Archive pour septembre 2011

Tournage chez Mandarine Gestion

Mercredi 21 septembre 2011

La semaine dernière, nous étions présents dans les locaux de Mandarine Gestion avec Thomas Blard afin d’interviewer Marc Renaud.

Marc Renaud nous a présenté sa vision des marchés et a parlé de son fonds – Mandarine Valeur – et de sa gestion compte tenu l’agitation sur les marchés.

En attendant de voir la vidéo de l’interview, retrouvez ci-dessous les coulisses du tournage !

Août : l’agitation des marchés continue d’impacter les encours

Mardi 20 septembre 2011

Le mois d’août a été particulièrement agité pour les marchés et cela s’est directement ressenti sur les encours OPCVM.

Selon les chiffres Europerformance, les encours du marché français des OPCVM sont en repli de -3% sur le mois d’août (-8,4% depuis le début de l’année) et s’élèvent ainsi à 771,9 mds €.

L’abaissement de la note des États-Unis par Standard & Poor’s de AAA à AA+ le 5 août dernier fut le facteur déclencheur. L’effet performance entraine une perte de -24 mds € alors que la collecte est positive (+899 M€) grâce aux souscriptions sur les OPCVM monétaires. Mais il est important de souligner que la décollecte sur les classes d’actifs risquées s’élève à -8 mds €.

Actions

Les fonds actions enregistrent une forte baisse de -12%. L’encours atteint désormais 174,7 mds €, touché par un effet marché de -18,6 mds €.

Dégradation de la note des États-Unis, crise de la dette souveraine en Europe, CAC 40 sous la barre des 3000 points… les investisseurs sont devenus averses au risque ! La décollecte s’élève ainsi à -4,2 mds €, la plus importante jamais enregistrée sur cette classe d’actifs. Depuis le début de l’année, le niveau des rachats atteint -7,2 mds €.

Les 3 catégories cumulées fonds actions France, actions zone Euro et actions européennes ont enregistré une décollecte de -1,5 md €. Les fonds actions internationales n’ont pas non plus été exemptés ce mois-ci avec -1 md € de décollecte. Jusque là épargnés, les fonds or & matières premières ont subi des rachats pour un montant net de -307 M€.

Obligations

Les fonds obligataires sont toujours en recul en août (68,6 mds € / -2,4% sur le mois).

Sur fond de crise de la dette, la tendance reste la même : c’est le 11ème mois consécutif de décollecte pour cette classe d’actif (-1,6 md €). Les fonds obligataires Euro sont toujours les plus touchés par les rachats (-847 M€ en août) suivis des fonds obligataires internationaux (-476 M€). A noter également, l’importante décollecte sur les obligations haut rendement de -232 M€ qui représentent près de 10% de l’encours de la catégorie.

Diversifiés

L’encours des fonds diversifiés en est forte baisse (93,4 mds € / -5% sur le mois), principalement due aux performances négatives des fonds de la catégorie (effet marché : -3,8 mds €).

Les retraits des investisseurs s’élèvent à -899 M€ dont -500 M€ pour les fonds allocation mixte et -189 pour les fonds flexibles. Positive le mois dernier, les fonds à dominante taux ont enregistré une collecte négative en août mais très limitée (-25 M€).

Et pour finir…

Les fonds d’obligations convertibles n’ont pas échappé ce mois-ci à la tendance générale : ils enregistrent une décollecte de -536 M€. L’encours est ainsi descendu à 12,3 mds €, perdant -9,2% sur le mois.

La décollecte se poursuit sur les fonds de performance absolue. Les encours se replient à 17,9 mds €, soit -5,6% en un mois. Avec des performances très dispersées, les investisseurs continuent de délaisser cette catégorie. La décollecte se monte à -905 M€ pour le mois d’août (-1,8 md € sur les 4 derniers mois).

Source Europerformance. Données au 31/08/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 31/07/2011

Morningstar clarifie la thématique dite « Performance absolue »

Lundi 19 septembre 2011

18_nouvelles_categories_opcvm_pour_classer_fonds_performance_absolueDans un contexte de forte volatilité des marchés, les fonds dits de « Performance absolue » ou « Absolute Return » semblent revenir au premier plan. Ces fonds affichent un objectif de performance supérieure à ceux des placements monétaires, sur un horizon de placement recommandé, avec une faible corrélation à l’évolution des marchés.

Outre l’accès à des classes d’actifs très large (devises, taux, actions, volatilité…), les gestionnaires font appel à des techniques de gestion souvent très complexes. Ces fonds sont souvent assimilés à des hedges funds ou fonds alternatifs.

Face à la forte disparité des stratégies utilisées et des performances observées, Morningstar (l’un des principaux fournisseurs de données sur les OPCVM) vient de créer 18 nouvelles catégories d’OPCVM afin de classer plus précisément les fonds de performance absolue.

Cette classification, à la fois basée sur les portefeuilles des fonds et sur les stratégies mises en œuvre, peut être regroupée en 4 catégories.

  • « Les Long/Short » : Alt-Long/Short Obligations Alt – Long/Short Action – Europe / UK / US / Marchés Emergents / International
  • Les catégories « Arbitrage » : Alt – Market Neutral – Actions, Alt – Arbitrage Dette, et Alt – Abitrages Diversifiés.
  • « Les dérivés » : Alt-Systematic Futures, Alt – Global Macro,Alt – Devises, Alt – Volatilité, Alt – Event Driven, et >Alt – Multistratégies
  • « Les fonds de fonds alternatifs » : Alt – Fonds de fonds alternatifs – Actions / Autres / Multistratégies.

Les fonds chez BforBank

HSBC GIF Global Macro et Amundi Dynarbitrage Volatilité, les 2 fonds dits de « performance absolue » présents dans la sélection BforBank, sont tous deux classés dans « Les dérivés », respectivement dans les catégories Alt-Global Macro et Alt-Volatilité. Ben Alpert, analyste chez Mornigstar, décrit leurs stratégies de gestion de la manière suivante :

« Les gérants de ces fonds Alt – Global Macro ont tendance à effectuer une rotation des secteurs et des classes d’actifs, sur des positions à la fois courtes et longues, en fonction de leurs prévisions macro-économiques et de leurs analyses fondamentales. La dynamique du marché (momentum) et les signaux techniques entrent rarement en ligne de compte. […] Les stratégies de volatilité comprennent à la fois des arbitrages de volatilité et des stratégies de prises d’options. Les changements de prix des dérivés dus à l’évolution de la volatilité implicite sont les principales sources de revenu pour ces fonds. »

Cette nouvelle classification va permettre à l’investisseur à la fois d’analyser de manière plus objective la qualité des fonds mais aussi de sélectionner la stratégie de gestion qui fait ses preuves dans la durée. En effet, sur les 5 dernières années, toutes les stratégies n’ont pas permis d’atteindre leur objectif de performance et plus récemment d’amortir la forte chute des marchés de l’été.

En savoir plus :

La crise et les gérants, verbatim

Vendredi 9 septembre 2011

Je (Laurent Dupin, ndlr) fais une courte visite de courtoisie sur le blog de Julie, pour noter un petit phénomène de rentrée, en ce début septembre 2011 : la multiplication des conférences, dispositifs, actions de communication des gérants de fonds sur la thématique de la crise.

Nous avons vu cela circuler cette semaine sur nos messageries mails, en autant d’alertes et rendez-vous pour causeries, tables rondes, etc. C’est intéressant, on y gagnera sans doute de l’échange de points de vue et autant de moyens de rassurer les investisseurs. Il ne faudrait pas en revanche -peut-on pointer- que ces rendez-vous s’empilent jusqu’à l’excès et finissent par faire plus de bruit que nécessaire. Le fameux “buzz” dont parlent les médias sociaux, et qui peut devenir incontrôlable.

Pourquoi ? Parce qu’il en résulterait l’effet inverse : entretenir la crise (par un climat de paranoïa propice), plutôt qu’en sortir (par la recherche de solutions), ou tout du moins le traiter (par une attitude responsable et du travail quotidien).

Par ailleurs, les gérants ont posé quelques déclarations de poids cet été sur la crise, pour rappel :

- Jean-Noël Vieille, gérant de fonds et DG délégué d’YCAP Asset Management (20Minutes) : C’est tout à fait irrationnel, en effet. Le taux des obligations baisse, ce qui montre que les investisseurs ne croient pas à une faillite d’Etats. Personne n’ose parier là-dessus. Par contre, tout le monde a identifié un problème et tente de s’en prémunir. Les investisseurs ont choisi de vendre leurs actions, parce qu’elles sont très facilement échangeables, c’est un marché très liquide.  Et comme lors de toute crise, ils vendent à perte parce qu’ils ont peur et cherchent une sécurité maximale.

- Steffen Selbach, responsable gestion d’actifs chez Deka Bank (Les Echos) : Compte tenu de la poursuite de l’agitation qui a suivi la crise de la dette souveraine et des perspectives économiques négatives, nous avons décidé de réduire à zéro notre exposition aux actions“.

Dans la loupe des observateurs…

Le gérant de fonds est en première ligne sur la crise des marchés : c’est somme toute normal. Ne serait-ce que parce que c’est l’un des métiers clés de la finance, certes moins exposé que les “traders” ces dernières années. Mais que le journal suisse Le Matin n’hésite pas à classer dans son “petit lexique de la crise boursière“…

Et aussi parce que leur comportement est scruté et analysé, comme le fait Jean-Louis Dell Oro sur MoneyWeek.fr : “Mieux vaut ne rien gagner que perdre de l’argent. C’est l’état d’esprit qui semble aujourd’hui dominer chez les gérants de fonds. Pour contrer la chute vertigineuse des bourses ces dernières semaines (-23% sur le CAC 40 depuis le 1er juillet), ces derniers préfèrent se réfugier en masse sur les obligations d’Etat. Quitte à alimenter une nouvelle bulle.