la poursuite de l’agitation qui a suivi la crise de la dette souveraine et des perspectives économiques négatives, nous avons décidé de réduire à zéro notre exposition aux actions“.

Dans la loupe des observateurs…

Le gérant de fonds est en première ligne sur la crise des marchés : c’est somme toute normal. Ne serait-ce que parce que c’est l’un des métiers clés de la finance, certes moins exposé que les “traders” ces dernières années. Mais que le journal suisse Le Matin n’hésite pas à classer dans son “petit lexique de la crise boursière“…

Et aussi parce que leur comportement est scruté et analysé, comme le fait Jean-Louis Dell Oro sur MoneyWeek.fr : “Mieux vaut ne rien gagner que perdre de l’argent. C’est l’état d’esprit qui semble aujourd’hui dominer chez les gérants de fonds. Pour contrer la chute vertigineuse des bourses ces dernières semaines (-23% sur le CAC 40 depuis le 1er juillet), ces derniers préfèrent se réfugier en masse sur les obligations d’Etat. Quitte à alimenter une nouvelle bulle.