Archive pour février 2011

Small et mid cap continueront-elles à se surpasser en 2011 ?

Vendredi 25 février 2011

Les petites et moyennes valeurs ont terminé l’année 2010 en tête à la Bourse de Paris. Leurs indices – respectivement le CAC Mid & Small 190 et le CAC Mid 100 – ont gagné plus de 20 points de plus que le CAC 40 (+18% et +19% vs -3%). Et cette tendance s’est également confirmée en Europe et aux États-Unis. Question : quid de 2011 ?

Une absence de valeurs financières

Le différentiel de performance entre les indices peut être expliqué par leur composition même. Les valeurs financières sont sur-représentées dans le CAC 40, des valeurs qui ont été en 2010 un frein à la performance. A l’inverse, l’indice CAC Mid & Small 190 n’en comporte que très peu. Il est composé de valeurs industrielles, cycliques, technologiques et certaines d’entre elles réalisent une partie de leur chiffre d’affaires dans les pays émergents à l’instar de Seb (cf note de blog sur les performances remarquables de 2010) et Rhodia. Ce qui explique la forte progression de 2010 de l’indice.

Des valeurs moins sensibles aux évènements internationaux

Les small et mid cap sont généralement positionnées sur des segments de niche, à forte valeur ajoutée, ce qui leur permet d’être moins corrélées aux évènements du marché et leur apporte plus de croissance en cas de reprise de l’activité économique.  Aussi, sur les marchés émergents, elles sont localement implantées et donc mieux implantées que les grandes multinationales.

Cependant, les small et mid caps peuvent, de par leur taille, faire l’objet d’OPA. D’autant plus que les grandes entreprises disposent de liquidités importantes. Tel est le cas pour Seloger.com qui a été visé par une OPA d’Axel Springer ou encore pour la société Zodiac qui a refusé l’offre de rachat de Safran.

Pour conclure, les small et mid cap sont une classe d’actifs à ne pas laisser de côté mais la sélection de titres prendra plus d’importance en 2011 qu’en 2010.

Quelles sont vos convictions sur les small & mid cap ? Allez-vous continuer à jouer cette thématique en 2011 ?

Pour prolonger : consulter la page fonds de BforBank.

La directive UCITS IV arrive !

Lundi 21 février 2011

La nouvelle directive européenne UCITS IV, portant sur les OPCVM, devra entrer en vigueur le 1er juillet 2011 au plus tard. Mais, il se peut que Bercy n’attende pas la date limite pour la transposer. Effectivement, Bercy ne souhaite pas pénaliser les sociétés de gestion françaises quant au développement de leur activité et à la réduction des coûts rendus possibles grâce à cette nouvelle directive.

Munies d’un « passeport européen« , les sociétés de gestion de l’UE devraient ainsi devenir plus compétitives grâce à une rationalisation de l’offre et une hausse de la taille moyenne des fonds. Vous vous sentez un peu perdus ? Je vous propose quelques explications.

Les enjeux de UCITS IV? La transparence pour les investisseurs, des procédures allégées et des économies d’échelle pour les gestionnaires

Pour un investisseur, cette nouvelle réglementation a pour objectif d’améliorer l’information qui lui est donnée. En effet, il faut dire que les prospectus de 2 fonds de droits différents sont difficilement comparables. Il disposera désormais d’un Document d’Informations Clés (KID) – un document synthétisant les informations pertinentes – à la place du traditionnel prospectus simplifié.

Un enjeu commercial majeur

Pour un gestionnaire, l’enjeu commercial est majeur. UCITS IV simplifiera les process pour l’enregistrement d’un fonds à l’étranger et réduira les délais de commercialisation. Autre changement de taille : pour gérer des fonds dans d’autres pays de l’UE, la société de gestion n’aura plus besoin d’être implantée dans ces pays. Un simple agrément dans son pays d’origine suffira. Les gestionnaires pourront aussi réaliser d’importantes économies d’échelle en fusionnant des fonds existants, actuellement agréés dans différents pays. Rappelons que l’offre de fonds au niveau européen est pléthorique et qu’une bonne rationalisation ne lui ferait pas de mal! La structure fonds maître/nourriciers transfrontaliers sera également possible.

En clair, vous pourrez investir dans un fonds nourricier de droit français dont le fonds maître sera de droit luxembourgeois. Néanmoins, les différentes lois domestiques seront toujours applicables, entre autres, dans les domaines suivants : fiscalité, comptabilité des fonds, rôle du dépositaire… et il faudra en tenir compte.

Question à se poser collectivement : ce « passeport européen » vous incitera-t-il à investir plus facilement dans les fonds de droit étranger ?

Pour aller (vraiment) plus loin :

Perspectives macro et marché 2011, selon DNCA Finance

Mercredi 9 février 2011

Mardi 25 janvier dernier s’est tenue la conférence annuelle de DNCA Finance où les perspectives macroéconomiques et des marchés nous ont été présentées. Petite nouveauté 2011 : un boitier remis a permis à chacun des 500 invités de donner son point de vue sur les questions posées par les intervenants. Interactivité assurée ! Ainsi, 68% de l’assemblée – majoritairement composée de CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendants, ndlr) – présumait un CAC 40 entre 4000 et 4500 points à fin 2011 et était convaincu du retour de l’inflation.

1. Les perspectives macro par Grégoire Scheiff

Selon le FMI, la croissance économique mondiale devrait être supérieure à 4% pour 2011, avec de fortes disparités selon les zones géographiques. D’un côté les pays émergents – et tout particulièrement la Chine et l’Inde – et de l’autre côté les Etats-Unis et l’Europe.

Aux États-Unis, la forte augmentation de la consommation des ménages est soutenue par la politique budgétaire en place : baisse des impôts directs et hausse des transferts sociaux et fiscaux. Cependant, l’amélioration de la croissance n’a pas d’impact sur l’emploi.

En Europe, les prévisions de croissance économique varient suivant les pays. L’Allemagne, proche du plein-emploi et dont la production industrielle augmente, aurait une croissance d’environ +2%. La France et l’Italie, où s’opèrent des restrictions budgétaires, auraient respectivement +1,5% et +1% de croissance en 2011. Pas ou très peu de croissance pour l’Espagne. La Grande-Bretagne, le Portugal et l’Irlande seraient en récession avec respectivement -5%, -2% et -3%. Côté inflation, la Grande Bretagne se distingue avec un taux élevé de 4% alors que dans la zone Euro elle se situe à 2,2%. Tandis que la hausse des taux directeurs en Angleterre semble acquise, la réaction de la BCE est plus qu’incertaine.

Dans les pays émergents, l’inflation – due à la fois par la hausse des salaires et des prix des matières premières – s’est ré-installée : +8% en Inde, +6% en Russie et +5% en Chine. En Chine, où les salaires augmentent plus vite que les prix, on peut se poser la question d’une amorce d’une spirale prix-salaires.

En conclusion, selon DNCA : une croissance mondiale dynamique en 2011 avec des risques liés au déséquilibre des politiques monétaires trop accommodantes dans les pays émergents.

2. Les perspectives marchés par Jean-Charles Mériaux

Alors qu’en 2010, les collectes sur les fonds de droit français se sont faites principalement sur les marchés émergents (+5,1 Mds d’euros) et les fonds diversifiés (+4,2 Mds €) – les fonds actions françaises ayant décollecté de -3,2 Mds € – l’année 2011 pourrait selon DNCA être favorable aux actions européennes.

L’Europe doit faire face à une instabilité financière liée à la crise de la dette publique : les taux sont de plus en plus divergents entre les pays. On observe des écarts allant jusqu’à 900 bps en 2010 contre 150 en 2009. Mais le soutien des pays européens est d’autant plus incontournable au regard de l’exposition à la dette « Grèce+Irlande+Portugal+Espagne » : l’Allemagne est le pays le plus exposé  avec 518 milliards $ détenus par les banques, suivie par la France (416 milliards $ – 18%) , la Grande-Bretagne (370 milliards $ – 16%) et les USA (353 milliards $ – 15%).

Selon Jean-Charles Mériaux, les devises émergentes vont continuer à s’apprécier au cours de l’année 2011. Les devises occidentales vont quant à elles continuer à s’affaiblir, ce qui devrait permettre de capter un peu de croissance à la marge, alors que l’or devient de plus en plus spéculatif.

En terme de rendement par classe d’actifs, la faveur va nettement aux actions qui rapportent plus en moyenne plus que les autres classes d’actifs sur 10 ans à l’opposé des obligations privées ou d’État et du monétaire.

Côté zone géographique, les valeurs européennes seraient selon DNCA à privilégier en 2011 car elles sont peu chères mais rentables (ratio cours/bénéfices le plus faible et bénéfice net par action moyen pondéré le plus élevé par rapport aux US et à la Chine).

Jean-Charles Mériaux résume ainsi ses perspectives :

  • côté obligations, il faut éviter les souverains et privilégier les corporates sans s’engager au-delà de 2015,
  • côté actions, les actions européennes apparaissent sous-évaluées. Les divergences entre pays matures/pays émergents, value/croissance et large caps/mid caps vont être soumises à des forces de rappel.

Quelques performances remarquables en 2010

Mardi 1 février 2011

Selon Morningstar, les fonds actions France Grandes Capitalisations ont enregistré une hausse de +4,0% en 2010, faisant mieux que l’indice CAC 40 (-0,4%). Les fonds actions France Petites et Moyennes Capitalisations, quant à eux, ont progressé de +15,3% sur l’année. Mais les performances restent très hétérogènes, même au sein d’une même catégorie. Et certaines valeurs se détachent fortement.

Crédit photo : Tracy O

Nettement devant tous les autres de sa catégorie (Actions France Grandes Capitalisations), le fonds Métropole France a délivré une performance de +18,7% en 2010 grâce à sa sélection de titres (Schneider, Valeo, Christian Dior). Il est suivi du fonds Uni-Hoche de la Banque Palatine qui a terminé l’année à +11,8%. Il était investi sur les thématiques du luxe et des émergents. Ensuite les performances des fonds France grandes cap. s’égrènent. En bas de liste, nous retrouvons les fonds Centifolia et Tricolore Rendement qui ont déçu en 2010 (avec respectivement +4,0% et +1,2%).

Au sein de la catégorie Actions France Petites et Moyennes Capitalisations, le fonds Ulysse (Tocqueville Finance) dépasse incontestablement ses concurrents avec une performance de +33,6%. Malgré tout, le n°2 de la catégorie – Valfrance (Prigest) affiche une performance de +20,8%. Il est talonné par le fonds Moneta Micro Entreprise avec +20,3%.

Actions en direct

Enfin, sur les actions en direct, celles d’entreprises exposées aux marchés émergents ont remarquablement surperformé sur l’année : Seb a quasiment doublé sa valeur (+99,5%  de performance), Bolloré a fait +41,3% et Schneider Electric (dont 34% du chiffres d’affaires se faisait déjà dans les pays émergents en 2009) +40,4%. Sur le domaine du luxe, nous avons également de fortes progressions : Hermès avec +69,6%, LVMH (photo ci-contre, +59,5%), Christian Dior (+52,6%) et PPR (+46,4%). Du côté des financières, les valeurs sont en baisse en 2010 – touchées par la crise de la dette souveraine : BNP Paribas a chuté de -12,1%, Société Générale de -17,2% et Crédit Agricole de -19,2%.

BforBank vous propose des fonds actions françaises sélectionnés de manière qualitative par un spécialiste de la gestion, Amundi.