Archive pour le mot-clef ‘amendement’

Pas de régime dérogatoire pour le dispositif PME/IR Madelin

Mardi 20 novembre 2012

L’avantage procuré par le dispositif PME/IR dit Madelin ne devrait finalement pas sortir du plafond global des niches fiscales fixé à 10 000 euros en 2013 ce qui lui aurait permis de rejoindre le sort privilégié des dispositifs Outre-Mer, Sofica ou encore Malraux.

Souhaitant préserver un régime de défiscalisation permettant « un soutien aux petites et moyennes entreprises » un amendement du rapporteur général du Budget Christian Eckert prévoyait que le dispositif Madelin soit maintenu l’an prochain sous le plafonnement global de 18 000 euros et 4 % du revenu imposable. Il aurait ainsi échappé au plafond global fixé à 10 000 euros pour 2013.

L’AFG (Association Française de la Gestion financière) et l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) souhaitaient fortement que les FIP et FCPI puissent ne pas être compris dans le plafonnement global des niches fiscales fixé à 10 000 euros en 2013.

Possibilité de reporter l’excédent sur 5 ans

Il a finalement été décidé par les députés que ces dispositifs PME/IR resteraient sous le plafond global de 10 000 euros. Mais afin de préserver l’avantage acquis par les contribuables au titre de la fraction de réduction d’impôt non imputable l’année du versement , il a été prévu un report pendant 5 ans de la réduction d’impôt qui excède ce montant.». Ainsi la fraction de réduction d’impôt qui n’aura pas pu être imputée l’année du versement, gardera la possibilité de l’être les « années suivantes jusqu’à la cinquième inclusivement ». Mais bien évidemment un tel dispositif de report réduira les possibilités d’investissement des années suivantes, devraient rétorquer les acteurs du secteur.

Des dispositifs prolongés jusqu’au 31 décembre 2016

Conformément à un engagement présidentiel, un autre amendement a été proposé et adopté qui prolonge jusqu’au 31 décembre 2016 les réductions d’impôt accordées au titre d’investissements directs ou indirects au capital d’entreprises. Cela recouvre les souscriptions en numéraire au capital de PME dans le cadre du dispositif Madelin ou bien encore les souscriptions de parts de FCPI ou de FIP.

Le vote sur l’ensemble du texte a eu lieu le 20 novembre.

Une taxe audiovisuelle pour les résidences secondaires ?

Mardi 16 octobre 2012

Tout a commencé au tout début de l’été. La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, avait alors évoqué l’idée d’une taxation des écrans d’ordinateurs pour les foyers qui n’avaient pas de téléviseurs (1). Mais cette idée d’élargir ainsi l’assiette de la redevance, avait été éliminée très rapidement par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

A l’époque déjà l’idée d’un élargissement de la redevance aux  résidences secondaires avait ressurgi mais pour le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, cette idée dont le débat était prématuré ferait partie  du débat budgétaire 2013. Si rien de tel n’est pour l’ instant inscrit dans le Budget 2013, un amendement va être déposé en ce sens par le député P.S Patrick Bloche.

La contribution à l’audiovisuel public

La « contribution à l’audiovisuel public” (CAP) ex redevance audiovisuelle finance les organismes publics de télévision et de radio et constitue donc la ressource principale du service public de l’audiovisuel.

Le principe actuel : chaque foyer fiscal propriétaire d’un ou de plusieurs postes de télévision  en paie une seule, quel que soit le nombre d’appareils détenus. Sa perception a été couplée en 2005 avec celle de la taxe d’habitation. Celui qui paie la taxe d’habitation, doit payer la contribution à l’audiovisuel public à moins de certifier sur l’honneur ne pas en détenir.

Fixée à 125 euros en 2012 en France métropolitaine, son montant est de 80 euros dans les départements d’outre-mer.

Demie redevance et recette supplémentaire

Réévalué chaque année en fonction de l’inflation, il était prévu qu’en 2013, la Contribution audiovisuelle soit également augmentée de 2 euros passant ainsi de 125 euros à 129 euros –en France métropolitaine-.

Un amendement du député P.S Patrick Bloche prévoit une demi-redevance (soit 64 euros) pour les foyers fiscaux qui détiennent une télévision dans leur résidence secondaire. En fait l’esprit de cet amendement est de réduire la hausse prévue l’an prochain de la redevance de 129 à 127 euros et de compenser la perte en faisant porter l’effort sur ceux qui ont une résidence secondaire.

Cette demi-redevance devrait rapporter 164 millions alors que la limitation de la hausse du prix de la contribution devrait en coûter 50 soit une recette nette de 114 millions d’euros. Cette contribution rapporte 3,2 milliards d’euros par an.

En attendant les débats parlementaires

Si cet amendement est adopté par la Commission des Finances, certains argumenteront qu’il s’agit bien d’une taxe sur les résidences secondaires. Pourquoi ? Car une taxation sur le nombre de téléviseurs amènerait à taxer tous les postes détenus dans une même résidence principale. Les propos de l’auteur de l’amendement confirment bien l’esprit de la réforme : « ceux qui ont du patrimoine à travers les résidences secondaires correspondent à des foyers qui ont a priori plus de revenus », a-t-il justifié sur France Info.

Certains rappelleront qu’avant la réforme de 2005 qui a lié contribution audiovisuelle et taxe d’habitation, c’est ce régime qui prévalait. Une simplification de la perception a entraîné sa suppression pour les résidences secondaires mais a surtout été à l’origine de fortes économies de recouvrement. Spécialiste des médias, le député UMP Patrice Martin-Lalande (photo ci-contre) “met aussi en garde contre les frais de collecte qui découleraient de la réforme”, rappelle le Figaro.

Il sera sans doute aussi évoqué qu’en France nous avons une redevance parmi les moins chères d’Europe : 125 euros actuellement contre 215 euros en Allemagne ou 169 euros au Royaume-Uni et que certains y échappent en installant une carte TV sur leur ordinateur.

 

(1) une idée appuyée sur un mode de consommation audiovisuelle de plus en plus web et liée à l’ordinateur, notamment chez les jeunes. A une consommation des écrans au sens large de plus en plus forte, se combine l’usage grandissant du streaming et surtout de la catch up tv, ou télé de rattrapage dite en “explosion”. [L.D]

Comment adapter sa stratégie au nouveau contexte fiscal (2/2)

Vendredi 12 octobre 2012

Le nouveau contexte fiscal pour l’épargne a été posé. Si le texte peut bien évidemment subir certaines modifications à l’issue du débat parlementaire, il reste que désormais les revenus du capital seront taxés comme ceux du travail, selon le barème progressif. Après avoir étudié le contexte (notre précédente note) les épargnants rechercheront, conformément à leurs objectifs patrimoniaux,  la stratégie leur permettant d’adoucir quelque peu le choc fiscal. Grâce à leurs atouts,  PEA et assurance-vie devraient sortir gagnants de ce choc fiscal, sans oublier dans un contexte d’aversion au risque, la place prise par le Livret A.

Réduire les revenus

En l’état actuel du projet, dividendes et intérêts pourront être potentiellement taxés au taux global de 60,5% (45% +15,5%) et ce sur les revenus 2012. Désormais, la recherche de la réduction de la base imposable va se traduire par l’utilisation renforcée d’enveloppes de capitalisation au régime fiscal privilégié. En effet qu’il s’agisse de la perception de dividendes mais également de cessions génératrices de plus-values la sanction fiscale pourra être lourde pour les détenteurs de valeurs mobilières.

La détention directe d’actions pénalisée

Quoi qu’il advienne du texte définitif après le vote du Parlement, les dividendes seront fortement pénalisés et il conviendra dans un premier temps de privilégier les structures  de capitalisation qui permettent de limiter la taxation du revenu de type intérêts ou dividendes.

Tout épargnant devra bien garder en vue la très forte hausse potentielle du taux de taxation des plus values qui de 19% pourra atteindre 45% -taux de la dernière tranche du barème- plus les prélèvements sociaux. Si le projet actuel prévoit un dispositif d’abattement permettant au bout de 12 ans de  détention de n’être taxé “que” sur 60% de la plus-value, ceci est une bien maigre consolation.

De leur côté les « entrepreneurs » après s’être mobilisés contre la taxation à 60,5% ont déjà obtenu le principe  du maintien de l’ancien régime avec des modalités et conditions qui restent à définir.

Redécouvrir les atouts de l’assurance-vie

Ainsi aux titres détenus en direct seront choisis de préférence des véhicules de capitalisation. Tout d’abord, victime d’un mouvement de décollecte depuis de longs mois, l’assurance-vie devrait tirer profit du nouveau contexte fiscal. Même si son sort n’est pas encore fixé, Pierre Moscovici a souhaité rassurer les acteurs du secteur et les épargnants en annonçant qu’il: “n’avait pas l’intention de toucher à la fiscalité de l’assurance-vie, si ce n’est dans un sens qui serait éventuellement de l’allonger davantage encore”. Dans le cadre du « paquet compétitivité », le gouvernement pourrait décider l’allongement de la durée permettant de bénéficier de l’avantage fiscal optimal qui au lieu des 8 ans actuels, passerait à 10 ou 12 ans.

Sur le maintien des PFL de 35% et 15% -selon la durée de détention- pour l’ imposition des intérêts lors de retraits partiels, rien n’a encore été annoncé.

Privilégier le PEA

Enfin les actions détenues en direct seront en priorité -bien évidemment si elles y sont éligibles- détenues dans un PEA. Si le PEA ne peut abriter que des actions européennes, rappelons que de nombreux trackers ou OPCVM éligibles au PEA permettent d’élargir cet horizon de placement.

S’il est par ailleurs plafonné à 132 000 euros de versements, deux PEA peuvent être détenus dans un foyer fiscal composé de deux conjoints. Mais surtout, les avantages fiscaux sont au rendez vous : après 5 ans de détention des actions, dividendes et plus-values échappent à toute imposition sur le revenu et seuls les prélèvements sociaux sont dus.

Préférer les Opcvm à la détention des titres en direct

Entre autres motivations, l’horizon trop lointain de placement du PEA ou de l’assurance-vie peut amener certains à préférer conserver un compte-titres ordinaire. Ils doivent alors bien garder en vue que la taxation maximale sur les plus-values et les dividendes peut atteindre 45% +15,5% de prélèvements sociaux (hors prise en compte de la CSG déductible).

A la détention de titres en direct pénalisante pour les contribuables aux tranches marginales d’imposition élevées,  ces derniers pourraient alors préférer s’orienter vers des OPCVM de capitalisation pour réduire l’encaissement de dividendes et les cessions générant des plus values.

Le Livret A risque de faire le plein

Enfin, en période de forte aversion au risque, l’attrait des épargnants français pour les placements défiscalisés de type Livret A ou LDD devrait encore une fois être démontré et même renforcé après l’annonce de la hausse du plafond du Livret A et du doublement de celui du LDD.

Déjà rude pour l’assurance-vie et ses contrats « euros » leur concurrence le sera également pour les livrets bancaires dont les intérêts pourront être fiscalisés jusqu’à un taux de 45% soit 60.5% prélèvements sociaux compris (contre un PFL global de 39,5%).

Impact de la réforme sur la CSG déductible

Toujours dans la logique de l’alignement de la taxation des revenus du capital sur ceux du travail le taux de la CSG déductible passera de 5,8% à 5,1%. Elle est admise en déduction, l’année de son paiement, du revenu imposable du foyer. La CSG sera donc partiellement déductible à hauteur de 5,1 points, pour les revenus imposés à l’IR selon le barème progressif.

Ne pas oublier pour ceux qui voudraient faire des simulations précises que les revenus de capitaux mobiliers soumis au PFL n’ouvraient pas droit à cette CSG déductible.

Bien sûr passer en cas de réorganisation du patrimoine, passer d’un support à l’autre doit être étudié de près afin de ne pas générer d’importantes plus values taxables. La stratégie à adopter devra bien évidemment être affinée quand le texte définitif sera connu.

Les ADR visés par la taxe sur les transactions financières

Lundi 6 août 2012

Taxe Transactions Financieres Bforbank ADRC’est donc le 1er août qu’est entrée en vigueur la taxe sur les transactions financières qui touche au taux de 0.2% les achats réalisés sur les titres des 109 sociétés françaises dont le siège social est situé en France et dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d’euros ( au 1er janvier de l’année d’imposition). Les ADR  -American depositary receipts- visés également par le texte ont obtenu un délai supplémentaire..

Le durcissement opéré par les sénateurs

Afin que cette nouvelle taxe ne soit pas à l’origine d’un report des investisseurs vers les actions françaises cotées à New York sous forme de certificats, le sénat a fait voter un amendement afin que rentrent dans le champ d’application de la taxe les certificats représentatifs d’actions (CRA). Cet amendement vise plus particulièrement  les ADR -American depositary receipts- ou certificats de détentions d’actions émis par des banques étrangères et cotés sur des marchés étrangers.

Les ADR

A l’origine des ADR se trouve la volonté de simplifier l’achat, la détention et la vente de titres non américains par des investisseurs américains. Les ADR cotés et négociés en dollars américains auprès de la bourse américaine sont des certificats américains négociables qui vont représenter la propriété d’actions d’une entreprise non américaine.

Ces ADR permettent d’investir indirectement sur des titres d’actions d’entreprises françaises non cotées aux États-Unis. Les investisseurs américains préfèrent acheter des ADR plutôt que des actions ordinaires sur le marché national de l’émetteur, car les modalités de négociation ou bien encore de règlement des ADR sont conformes aux conventions en vigueur sur le marché américain.

Le lobby américain a eu gain de cause

Selon plusieurs médias le SIFMA -l’association des courtiers, banques et gérants d’actifs américains- ayant brandi  « la menace de ventes massives d’ADR si la taxe s’applique aux Etats-Unis dès le 1er août », un délai a été accordé pour cette catégorie de titres. La taxe ne s’appliquera donc pour les ADR qu’à compter du 1er décembre prochain.

Vers un changement de la fiscalité du tabac

Lundi 30 juillet 2012

La discussion au Parlement de la Loi de Finances rectificative a été l’occasion pour certains parlementaires de remettre en cause la fiscalité actuelle du tabac. En réponse à ces attentes, le Gouvernement a annoncé espérer présenter à l’automne une réforme qui serait incluse dans le budget pour 2013 avec sans nul doute au centre des débats, une taxation des fabricants de tabac.

La hausse habituelle de septembre

Comme désormais chaque année depuis 2009, une hausse de 6% va être appliquée en septembre sur le prix du tabac. Si la hausse de la TVA voulue par Nicolas Sarkozy avait été maintenue par l’actuel gouvernement cela aurait été par ailleurs une hausse de 7.6% qui aurait été appliquée.

La fiscalité du tabac évoquée lors des débats parlementaires

Lors des récents débats au Sénat sur la loi de Finance rectificative, deux amendements touchant à la fiscalité des fabricants de tabac, du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) ont été discutés. Si ils n’ont pas été adoptés, cela a été l’occasion pour Jérôme Cahuzac d’évoquer le sujet, promettant une mise à plat de cette fiscalité, au plus tôt lors du Budget 2013.

La fiscalité actuelle du tabac mise en cause par Jérôme Cahuzac

Pour les cigarettes, le droit de consommation se décompose :

-        d’une part fixe de 27,58 euros pour 1.000 cigarettes soit 0.55 euros par paquet de 20 cigarettes,

-        et  d’une part proportionnelle au prix de vente au détail (54,57 %).

Il faut retenir qu’une partie des « droits » de consommation qui touche le paquet de cigarettes est, pour une part très majoritaire, proportionnelle au prix de vente, l’autre part étant forfaitaire. Un tel état de fait amenait le Ministre du Budget à répondre aux auteurs des amendements: « toute hausse du prix du tabac favorise les produits de moindre qualité et les moins chers, dont on dit qu’ils sont les plus nocifs. Il faut adapter notre fiscalité pour aboutir à des hausses uniformes sur tous les produits de tabac, quel que soit leur prix initial ».

Invité ce jour 30 juillet sur France Inter, le ministre du Budget, a confirmé ses intentions de vouloir réformer la structure de la fiscalité du tabac répétant que le dispositif actuel favorisait, en cas de hausses de prix, les produits de moindre qualité et les moins chers. Jérôme Cahuzac souhaiterait donc accroître la partie non proportionnelle des prix.

Un déséquilibre qui s’accentue en cas de hausse des prix

Quand il y a une augmentation proportionnelle, la part fixe n’étant pas touchée, les Echos précise que « cela réduit l’avantage fiscal relatif accordé aux produits les plus chers », le quotidien ajoutant: « voilà pourquoi Jérôme Cahuzac estime que les produits les moins chers sont favorisés ». « Il faut inverser la part entre la part proportionnelle et la part fixe. Ainsi, toute augmentation sera uniforme, quel que soit le prix initial du produit » selon le ministre du Budget.

Taxer les fabricants : un casse tête

Le Ministre du Budget espère présenter une réforme de la fiscalité actuelle dans la loi de Finances pour 2013. Mais du côté des parlementaires, certains  souhaiteraient surtout s’orienter vers une taxation des fabricants de tabac. Le député PS de Paris et spécialiste des questions de santé au sein du PS, Jean-Marie Le Guen justifie ainsi une telle taxation : « Il s’agit de mettre un terme aux superprofits dont bénéficient actuellement les cigarettiers en sacrifiant la santé et les finances publiques des Français. Ce dernier assure: “elle n’aura aucun effet sur le prix du paquet de cigarettes ou sur le pouvoir d’achat des Français”.

Les Echos résument bien la difficulté de taxer les entreprises du secteur :

-«  Il n’est pas possible de taxer les bénéfices des industriels car ceux-ci sont consolidés au niveau européen ou mondial, et non français » d’où la préconisation des parlementaires d’une taxation de leur chiffre d’affaires mais:

- “certains fabricants pourraient alors facilement délocaliser leur chiffre d’affaires” précise alors le quotidien.

Jérome Cahuzac espère pouvoir présenter au Parlement à la rentrée cette réforme sur les droits appliqués au secteur du tabac. Nul doute que Bercy, toujours à l’affût de trouver de nouvelles recette, trouvera une solution.

Le régime de taxation des plus-values mobilières durci par les députés

Mercredi 16 novembre 2011

taxation_plus_value_immobilerNous avions déjà publié en septembre une note intitulée : « Plus-values mobilières : l’abattement pour durée de détention en sursis ». Ce n’était une surprise pour personne que ce dispositif qui avait déjà «  sauvé sa peau » l’an dernier dans la Loi de Finances 2011, serait fortement remanié dans le cadre de la Loi de Finances 2012 (en cours de vote au Parlement).

Rappel du dispositif voté en 2005

Le dispositif prévoyait que le montant des plus-values de cession de titres serait réduit d’un abattement d’un tiers par année de détention au-delà de la cinquième, pour conduire au-delà de 8 ans à une exonération totale des plus-values mobilières. Le point de départ du délai de détention était fixé au 1er janvier 2006, ce qui aurait amené les premiers abattements à s’appliquer à partir du 1er janvier 2012 et les premières exonérations totales en 2014.

Un dispositif en sursis depuis un an

En raison de son coût, l’application de ce dispositif avait failli déjà être reporté de 3 ans ou même supprimé, l’an dernier dans la Loi de Finances 2011. En cette période de « disette » budgétaire, un tel dispositif, considéré comme un cadeau, avait peu de chances de subsister. C’est « un manque à gagner d’un milliard d’euros par an pour l’État en régime de croisière », que représente ce dispositif, a précisé le rapporteur général du Budget Gilles Carrez (UMP).

En septembre, Valérie Pécresse, ministre du Budget, avait donc annoncé vouloir « approfondir la réflexion », alors que la piste d’un conditionnement de l’avantage fiscal au réinvestissement de la plus-value dans des PME était évoquée.

Un dispositif durci et recentré

Le dispositif d’abattement lié à la durée de détention des valeurs mobilières va donc être remplacé par un mécanisme de report d’imposition, qui poursuit un double but. Le premier est bien sûr celui de permettre de réduire le coût du dispositif, le second est de permettre un financement plus optimal des PME grâce à son recentrage.

Il est donc décidé de réduire fortement son champ d’application et de réserver ce mécanisme de report d’imposition aux contribuables qui rempliront plusieurs conditions, dont les principales sont :

  • avoir détenu pendant une durée d’au moins 8 ans au moins 10 % des parts d’une société,
  • réinvestir, dans les 3 ans suivants, au moins 80 % des gains dans une entreprise pendant au moins 5 ans,
  • et détenir au moins 5 % du capital de cette nouvelle entreprise.

Cette dernière condition trouve sa raison d’être dans la volonté du Gouvernement de vouloir exclure de l’horizon de réinvestissement les très grands groupes.

Le vote d’un tel mécanisme, si il était confirmé lors du vote définitif de la LF2012,  consacrerait donc l’enterrement d’un dispositif décidé 6 ans auparavant avant même qu’il n’ai pu être appliqué…

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Loi de Finances 2012: la donne fiscale pour les particuliers

Vendredi 4 novembre 2011

L’Assemblée Nationale a adopté la semaine dernière la première partie du projet de loi de finances pour 2012. Parmi les mesures touchant la fiscalité des particuliers, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus a fait l’objet d’un amendement adopté par les députés, abaissant son seuil. De même la modification, adoptée en septembre dans la Loi de finances rectificative, du régime des plus-values immobilières a été assouplie pour les contribuables non propriétaires de leur résidence principale. A ces deux mesures, s’ajoutent d’autres dispositifs  susceptibles d’impacter le patrimoine et les revenus des particuliers. Faisons un point d’étape, avant que n’intervienne, courant décembre, le vote définitif de l’ensemble du budget 2012.

Le barème de la contribution sur les hauts revenus

Après des discussions animées, a été votée la mise en place d’une taxe au taux de 3% pour l’ensemble des revenus du patrimoine et du travail supérieurs à un revenu fiscal de référence qui a été fixé finalement à 250 000 euros pour les personnes seules et à 500 000 € pour les couples. Le taux est porté à 4% pour les revenus supérieurs à 500 000 euros par part ou 1 000 000 € pour les contribuables soumis à une imposition commune.

Un mécanisme de lissage est proposé pour les contribuables dépassant les niveaux de revenus indiqués ci-dessus en raison d’un revenu exceptionnel. Un système de quotient évitera « les effets de seuils » et lissera l’imposition des contribuables concernés, sur 3 ans.

Enfin, si le gouvernement souhaitait à l’origine conserver un caractère exceptionnel à cette contribution, il a finalement accepté qu’elle soit appliquée jusqu’à ce que soit atteint le retour à l’équilibre des comptes publics.

Le nouveau régime de plus-values immobilières assoupli

L’Assemblée Nationale a voté un amendement destiné à apporter un correctif à la réforme des plus-values immobilières votée en septembre. Le dispositif qui aboutissait à un durcissement significatif du régime lors de la revente d’un bien hors résidence principale a été amendé. L’assouplissement concerne les ménages qui ne sont pas propriétaires de leur résidence principale et qui vendent pour la première fois un autre bien immobilier.

Ils bénéficieraient d’une exonération des plus-values réalisées lors de la première cession d’un logement, mais afin d’en réduire le coût budgétaire, cette exonération serait réservée aux ménages n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des quatre années précédant la cession. Par ailleurs il faudra que ces ménages procèdent au réemploi du prix de cession, dans un délai de 2 ans, pour l’acquisition ou la construction de leur habitation principale.

L’entrée en vigueur de cet assouplissement entrerait en vigueur, comme la réforme elle -même, pour les cessions réalisées à partir du 1er février 2012.

Dividendes distribués par les SIIC et les SPPICAV

Les revenus distribués par les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés font l’objet pour le calcul de l’impôt sur le revenu, d’un abattement de 40 % de leur montant brut.

Un article de la loi prévoit sa suppression pour les bénéfices exonérés distribués par les sociétés d’investissements immobiliers cotées (SIIC) ou par les sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV). Corrélativement, ces dividendes ne pourraient plus bénéficier de l’abattement fixe (1 525 € ou 3 050 € pour un couple) ni faire l’objet d’une éventuelle option au prélèvement forfaitaire libératoire de 19 %. Cette mesure s’appliquerait dès l’imposition des revenus 2011. Les contribuables ayant déjà opté et réglé le prélèvement libératoire pourraient en imputer le montant sur l’impôt dû au titre des revenus 2011…

Afin de rendre parfaitement efficace ce dispositif, à compter du 21 octobre 2011, la possibilité de loger les titres de SIIC dans un PEA (pour bénéficier de l’exonération d’impôt sur le revenu prévu dans le cadre du PEA) est supprimée. Les titres figurant à cette date dans un PEA pourraient toutefois y demeurer et continueraient à bénéficier du régime de faveur.

Réductions d’impôt : SOFICA et Holdings

Au chapitre des niches fiscales deux dispositifs sont concernés par la loi de Finances.

- La réduction d’impôt sur le revenu accordée pour les souscriptions au capital de Sofica, devait cesser à partir de 2012. Elle serait reconduite jusqu’au 31 décembre 2014.

- Les Holdings : lorsque la souscription au capital de PME est réalisée par l’intermédiaire d’une société holding, la condition tenant au nombre d’associés ou d’actionnaires de cette dernière (plafonné à cinquante) ne s’appliquerait pas « si cette société détenait exclusivement des participations dans une société dont le capital est détenu pour 10 % au moins par une ou plusieurs sociétés coopératives ou par l’une de leurs unions »…

Depuis mercredi 2 novembre les députés examinent la seconde partie du projet de loi de finances pour 2012.

Le budget 2012 après les retouches de la Commission des finances

Lundi 17 octobre 2011

budget_2012_retouches_commission_finances_lyonLa première partie du projet de budget pour 2012 a été adoptée mercredi 12 octobre par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, en vue des débats qui commenceront mardi 18. Certaines des mesures présentées le 28 septembre par le Gouvernement ont été durcies, d’autres supprimées ou encore réaménagées, comme les plus values immobilières. Enfin les députés ont adopté de nouvelles mesures, telles celle relative au régime fiscal des SIIC (sociétés d’investissements immobiliers cotées).

Une taxation sur les hauts revenus alourdie

Suite à l’accord intervenu en début de semaine entre la majorité et le gouvernement, le seuil retenu a été abaissé à 250 000 euros par part. Les revenus seront imposés à 3 % entre 250 000 et 500 000 euros par part et 4% au-delà. L’assiette de la nouvelle taxe est celle du revenu fiscal de référence (RFR) qui intègre à la fois revenus du travail et revenus du capital. Pour le dispositif ainsi amendé, le rapporteur Gilles Carrez évalue à 470 millions d’euros les recettes attendues, contre 200 millions initialement prévu pour la version d’origine.

Le régime des plus values immobilières réaménagé

Les plus values immobilières seront désormais exonérées, hors résidence principale après trente ans au lieu de quinze auparavant. Les députés ont décidé que cette exonération de la plus-value en cas de vente de la résidence principale serait également appliquée en cas de première cession d’un logement lorsque le vendeur n’est pas propriétaire de sa résidence principale. Ce dispositif, a été mis en place pour éviter que le nouveau régime ne pénalise les ménages « en mobilité professionnelle » ou ceux qui ne peuvent acquérir leur résidence principale.

La mesure sera financée par une modification de calcul de l’assiette du taux d’enregistrement applicable lors de la cession des participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière.

Les SIIC (sociétés d’investissements immobiliers cotées) visées…

Le Président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Jérôme Cahuzac, a fait adopter mercredi soir un amendement supprimant l’abattement de 40 % sur les dividendes distribués par les sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Le député assimile cet abattement à une niche, car si les dividendes issus des bénéfices distribués par ces SIIC bénéficiaient d’un abattement, ils faisaient aussi l’objet d’une exonération d’impôt sur les sociétés…  “Particulièrement complexe, coûteux et ne répondant à aucun objectif d’intérêt général, ce dispositif revient en fait à subventionner les bénéfices réalisées par lesdites SIIC et leurs actionnaires personnes physiques”, selon l’auteur de l’amendement.

Par ailleurs le Rapporteur Gilles Carrez a souhaité que ces titres ne soient plus éligibles au PEA. L’amendement prévoit que les détenteurs de PEA auront jusqu’au 1er janvier 2013 pour régulariser leur situation. Mais les dividendes de SIIC versés en 2012 dans le cadre d’un PEA ne pourront bénéficier de l’exonération d’impôt sur le revenu.

…ainsi que les propriétaires de chevaux de courses

Un amendement à caractère symbolique (il devrait rapporter 2 millions d’euros) supprime l’abattement sur les plus-values sur les ventes de chevaux de course (15 % par année de détention).

Les principales mesures touchant les entreprises

La taxe de 220 millions d’euros permettant d’acheter de nouveaux quotas de C02 sur le marché européen a été annulée, en raison de modalités toujours en cours de négociations. Lors des débats, les députés devront discuter d’une nouvelle version.

Une taxe soda « pas si light que cela »: après de nombreux rebondissements, la taxe a connu un nouveau développement en Commission des Finances : elle taxe devrait bien être étendue aux boissons contenant des édulcorants comme les sodas « light » et ainsi doublée pour rapporter au final 250 millions d’euros.

Enfin une mesure a comme objet de réduire pour les grands groupes  leurs possibilités de faire de l’optimisation fiscale  en leur interdisant déductibilité des intérêts d’emprunt lorsque les titres ne sont pas gérés effectivement depuis la France.

Dans ce contexte politique avec un Sénat à gauche, le Gouvernement et les parlementaires de la Majorité risquent d’être mis à rude épreuve pendant les débats devant mener à l’adoption de ce budget. De manière générale, “sur le plan législatif, la gauche aura les moyens de retarder l’adoption des textes, de faire savoir haut et fort son opposition“, a commenté le politologue Olivier Rouquan (Sciences Po). L’examen cet automne du budget 2012 devrait en être la première illustration.

Copyrights : bozzo2m sur Flickr

Vers un assouplissement du nouveau régime des plus-values immobilières

Mardi 11 octobre 2011

L’une des mesures phares adoptées en septembre dans le cadre de la Loi de Finances rectificative est le durcissement de la taxation des plus-values immobilières. Sur les biens hors résidence principale, le délai au-delà duquel elles sont désormais totalement exonérées a été repoussé de 15 à 30 ans.

Les résidences secondaires davantage taxées

L’exonération sur la plus value la résidence principale étant maintenu en l’état, la différence de fiscalisation entre la résidence principale et les autres est donc désormais très importante. Or plus particulièrement dans le cas de la mobilité professionnelle, beaucoup de gens sont locataires de leur résidence principale, tout en détenant par ailleurs un bien immobilier. Dans le cas où ils seraient amenés à vendre celui-ci, et souvent d’ailleurs plus particulièrement pour acquérir une résidence principale, ils seraient pénalisés, ne pouvant pas bénéficier de l’exonération au titre de la résidence principale.

Cas d’une première cession de logement par un contribuable non propriétaire de se résidence principale

Lors des débats parlementaires avaient été évoqués ce cas des détenteurs d’une résidence secondaire non propriétaires de leur résidence principale. Le rapporteur de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale Gilles Carrez avait rajouté qu’en dehors des cas de mobilité professionnelle, pour des raisons de prix de l’immobilier dans certaines grandes villes, certaines personnes ne peuvent pas être propriétaires de leur résidence principale mais ont décidé d’investir dans une résidence secondaire :  «Parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, ils sont locataires de leur résidence principale, et ils protègent leur épargne en acquérant un bien immobilier en province », avait défendu Gilles Carrez le mois dernier.

Il semblerait dans un souci d’équité « quand ces personnes sont amenées à se fixer définitivement, quand leur mobilité professionnelle diminue ou bien quand ils prennent leur retraite, de ne pas les taxer sur le réemploi de la vente d’une résidence secondaire » avait rajouté Michel Bouvard.

Les députés reconnaissant qu’il faudra donc bien traiter toutes ces situations avaient décidé, de se laisser le temps et donc de ne le prévoir que dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour 2012.

Valérie Pécresse avait rappelé  que cette exonération existe déjà pour les expatriés, qui quittent leur résidence principale pour s’installer à l’étranger.

Amendement prévu au budget 2012

Les Echos rapportent ce matin que les députés UMP Gilles Carrez et Michel Bouvard vont donc proposer un amendement au budget 2012 permettant de rétablir l‘exonération pour les ménages qui ne sont pas propriétaires du logement qu’ils occupent, et qui font une plus-value en vendant pour la première fois une résidence secondaire.

Revenir pour ce cas au régime antérieur à 2004 ?

Dans le régime des plus-values immobilières antérieur à 2004, un dispositif tenait compte de telles situations et prévoyait des cas exonération. La loi de Finances 2004 qui a modifié l’imposition des plus-values immobilières (exonération après 15 ans de détention) a fait disparaître cette disposition.

Le quotidien économique précise que le coût de cette mesure n’a pas encore été évalué.

Budget 2012 : quelles mesures pour les particuliers ?

Mercredi 28 septembre 2011

Le projet de loi de finances 2012 présenté ce matin en Conseil des ministres prévoit un déficit public ramené à 5,7% du PIB cette année, à 4,5% en 2012, et 3 % en 2013, plafond fixé par les autorités européennes. Afin de rééquilibrer les finances publiques, de nouvelles mesures touchant les particuliers figurent dans ce projet de budget d’austérité qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif “intangible” a re-précisé le gouvernement.

Maîtrise des dépenses et augmentation des recettes

Les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs sont :

  • d’un coté la maîtrise des dépenses avec un taux de dépense publique qui devrait baisser à 55,8 % du PIB contre 56,3 % attendu pour 2011;
  • de l’autre une augmentation ciblée des recettes. Parmi celles touchant les particuliers, figurent plusieurs mesures touchant différents dispositifs du secteur immobilier.

Une poursuite du réaménagement du dispositif Scellier

Comme cela était prévisible l’avantage fiscal du dispositif Scellier est à nouveau révisé à la baisse mais également profondément remanié. Tout d’abord en 2012 le taux de réduction d’impôt de l’avantage Scellier BBC (bâtiment basse consommation) est abaissé à 16% (soit 14% après le rabot de 10%) contre 22% en 2011 mais voit également son plafond de prix désormais limité et déterminé par zone géographique (au lieu d’un montant de 300 000 euros auparavant). Enfin à partir de 2012 seuls les logements BBC ouvriront droit à un avantage fiscal. Les logements neufs non BBC, n’ouvrent plus droit à aucun avantage fiscal ( ce dernier avait été abaissé à 13% en 2011).

Réaménagement de l’avantage Censi-Bouvard :

La loi de finance rectificative 2009 avait instauré une réduction d’impôts pour les investissements en LMNP (loueur en meublé non professionnel) en résidence étudiant, résidence de tourisme, résidence seniors et résidence médicalisée (EHPAD). L’ investisseur bénéficiait d’une réduction d’impôt  de 25% à l’origine, en 2009, rappellent la Tribune. Le taux passe à 14% (soit 12% après rabot ) à partir de 2012 mais le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2015.

Création d’une taxe pour les loyers « excessifs ».

Les loyers « excessifs » pratiqués en général sur des biens de petite surface, plus principalement à Paris, qui pouvaient aller jusqu’à 80 ou 90 euros le mètre, seront taxés. En fonction du loyer et de la zone géographique la taxe variera entre 10% et 40%, et concernerait les biens loués pour 9 mois minimum et d’une une surface inférieure ou égale à 13 mètres carrés.

Retour du cumul du crédit d’impôt et de l’éco PTZ

Le crédit d’impôt développement durable (CIDD), permet un avantage fiscal d’un montant entre 13% et 45%, suivant la nature des travaux d’amélioration des performances énergétiques d’un logement. Il pourra dans certains cas être augmenté de 10 points, mais se veut plus sélectif, pour encourager les travaux les plus efficaces. La durée de l’éco-prêt à taux zéro passe de 10 à 15 ans. Enfin le cumul de ces deux dispositifs est à nouveau possible à condition que le revenu fiscal de référence soit inférieur à 30.000 euros.

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Cette taxe,  présentée dans le plan de rigueur, par François Fillon le 24 août a déjà fait l’objet de nombreux débats qui risquent de se prolonger au Parlement. La taxe de 3% (à partir des revenus 2011) sera assise sur le revenu fiscal de référence ( qui inclut revenus du capital et du patrimoine) à partir d’un montant 500.000 euros (pour les contribuables, veufs, séparés ou divorcés) par an de revenus. En fait, en fin de semaine dernière le Ministre du Budget Valérie Pécresse avait annoncé qu’un un seuil de 250 000 euros serait finalement proposé aux députés, par voie d’amendement.

Un dispositif (du type lissage sur plusieurs années) permettra que le dispositif ne s’applique pas à l’occasion d’un événement exceptionnel, cession de fonds de commerce par exemple. Cette taxe disparaître en 2013 si l’objectif de réduction du déficit est atteint.

Les niches fiscales à nouveau rabotées

Après le coup de rabot de 10% intervenu l’an dernier, c’est finalement la même direction qui est choisie cette année avec un nouveau coup de rabot, de 10%, sur les mêmes niches. Il interviendra sur les revenus de l’année 2012.

Le débat budgétaire devant le nouveau Sénat

Dans ce nouveau contexte politique, avec un Sénat passé à gauche, les débats parlementaires s’annoncent plus délicats et Valérie Pécresse devra convaincre et justifier la stratégie gouvernementale. Interrogée par les Echos,  sur le fait de savoir  si elle redoutait le débat budgétaire devant  le Sénat, Valérie Pécresse répondait : « Je compte sur l’esprit de responsabilité des sénateurs. Il y a déjà eu de nombreux budgets adoptés sous la Ve République avec une opposition majoritaire au Sénat. (…) Je n’imagine pas que les sénateurs se lancent dans une obstruction stérile. »

De leur coté, les experts annoncent déjà que la croissance française sera deux fois inférieure aux prévisions gouvernementales et que les mesures présentées de ce budget se révèleront très vite insuffisantes.