Archive pour le mot-clef ‘surendettement’

5 questions qui agitent le monde du microcrédit

Mardi 31 janvier 2012

question-reponse-microcredit-Leo Reynolds-flickrLe microcrédit est qualifié de “l’innovation qui a fait le plus parler d’elle dans la lutte contre la pauvreté ” par Esther Duflo, économiste, spécialiste de la question de la pauvreté. Mais, depuis quelques années, et notamment après la crise de la microfinance en Inde, en 2010, il a aussi ses détracteurs. Faisons le tour de quelques débats qui agitent le monde du microcrédit. Nous reprenons certaines questions posées par Sylvain Allemand dans La Microfinance : la fin de l’exclusion ?

Le microcrédit : une arme contre le chômage en France ?

En France, c’est l’Adie (Association pour le Développement et L’Initiative économique) qui a développé le microcrédit. Depuis sa création en 1989, elle a octroyé plus de 100 000 prêts. Elle a permis de financer 78 000 entreprises et créer 107 000 emplois.

Maria Nowak, fondatrice de l’Adie, est convaincue de l’utilité sociale du microcrédit :

“Un chômeur coûte 13 000 euros par an et même 33 000 euros si tous les frais indirects sont pris en compte. Or une personne à qui l’on prête 2 000 euros pour lancer son affaire réussit le plus souvent à créer son propre emploi. Chacun y trouve son compte”*.

De plus, le microcrédit permet de lutter contre l’exclusion bancaire.

Le microcrédit : une vision libérale de la société ?

Le microcrédit est un prêt consenti à une personne qui crée son emploi. C’est donc un outil qui favorise le micro-entrepreneuriat. Certains y ont vu une vision libérale de la société, où chacun est considéré comme son propre employeur.

À cela, les promoteurs du microcrédit, répondent qu’ « il ne s’agit pas tant de promouvoir une vision libérale de la société qu’une troisième voie entre libéralisme et socialisme, soit qu’elle s’appelle un socialisme libéral ou un libéralisme social », explique Sylvain Allemand. « Sans nier l’importance de l’État providence, il s’agit aussi d’inciter celui-ci à se placer dans une logique dynamique de création de richesse plutôt que dans une logique passive de réparation des dégâts. »

Pourquoi y a-t-il eu une crise de la microfinance en Inde ?

En 2010 la microfinance en Inde a connu une crise très grave. Plusieurs éléments se sont combinés :

L’adoption de pratiques de la finance classique, avec notamment le groupe SKS Micro finance, leader du secteur en Inde, qui est entré en bourse. Son dirigeant voulait démontrer que le microcrédit peut être aussi rentable qu’une autre industrie. L’action de la société a vu sa valeur fondre après son entrée en bourse.

D’autre part, les Institutions de Micro finance (IMF) se sont livré une concurrence exacerbée. Des clients ont subi le surendettement. L’État de l’Andra Pradesh a connu des suicides de paysans, incapables de rembourser leurs prêts.

Suite à cette crise, l’État de l’Andra Pradesh a pris des mesures pour encadrer la microfinance. Par ailleurs, la Campagne du Sommet du Microcrédit, organisation qui recense les IMF, prévoit de créer un label. Ce label repose sur l’importance de la responsabilité et l’éthique des entreprises.

Pourquoi Muhammad Yunus a-t-il été destitué de la Grameen Bank ?

Même s’il n’a pas à proprement parlé inventé le microcrédit, Muhammad Yunus l’a popularisé dans les années 1980. Fondateur de la Grameen Bank 1976, il a reçu le Prix Nobel de la paix en 2006.

Aussi, cela a été un coup de tonnerre quand il a été destitué dela Grameenen 2011. La banque centrale du Bangladesh a pris pour argument qu’il avait dépassé la limite d’âge autorisée aux responsables de banques (71 ans contre 60 ans).

Pour ses supporters, cette décision est politique : M. Yunus avait envisagé de créer un parti alternatif et son opposition au Premier ministre du Bangladesh était connue. “Quelle que soit l’issue de cette affaire, elle témoigne de l’intérêt d’une approche géopolitique de la microfinance “, explique Sylvain Allemand.

Les taux d’intérêts du microcrédit sont-ils trop élevés ?

Quand le microcrédit a été popularisé, dans les années 1970, il existait des usuriers, prêtant à des taux très élevés. Aujourd’hui, certains critiquent les taux d’intérêt élevés pratiqués dans le microcrédit. On évoque des taux de 40 % aux Philippines ou au Kazakhstan, 50 % en Ouganda, voire 85 % au Mexique.

Selon une étude, réalisée par le CGAP (Groupe consultatif d’assistance aux plus pauvres), le taux médian pratiqué dans 36 pays est de 26,4 %. Ces taux sont plus faibles que ceux pratiqués par les usuriers.

Ils s’expliquent par trois raisons :

  • Les IMF paient leurs ressources plus chères que les banques
  • Leurs frais administratifs sont plus élevés
  • Les taux d’intérêts élevés correspondent au risque pris

 

* cité dans Vivre mieux dès demain.

 

Le Crédit Municipal de Paris fête 375 ans de prêts sur gage

Jeudi 19 janvier 2012

Le Crédit Municipal de Paris (CMP) fête ses 375 ans. C’est Théophraste Renaudot qui a créé, en 1637, ce qu’on appelait alors le Mont-de-Piété de Paris. Son activité principale est le prêt sur gage qui consiste à déposer en gage un objet de valeur contre un prêt représentant une partie de la valeur de l’objet.

Pour fêter ses 375 ans, le CMP organise une opération de dégagement gratuit. Il va restituer à une partie de ses clients des objets déposés en gage. Les bénéficiaires seront tous les clients dont le total des prêts sur gage n’excède pas 150 euros indique le CMP sur son site.

Penchons-nous sur l’histoire de cette institution et détaillons les services qu’elle propose.

Le Crédit Municipal de Paris : “Un secours venu à propos”

La mission sociale du CMP et des Monts-de-Piété est reconnue depuis leur origine. Leur inventeur est le moine italien Barnabé de Terni. Il a créé le premier à Pérouse en 1462.

Aujourd’hui encore, le CMP porte sur son logo le griffon, animal légendaire à corps de lion et tête d’aigle, emblème de la ville de Pérouse. Le griffon symbolisait dans l’Égypte antique l’animal qui garde le trésor. Ceci nous renvoie à cette phrase de Théophraste Renaudot : “l’expérience a appris que dans les affaires de la vie, un secours venu à propos avait toute l’importance d’un trésor”.

L’idée de Barnabé de Terni était de combattre l’usure en proposant des prêts à faible taux d’intérêt. A une époque où le prêt à intérêt était condamné par l’église catholique, comme nous l’avons vu, elle apportait son soutien aux Monts-de-Piété. Au Concile de Latran en 1515, le Pape Léon X leur accorde une reconnaissance officielle. Il autorise une perception d’intérêts faibles pour couvrir les dépenses d’administration.
(A lire par ailleurs, notre article sur la tontine, une innovation financière datant du XVIeme siècle)

Le Mont-de-Piété et les Pauvres du Royaume

Lorsqu’il crée le Mont-de-Piété de Paris, Théophraste Renaudot, médecin de Louis XIII, occupe la fonction de Commissaire général des Pauvres du Royaume. En 1643, des Monts-de-Piété sont établis dans 58 villes françaises.

Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, Théophraste Renaudot perd ses soutiens en haut lieu. Le Mont-de-Piété est fermé. Renaudot est déchu de tous ses titres, monopoles et privilèges, le 1er mars 1644. Il ne lui reste plus alors que la Gazette, publication qu’il a fondée en 1631.

Pendant plus d’un siècle, “les usuriers règnent sur la capitale ; des taux de l’ordre de 120 % par an sont alors pratiqués”, raconte le CMP.

Du Mont-de-Piété au Crédit Municipal

En 1777, Louis XVI rétablit l’institution. La période révolutionnaire l’oblige à fermer en 1795 sans être officiellement supprimé. Le Mont-de-Piété de Paris rouvrira ses portes en 1797. En 1804, Napoléon Bonaparte accorde au Mont-de-Piété le monopole du prêt sur gage.

Après un XIXe siècle “contrasté”, selon le CMP, le XXe siècle voit l’activité de prêt sur gage décliner. L’institution doit apporter d’autres services aux Parisiens. Le 24 octobre 1918, le Mont-de-Piété devient le Crédit Municipal de Paris. Ceci annonce le développement de ses activités bancaires en plus de celles de prêt sur gage.

Crédit Municipal de Paris et CMP-Banque

Après la seconde guerre mondiale, les Crédits municipaux proposent des crédits. La loi bancaire du 24 janvier 1984 reconnaît le Crédit municipal comme banque à part entière.

Depuis 1992, la Ville de Paris est l’unique actionnaire du Crédit Municipal de Paris. Depuis 2004, l’activité historique autour de l’objet est dévolue au Crédit Municipal de Paris tandis que celle des prêts bancaires revient à sa filiale CMP-Banque.

Comme nous venons de le voir, après ces 375 ans d’histoire, les activités du CMP se sont divisées en deux : le Crédit Municipal de Paris (CMP) et CMP-Banque. Détaillons ces activités (source : rapport d’activité 2010) :

Les activités de CMP

Les activités de CMP sont le prêt sur gage, les enchères publiques, la conservation et l’expertise d’objets d’art et le microcrédit.

  • Prêt sur gage

Cette forme de crédit consiste à déposer en gage un objet de valeur (bijou, argenterie, tableau, sculpture…) contre un prêt immédiat représentant 50 à 70 % de la valeur de l’objet sur le marché des enchères publiques. Les prêts sont accordés à partir de 30 € et sans plafond.

L’emprunteur reste propriétaire de son bien qu’il peut récupérer après remboursement du capital et des intérêt. Plus de 90% des objets gagés sont récupérés.

  • L’Hôtel des ventes : enchères publiques

L’Hôtel des ventes du Crédit Municipal de Paris organise une centaine de ventes aux enchères publiques par an.

  • Conservation sécurisée des objets d’art

Les objets sont placés en lieu sûr. Ils sont conservés, transportés, exposés à la clientèle, etc.

  • Expertise d’objets d’art

Les commissaires priseurs et experts estiment les objets et délivrent des certificats d’expertise.

  • Service microcrédit personnel Paris Île-de-france

Le CMP propose depuis 2008 des microcrédits personnels destinés à des franciliens à ressources modestes. Ce dispositif vise à combattre l’exclusion bancaire.

Depuis le lancement, plus de 850 prêts à taux réduit (4 % TEG) pour la réalisation de projets personnels, d’un montant de 300 à 3 000 €. Les emprunteurs bénéficient d’un suivi coordonné par un travailleur social.

Les activités de CMP-Banque

Le rôle de CMP-Banque, telle qu’elle le définit, est de prévenir le surendettement et de proposer des offres de crédit.

  • Les prêts sociaux

CMP-banque propose des prêts sociaux auprès des grandes administrations, des collectivités territoriales, des grandes entreprises du service public, des mutuelles et des associations. La banque étudie la situation de chacun, guidée par une « approche responsable du crédit ».

Parmi les prêts de CMP-Banque, citons le prêt “jeunes fonctionnaires”, MuniSocial, destiné à des agents territoriaux et MuniPerso (prêt à taux fixe pour réaliser un projet personnel).

  • Les prêts de restructuration

CMP-Banque intervient pour restructurer le crédit et la dette des personnes. Pour ceux qui ont déjà souscrit un prêt et souhaitent racheter le crédit en cours, elle propose le service MuniRachat. Reducto et SuperReducto sont des prêts qui permettent de “rééquilibrer durablement le budget grâce à des mensualités réduites “.

  • Offre aux associations

La banque propose aux associations des avances de trésorerie.

Un manifeste pour l’inclusion bancaire des plus fragiles

Jeudi 15 décembre 2011

Un manifeste pour l'inclusion bancaire des plus fragiles

En France, 99 % des personnes sont bancarisées. Pourtant, l’exclusion bancaire touche plus de 5 millions de Français. C’est pour remédier à ce problème que trois associations ont présenté, le 7 décembre, un Manifeste pour l’inclusion bancaire en France des populations fragiles. L’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS), la Croix-Rouge française et le Secours catholique sont associés dans cette action.

Selon eux, le problème de l’exclusion bancaire va bien au-delà de l’accès à des produits et des services bancaires. Posséder un compte et une carte bancaire ne veut pas dire qu’on en fera un bon usage, adapté à ses besoins.

L’exclusion bancaire concerne 5 millions de Français

Ainsi, 1,6 million de personnes sont « interdites bancaires » inscrites au fichier central des chèques et 2,5 millions au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (source : Banque de France).

Selon un rapport récent, 24 % des ménages vivant sous le seuil de pauvreté règlent leurs achats en espèce, contre 8 % pour l’ensemble de la population. De plus, 25 % de ces ménages disposant d’une carte de paiement ne l’utilisent jamais (source : rapport du CREDOC pour le Comité Consultatif du Secteur Financier).

C’est que l’exclusion bancaire ne se résume pas à l’accès aux services bancaires. On la définit comme « le processus par lequel une personne rencontre de telles difficultés bancaires d’accès et/ou d’usage qu’elle ne peut plus mener une vie normale dans la société qui est la sienne », selon une thèse de Georges Gloukoviezoff, citée par le manifeste pour l’inclusion bancaire.

Cette situation a des conséquences financières sur les populations fragiles : réduction du « reste à vivre », surendettement ou non financement de certains besoins et projets vitaux.

Observer, certifier et informer

En remède à ce problème, les trois associations signataires proposent une action en trois volets : observer, certifier et informer.

Un organisme public serait chargé de labelliser les banques ayant les meilleures pratiques d’inclusion bancaire des plus fragiles. Il agirait selon trois axes :

  1. Observer les pratiques bancaires pour établir une base de données permettant l’analyse de la prestation bancaire en direction des plus fragiles.
  2. Certifier les pratiques des établissements bancaires et financiers en matière d’inclusion bancaire sur la base d’une autoévaluation annuelle par les établissements eux-mêmes.
  3. Informer et sensibiliser en fournissant ces données aux banques, aux acteurs sociaux, aux chercheurs et au grand public. Cela s’accompagnerait de mécanismes d’incitation en direction des établissements satisfaisant aux critères de certification.

Les efforts des banques envers les plus fragiles

Les auteurs du manifeste soulignent toutefois les efforts déjà réalisés par les établissements bancaires pour favoriser l’inclusion des populations fragiles :

« création de fondations, mise en place de structures dédiées à l’accompagnement des clients fragiles, promotion d’offres bancaires de base, partenariats avec des réseaux accompagnant dans le cadre du microcrédit personnel ou professionnel, financement d’associations d’éducation financière ».

De son côté, la Fédération Bancaire Française (FBF) note que « les banques mènent depuis plusieurs années une démarche active en faveur des personnes les plus fragiles », dans un communiqué publié suite au manifeste pour l’inclusion bancaire.

L’éducation financière du public

Selon la FBF, « la fragilisation d’une partie de la population appelle l’attention de tous [...] Mais ce n’est pas au niveau de l’accès aux services bancaires que se situe principalement ce problème ». « Ce n’est pas non plus au niveau du crédit car le crédit classique constitue souvent une réponse inappropriée. » De plus « les banques françaises ont développé la Gamme de moyens de Paiement Alternatifs au chèque (GPA) qui permet à toute personne ne disposant pas d’un chéquier d’avoir accès à une carte de paiement ».

La FBF met l’accent sur l’éducation financière.

Les banques « mènent depuis 2004 un vaste programme de pédagogie financière et de formation à destination du grand public et des acteurs sociaux : ” Les clés de la banque “ ».

Enfin, d’autres outils pour améliorer sa culture financière sont également disponibles sur le site La Finance pour tous, développé par l’Institut pour l’Éducation Financière du Public (IEFP).

* In Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale, Décembre 2010, Rapport au parlement-Suivi de

l’objectif de baisse d’un tiers de la pauvreté en cinq ans.

Convergences 2015 : les projets solidaires primés

Jeudi 5 mai 2011

Convergences 2015 est un forum de réflexion destiné à établir des convergences entre acteurs publics, privés et solidaires. Il a pour but de promouvoir une économie tournée vers un plus grand impact social.

Le Forum Convergences 2015 s’est déroulé du 3 au 5 mai à l’Hôtel de Ville de Paris. Lancé en 2008, il réunit des acteurs de l’économie sociale et solidaire autour de débats, en partenariat avec le journal Le Monde. A cette occasion a été remis le prix Convergences 2015. Six projets étaient nominés : trois concernaient la France et trois autres l’international.

Les prix ont été remis à  :

  • Pesinet,qui détecte et guérit les maladies infantiles au Mali
  • Crésus, qui lutte contre le sur-endettement des ménages en France.

Pesinet : guérir les maladies infantiles au Mali

L’association Pesinet a lancé en 2010 un programme pour détecter et guérir les pathologies infantiles à Bamako, au Mali, en partenariat avec le ministère de la Santé. Le suivi concerne 390 enfants.

Une fois par semaine, des agents de santé visitent les familles des enfants concernés. Celles-ci s’engagent à payer chaque mois un abonnement à faible coût. Le service est intégré à l’environnement sanitaire local et géré par des personnes recrutées sur place.

Crésus: lutter contre le surendettement

L’association Crésus (Chambre Régionale du Surendettement Social) s’attaque au surendettement des ménages par la prévention.

Crésus repère et accompagne des personnes en voie de surendettement. En partenariat avec des banques, elle prend contact avec ces personnes, analyse leur budget et les accompagne pour éventuellement rééchelonner des crédits. Il y aurait 783 000 ménages surendettés en France, selon Crésus.

Crésus est un réseau d’associations situées dans 14 régions françaises. La première association est née en Alsace il y a près de 17 ans.

Les autres projets nominés :

Emmaüs défi : la téléphonie solidaire

Emmaüs est parti de ce constat : le téléphone mobile est devenu une nécessité et il coûte cher aux personnes les plus démunies. Ce projet fournit des cartes de téléphone mobile à des personnes en grande précarité, au tarif de 5 euros de l’heure. Ce projet expérimenté depuis 2009 bénéficie à 500 personnes. Il est réalisé en association avec la société SFR.

Jardin de la voie romaine

Ce projet fait partie du réseau Cocagne, dont nous avons déjà parlé. C’est un chantier d’insertion par le maraîchage biologique, situé dans la Beauce. Il bénéficie du soutien de l’entreprise Vinci qui met à disposition des terres inexploitées en bordure d’autoroute. Le chantier emploie des personnes en situation de précarité qui cultivent et commercialisent des légumes biologiques.

Geres : isoler des habitats himalayens

Le Geres (Groupe Énergies Renouvelables Environnement et Solidarité) et le cabinet ENA consulting ont lancé un projet pour améliorer l’isolation d’habitats dans l’Himalaya indien. Un millier de bâtiments doivent être isolés grâce à des techniques solaires. Les travaux seront financés grâce aux crédits carbone dégagés par le projet.

PlaNet Finance : productrices de karité au Ghana

L’ONG PlaNet finance a lancé un projet pour aider des productrices de karité au Ghana, où près de 600 000 femmes participent à la récolte et à la production. Il s’agit d’aider 3000 femmes grâce au microcrédit, la formation et les technologies de l’information.