Alors qu’on apprenait et commentait largement ce jour dans les médias que F. Hollande a reçu onze grands patrons franco-allemands le 11 juin dernier, les choix se précisent. Mercredi prochain 4 juillet, le collectif budgétaire sera présenté en Conseil des ministres. C’est donc tout logiquement qu’ont lieu actuellement les derniers arbitrages.
Si les particuliers sont bien évidemment visés par des mesures pour la plupart confirmées en début de semaine par Jérome Cahuzac, ministre délégué au Budget, les Echos révèlent quelques évolutions récentes pour les mesures touchant les entreprises. Quels sont les principaux efforts que devront fournir nos entreprises hexagonales ? Faisons le point.
TVA sociale supprimée, dispositif des heures supp’ raboté
Rien de nouveau de ce côté là. Comme prévu, avant même son application la TVA sociale sera abrogée et interviendra la fin de l’exonération des charges des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés. Pour les PME de moins de 20 salariés, le dispositif serait donc conservé.
Les pétroliers mis à contribution
Un dernier arbitrage aurait été rendu sur la façon dont les pétroliers seront mis à contribution. Ils subiront une contribution exceptionnelle, une taxe de 4 % sur les stocks de produits pétroliers, dont la rentrée est. évaluée à environ 500 millions d’euros. Si elle touchera les compagnies pétrolières (Total, Shell, etc.) les raffineurs et les grandes surfaces (Carrefour, Leclerc, etc.) et les entreprises de stockage dans les ports (Rubis…) rentreront également dans leur périmètre.
Taxes sur dividendes et transactions financières
A été annoncée et confirmée une taxe de 3 % payée par les entreprises sur les dividendes versés. En seraient exonérées les PME au sens européen (moins de 250 salariés et de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires). Par ailleurs, lorsqu’une société détient plus de 10 % de sa filiale, les dividendes versés par la filiale n’entreront pas dans le champ d’application de ce dispositif. Une des sociétés les plus touchées sera le groupe Total, qui a distribué l’an dernier 5,1 milliards d’euros à ses actionnaires.
La taxe sur les transactions financières, avait votée en mars sous le gouvernement Fillon à un taux de 0.1%. Le dernier arbitrage du gouvernement de Jean Marc Ayrault a fixé son taux à 0.2% pour une application le 1er août comme prévu.
Enfin les banques vont subir un doublement de la taxe de risque systémique, égale actuellement à 0,25 % des minima de fonds propres exigés par la réglementation elle passera à 0,5 %, pour une charge d’un peu plus de 500 millions cette année.
Le forfait social
Comme prévu, le forfait social sur la participation et l’intéressement sera relevé de 8 % à 20 %. Cette taxe a connu une évolution importante ces dernières années passant de 2% en 2009 à 20% en 2012.
“Les entreprises risquent l’étranglement ”
Tels ont été les propos de Laurence Parisot, présidente du Medef. Entre les incertitudes économiques et les annonces, par le gouvernement de Jean Marc Ayrault, des réformes fiscales, économiques et sociales, la responsable évoquait il y a quelques jours «une angoisse palpable et une inquiétude immense chez tous les entrepreneurs».
Comme le rappelle les Echos ces mesures votées en cours d’année ne donneront leur plein effet qu’en 2012, « mais tout cela ne suffira pas, loin de là » conclut le quotidien..












