Archive pour le mot-clef ‘plafonnement’

Le débat sur le quotient familial

Jeudi 12 janvier 2012

quotient_familialDepuis plusieurs jours, après le débat sur la TVA sociale, c’est autour du quotient familial que le débat se concentre et que les esprits politiques s’échauffent. Ce sujet s’invite  au cœur de la campagne électorale, alors que François Hollande prévoit de réformer fortement le quotient familial et que président de la République et la Majorité se sont empressés de réagir pour dénoncer « une attaque contre la politique familiale ».

Avant de préciser les enjeux d’une telle réforme, rappelons le fonctionnement du quotient familial, système instauré en 1945, afin réduire les impôts des ménages devant supporter des dépenses liées au nombre d’enfants.

Comment fonctionne le quotient familial ?

Le quotient familial, revient à diviser le revenu d’un ménage par le nombre de personnes qui le composent. Ce nombre de parts tient compte de la situation de la famille (célibataire, marié, pacsé, veuf ou divorcé) et de sa composition (nombre d’enfants à charges) ou personnes aux caractéristiques particulières (handicapés par exemple).

Les deux premiers enfants bénéficient d’une demi-part,  les suivants comptant pour une part entière.

Un exemple :

Les revenus d’une famille composée de deux parents et de trois enfants sont divisés en quatre (une part par adulte, une demi-part pour chacun des deux premiers enfants et une part entière pour le troisième) puis soumis au barème de l’impôt sur le revenu. Le résultat obtenu est ensuite multiplié par quatre pour aboutir au montant que le ménage aura à régler. Compte tenu de la progressivité du barème, ce système présente donc un avantage évident.

Le plafonnement du quotient familial

Par nature, le quotient familial ne bénéficie qu’à ceux qui paient l’impôt sur le revenu. Il ne concerne donc pas les ménages les moins favorisés. Afin d’éviter que le mécanisme ne profite trop aux contribuables les plus aisés, l’avantage fiscal résultant du quotient familial a été limité par une règle de plafonnement. Pour l’imposition des revenus 2011, l’avantage en impôt est limité à 2.336 € pour chaque demi-part supplémentaire.

Les enjeux  

Le mécanisme du quotient, coûte à l’État 10 milliards d’euros par an et constitue l’un des instruments phares de la politique familiale. La gauche souligne que l’avantage fiscal augmentant  avec le niveau des revenus, il profite davantage aux ménages aisés.

A la demande du Haut conseil de la famille, rattaché à Matignon, le Trésor a publié un document évoquant plusieurs scénarios pour réformer le quotient familial tout en assurant le même niveau de rentrées fiscales. Il ressort de cette étude que l’avantage apporté par le quotient familial se concentre sur les familles aisées : les 10 % les plus riches en captent plus du quart du montant soit 2,9 milliards d’euros.

Le débat politique

Qu’il s’agisse d’une proposition (selon Manuel Valls) ou simplement d’une option (selon les propose de Michel Sapin, chargé du projet présidentiel) François Hollande a bien l’intention de proposer de refondre le système du quotient familial en le remplaçant éventuellement par«un système de crédit d’impôt identique pour toutes les familles». Jérome Cahuzac, le président PS de la commission des Finances à l’Assemblée nationale a déclaré mardi à Europe 1 qu’il fallait « supprimer » le système « injuste » du quotient familial en « le modulant », suggérant que François Hollande et Manuel Valls disaient la même chose.

« Abroger le quotient familial aurait des conséquences absolument dramatiques pour la politique familiale de la France », rétorque Nicolas Sarkozy. Et la majorité de dénoncer une « attaque contre la politique familiale ».  Sur la même ligne, le ministre de l’Economie, François Baroin, s’est aussi dit “hostile”, sur i-Télé, à cette réforme, avançant que le quotient familial était “un élément constitutif d’une politique familiale“. Le ministre a également indiqué que le Gouvernement ne préparait pas de solution alternative au quotient familial.

Une exception française

Quoi qu’il en soit comme le rappellent Les Echos : le quotient familial reste une quasi-exception française”.

“L’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Italie proposent un crédit d’impôt équivalent pour chaque enfant, semblable à celui proposé par François Hollande. Les pays scandinaves, eux, ne tiennent pas compte des enfants dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Mais les prestations familiales y sont très généreuses.” Par ailleurs un rapport d’avril 2011 l’OCDE saluait la politique familiale française.

 

Loi de Finances 2012 : retour du texte devant les députés

Mardi 13 décembre 2011

Le 6 décembre dernier, le Sénat a adopté le projet de Loi de Finances pour 2012, comprenant de nombreuses modifications par rapport au texte adopté par les députés. La Commission mixte paritaire n’est  pas parvenue à un accord, hier, sur un texte commun et le texte revient  devant les députés demain 14 décembre.

Une Loi de finances 2012 détricotée par les Sénateurs

Que se passe t-il en fait ? Dans ce nouveau contexte politique, c’est à un véritable match entre la droite et la gauche auquel nous avons assisté lors des débats. D’un côté, le parti de la majorité présidentielle qui a la main sur l’Assemblée Nationale et de l’autre, le Sénat, récemment passé à gauche.

Le texte adopté par les Sénateurs a donc été très remanié par rapport à la version initiale de l’Assemblée nationale. Nous citerons à titre d’exemple:

  • la création d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 45% pour la fraction de revenus dépassant 100 000 €.
  • la réduction de 40% à 20% de l’abattement proportionnel sur les dividendes
  • une remise en cause de la Loi TEPA sur les exonérations des heures supplémentaires ou encore celles relatives aux droits de mutation.un plafond global des niches fiscales réduit à 10 000 euros
  • une majoration de l’imposition des sociétés pétrolières…

La Commission mixte paritaire

Quel est son rôle? En fait la commission mixte paritaire, composée de 7 députés et 7 sénateurs, est réunie en cas de désaccord persistant entre les deux assemblées sur un projet ou une proposition de loi. Sa mission est d’aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun. Avant le retour du texte à l’Assemblée Nationale, la Commission mixte paritaire s’est donc réunie hier lundi 12 décembre pour effectuer une nouvelle proposition,  suite aux nombreuses modifications effectuées par les Sénateurs.

Pas d’accord à la suite de la réunion du 12 décembre

« Députés et sénateurs n’ont pu se mettre d’accord, lundi, en Commission mixte paritaire (CMP) sur le budget 2012, que le nouveau Sénat à majorité de gauche a largement transformé à quelques mois de l’élection présidentielle pour montrer qu’une “alternative” était possible » indique un communiqué de l’Assemblée Nationale.

Le dernier mot revient aux députés

« L’Assemblée nationale, qui a le dernier mot, devrait rétablir le projet de loi de finances 2012 originel à partir de mercredi », continue le communiqué.

En effet, l’Assemblée nationale, qui a le dernier mot en cas de désaccord entre les deux chambres, va en toute vraisemblance,  revenir à la version du Projet de Loi de Finances 2012 telle que souhaitée par le gouvernement.

L’intérêt d’un examen minutieux des amendements adoptés par le Sénat réside dans le fait que ce que le Sénat vote ce jour a de bonnes chances de figurer demain parmi les décisions prises par un futur candidat de gauche…

Pour compléter : relire les articles de la rubrique “impôts et fiscalité” sur le site BforBank.com.

Réduction des niches fiscales, quel coup de pouce en 2012 ?

Vendredi 29 juillet 2011

Après une multiplication ces dernières années des niches fiscales et sociales, le gouvernement a commencé à les réduire il y a un an. Dans le budget 2011, quelque onze milliards d’euros de réductions de ces avantages ont été actés et le gouvernement s’est engagé à les réduire d’au moins trois milliards supplémentaires par an en 2012 et 2013. Il ira sans doute au-delà pour respecter ses engagements de réduction du déficit public, comme l’y engagent le Fonds Monétaire International et plusieurs parlementaires de la majorité.

La mise en garde du FMI

Les experts du FMI jugent les perspectives de croissance du gouvernement trop optimistes : ils ne tablent plus que sur 1,9% en 2012 contre des perspectives du gouvernement à 2,25%. Ils ont mis en garde notre pays : “la France ne peut pas prendre le risque de ne pas respecter ses objectifs budgétaires” si elle veut préserver les faibles coûts d’emprunt que lui garantit sa note AAA, la meilleure possible.

Le rapport de l’IGF enfonce le clou

Ce rapport réalisé par l’IGF (Inspection générale des finances) sur l’ensemble des niches fiscales et sociales, qui devait être rendu public avant fin juillet, le sera finalement à la rentrée et sera transmis alors aux parlementaires. Il étudie l’efficacité et le coût des dispositifs qui permettent des réductions d’impôts. Un petit rappel de l’IGF : les niches fiscales et sociales représentent chaque année un manque à gagner de plus de cent milliards d’euros pour les finances publiques.

L’Outre mer épinglé

Début juillet, Les Echos, citaient des extraits de ce rapport qui épinglait plus particulièrement des niches fiscales « coûteuses et peu efficaces dans les DOM ». Enumérant les griefs le rapport souligne que le régime des niches des DOM a été très peu touché par la  chasse aux niches fiscales du budget 2011 : « Le coup de rabot n’est en définitive que de 4 % et seuls des aménagements à la marge ont été opérés. ».

Aller plus loin en 2012

François Baroin, ministre de l’économie et des finances, a déjà annoncé à plusieurs reprises qu’il faudrait effectuer un effort supplémentaire pour réduire ces niches. Le rapporteur UMP du Budget à l’Assemblée nationale Gilles Carrez chiffre à 5 milliards d’euros les économies supplémentaires nécessaires pour 2012 et propose un nouveau rabot de 3 milliards sur les niches fiscales et sociales. De son coté, le Rapporteur du budget au Sénat, Philippe Marini, pour lequel il existe encore une marge de manœuvre très importante sur les niches fiscales, tient le même discours.

Rappel : le coup de rabot des niches fiscales en 2011

Dans la Loi de Finances 2011, une vingtaine de niches avait  fait l’objet d’un rabot de 10% de leur avantage fiscal. Il consistait à appliquer une coupe  de 10 % aux réductions et crédits d’impôt compris dans le champ du plafonnement global de certains avantages fiscaux à l’impôt sur le revenu (dispositif Scellier, équipements visant à réduire la consommation d’énergie, FCPI et FIP,  placements forestiers…). Ce dispositif s’applique aux avantages fiscaux accordés au titre des investissements réalisés, dépenses payées, ou aides consenties, depuis le 1er janvier 2011. Il concernera donc l’impôt sur les revenus 2011, qui sera payé en 2012.

Quelles cibles pour la Loi de Finances 2012 ?

Déjà l’an dernier, le débat avait été vif, entre les partisans de la suppression pure et simple de certaines niches, réputées les moins justifiées, et les partisans d’un rabot plus généralisé, tel que finalement décidé. Le débat risque de resurgir bientôt, afin de décider une nouvelle fois de la façon de réduire le montant global de ces niches fiscales : opter pour un nouveau rabot généralisé ou sacrifier les niches fiscales les moins justifiées. Le gouvernement n’a semble t’il rien décidé mais certains parlementaires évoquent déjà de pistes.

Gilles Carrez aimerait toucher à l’imposition de l’assurance-vie ou des plus-values immobilières et réduire de 10 % l’avantage obtenu grâce aux niches fiscales. Déclarant souhaiter aller plus loin en  rabotant  encore un peu plus les avantages fiscaux, Philippe Marini évoquait il y a quelques semaines une nouvelle baisse de 10% qui serait incluse dans la Loi de finances 2012.

Les niches pour l’emploi seraient sauvegardées

De son coté le Président de la République, Nicolas Sarkozy,  a  donné quelques pistes le 28 juillet lors d’un déplacement dans le Vaucluse: “Ce qu’on doit supprimer, c’est les niches fiscales inutiles, les niches au service de l’emploi, celles-là je n’ai pas du tout l’intention de les supprimer”.

Copyrights : JavierPsilocybin sur Flickr

Réforme fiscale : le vote du Parlement

Vendredi 8 juillet 2011

La suppression du bouclier fiscal et l’allègement de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ont été définitivement adoptés par le Parlement, alors que le vote du Sénat sur la réforme de la fiscalité du patrimoine est intervenue mercredi 6 juillet.

Le vote

Après le vote des députés mardi, c’était au tour des Sénateurs d’examiner, mercredi, le texte tel que mis au point par la Commission mixte paritaire (CMP), la semaine dernière. Inclus dans le projet de loi de finances rectificative 2011, le texte  a été adopté par 177 voix contre 151. Si comme prévu, l’opposition a voté contre l’ensemble du texte, elle a cependant voté en faveur d’un unique article : celui supprimant le bouclier fiscal,  qui  plafonnait l’imposition à 50% des revenus.

Quelques réactions

Sans surprise, la réforme a été qualifiée d’”injuste” par l’opposition, par l’intermédiaire de Jérôme Cahuzac, président (PS) de la commission des Finances de l’Assemblée : “C’est une réforme limitée. Elle est étriquée, particulièrement partielle, elle ne concerne que 2% des contribuables. Elle est non équilibrée financièrement, elle est injuste“.

De son coté, le nouveau ministre du Budget, Valérie Pécresse, a parlé d’un “aménagement raisonnable” de l’ISF, ajoutant qu’avec cette réforme “notre fiscalité sera plus juste, plus efficace“. “Elle est marquée du sceau de la simplification.” a t’elle précisé, annonçant encore de nombreux « chantiers fiscaux à venir ».

Partisan de la double suppression du bouclier fiscal et de l’ISF, jointe à un relèvement de la fiscalité sur les très hauts revenus, Jean Arthuis, s’est abstenu. Le président centriste de la commission des Finances, s’est, comme en première lecture abstenu “car la réforme de l’ISF n’est pas conforme à (ses) souhaits“.

L’entrée en vigueur de la réforme

Après son adoption par le Parlement, le président de la République dispose alors de quinze jours pour la promulguer, ce délai étant suspendu en cas de saisine du Conseil constitutionnel.  Lorsqu’il est saisi (ce qui intervient en général),  le Conseil Constitutionnel dispose d’un délai d’un mois, ou de 8 jours en cas d’urgence, pour se prononcer sur les textes de loi ordinaires.

Vers un retour du plafonnement “Rocard” à 70% ?

Jeudi 17 février 2011

Les premiers débats autour de la suppression éventuelle de l’ISF et du bouclier fiscal ont relégué au deuxième plan le mécanisme du plafonnement, qui en cas de disparition du bouclier pourrait pourtant devoir jouer son rôle. Confirmant la suppression prochaine du bouclier fiscal, Gilles Carrez, rapporteur du Budget à l’Assemblée nationale, s’est, en effet, dit favorable à un retour au plafonnement de 1988 à 70%  dit “plafonnement Rocard”.

Le régime actuel du plafonnement

Le plafonnement de l’ISF a pour but d’éviter que la somme de l’ISF et de l’impôt sur le revenu excède 85% des revenus de l’année précédente. Si le poids de ces impôts dépasse cette limite, l’excédent vient en déduction de l’ISF à payer. Ce mécanisme se caractérise, entre autres, par le fait qu’il est accordé au moment même de la déclaration ISF alors que pour le bouclier fiscal la créance n’est acquise par le contribuable qu’au 1er janvier de la deuxième année suivant celle de la réalisation des revenus pris en compte pour son calcul.

L’Histoire du plafonnement

Le plafonnement a déjà plus de vingt ans d’existence, marquée par des évolutions de taux. Lorsque le gouvernement Rocard a décidé le rétablissement de l’ISF en 1988, supprimé par la droite en 1986, il intégrait alors ce dispositif du plafonnement qui limitait à 70 % des revenus le cumul de l’ISF et de l’impôt sur le revenu. Initialement prévu à 85%, ce plafonnement avait été jugé encore trop sévère par quelques socialistes, dont Dominique Strauss-Kahn, qui avaient obtenu finalement de le ramener à 70%. Le taux de plafonnement a ensuite été porté à 85 % par la loi de finances 1991. Enfin, dans un souci de lutte contre l’optimisation fiscale, le mécanisme du plafonnement s’est  trouvé lui-même plafonné…

Le plafonnement du plafonnement

C’est sous un gouvernement Juppé (!) que la loi de finances 1996 a limité les effets du mécanisme de plafonnement de l’ISF, afin qu’il ne s’applique pas aux patrimoines les plus élevés. La réduction d’impôt, provenant du plafonnement ne peut pas être excéder 50% du montant de l’impôt dû avant plafonnement,  ou le montant de l’impôt correspondant à un patrimoine taxable égal à la limite supérieure de la troisième tranche du barème, soit 12 050 € en 2010.

Le retour d’un plafonnement à 70%

C’est à l’initiative de Gilles Carrez le rapporteur général (UMP) du budget à l’Assemblée nationale  que l’idée, en cas de suppression du bouclier fiscal, de revenir au niveau de plafonnement à 70% (en vigueur de 1988 à 1991 sous le gouvernement Rocard), fait son chemin. Selon Gilles Carrez, cette mesure, jointe à une suppression du “plafonnement du plafonnement”, est nécessaire pour “garder les gros patrimoines” en France.

Le plafonnement en quelques chiffres

Selon le quotidien « les Echos », le Ministère des finances chiffre à 5.644, le nombre des  ménages qui y ont eu recours en 2009 pour un coût d’« au moins 500 millions d’euros ». Parmi les ménages y ayant recours, plus du tiers (2.048) sont touchés le mécanisme du « plafonnement du plafonnement », introduit par Alain Juppé en 1996. Philippe Marini, le rapporteur général (UMP) du budget au Sénat rappelait dans un rapport, publié le 18 novembre 2010, que selon le ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, « la suppression du “plafonnement du plafonnement” de l’ISF “coûterait 205 millions d’euros ».

La « commande »  de Nicolas Sarkozy

Face aux critiques de certains parlementaires craignant que cette réforme de la fiscalité du patrimoine ne se limite à l’exonération de la résidence principale de l’ISF et au retour au plafonnement Rocard, François Baroin, Ministre du Budget répond : ce serait déjà une réforme très conséquente !” mais ajoute qu’elle “sera certainement plus ambitieuse”. Les Echos évoquent déjà l’agacement de Nicolas Sarkozy face aux dernières prises de parole de François Baroin et de Gilles Carrez laissant penser que certaines décisions étaient déjà arrêtées. Le président de la République aurait ainsi réitéré sa commande de départ, à savoir la suppression de l’ISF

Pour prolonger : relire la rubrique “impôts et fiscalité” sur les actualités de BforBank.