Archive pour le mot-clef ‘edmond de rothschild’

Anthony Penel : “les valorisations sont basses mais il est trop tôt pour y rentrer” (vidéo)

Mercredi 26 octobre 2011

Voici la deuxième livraison de notre série de vidéos “Dans le bureau du gérant”. Cette fois-ci nous avons interviewé Anthony Penel – co-gérant du fonds EdR Europe Value & Yield – dans l’ambiance feutrée des bureaux d’Edmond de Rothschild Asset Management.

Au cours de l’interview, Anthony nous parle de l’impact de la crise sur le fonds – une crise qui est arrivée brutalement, “une déflagration qui s’est produite en 3 semaines“, contrairement à celle de 2008. De fait, ce fonds – créé en 1999 – a subi la baisse des marchés.

Aujourd’hui, le gérant a renforcé ses positions sur des valeurs pétrolières et se concentre sur 3 secteurs principaux : les télécoms, les services publics et la santé.

Enfin, “même si les valorisations semblent basses, il est trop tôt pour y rentrer en une seule fois. Un investisseur doit lisser son investissement sur les mois qui viennent avec des valeurs aux bilans sains, peu endettées et dans les secteurs défensifs” conclut Anthony concernant ses préconisations sur le moyen/long terme.

N’ayant pu être présente le jour J, c’est Laurent Dupin – notre rédacteur en chef – qui fait le “final”. Mais vous verrez, vous ne serez pas déçus de l’ensemble ! ;-)

NB : pour revoir la 1ère vidéo, relisez la note intitulée “Marc Renaud : les valeurs reviennent toujours à la moyenne”

Novethic décerne son label ISR au fonds EdR Tricolore Rendement

Mardi 11 octobre 2011

Début janvier, je vous avais parlé de l’intégration de critères extra-financiers dans la gestion du fonds EdR Tricolore Rendement.

Ce fonds — géré par Edmond de Rothschild Asset Management – vient d’être labellisé ISR 2 011 par l’agence Novethic avec la mention “Engagement”. Cette notion est liée à la stratégie d’engagement actionnarial mise en œuvre par la société de gestion par rapport aux entreprises sélectionnées dans le fonds.

Quelle est l’approche ISR du fonds ?

EdR Tricolore Rendement est investi en actions d’entreprises françaises auprès desquelles EdRAM mène depuis 2010 une démarche d’engagement dans le but d’améliorer leur prise en compte des enjeux Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance et Parties Prenantes (ESGP). La sélection des titres exclut toute activité liée aux mines antipersonnel et aux bombes à sous-munitions.

EdRAM dispose d’une équipe d’analyse ESGP dédiée avec une grille de notation qui lui est propre.

Les 4 points clé du label Novethic

Pour obtenir ce label, Novethic s’appuie sur 4 critères essentiels :

  1. 90 % du portefeuille est géré selon une analyse ESG
  2. la société de gestion fournit publiquement et en toute transparence le processus de gestion ISR
  3. la société de gestion fournit régulièrement de l’information sur les critères ISR des titres en portefeuille.
  4. la composition intégrale du portefeuille est régulièrement communiquée

Vous pouvez retrouver le fonds EdR Tricolore Rendement à 0 % de droits d’entrée dans la Sélection de fonds BforBank.

Modification du nom des fonds EdRAM

Mardi 5 juillet 2011

Blason Edmond de Rothschild Asset ManagementDans un souci d’harmonisation et dans le cadre de son développement à l’international, Edmond de Rothschild Asset Management change le nom de ses fonds.

En référence au groupe Edmond de Rothschild, tous les fonds commencent désormais par “Edmond de Rothschild” (EdR). La dénomination “Saint-Honoré” de certains fonds est donc supprimée. Bien évidemment, le code ISIN des fonds ainsi que leur stratégie restent inchangés.

La Sélection BforBank comporte 4 fonds de la société EdRAM. Voici ce que donne ces changements de nom :

Retrouvez tous les changements de nom dans le communiqué EdRAM.

Investir sur le marché de la dette subordonnée bancaire

Vendredi 13 mai 2011

Edmond de Rothschild Investment Managers vient de lancer un fonds sur les obligations subordonnées financières. Je vous invite à regarder la vidéo du gérant du fonds Saint-Honoré Signatures Financières. De manière pédagogique et claire, Julien de Saussure nous explique les caractéristiques de ces obligations et pourquoi investir dessus : de bonnes performances, des bilans de banques assainis, un cadre réglementaire favorable*…

*Mise en place du nouveau cadre prudentiel Bâle III à partir de 2013. La mise en application de cette réglementation impliquera le rachat des obligations bancaires de la génération actuelle ne répondant plus aux nouvelles exigences prudentielles.

Les caractéristiques détaillées et les facteurs de risques du fonds Saint-Honoré Signatures Financières sont décrits dans le prospectus simplifié disponibles sur le site www.edrim.fr. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements sont soumis aux fluctuations de marché et peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Préalablement à la souscription, le souscripteur doit s’assurer que le fonds correspond bien à sa stratégie d’investissement.

Marchés US : l’analyse du gérant

Mercredi 20 avril 2011

Pour faire suite à la précédente note sur les marchés US, je vous propose de lire l’interview de Christophe Foliot, le gérant du fonds Saint-Honoré US Value & Yield.

Dans ce long entretien, le gérant aborde trois angles différents et complémentaires :

  • il dresse le bilan des performances du fonds depuis le début de l’année
  • il analyse l’impact de la catastrophe japonaise sur le fonds.
  • enfin, il présente les opportunités et les écueils à éviter du marché US en 2011.

Pour rappel : le fonds Saint-Honoré US Value & Yield est construit à partir de valeurs décotées bénéficiant d’un potentiel d’appréciation important et de valeurs dont le cours est inférieur à la valeur comptable.

Pour prolonger : vous pouvez relire les autres notes abordant les USA.

Les marchés US, toujours d’actualité ?

Mercredi 13 avril 2011

Depuis le début de l’année, les actions européennes sont à l’honneur. Mais qu’en est-il des actions américaines ? Est-ce le moment pour investir ? Ces questions ont été abordées lors de la table ronde organisée par  Christophe Foliot – gérant du fonds Saint-Honoré US Value & Yield. Il nous a exposé  ses convictions sur le secteur. Voici un résumé, qui pourra peut-être vous aider.

Le marché américain

3 indicateurs macro-économiques donnent la tendance sur le marché américain et sont à surveiller:

  • L’emploi

Malgré un taux de chômage élevé (8,8%) les chiffres des derniers mois sont encourageants : 216 000 emplois ont été créés en février 2011. La tendance va donc en s’améliorant.

  • L’attitude des entreprises

L’indice de confiance des dirigeants est à son plus haut depuis sa création en 2002 : 92% des chefs d’entreprises pensent que la demande va augmenter au cours des prochains mois et 52% pensent qu’ils vont recruter. Par ailleurs, les entreprises américaines ont beaucoup de liquidités dans leur bilan (10% de leur capitalisation boursière). On pourrait donc observer une reprise des investissements et des opérations financières (acquisitions…), tous deux moteurs sur la croissance du PIB.

  • L’immobilier

Concernant ce secteur, Christophe Foliot reste très prudent. D’après lui,  les chiffres arrêtés à février annoncent la construction de 250 000 nouvelles maisons pour 2011 – contre 500 000 l’année dernière. Pour répondre à la croissance démographique, il estime qu’il faudrait en effet 1 million de nouvelles constructions ! Les constructeurs immobiliers sont, quant à eux, plus optimistes et attendent 700 000 à 800 000 nouveaux logements cette année. Mais ils manquent de moyens financiers pour mettre en chantier ces logements, d’où une certaine prudence de la part du gérant.

En parallèle, Christophe Foliot souligne que le risque inflationniste n’existe pas aux États-Unis et ce malgré la hausse du taux directeur de la BCE le 7 avril dernier.  A l’inverse de ce qui se passe dans les pays émergents, l’inflation des pays développés est due à une hausse des salaires et non à une augmentation du cours des matières premières. Pour le moment, les États-Unis souffre d’un taux de chômage élevé qui plombe les salaires, et donc les prix.

Jouer la thématique à travers Saint-Honoré US Value & Yield

Le fonds Saint-Honoré US Value & Yield est investi sur des grandes capitalisations de la zone nord-américaine à travers des titres décotés au potentiel d’appréciation important (min. 70% du portefeuille) et des titres dont le cours est inférieur à leur valeur comptable (“valeurs de retournement“, max. 30%). A fin mars, le portefeuille de Saint-Honoré US Value & Yield est composé à 90% de valeurs décotées et à 7% de valeurs de retournement.

En terme de répartition sectorielle, le fonds est bien diversifié afin de limiter le risque : santé, finances, industrie, énergie, technologies de l’information, consommation, télécoms… Très confiant quant au secteur de la santé, le gérant le surpondère dans le fonds (17% du portefeuille à fin mars vs 10% pour son indice le S&P 500).  Délaissé depuis plusieurs années, ce secteur  comprend des sociétés en croissance dont la valorisation est historiquement basse en termes absolu et relatif. De plus, le sous-secteur de l’innovation est sous-apprécié par le marché : il présente donc des opportunités d’investissement pertinentes.

Vous retrouverez le fonds dans notre Sélection BforBank.

2011 selon La Compagnie Financière E. de Rothschild Banque

Mercredi 26 janvier 2011

La Compagnie Financière Edmond de Rothschild Banque a présenté mercredi dernier au Pavillon Gabriel à Paris, sa stratégie d’investissement pour l’année 2011. Voici un résumé dans les grandes lignes de cette conférence annuelle, à laquelle j’ai assisté.

Selon Dominique Netter, Présidente du Comité Stratégique d’Allocation d’Actifs, “2011 démarre avec le sourire” pour 3 raisons :

  • accumulations de surprises positives depuis quelques mois sur l’économie mondiale
  • le climat des affaires est dans une zone expansionniste
  • l’activité des services rattrape son retard, signe de diffusion de la croissance

Les obligations corporate plutôt que les emprunts d’État

Les taux d’intérêt – aux Etats-Unis et dans la zone Euro – devraient revenir à des niveaux de début 2010 sans pour autant les dépasser (environ +50/60 bps pour les taux à 10 ans). Les émissions gouvernementales resteront massives en 2011 mais la normalisation des taux d’intérêt les rend peu attrayantes.

Du côté des entreprises, elles continuent de se désendetter et affichent une santé florissante. Les obligations corporate sont donc à privilégier en 2011, et tout particulièrement les obligations bien notées et à haut rendement.

Les actions : préférence pour le G3 (1) au détriment des pays émergents

Les Etats-Unis, portés par des “fortifiants” fiscaux et monétaires, vont connaitre une conjoncture solide. La croissance sera soutenue par la consommation des ménages et les investissements des entreprises. “Une croissance de 3% est à portée de main“.

La croissance européenne a surpris en 2010 grâce aux pays nordiques. Mais un tassement de l’activité est plutôt à prévoir au sein de la zone euro. On observe des écarts très importants entre l’Allemagne et l’Espagne sur la confiance des ménages et des entreprises. L’austérité budgétaire pèsera sur l’Espagne et l’Irlande, la croissance sera plus soutenue dans les pays du nord avec l’Allemagne en tête.

En 2010, la croissance de la zone asiatique était supérieure à celle de 2004 à 2007. Les moteurs de cette croissance étaient les exportations et la demande intérieure. En 2011, cette dernière jouera un plus grand rôle : les pays émergents commencent à rééquilibrer leur croissance et à être moins dépendants des exportations. La demande intérieure sera soutenue par une hausse des salaires, un boom des crédits à la consommation et des taux d’intérêt négatifs.

L’inflation va continuer sa progression dans tous les pays et surtout dans les émergents où le pic devrait être atteint au cours du 1er semestre.

Côté devises, une seule chose est certaine : la volatilité restera très élevée.

Les options clés à retenir

Pour conclure sur les actions, les préférences portent sur :

  • le marché US qui devrait bien se comporter
  • l’Europe et plus précisément l’Allemagne. Mais rattrapage vraisemblable de la France et l’Italie
  • le Japon, un moyen indirect de s’exposer à la croissance asiatique et un substitut aux marchés émergents compte tenu des tensions inflationnistes
  • les pays les plus développés de l’Asie, Taïwan et Corée, et les plus en retard, Brésil et Russie.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez voir la retransmission-vidéo de la conférence sur le site internet de LCF E. de Rothschild Banque.

(1) : le G3 comprend les États-Unis, l’Union européenne et le Japon