Archive pour le mot-clef ‘crise’

Dans le bureau du gérant… rencontre avec Pascal Blanqué d’Amundi

Vendredi 27 janvier 2012

amundi-asset-management

L’équipe formée par Thomas Blard et BforBank est de retour pour une 4e vidéo “Dans le bureau du gérant”.

Ce mois-ci nous sommes allés boulevard Pasteur dans les locaux d’Amundi afin d’interviewer Pascal Blanqué, Directeur général délégué, Directeur des gestions.

Pour Pascal Blanqué, l’environnement est fragile et nous assistons à un fort ralentissement macroéconomique. La prudence est donc toujours de rigueur dans les investissements : “il est trop tôt pour lever la garde” nous précisait-il. Autrement dit, il faut maintenir des liquidités dans le portefeuille.

Toutefois, 2012 devrait présenter des opportunités et plus précisément à travers les entreprises exposées au cycle mondial de croissance. Selon notre expert, il faut également privilégier les actions émergentes et jouer la volatilité comme une classe d’actifs à part entière.


Dans le bureau du gérant… Pascal Blanqué… par BforBankTV

Retrouvez les fonds Amundi de la Sélection de 50 fonds sur le site BforBank.

DNCA Finance : “Une reprise des indicateurs avancés dans toutes les zones”

Vendredi 27 janvier 2012

Mardi dernier — le 24 janvier — se tenait la conférence annuelle de DNCA Finance. Comme chaque année, l’événement avait lieu au théâtre Mogador. Misant toujours sur l’interactivité avec son public, DNCA nous avait donné la possibilité de répondre à plusieurs questions par simple envoi de sms à partir de notre téléphone portable. Par conséquent, nous apprenons que 89 % de l’auditoire croient à la survie de la zone euro vs 93 % en janvier 2011. Autre indicateur de prudence de la part des investisseurs, seuls 44 % privilégieront les actions en 2012 vs 76 % l’année passée.

Point macroéconomique par zone géographique

Selon DNCA, on observe une reprise des indicateurs avancés dans toutes les zones géographiques (US, Chine, plus faiblement en zone euro), signe qu’il y aura des opportunités d’investissement en 2012.

Voici un résumé de leur analyse macroéconomique :

Les US contribueront positivement à la croissance mondiale. En effet, la consommation reste soutenue grâce aux baisses du taux d’épargne et du taux d’endettement. Les Américains ont préféré consommé plutôt que d’épargner à un taux faible ! Côté immobilier, on assiste à un retour à des niveaux normaux.

La Chine prévoit un taux de croissance inférieur à 9 %, une première depuis 2002. Mais ce niveau reste tout de même élevé compte tenu d’une inflation à moins de 5 %. La consommation et les investissements devraient contribuer chacun pour moitié à la croissance.

La Zone euro quant à elle doit faire face à un déséquilibre extérieur (ie des balances courantes). Entre 1999 et 2007, les pays périphériques consommaient plus qu’ils ne produisaient. Par ailleurs, jusqu’à présent, les pays du Nord prêtaient aux pays du Sud. Ces 2 facteurs sont la source de la crise actuelle.

Quelles perspectives marchés pour 2012

L’année 2011 fut difficile et malgré son approche prudente, DNCA a été trop confiant dans la résolution de la crise de la dette en zone euro. DNCA avoue également avoir été surpris par la forte volatilité des marchés l’année passée. Par conséquent, être absent des financières et des dettes souveraines n’aura pas suffi à éviter les turbulences.

Ainsi, côté obligations, 2012 pourrait marquer une re-convergence des taux. DNCA privilégie donc les obligations italiennes (taux d’intérêt italiens se sont écartés par rapport à l’Espagne et restent intéressants). Au niveau corporate, DNCA continue de choisir l’investment grade ou le cross-over (entre l’investment grade et le high yield). Dernier axe privilégié sur les obligations, les convertibles.

Pour les actions, DNCA préconise de sélectionner des valeurs qui combinent rendement solide et effet devises, d’éviter les titres à fort momentum et d’investir sur les financières en trading.

Pour finir, DNCA attire l’attention sur “les valeurs refuges de 2011 [qui] pourraient devenir les pièges de 2012.”

Marchés : quelle vision au 5 décembre 2011 ? (vidéo)

Mercredi 7 décembre 2011

Chaque mois, Amundi nous livre son point de vue sur les marchés. Quelles sont les convictions du groupe quant à l’évolution de l’économie ? Quelle est son analyse de la situation ? Quels sont les investissements à écarter ? Alain Pitous — Directeur Adjoint des gestions Amundi group – revient ici sur le mois de novembre.

1. Contexte économique et environnement de marché

En Europe, novembre a été marqué par la crise de la dette, les tensions sur les taux des emprunts d’état et a montré des perspectives dégradées pour l’investissement des entreprises. Aux US, les prévisions se portent sur une croissance molle mais sans récession. Côté pays émergents, la baisse de la croissance chinoise est contenue par une forte demande interne.

2. Convictions pour l’avenir

Amundi craint une récession modérée en zone Euro et prévoit un durcissement des conditions de crédit.

3. Choix d’investissement

Amundi allège ses positions sur l’Europe au profit des actions émergentes. Côté devise, Amundi privilégie le dollar US, comme valeur refuge.

Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour la voir


“Nous restons très prudents”, Didier Saint-Georges, Carmignac

Mardi 29 novembre 2011

carmignac-gestion-fonds-interviewAprès Mandarine Gestion et Edmond de Rothschild AM, nous voici dans les locaux de la  société de gestion Carmignac Gestion, place Vendôme. Didier Saint-Georges – membre du Comité d’investissement - s’est prêté au jeu des questions de Thomas Blard.

Au cours de l’interview, Didier nous livre l’analyse macro-économique de Carmignac Gestion sur les marchés. Ainsi, le groupe reste “extrêmement prudent sur la tournure que va prendre le problème de la dette publique.” L’attention est plus particulièrement portée sur le comportement du secteur bancaire dans les mois à venir.

Il en découle que le fonds Carmignac Investissement est positionné de façon prudente depuis le début d’année, sur des valeurs défensives comme les mines d’or, la santé… De plus, afin de saisir les opportunités, le fonds privilégie notamment la thématique de la consommation dans les pays émergents – où la pression inflationniste diminue – aux pays développés – où la dette publique est devenue un fardeau.

Cette approche a permis au fonds de passer la crise de 2011 avec moins d’encombre que d’autres fonds de la place.

Rendez-vous à la fin de la vidéo pour un bilan de l’interview !


Dans le bureau du gérant… Carmignac Gestion par BforBankTV

Pour prolonger : vous pouvez aussi revoir la vidéo de Marc Renaud (Mandarine) et celle d’Anthony Penel (EdRAM).

La crise et les gérants, verbatim

Vendredi 9 septembre 2011

Je (Laurent Dupin, ndlr) fais une courte visite de courtoisie sur le blog de Julie, pour noter un petit phénomène de rentrée, en ce début septembre 2011 : la multiplication des conférences, dispositifs, actions de communication des gérants de fonds sur la thématique de la crise.

Nous avons vu cela circuler cette semaine sur nos messageries mails, en autant d’alertes et rendez-vous pour causeries, tables rondes, etc. C’est intéressant, on y gagnera sans doute de l’échange de points de vue et autant de moyens de rassurer les investisseurs. Il ne faudrait pas en revanche -peut-on pointer- que ces rendez-vous s’empilent jusqu’à l’excès et finissent par faire plus de bruit que nécessaire. Le fameux “buzz” dont parlent les médias sociaux, et qui peut devenir incontrôlable.

Pourquoi ? Parce qu’il en résulterait l’effet inverse : entretenir la crise (par un climat de paranoïa propice), plutôt qu’en sortir (par la recherche de solutions), ou tout du moins le traiter (par une attitude responsable et du travail quotidien).

Par ailleurs, les gérants ont posé quelques déclarations de poids cet été sur la crise, pour rappel :

- Jean-Noël Vieille, gérant de fonds et DG délégué d’YCAP Asset Management (20Minutes) : C’est tout à fait irrationnel, en effet. Le taux des obligations baisse, ce qui montre que les investisseurs ne croient pas à une faillite d’Etats. Personne n’ose parier là-dessus. Par contre, tout le monde a identifié un problème et tente de s’en prémunir. Les investisseurs ont choisi de vendre leurs actions, parce qu’elles sont très facilement échangeables, c’est un marché très liquide.  Et comme lors de toute crise, ils vendent à perte parce qu’ils ont peur et cherchent une sécurité maximale.

- Steffen Selbach, responsable gestion d’actifs chez Deka Bank (Les Echos) : Compte tenu de la poursuite de l’agitation qui a suivi la crise de la dette souveraine et des perspectives économiques négatives, nous avons décidé de réduire à zéro notre exposition aux actions“.

Dans la loupe des observateurs…

Le gérant de fonds est en première ligne sur la crise des marchés : c’est somme toute normal. Ne serait-ce que parce que c’est l’un des métiers clés de la finance, certes moins exposé que les “traders” ces dernières années. Mais que le journal suisse Le Matin n’hésite pas à classer dans son “petit lexique de la crise boursière“…

Et aussi parce que leur comportement est scruté et analysé, comme le fait Jean-Louis Dell Oro sur MoneyWeek.fr : “Mieux vaut ne rien gagner que perdre de l’argent. C’est l’état d’esprit qui semble aujourd’hui dominer chez les gérants de fonds. Pour contrer la chute vertigineuse des bourses ces dernières semaines (-23% sur le CAC 40 depuis le 1er juillet), ces derniers préfèrent se réfugier en masse sur les obligations d’Etat. Quitte à alimenter une nouvelle bulle.

Juillet : des encours affectés par la crise de la dette souveraine

Jeudi 18 août 2011

Deuxième édition de notre rendez-vous mensuel sur les encours OPCVM du marché français.

Selon Europerformance, les encours de la gestion collective sont en baisse de -1,3% sur le mois de juillet. Avec 795,6 mds d’euros, les encours sont redescendus au niveau de mars 2009. Les marchés ont été fortement chahutés par la crise de la dette souveraine et les publications décevantes aux US. L’effet performance fait perdre ainsi 8 mds d’euros aux encours tandis que la décollecte n’est “que” de -1,8 mds d’euros.

Actions

L’encours des fonds actions baisse à 198,8 mds d’euros (-8,2 mds € / -4,1% sur le mois de juillet).

Directement impactés par la crise en Europe et les mauvais chiffres macro-économiques aux Etats-Unis, l’effet performance a engendré une perte de -6,8 mds d’euros. Depuis le mois de mai, l’effet des marchés a causé une baisse de -11,5 mds d’euros sur cette classes d’actifs. Au niveau des souscriptions/rachats, la tendance s’accentue. Les fonds actions ont décollecté de-1,1 md d’euros.

Les fonds actions Europe continuent de subir de forts rachats mais, à l’inverse du mois précédent, les fonds actions France et zone Euro ont décollecté. Les 3 zones cumulées enregistrent une décollecte de -782 M€. Les fonds actions US demeurent dans le rouge avec -109 M€ de décollecte ce mois-ci. De leur côté, les fonds actions internationales ont réussi à limiter les rachats avec seulement -94 M€ de décollecte en juillet contre -396 M€ en juin.

En revanche, les souscriptions sont revenues sur les fonds actions asiatiques (+84 M€) et très faiblement sur les fonds or & matières premières (+18 M€).

Obligations

Les fonds obligataires accusent une nouvelle baisse en juillet (70,2 mds € / -1,5% sur le mois).

Les craintes de contagion de la crise grecque étaient toujours présentes en juillet, amplifiées par des niveaux très élevés des taux des pays périphériques. Malgré un effet performance positif (+52 M€), la classe d’actifs a souffert de nombreux rachats (-961 M€). C’est le 10ème mois consécutif de décollecte pour les obligations.

Les fonds obligataires Euro ont décollecté de -875 M€, dans la lignée des mois précédents. A l’opposé des mois précedents, les fonds obligataires high yield ont enregistré une collecte nette négative (-8 M€).

Diversifiés

A l’instar de juin, les performances négatives de cette classe d’actifs donnent le ton : l’effet marché induit une perte de -1 md d’euros, ce à quoi s’ajoute les retraits des investisseurs pour un montant de -239 M€. L’encours des fonds diversifiés est ainsi de 98,2 mds d’euros (-1,5 md € / -2,4% sur le mois).

Les fonds d’allocation mixte ont réalisé une décollecte de -291 M€, bien moins que le mois dernier (-970 M€). A noter : les fonds à dominante taux ont enregistré une collecte de +131 M€.

Et n’oublions pas…

Les investisseurs ont ré-alloué des encours vers les fonds obligations convertibles malgré des performances négatives. La collecte nette est de +142 M€, l’effet marché de -363 M€, l’encours total s’élève ainsi à 13,6 mds d’euros (-1,6% vs juin 2011).

L’encours des fonds de performance absolue est toujours en baisse (-1,4% en juillet), ces derniers délivrant des performances inférieures à l’EONIA. Il atteint maintenant 18, mds d’euros.

Source Europerformance. Données au 31/07/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 30/06/2011.