Archive pour le mot-clef ‘defiscalisation’

Réduction des niches fiscales : ce qui est prévu en 2012

Mercredi 23 novembre 2011

reduction_niches_fiscales_2012En 2012, quelle que soit l’issue du vote définitif du Budget prévu pour la mi-décembre, les niches fiscales et plus particulièrement les placements de défiscalisation seront proposés aux contribuables avec des taux d’avantage fiscal moins attractifs que cette année.

Comme l’an dernier avec la loi de finances pour 2011 qui avait réduit de 10 % le taux de certains avantages fiscaux (réductions d’impôt sur le revenu ou crédits d’impôt), un article (45) du PFL 2012 prévoyait un coup de rabot du même ordre, c’est-à-dire de 10%. Seraient concernées les mêmes niches, c’est-à-dire celles comprises dans le champ du “plafonnement global des niches fiscales”.

Finalement, comme annoncé par François Fillon le 7 novembre dans son nouveau plan de rigueur, c’est un coup de rabot de 15% qui a été soumis au vote des députés et adopté au lieu de ce taux de 10 % prévu initialement . Parallèlement a également été votée une réduction du plafond global des niches fiscales, supérieure à ce qui était proposé par le Gouvernement. Un petit retour en arrière sur son mécanisme.

Le principe du plafonnement global

C’est dans le cadre de la loi de finances 2009 qu’une mesure de plafonnement a été instituée. Rappelons son principe : le montant total des avantages fiscaux ne doit pas procurer au contribuable, un avantage supérieur à un certain montant – fixé à 25 000 euros à l’origine – plus un pourcentage – fixé à l’origine à 6 % –  de son revenu imposable.

Ce plafonnement global s’ajoute au plafonnement spécifique à chacune des niches.

Quels sont les avantages fiscaux concernés ?

La loi énumère les niches fiscales qui échappent à cette règle du plafonnement. À l’origine, il était prévu que pour qu’un avantage fiscal soit exclu du plafonnement global, il fallait qu’il découle d’une situation subie par le contribuable (prise en charge de la dépendance ou du handicap), ou bien qu’il poursuive un objectif d’intérêt général sans contrepartie pour le contribuable (dons aux œuvres par exemple).

Un plafonnement global régulièrement réduit

Instauré en 2009, il était à l’origine de 25 000 euros + 10 % du revenu imposable. En 2010, il était égale à 20 000 euros + 8 % du revenu imposable. Enfin, en 2011, ce plafonnement global est de 18 000 euros + 6 % des revenus.

En 2012, à la suite d’un amendement du député Nouveau Centre Charles de Courson, les députés ont voté un montant fixe inchangé à 18 000 euros + un taux ramené  à 4% du revenu imposable, ceci contre l’avis du Gouvernement qui prévoyait un maintien du taux de 6 %. Dans son plan de rigueur présenté par le 1er Ministre aucun abaissement de ce plafond n’était en effet prévu.

Un taux de rabot de 15 % en 2012 ?

François Fillon avait annoncé le 7 novembre que le taux du coup de rabot serait de 15 % au lieu des 10 % initialement prévus. Avec une telle réduction et en tenant compte de l’arrondi à l’inférieur, un taux en 2011 de 22 % (celui des réductions d’impôt accordées aux titres des investissements forestiers, des Investissements dans une PME, ou via un FIP ou un FCPI par exemple) tomberait en 2012 à 18 %.

La loi Scellier particulièrement touchée en 2012

À partir du 1er janvier prochain, touché par le plan de rigueur, le régime d’investissement locatif ScellieBBC – qui prendra fin le 31 décembre 2012devrait voir le taux de son avantage fiscal réduit de 22 % à 13 %. L’achat d’un logement neuf non BBC ne devrait procurer aucune réduction d’impôt.

Le dispositif Censier Bouvard destiné aux résidences de tourisme verrait son taux tomber de 18 % à 11 %. Il est également appelé à disparaître au 31 décembre 2012.

Un effet en 2013

Les mesures adoptées en 2010 n’auront d’effet sur le budget qu’en 2012 car elles sont fondées sur les revenus perçus en 2011. Le coup de rabot qui va être confirmé dans les prochains jours, sera lui assis sur les revenus perçus en 2012 et ce n’est donc qu’à partir de 2013 qu’il rapportera des recettes nouvelles. En effet, les dispositions seront, , applicables sur l’imposition des revenus 2012 pour des dépenses payées à partir du 1er janvier 2012.

Si le texte est adopté selon les caractéristiques décrites ci-dessus, c’est donc à un rabot de 15 % et à un plafonnement global de 18 000 € + 4 % du revenu que seront soumises les niches fiscales comprises dans le champ du  plafonnement global des niches fiscales”.

Avant toute décision d’investissement, il est bien évidemment nécessaire d’étudier la question du plafonnement global pour être certain de pouvoir bénéficier en totalité de l’avantage fiscal.

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Investir dans les PME et réduire son impôt sur le revenu : le dispositif 2011

Mercredi 19 octobre 2011

investir-petite-moyenne-entreprise-reduire-impotLa fin de l’année fiscale approche. Afin de réduire le montant de son impôt à payer en 2012, plusieurs pistes de défiscalisation sont possibles dont l’investissement en PME, soit en direct, soit par le biais de parts de FIP et FCPI.

Ce dernier dispositif a été a prorogé jusqu’au 31 décembre 2012 par la Loi de Finances 2011 qui en le recentrant a modifié certaines dispositions et réduit les taux des réductions d’impôt sur le revenu accordés. Il est important avant de prendre une décision d’investissement de vérifier les modifications légales qui s’appliquent pour les souscriptions effectuées depuis le 1er janvier 2011, et celles envisagées d’ici la fin de l’année.

Un taux de réduction de 22 % en 2011

Conformément au “rabot” global sur les niches fiscales (art.105 de la LdF 2011), le taux de réduction passe de 25 % à 22 % pour tout investissement réalisé FIP ou FCPI permettant une réduction d’IR (impôt sur le revenu).

Enfin, le projet de loi de finances pour 2012, qui vient d’être présenté, comprend un coup de rabot supplémentaire de 10 % sur les niches fiscales. L’an prochain les placements de défiscalisation seront moins attractifs que cette année. Le taux de réduction pour les investissements en PME devrait (à confirmer après le vote de la Loi de Finances 2012) être de 19 % pour les souscriptions effectuées en 2012.

La règle des plafonds et des cumuls

Le plafond de l’investissement dans les FCPI comme celui dans les FIP est inchangé :

  • 24 000 € pour un couple marié, soit une réduction d’impôt maximum de 5280 €
  • 12 000 € pour un célibataire, soit une réduction d’impôt maximum de 2640 €.

Il est important de préciser que les avantages fiscaux du FCPI et du FIP sont cumulables. Le plafond de réduction d’impôt peut donc être doublé et permettre une diversification de l’investissement car les catégories d’entreprises financées sont différentes. Par contre le dispositif n’est pas cumulable avec certains avantages fiscaux comme les Sofica, et les titres ne peuvent pas non plus figurer au sein d’un PEA.

La règle du plafonnement global des niches fiscales

En 2009, une mesure visant à plafonner la somme des avantages fiscaux a été instaurée. Ce plafond a ensuite été révisé à la baisse par la Loi de finances 2010, puis celle de 2011. Les FCPI/FIP sont pris en compte dans ce plafond global des niches fiscales, qui est en 2011 désormais de 18 000€ majoré de 6% du revenu imposable.

Spécificité du FIP Corse

La loi de finances 2007 a mis en place un régime dérogatoire (également prorogé jusqu’au 31 décembre 2012) destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises de la Corse, au travers de  FIP dédiés qui permettent une réduction de 45% en 2011 du montant souscrit. Leurs avantages fiscaux sont également cumulables avec ceux des FIP et FCPI.

Autres modifications intervenues en 2011 (loi de Finances 2011)

Les droits d’entrée sont désormais exclus pour le calcul de la réduction : les droits d’entrée acquittés lors de la souscription à un FCPI et FIP IR ne seront plus pris en compte pour le calcul de la réduction de 22 %. C’est donc le montant net de droits d’entréequi doit être indiqué dans la déclaration de revenus.

Rappel sur la règle du cumul réduction IR/ISF

L’instruction fiscale du 15 novembre 2010 (BOI 7 S-7-10) dispose que la réduction d’IR et d’ISF ne doit plus pouvoir se cumuler pour les versements réalisés à compter du 1er janvier 2011.

Avant 2011, la fraction d’investissement n’ayant pas donné droit à réduction d’ISF pouvait permettre une réduction d’IR. Une souscription dont une partie seulement est investie en PME éligibles à la réduction d’ISF ne donne désormais plus droit à la réduction d’IRPP sur le solde des investissements. Tel est le cas en particulier pour les FCPI et FIP qui n’investiraient pas la totalité de leurs actifs dans des PME éligibles.

Placements à réserver à des investisseurs avertis

Comme tous les « produits actions » non cotés, les FCPI et les FIP constituent des placements risqués aux performances aléatoires, à réserver à des investisseurs avertis. Placements à long terme, ils permettent, outre une réduction d’impôt, une diversification du patrimoine et des possibilités de gain ou de perte en capital associées à des projets innovants et risqués.

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Investissement immobilier : les nouveaux plafonds 2011

Jeudi 31 mars 2011

Tous ceux qui investissent dans l’immobilier en bénéficiant d’un avantage fiscal (régime Scellier par ex.) savent que les loyers applicables dans le cadre de la location du logement acquis ne doivent pas dépasser un certain seuil.

Ce seuil a été revu à la baisse selon les localisations afin d’éviter les simulations erronées et donc décevantes.

Un plafond complémentaire, celui des ressources du locataire, s’ajoute à celui limitant le loyer lorsqu’un avantage fiscal supplémentaire est octroyé au contribuable (régime du Scellier social ou du Scellier Outre-Mer par ex).

Ces deux plafonds sont revus chaque année par l’administration fiscale.

Voici les deux instructions publiées récemment au bulletin des impôts  : l’instruction 5 B-5-11 et l’instruction 5 D-1-11.

Pour prolonger, vous pouvez vous reporter à ce résumé des modifications apportées par la dernière loi de finances en matière d’investissement immobilier.

Réduction de l’avantage fiscal ISF PME en débat

Mercredi 15 décembre 2010

Un dispositif*  incitant les particuliers à investir dans les PME vient d’être remis en question lors d’une Commission mixte paritaire le 13 décembre dernier.

La Commison Mixte Paritaire

Celle-ci, composée de 7 sénateurs et 7 députés, a décidé hier de revoir la copie concernant la réduction de l’ISF en cas d’investissement dans les PME. A ce stade d’écriture de la version définitive de projet de Loi de finances 2011, qui précède le vote final, ils ont opté pour une réduction de cet avantage à deux niveaux. D’un coté, ils ont décidé de ramener de 75% à 50% la réduction d’ISF en cas d’investissement  dans une PME et de l’autre ils ont décidé d’un montant plafond de la réduction d’impôt (45 000 euros par ménage contre 50 000 euros actuellement).

Par ailleurs la réduction d’impôt via les FIP déjà fixée par la loi à 50 % des sommes placées par le FIP dans des PME éligibles, pourra se faire désormais dans la limite de 18 000 euros au lieu de 20 000 euros. Le moins que l’on puisse dire est que la Commission mixte paritaire et plus particulièrement les députés qui la composaient, même issus de la majorité,  ont mené la vie dure au Gouvernement…

Le point de vue d’une PME

Le vice-président François Guignot du Comité Richelieu, une association de PME innovantes, explique pourquoi à L’Usine Nouvelle : « Cette réduction de l’avantage fiscal est une réduction à l’accès par les PME-PMI à leurs fonds propres (…).La réforme engendre un cercle vicieux pour la compétitivité française. La France commençait à rattraper son retard en termes d’innovation grâce à des initiatives comme les pôles de compétitivité, des aides ciblées ou le statut de jeunes entreprises innovantes. Mais ce genre de réforme nous coupe l’herbe sous les pieds. »

Même si gouvernement peut encore déposer un amendement de suppression lors du vote de la loi, ce mercredi, cette décision aura sans doute un avantage : celui de consacrer une homogénéisation des taux de réduction de l’ISF à 50%, que l’investissement soit réalisé par l’intermédiaire de fonds ou par un investissement dans une PME.

* L’article 16 de la loi TEPA du  21 août 2007 a créé une réduction d’ISF en cas d’investissement dans les PME non cotées qui permettait d’obtenir une réduction de 75% des sommes investies, plafonnée à 50 000 euros.

Guide vidéo de la défiscalisation 2010

Vendredi 26 novembre 2010

Dans ce guide vidéo en trois parties, nous avons sollicité le journaliste Thomas Blard sur la question de la défiscalisation pour l’exercice 2010, qui arrive à son terme. Plusieurs experts, Michel Tirouflet (auteur) et Michel Platéro (président de la commission de gestion du patrimoine à la FNAIM) nous dévoilent les avantages de la défiscalisation.

Dans la première vidéo, le journaliste aborde les principales solutions pour investir son argent et bénéficier d’une défiscalisation intéressante :

  • investir dans les logements sociaux
  • investir en Outre-mer
  • investir dans les start-up
  • investir dans le FIP (Fonds d’Investissement de Proximité)

Dans une deuxième vidéo T. Blard nous présente les avantages fiscaux liés aux FCPI (Fonds Communs de Placements dans l’Innovation) en s’appuyant sur l’exemple de Point Service Mobile (PME non cotée tournée vers l’innovation).

Les sommes investies sont défiscalisées en partie à hauteur de : “25% du montant investi dans des impôts sur le revenu dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et de 24 000 euros pour un couple

En résumé, les FCPI permettent de réaliser des investissements qui contribuent à l’essor économique, de bénéficier d’un avantage fiscal, et toucher des plus-values éventuelles.

Dans la troisième vidéo, deux experts interviennent devant la caméra : Michel Tirouflet (auteur) et Michel Platéro (président de la commission de gestion du patrimoine à la FNAIM).

Pour prolonger : consulter le projet “Optimisez votre fiscalité“, sur le site BforBank