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Conférence-live: où & comment placer son argent en 2013 ?

Mardi 12 mars 2013

live : ou et comment placer son argent en 2013Réforme fiscale, baisse du taux du livret A, ralentissement de l’immobilier…

Dans ce contexte, l’épargnant est bousculé et aux prises avec un certain nombre de questions : quelles stratégies d’épargne adopter ? Quels placements privilégier ? Quels rendements attendre ?
Des experts vous donneront des éléments de réponse lors d’une conférence live qui se tiendra :

le jeudi 21 mars 2013 à 13h

seront présents

 Hubert Tassin
Ancien Directeur de BFM Business, Investir et Le Journal des Finances
&
Aurélie Fardeau
Journaliste Argent et Patrimoine pour Mieux Vivre Votre Argent

La conférence sera visible sur le site BforBank.com

Vous pouvez d’ores et déjà adresser vos questions aux experts à webmaster@bforbank.com, à @BforBank #ConfliveBfB sur Twitter ou sur Facebook.

 

 

 Investir en bourse : quelques règles essentielles

Vers une surtaxe sur les «grosses» plus-values immobilières

Jeudi 13 décembre 2012

Le gouvernement a rapidement abandonné le projet d’instaurer une taxe de 5 % sur les résidences secondaires dans les zones tendues. En revanche la décision a été prise et adoptée en 1èrelecture de la Loi de Finances rectificative 2012 -par l’Assemblée Nationale-  d’instaurer une surtaxe s’étalant de 2 % à 5 % sur les plus-values immobilières dépassant 50.000 euros à compter du 1er janvier 2013.

Le régime des plus values immobilières prévu par la Loi de Finances 2013

Echappant à l’alignement de la taxation des revenus du capital sur celle des revenus du travail, les plus values immobilières restaient taxées au taux forfaitaire de 19% auquel s’ajoutent les 15,5% de prélèvements sociaux. Un abattement de 20% serait appliqué en 2013 sur la plus-value nette imposable déduction faite des éventuels abattements pour durée de détention qui restent en vigueur.

A noter que l’abattement de 20% n’est applicable qu’au seul impôt sur le revenu, et non aux prélèvements sociaux ce qui relativise d’autant son impact global.

Une taxe sur les plus values de cessions de résidences secondaires

La taxe qui serait nouvellement instaurée ( si le vote en 1ère lecture est confirmé) est assise sur le montant imposable des plus-values si celles-ci dépassent 50 000 euros. Elle sera due selon le barème suivant et appliquée sur le montant total de la plus-value imposable :

Montant de la plus-value imposable

Taux applicable

Supérieur à 50 000 € et inférieur ou égal à 100 000 € 2 %
Supérieur à 100 000 € et inférieur ou égal à 150 000 € 3 %
Supérieur à 150 000 € et inférieur ou égal à 200 000 € 4 %
Supérieur à 200 000 € et inférieur ou égal à 250 000 € 5 %
Supérieur à 250 000 € 6 %

Prévu dans la Loi de Finances 2013, l’abattement exceptionnel en 2013 de 20% sur la plus-value qui doit faire l’objet d’un vote définitif prévu le 20 décembre, ne serait pas remis en cause.

Les justifications gouvernementales

Pour la ministre du logement Cécile Duflot, cette nouvelle taxe “ne fait que réparer (une) injustice”. En effet, selon elle, “les plus-values immobilières constituent l’un des facteurs essentiels, peut-être même le premier, de l’explosion des inégalités de patrimoines entre les ménages modestes et les plus fortunés”.

“Une calamité” pour les acteurs du secteur

“La taxe supplémentaire est une calamité, psychologiquement cela va avoir une répercussion sur l’état d’esprit des consommateurs”, affirme Yves Boussard, ancien président de la Fnaim.

“Cela va geler encore plus le marché car les gens ne savent plus où ils en sont avec toutes les annonces de réformes fiscales”, a déclaré ce lundi à l’AFP Jean-François Buet, le président de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier).

Ces modifications interviennent après la réforme -votée sous la présidence Sarkozy et mise en application au 01 février 2012- qui a déjà modifié et augmenté  la durée de détention d’un bien immobilier au delà de laquelle le contribuable pouvait être exonéré des plus values immobilières. En moins d’un an le régime fiscal des plus values immobilières aura connu de multiples modifications renforçant le sentiment d’instabilité fiscale du contribuable et épargnant français.

La loi Duflot : les contours se précisent

Jeudi 20 septembre 2012

Pour le gouvernement Ayrault relancer le marché immobilier doit passer entre autres  par des incitations au profit des investisseurs particuliers. Nous savions donc depuis plusieurs semaines que le dispositif  Scellier qui disparaît fin décembre aurait un successeur : la loi Duflot du nom de la Ministre du Logement. Cette dernière a commencé à dévoiler les contours de ce dispositif  lors d’un entretien au Figaro.

Dispositif fiscal plus attrayant

En 2012, après une baisse continuelle toutes ces dernières années, le taux en vigueur du dispositif  Scellier “classique” est de 13% et celui du Scellier “intermédiaire” de 17% pour une réduction d’impôt étalée sur 9 ans. Tous les arbitrages ne sont pas rendus mais le taux de la réduction d’impôt du futur dispositif qui entrerait en vigueur au 1er janvier 2013, devrait être compris entre 17 et 20% de l’investissement et s’étaler entre 9 et 12 ans. Le taux pourrait également être bonifié en cas de bâtiments à très haute performance énergétique.

Comme pour la loi Scellier le plafond d’investissement ouvrant droit à déduction sera de 300 000 euros.

Zonage plus rigoureux, exigences sociales renforcées

Les zones éligibles seront moins nombreuses que dans le zonage du Scellier et ne concerneront que des endroits dans lesquels le besoin de logement se fait sentir. Cécile Duflot souhaite ne pas renouveler les erreurs du dispositif Scellier qui selon la Ministre ont abouti « à construire, dans des zones sans réel besoin, des logements à des loyers trop élevés ». Ne trouvant pas preneur, ces investissements ont été à l’origine de nombreuses difficultés pour leurs propriétaires, rappelle t’elle.

Plus social, le dispositif doit concerner «  des logements dont les loyers seront plafonnés et inférieurs de 20% aux loyers du marché ». Les professionnels du secteur évoquent déjà un « véritable casse-tête » mais la Ministre rappelle que ces loyers de référence seront déterminés « agglomération par agglomération » par des observatoires de loyers en cours de création.

Les plafonds de ressources des locataires seront inférieurs à ceux pratiqués dans le Scellier intermédiaire, afin de cibler davantage ce nouveau dispositif sur les classes modestes et moyennes.

Réactions prudentes de la profession

A l’annonce de ce dispositif Bernard Cadeau qui dirige le réseau d’agences immobilière ORRPI a réitéré sur BFM Radio son souhait de voir mise en place une vraie politique globale et non pas de simples mesures partielles.

De son côté la Fédération Française du Bâtiment note avec prudence que le dispositif  « paraît offrir un bon équilibre entre la volonté du gouvernement de renforcer les contraintes sociales associées à l’aide reçue, et l’impérieuse nécessité d’offrir un rendement acceptable aux investisseurs » .

Dans l’ensemble les professionnels attendent d’avoir davantage de précisions et plus particulièrement relatives au zonage.

Grâce à ce dispositif, le Gouvernement espère atteindre 40 000 logements construits en  2013 contre 30 000 pour le Scellier en 2012, a précisé Cécile Duflot. Ce chiffre est à mettre en parallèle avec la promesse électorale de François Hollande de construire 500 000 logements par an.

2013 : vers une taxation allégée des plus-values immobilières ?

Mardi 18 septembre 2012

Si l’alignement de la fiscalité des revenus du patrimoine sur celle du travail est au programme de la loi de Finances 2013, les plus values immobilières devraient voir leur régime fiscal échapper à une telle modification et bénéficier peut être même d’un allègement supplémentaire temporaire.

Si le maintien du régime actuel de taxation forfaitaire constitue une véritable surprise, les plus values des résidences secondaires pourraient faire néanmoins l’objet d’une réforme du dispositif d’abattement en fonction de la durée de détention. Le but : rendre moins dissuasive la fiscalité entrée en vigueur le 1er février 2012 et créer un « sursaut de ventes » selon le Ministère du Logement.

Le régime actuel

Depuis l’entrée en vigueur de la réforme votée sous le gouvernement Fillon, les plus-values des résidences secondaires ou autres biens locatifs, sont taxées au taux de 19 % (hors prélèvements sociaux de 15,5%). L’exonération totale de la plus value intervient après 30 ans de détention – contre 15 ans auparavant- après application d’un abattement pour durée de détention.

Comme évoqué lors de la campagne présidentielle, il était question jusqu’à cette annonce du gouvernement,  de revenir à un régime inspiré du régime antérieur à 2004 qui imposait les plus values selon le barème de l’IR, consacrant un alignement de leur taxation sur la taxation des revenus du travail.

Le régime des plus values immobilières des résidences secondaires ou tous les autres biens immobiliers échapperait donc -contre tout attente- à cette imposition selon le barème progressif du revenu. Par ailleurs, il ne sera pas touché au régime d’exonération de la plus-value sur les ventes de résidences principales.

Un abattement supplémentaire de 20%

Conformément au régime actuel d’abattement selon la durée de détention, le cédant soumis à la plus-value applique au montant de cette dernière le régime suivant d’abattement pour durée de détention au-delà de 5 ans : 2% entre la sixième et la seizième année de détention, 4% entre la dix-septième et la vingt-quatrième, 8% au-delà.

Il pourrait bénéficier en complément d’une réduction supplémentaire sur le montant de la plus value de 20%. La plus value ainsi calculée sera ensuite taxée à la source au taux actuellement en vigueur de 19% soit un taux global –prélèvements sociaux inclus- de 34,5%.

Fluidifier le marché rapidement

A l’origine de cette réforme se trouve la volonté du gouvernement de « fluidifier le marché immobilier » face à une baisse du nombre des ventes des résidences secondaires constatée depuis l’entrée en vigueur de la réforme votée sous l’ancien gouvernement. En cause: l’allongement ou plutôt le doublement de 15 à 30 années de la durée après laquelle un contribuable peut voir sa plus value totalement exonérée : plus un propriétaire repousse la date de vente de son bien, moins la note fiscale est élevée.

«L’idée est de créer une fenêtre d’opportunité en 2013, pour qu’il y ait un sursaut de ventes», souligne l’entourage de Cécile Duflot.  Il s’agit de « permettre un choc d’offre visant à lutter contre la rétention foncière » complète Pierre Moscovici.

Des arbitrages à rendre d’ici le 28 septembre

En effet le rendez vous a lieu le 28 septembre avec la présentation du Budget 2013, pour être fixé.

Selon le journal Les Echos, la piste trop couteuse d’une exonération aboutissant à une taxation maximale au bout de dix ans a été éliminée. D’autres resteraient à l’étude comme celle qui consisterait à instaurer un régime sans abattement pour durée de détention mais une fiscalité fixe (indépendante de la durée de détention).

Les Echos et le Figaro indiquent que finalement pour accélérer davantage la construction de nouveaux logements la piste qui serait retenue serait donc celle de l’abattement supplémentaire de 20 % sur les plus-values de cessions de foncier effectuées en 2013.

Fin des abattements pour les terrains constructibles

En revanche les terrains constructibles devraient subir un alourdissement de la fiscalité dès le 1er janvier 2013. En cas de vente de terrains à bâtir il serait question, selon le Figaro, de ne plus appliquer les abattements pour durée de détention en vigueur actuellement -de 2%, 4% et 8%-. Là aussi le but est d’accélérer les cessions afin de pouvoir au plus vite construire des logements alors que les abattements incitent au contraire à retarder les ventes pour réduire le montant imposable.

Il y aurait en fait une fenêtre de tir temporaire car dès le 1er janvier 2015, la taxation à 19% devrait être remplacée par une imposition au barème de l’IR sur les terrains constructibles.

Si pour les biens immobiliers, il ‘agit aussi d’un régime transitoire qui sera mis en place en  2013 uniquement dans le but relancer les transactions, nous aurons ainsi connu trois régimes différents applicables sur la vente d’une résidence secondaire en moins d’un an!

 

Réforme fiscale : comment le gouvernement va agir

Lundi 18 juin 2012

Les socialistes ayant remporté une majorité absolue à l’Assemblée Nationale, toutes les conditions sont désormais réunies pour que les mesures fiscales du programme de François Hollande puissent être votées.

Une session parlementaire extraordinaire va se réunir à partir du mardi 3 juillet et le Premier ministre interviendra à l’Assemblée Nationale pour « tracer les grands chantiers de la Réforme et les choix budgétaires de court terme » précise Les Echos. La répartition des dispositions, qui seront votées dès juillet et de celles qui seront renvoyées à l’automne commence à se dessiner.

L’audit de la Cour des Comptes

C’est devrait être  finalement début Juillet et non plus le 28 juin comme initialement annoncé que la Cour des Comptes remettra au Gouvernement  son audit sur l’Etat des comptes publics.

“Nous allons faire un point sur l’année 2012 et sur l’année 2013 et nous allons l’intégrer dans le rapport que nous allons remettre à la fin du mois de juin » avait déclaré Didier Migaud lors d’une audition au Sénat.

Le Gouvernement  n’a pas souhaité entrer  dans le détail des mesures fiscales avant de pouvoir disposer de cet audit.

Le projet de loi de Finances rectificative présenté le 4 Juillet

C’est donc tout logiquement lors du  Conseil des ministres du 4 juillet, plutôt que fin juin que serait présenté le collectif budgétaire. Comme l’a précisé le Premier ministre, ce collectif comportera un certain nombre de mesures fiscales mais la future réforme se fera bien en deux temps avec un autre pan de réformes à l’automne.

Les mesures prévues dans le premier volet de la réforme fiscale

Jean-Marc Ayrault a apporté la semaine dernière certaines précisions quand au calendrier prévu pour certaines mesures touchant la fiscalité des particuliers. Ainsi devraient figurer, dans le collectif de Juillet :

Taxer les revenus du capital comme ceux du travail : un projet repoussé  à l’automne ?

Les autres mesures fiscales et plus particulièrement celle consistant à taxer les revenus du capital comme ceux du travail devraient n’être présentées qu’à l’automne.

Selon Les Echos du 15 juin, le ministère du Budget étudierait à ce sujet la mise en place d’une taxation des revenus du patrimoine en deux temps.  En effet supprimer les prélèvements libératoires actuels payés immédiatement par le contribuable entrainerait un décalage dans le temps de rentrées fiscales pour l’État. Ainsi le  prélèvement forfaitaire interviendrait toujours comme prévu l’année “n” et l’impôt sur le revenu  taxerait  selon le barème progressif ces gains l’année “n+1″, déduction faite de ce prélèvement. Un tel mécanisme, pour le moins complexe, reste à être confirmé…

Le projet de loi de finances du mois de juillet ne devrait pas comprendre l’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, repoussé également  à cet automne.

Le calendrier pour le sort des niches fiscales n’est pas encore fixé mais le sort du dispositif Scellier pourrait être scellé dès Juillet.

Un nouveau régime pour les plus-values immobilières sans précision de calendrier

Devrait intervenir également – sans autre précision de calendrier – un retour du régime de taxation des plus-values immobilières selon celui antérieur à 2004. Depuis le 1er février 2012, la taxation des plus-values en cas de vente d’une résidence secondaire s’est alourdie. Le Gouvernement souhaite revenir au régime antérieur à 2004, qui réduirait entre autres  le délai pour arriver à une exonération totale de la plus-value, de 30 à 22 ans et taxerait la plus-value selon le barème progressif de l’impôt  sur le revenu, au lieu de 19% (hors prélèvements sociaux).

Immobilier locatif : vers un encadrement plus strict des loyers

Mardi 5 juin 2012

Dans le cadre de sa campagne électorale, François Hollande a annoncé plusieurs mesures susceptibles de modifier la donne dans le secteur de l’immobilier locatif.

Parmi celles-ci figurent l’encadrement des loyers et le souhait d’un retour au régime fiscal antérieur à 2004 pour les plus-values immobilières (nous consacrerons une prochaine note sur le sujet)… La première mesure a été confirmée par la ministre du Logement Cécile Duflot.

Pour lutter contre l’emballement des loyers, elle souhaite que soit fixé le montant maximum d’évolution des loyers des logements vacants. Il s’agit en d’autres termes d’encadrer les loyers lors d’une relocation.

Encadrement des loyers : agir rapidement

“I l s’agit d’une disposition d’urgence pour répondre à la crise du logement », a annoncé la ministre, justifiant ainsi lundi dans Libération le principe du décret. Cécile Duflot souhaite donc agir rapidement : le passage du décret au Conseil d’État devrait avoir lieu fin juin, pour une application dès septembre. Ce décret précédera une grande loi sur le logement qui interviendra en 2013.

C’est l’article 18 de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs, qui va permettre au ministre de fixer par décret « le montant maximum des loyers des logements vacants » dans les zones caractérisées par une évolution  anormale.

Le blocage des loyers : les grands principes

Pour les zones anormalement chères, cette loi de 1989 permet qu’au moyen d’un décret la hausse des loyers du locataire présent lors du renouvellement de son bail soit limitée à l’indice de référence des loyers appelé IRL.

Nombreux sont les propriétaires qui profitent d’un changement de locataire pour augmenter le loyer. C’est particulièrement vrai dans les grandes agglomérations où la demande de location s’est accrue. Partant de ce constat, le Gouvernement souhaiterait donc étendre le champ d’application de ce décret aux relocations : le nouveau locataire se verra appliquer un loyer identique à celui du locataire sortant. Son loyer continuera ensuite d’évoluer selon l’indice de référence de l’Insee en fonction de l’inflation.

Les grandes agglomérations dans le viseur

Ce futur décret doit “permettre que, dans les agglomérations et les zones où les loyers ont atteint des niveaux insupportables, l’accès à la location redevienne possible”, explique Cécile Duflot.

Ce Paris et les grandes agglomérations qui sont bien sûr visées. Selon l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne, les loyers y ont progressé de 2,4% en 2011, au-dessus de la valeur moyenne (+ 1,7 %), en raison, entre autres, d’un bond de 6 % à la relocation.

Le périmètre géographique reste toutefois à confirmer. Mais selon Les Échos, le Gouvernement souhaite l’élargir sensiblement. Selon le quotidien, y serait en effet ajouté :

  • La zone A telle que définie pour le dispositif Scellier (pourtour méditerranéen et région du Genevois français)
  • L’ensemble de la zone B1 (les villes de plus de 250 000 habitants)
  • 6 villes de moins de 250 000 habitants identifiées comme particulièrement chères : Bayonne, Annecy, Chambéry, Cluses, Saint-Malo et La Rochelle…

Un projet sévèrement critiqué

Autant de la part des professionnels du secteur que de l’opposition politique les critiques pleuvent.

« Le blocage des loyers à la relocation est une idée d’il y a vingt ans, il a été pratiqué après la loi de 1989, mais cela n’a duré que quatre ou cinq ans, car on a vu les effets pervers du blocage sur le manque d’entretien des logements et le désintérêt pour un investissement dans le locatif », a réagi Jean Perrin, président de l’UNPI.

Une annonce qui a également suscité des réactions à droite. “L‘encadrement des loyers envisagé par le gouvernement se traduira par l’arrêt de l’investissement immobilier“, a estimé lundi l’ancien Premier ministre François Fillon, qui la qualifie de contresens. Louis Alliot, vice-président du Front National a dénoncé une mesure visant à rassurer l’extrême gauche.

Certains devraient être ravis de ressortir la phrase mémorable et peu nuancée de l’économiste Assar Lindbeck, socialiste et Suédois. « le contrôle des loyers est le moyen le plus efficace pour détruire une ville, exception faite d’un bombardement »

Vers une concertation

Afin de calmer le jeu, Cécile Duflot a confirmé vouloir collecter  “des données très précises“ et engager une concertation avec tous les acteurs du secteur, publics et privés, associations de propriétaires ou de locataires. La ministre du Logement a souligné proposer ce périmètre géographique, mais ajouter que rien ne sera définitif avant d’avoir rencontré les professionnels. Les consultations devraient être achevées dans une semaine.

Réduction d’ISF: donner et/ou investir

Vendredi 4 mai 2012

Dans les prochaines semaines, les contribuables disposant d’un patrimoine net taxable compris entre 1,3M€ et 3M€ devront reporter son montant dans leur déclaration d’impôt sur le revenu, afin d’être soumis à l’ISF. Ceux dont le patrimoine net taxable est supérieur à 3M€ devront déposer une déclaration spécifique au plus tard le 15 juin. C’est donc la dernière ligne droite pour ceux qui veulent réduire la facture

Réduire son assiette taxable ou réduire son impôt ?

L’investissement dans certains biens permet de réduire la note par une diminution de l’assiette taxable : actifs exonérés tels que biens professionnels ou objets d’antiquité, décote sur la résidence principale, investissements forestiers, démembrement… Il est également possible d’agir, non pas sur cette assiette taxable mais directement sur le montant de l’ISF à payer. Et ce, à peu près jusqu’à la date limite de la déclaration.

Alors donc que la date limite de déclaration approche, deux pistes restent possibles pour bénéficier d’une réduction d’ISF :

Il est utile de voir comment peuvent se cumulent et se combiner les deux dispositifs.

ISF Don et ISF PME : taux de réductions et plafonds différents

Le dispositif « ISF don » concerne les dons à certaines fondations reconnues d’utilité publique (FRUP), à des établissements de recherche ou d’enseignement supérieur à but non lucratif, à certaines associations de financement pour la création et de la reprise d’entreprises… Un tel don permet une réduction de l’ISF jusqu’à 75% de son montant et ce dans la limite de 50 000 euros (Article 885-0 V bis A du CGI).

De son côté, la réduction de l’impôt sur la fortune (ISF) au titre des investissements directs dans les PME a été ramenée de 75 à 50 % en 2011, dans une limite fixée à 45 000 euros.

Rappel : la réduction d’ISF, toujours égale à 50 % (taux applicable sur le quota de PME éligibles) est plafonnée à 18 000 € s’il s’agit de FIP ISF ou FCPI ISF.

La combinaison du don ISF et de la réduction ISF PME

Investissement ou philanthropie ? Tel est le choix qui se présente à celui qui veut réduire son impôt sur la fortune. S’il décide d’opter pour une solution mixte, il fera jouer en même temps la réduction pour investissement au capital de PME et la réduction en faveur des dons à certains organismes d’intérêt général. Les deux opérations bénéficieront de leurs avantages fiscaux respectifs mais la réduction totale d’ISF ne pourra excéder 45 000 euros. En effet, le plafond de 50 000 euros ne reste applicable que si le redevable entend bénéficier du seul avantage ISF dons“.

Défiscaliser mais à quel risque ?

Donner pour réduire son ISF a l’avantage de la simplicité et de l’efficacité. Investir dans le capital d’une ou plusieurs PME non cotée permet également de supporter une moindre charge fiscale par la réduction ou la suppression totale de l’impôt mais au moyen de placements à risque élevé constituant un pari sur l’avenir.

Une erreur à ne pas commettre : oublier qu’un tel placement doit s’inscrire dans une gestion diversifiée de son patrimoine et omettre de vérifier qu’il ne contient pas un risque excessif.

Vous pouvez calculer votre ISF en suivant ce lien !

Paris : ISF, SDF et… marché immobilier tendu

Mercredi 14 mars 2012

La formule est choc, voire pour certains maladroite, et joue de la juxtaposition de deux acronymes fortement marqués. Elle vient du journal Le Monde, dans une tribune publiée ce jour : “Des ISF aux SDF, Paris est devenue la capitale des extrêmes“. Cette tribune est signée Patrick Devedjian, député UMP et président du conseil général des Hauts de Seine.

Le fond du sujet est donc ici politique et décrit la situation tendue de la capitale française, prise dans l’étau de conditions de vie de plus en plus impossibles pour les classes moyennes… Loyers dispendieux, accès à la propriété impossible, temps de trajet rédhibitoires : le cocktail bien connu des Franciliens.

Un marché impossible

Outre donc l’attaque politique contre la gauche parisienne, plus intéressante est le constat que le responsable pose : “Paris n’a que 16% de logements sociaux [dont les nouveaux] sont le plus souvent d’anciens logements du parc privé de la Ville de Paris qui ont simplement changé de statut en étant vendus par Paris à son Office d’HLM, en se faisant subventionner au passage par l’Etat. [...] Dans le même temps, Paris est la seule ville qui accueille tant de bureaux dans d’anciens logements plus ou moins bien transformés. C’est un non sens économique mais c’est rentable fiscalement pour la capitale, [où] l’immobilier y est le plus cher.

Questions : en tant qu’investisseur, avez-vous abandonné l’idée de placer dans l’immobilier parisien, du fait des tensions du marché et de cette situation de “bocal” ? Et en tant que professionnel, constatez-vous cette étroitesse de marché ? Est-elle à terme dangereuse  économiquement ?

Pour prolonger : relire sur les actualités de BforBank les articles “Immobilier : perspectives moroses pour 2012“; “Dans quelle ville fait-il bon vivre ?“.

 

Hausse de la CSG : impact sur vos placements

Jeudi 2 février 2012

csg-impact-placement-zigazou76-flickrL’annonce dimanche soir par Nicolas Sarkozy d’une hausse de deux points de la CSG est l’occasion d’examiner son impact sur la fiscalité des placements. D’autant que les changements de taux intervenus depuis un an (hausse des taux des prélèvements sociaux, taux des PFL, des niches fiscales…) n’ont pas simplifié le paysage fiscal pour l’épargnant.

Résumons : en dehors des livrets d’épargne défiscalisés, tous les revenus du patrimoine et produits de placement seraient touchés.  Le fait que les prélèvements sociaux n’impactent pas les revenus au même moment, ne simplifie pas la donne. En effet selon la catégorie de revenus, le prélèvement a lieu à la source ou le paiement intervient par “voie de rôle”* après l’établissement par le contribuable de sa déclaration de revenus.

Un taux global des prélèvements sociaux à 15.5% au 1er octobre 2012

Cette hausse de deux points de la CSG dont le taux passera de 8.2% à 10.2% le 1er octobre 2012, relève le taux global des prélèvements sociaux à 15.5%. Un petit rappel historique : ce taux global était de 11% au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, 12,10% en 2009, 12,30 % en 2011, puis de 13,50% depuis le 1er octobre 2011.

Livrets exonérés

Commençons par les produits qui ne sont ni imposables, ni assujettis aux prélèvements sociaux. C’est le cas du Livret A, LDD (livret développement durable, LEP (livret d’épargne populaire) ou encore Livret jeune qui restent totalement exonérés et ne supportent donc aucun impact de la hausse de la CSG.

Leur attrait en terme de rendement peut donc s’en retrouver renforcé comparativement aux livrets fiscalisés ou comptes à terme dont le taux de PFL (optionnel) sera passé en an de 31.3% (19%+12.3%) à 39.5% (24%+15.5%).

Intérêts sur Livrets fiscalisés et revenus obligataires

Intérêts des Livrets fiscalisés ou des comptes à terme, revenus obligataires  sont soit inclus dans la déclaration de revenus du contribuable pour être imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu soit, sur option, soumis au prélèvement libératoire forfaitaire (PFL).

Pour les revenus soumis à l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux, prélevés à la source, passeraient donc de 13,5 % à 15,5 %. Depuis le 1er janvier le taux du PFL est de 24% auquel s’ajoutent 13,5 % de prélèvements sociaux, soit un taux d’imposition total de 37,5 % qui serait donc porté à 39,5 %.

Dividendes d’actions

Depuis le 1er janvier les dividendes sont soumis, en cas d’option du contribuable, à un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 21 %, majoré de 13,5 % de cotisations sociales, soit un total de 34,5 %. Ce taux passerait donc à 36,5 %. Rappelons à cette occasion encore une fois que cette option n’est avantageuse en 2012 que dans de rares cas : si le contribuable cumule deux conditions

Le contribuable aura ainsi encore intérêt à intégrer ses dividendes dans sa déclaration de revenus pour les soumettre au barème progressif et ainsi profiter de tous les abattements. Mais ils supporteront bien évidemment 15,5 % de prélèvements sociaux, à la source.

Plus-values sur cessions de valeurs mobilières

C’est par “voie de rôle” que les prélèvements sociaux dus au titre des plus-values mobilières sont réglés par le contribuable comme pour les revenus fonciers.

Les plus-values sont imposées dès le 1er euro de cession au taux forfaitaire de 19%. Prélèvements sociaux compris, le taux global passera donc pour les plus-values réalisées en 2012 à 34.5% (19% +15.5%).

Ce ne sont pas les rares cas d’exonérations maintenus (patrons de PME, détenteurs de titres réinvestissant leur plus-value dans une entreprise) qui permettront d’éviter la taxation.

Plus-values immobilières

Le régime vient de subir un durcissement significatif. Depuis le 1er février dernier, l’exonération des plus-values (hors résidence principale) intervient après 30 ans de détention au lieu de 15 auparavant. Pour les signatures d’actes postérieures au 1eroctobre, la hausse de la CSG impactera bien sûr leur taux d’imposition qui passerait donc à 34,5% (19% +15.5%) contre 32,5 % actuellement. C’est à la source que le notaire collecte l’impôt et les prélèvements sociaux.

Assurance-vie

L’impact de la hausse la CSG intervient à deux niveaux :

  • au niveau des revenus : le rendement net des fonds euros que touche l’épargnant se trouve directement impacté car les prélèvements sociaux sont prélevés annuellement, lors de l’inscription en compte des intérêts. Cette hausse de la fiscalité risque donc d’accentuer en 2012 la courbe actuellement descendante des rendements nets de prélèvements sociaux des fonds euros.
  • au niveau des rachats : la fiscalité des rachats évolue avec la durée du contrat et diffère au niveau des prélèvements sociaux selon qu’il s’agisse d’un retrait sur un fonds en euros (prélèvement annuel) ou sur des unités de compte (prélèvements sociaux prélevés uniquement lors d’un rachat partiel ou total). Lors d’un rachat partiel, le contribuable a le choix entre  l’intégration des gains à sa déclaration de revenus, pour une imposition au barème progressif ou l’option pour le PFL avec des taux (35%, 15% et 7.5%) qui diminuent avec la durée du contrat.

Différentes modifications fiscales se sont enchainées tout au long de l’année 2011, traduisant un rééquilibrage entre la fiscalité des revenus du travail et du patrimoine. Cette nouvelle hausse de la CSG ne fait qu’accentuer le caractère instable de la fiscalité des placements, préjudiciable à la vision à long terme que pourrait souhaiter l’épargnant…

*le “Rôle” est une liste de contribuables redevables d’un impôt. Le recouvrement “par voie de rôle” signifie qu’une liste de contribuables est établie avant que n’intervienne le recouvrement de l’impôt. L’impôt sur le revenu  est recouvré par voie de rôle.

Hausses de la TVA et de la CSG : ce que propose Nicolas Sarkozy

Lundi 30 janvier 2012

Dans le but de financer la baisse du coût du travail et de relancer la compétitivité de l’industrie française, Nicolas Sarkozy a confirmé hier soir, dimanche, un relèvement de 19,6 à 21,2% du taux normal de la TVA. Il  a également annoncé une augmentation de deux points de la CSG sur les revenus financiers. Treize milliards d’euros de charges sociales seront ainsi basculées sur la TVA et la CSG.

Annoncées à moins de 100 jours de l’élection présidentielle, la plupart de ces mesures n’entreront en vigueur que postérieurement. Examinons de plus près les principales mesures annoncées hier.

Une hausse de la TVA

Pour financer une baisse de coût du travail, le taux normal de TVA augmentera le 1er octobre de 1,6 point. Il va ainsi passer de 19,6 % à 21,2 %. En revanche, les taux réduits de TVA à 5,5 % et 7 % ne bougent pas.

Si pour Nicolas Sarkozy l’expression de TVA sociale, n’a aucun sens, il aime à rappeler qu’il y a 5 ans (le 1er janvier 2007), Berlin avait pris une mesure similaire, relevant son taux normal de TVA de 16 à 19 %. Une différence : sur ces 3 points, un seul était cependant affecté à la baisse des charges patronales.

Ça a marché chez eux, pourquoi ça ne marcherait pas chez nous?“, s’est interrogé le chef de l’État.

À noter que François Hollande a promis d’abroger cette hausse s’il est élu.

Une hausse de la CSG

La CSG sur les revenus du patrimoine et les produits de placement sera augmentée de 2 points afin de financer une baisse des cotisations sociales payées par les employeurs. Les entreprises se verront donc exonérées entièrement des charges familiales patronales sur les salaires comprises entre 1,6 et 2,1 fois le Smic.

Après une hausse le 1er octobre 2011 (seconde loi de finances rectificative pour 2011) du taux du prélèvement social sur les revenus du capital de 2,2 % à 3,4 %, cette nouvelle hausse touchant la CSG portera le taux global des prélèvements sociaux sur les revenus et produits du capital à 15.5 % contre 13,5 % à ce jour.

La taxe de 0,1 % sur les transactions financières

Elle s’élèvera à 0,1 % et touchera outre les actions, les dérivés et le trading haute fréquence. Elle s’appliquera à compter du 1er août ce qui laisse espérer sans doute à Nicolas Sarkozy que ces quelques mois permettront peut-être à l’Allemagne de se décider pour éventuellement se rallier au mouvement.

Selon Bercy, cette taxe doit rapporter 1 milliard d’euros chaque année soit quatre fois plus que l’impôt de Bourse supprimé en 2008.

Le Figaro explique que “ l’option choisie est celle directement inspirée du droit de timbre (stamp duty) en vigueur à la City de Londres “, mais avec un taux très inférieur puisque le taux y est de 0.5 % sur les transactions.

Parmi les autres mesures figurent une augmentation du droit à construire de 30 %, la création d’une banque de l’industrie pour débloquer des crédits, une hausse du quota d’apprentis obligatoire, la conclusion d’accords compétitivité-emploi pour permettre aux entreprises une meilleure adaptation au marché.

Quelles conséquences pour les ménages ?

Nicolas Sarkozy espère une recette d’environ 11 milliards d’euros de la hausse de la TVA. Le succès de cette mesure dépendra largement de l’attitude des entrepreneurs face à ces allégements de charges patronales.

Pour les ménages, la crainte est clairement que certains entrepreneurs profitent de ces allégements, ne jouent pas le jeu et fassent passer des hausses de prix, ce qui bien sûr empêcherait également un choc de compétitivité.

La hausse de la CSG marquera la contribution des “patrimoines les plus élevés“, touchant la très grande majorité des produits d’épargne financière ou immobilière. À titre d’exemple, le taux global d’imposition des plus-values mobilières passera à 34.5 % (19 % +15.5 %) et le PFL sur les intérêts de livret ou revenus obligataires à 39.5 % (24 %+15.5 %).