Mardi dernier — le 24 janvier — se tenait la conférence annuelle de DNCA Finance. Comme chaque année, l’événement avait lieu au théâtre Mogador. Misant toujours sur l’interactivité avec son public, DNCA nous avait donné la possibilité de répondre à plusieurs questions par simple envoi de sms à partir de notre téléphone portable. Par conséquent, nous apprenons que 89 % de l’auditoire croient à la survie de la zone euro vs 93 % en janvier 2011. Autre indicateur de prudence de la part des investisseurs, seuls 44 % privilégieront les actions en 2012 vs 76 % l’année passée.
Point macroéconomique par zone géographique
Selon DNCA, on observe une reprise des indicateurs avancés dans toutes les zones géographiques (US, Chine, plus faiblement en zone euro), signe qu’il y aura des opportunités d’investissement en 2012.
Voici un résumé de leur analyse macroéconomique :
Les US contribueront positivement à la croissance mondiale. En effet, la consommation reste soutenue grâce aux baisses du
taux d’épargne et du taux d’endettement. Les Américains ont préféré consommé plutôt que d’épargner à un taux faible ! Côté immobilier, on assiste à un retour à des niveaux normaux.
La Chine prévoit un taux de croissance inférieur à 9 %, une première depuis 2002. Mais ce niveau reste tout de même élevé compte tenu d’une inflation à moins de 5 %. La consommation et les investissements devraient contribuer chacun pour moitié à la croissance.
La Zone euro quant à elle doit faire face à un déséquilibre extérieur (ie des balances courantes). Entre 1999 et 2007, les pays périphériques consommaient plus qu’ils ne produisaient. Par ailleurs, jusqu’à présent, les pays du Nord prêtaient aux pays du Sud. Ces 2 facteurs sont la source de la crise actuelle.
Quelles perspectives marchés pour 2012
L’année 2011 fut difficile et malgré son approche prudente, DNCA a été trop confiant dans la résolution de la crise de la dette en zone euro. DNCA avoue également avoir été surpris par la forte volatilité des marchés l’année passée. Par conséquent, être absent des financières et des dettes souveraines n’aura pas suffi à éviter les turbulences.
Ainsi, côté obligations, 2012 pourrait marquer une re-convergence des taux. DNCA privilégie donc les obligations italiennes (taux d’intérêt italiens se sont écartés par rapport à l’Espagne et restent intéressants). Au niveau corporate, DNCA continue de choisir l’investment grade ou le cross-over (entre l’investment grade et le high yield). Dernier axe privilégié sur les obligations, les convertibles.
Pour les actions, DNCA préconise de sélectionner des valeurs qui combinent rendement solide et effet devises, d’éviter les titres à fort momentum et d’investir sur les financières en trading.
Pour finir, DNCA attire l’attention sur “les valeurs refuges de 2011 [qui] pourraient devenir les pièges de 2012.”







