Archive pour le mot-clef ‘Fonds’

Novethic décerne ses labels et prône la pédagogie sur l’ISR

Jeudi 6 octobre 2011

Novethic_decerne_labels_investissement_socialement_responsableC’est presque devenu un rituel. Chaque mois d’octobre, depuis 2009,  Novethic attribue ses labels aux fonds ISR (Investissement Socialement Responsable). La Semaine de l’ISR se profile. Elle aura lieu pour la deuxième année, du 10 au 16 octobre.

Cette année, Novethic, centre de recherche et média dédié à l’ISR, a décerné son label à 156 fonds sur 184 candidats parmi les quelque 300 fonds se revendiquant ISR en France. L’ an passé, 142 fonds sur 182 l’avaient reçu et en 2009, lors de la première édition, 92 sur 121.

Le nombre de fonds labellisés augmente. Novethic l’explique ainsi:

« c’est essentiellement parce que, bon an mal an, la transparence progresse chez les offreurs de fonds ISR. La mise à disposition d’information extra-financière semble être progressivement industrialisée et intégrée à l’actualisation des reporting financiers ».

Besoin de pédagogie

L’institut Novethic insiste sur le besoin de pédagogie. Elle doit notamment s’exercer au niveau de la distribution dans les réseaux bancaires.

« La pédagogie sur l’ISR et la spécificité de ce mode de gestion qui consiste à intégrer à l’analyse financière des critères ESG passe non seulement par une visibilité sur les sites des sociétés de gestion mais aussi par une distribution effective dans les réseaux qui proposent des produits financiers aux clients particuliers. Progressivement les fonds labellisés ont gagné les sites Internet des réseaux de distribution. C’est le cas notamment des groupes Caisse d’Épargne, Crédit Agricole, HSBC et LCL ».

La collecte de l’ISR reste positive (+2,7% au premier semestre 2011). Toutefois, les Français qui ont de l’épargne privilégient les livrets (+15 milliards d’euros en huit mois).

Percée de l’engagement

Novethic a récompensé cinq fonds de la mention « engagement » pour une démarche d’activisme actionnarial. Cette démarche monte en puissance. En 2010, seul un fonds avait obtenu cette mention.

Vingt-quatre fonds ont reçu la mention « indicateurs ESG » car ils effectuent une mesure de leur performance extra-financière. Voici les  quatre critères pour l’attribution du label:

1. Analyse Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG)

Pour être labellisé, un gérant de fonds doit prendre en compte les enjeux ESG, processus auquel peuvent s’ajouter des critères éthiques d’exclusion de titres ou de secteurs.

2. Transparence du processus

Le souscripteur doit pouvoir comprendre les caractéristiques extra-financières du fonds et leurs impacts sur la gestion du produit. Le gérant doit s’appuyer pour cela sur le Code de transparence AFG-FIR qui doit être clairement accessible.

3. Reporting extra-financier de qualité

Le reporting mensuel et/ou trimestriel d’un OPCVM ISR doit avoir une dimension complémentaire à celle des reportings des fonds non ISR.

4. Publication de la composition intégrale du portefeuille

La Semaine de l’ISR

La semaine de l’ISR aura lieu, du 10 au 16 octobre, pour la deuxième année, sous le haut patronage du ministère de l’Ecologie et du développement durable.

La Semaine de l’ISR a pour but de populariser l’ISR auprès du grand public. Des événements seront organisés dans toute la France par des acteurs de l’ISR.

Transparence et ISR : un code pour informer le grand public

Lundi 11 avril 2011

L’Investissement Socialement Responsable (ISR) intéresse le grand public*. Mais il reste des obstacles pour populariser ce type d’épargne.

Le problème est notamment la difficulté de donner une définition unique de l’ISR. C’est ce que soulignent les auteurs du Code de transparence pour les fonds ISR grand public.

Une information plus claire

Pour remédier à cette complexité, ce code demande aux gestionnaires de fonds plus de transparence et une information plus claire en direction du grand public.

Le code de transparence a été élaboré en France par l’AFG (Association Française de la Gestion financière) et par le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable). C’est une version du code européen de transparence pour les fonds ISR ouverts au public. La première version a été publiée en 2005 et elle a été revue en janvier 2010.

Répondre au grand public

Concrètement, ce Code de transparence se présente comme un questionnaire divisé en six rubriques. Les gestionnaires d’un fonds ISR répondent à toutes ces questions pour informer les investisseurs.

Les six rubriques sont :

  • Des données générales
  • Les critères d’investissement ESG
  • Le processus d’analyse ESG
  • L’évaluation, la sélection et la politique d’investissement
  • La politique d’engagement
  • La politique de vote.

Prenons un exemple : la Sicav « Libertés et solidarité », dont nous avons déjà parlé. Les codes de transparence correspondant à ce fonds sont disponibles sur le site de la Banque postale Asset management qui distribue ce produit d’épargne. Ces informations complètent les données purement financières.

Clarifier les contours de l’ISR

L’AFG publie sur son site la liste des fonds qui ont adhéré au Code de transparence. L’adhésion est obligatoire pour les fonds ISR ouverts au public.

Fin 2010, 241 fonds gérés par 43 sociétés de gestion avaient adhéré. Parmi eux, on comptait 155 fonds français ouverts au public, 32 fonds d’épargne salariale et 54 fonds étrangers.

Pour Paul de Marcellus, président du groupe de travail Code de transparence de la commission ISR de l’AFG, un des enjeux de l’ISR est de clarifier sa définition pour le grand public: « En ce qui concerne les particuliers, l’un des freins à l’ISR est son hétérogénéité, puisque l’approche française n’est pas basée sur l’exclusion. Les contours sont donc moins clairs que dans les pays anglo-saxons. Les trois critères de sélection ESG viennent enrichir les critères financiers mais sont source de questions pour les particuliers. Le code de transparence a été simplifié pour aider les particuliers à mieux comprendre l’ISR et son approche ». (source : Le Figaro)

* les chiffres montrent que la part des particuliers dans le marché de l’ISR est en hausse

Ginkgo, un fonds pour réhabiliter des friches industrielles

Jeudi 17 mars 2011

Réhabiliter des friches industrielles et des sols pollués. Tel est l’objectif du fonds d’investissement Ginkgo, dans lequel s’associent notamment la Caisse des Dépôts et la Banque européenne d’investissement (BEI). Ce fonds d’investissement socialement responsable (ISR) est doté de 52,2 millions d’euros. Il vise le développement d’une quinzaine de projets en France et en Belgique (source: CDC).

Réhabiliter des terrains et dépolluer les sols

Il existe en France 250 000 terrains anciennement industriels et potentiellement pollués (source: Wikipedia et Institut de veille sanitaire). D’un côté, la ville se développe en occupant des terrains agricoles ou naturels. De l’autre, il reste dans la ville des terrains vagues et des friches industrielles inoccupés. Réhabiliter ces terrains est donc une réponse au manque de foncier.

C’est aussi une nécessité pour dépolluer l’environnement. Faire revivre des terrains pollués: telle est la vocation de Ginkgo, dont le nom est celui d’un arbre, le Ginkgo biloba, qui fut le premier à repousser sur le site irradié de Tchernobyl.

Le fonds Ginkgo est doté d’un capital de 52,2 M€, souscrit par la Caisse des Dépôts à hauteur de 15,6 M€, à parité avec la BEI. Il est d’une durée de 8 ans. La société de gestion s’engage à respecter les principes d’Investissement socialement responsable (ISR), notamment la prise en compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les processus d’analyse et de décision en matière d’investissements.

Répondre à la raréfaction du foncier

Le fonds a pour objectif d’acquérir, d’assainir et de développer des terrains. Il ciblera particulièrement les terrains les plus contaminés, délaissés par les promoteurs. Ginkgo prend en charge l’intégralité des risques environnementaux, dont il assure la maîtrise grâce à une équipe de professionnels.

« Le foncier constructible se raréfie, nous sentons les collectivités locales et territoriales de plus en plus sensibilisées à la problématique de l’étalement urbain, la réglementation devrait se durcir en matière de sols pollués et les techniques de dépollution, notamment les techniques du vivant, mûrissent depuis des années », estime Bruno Farber, directeur du fonds Ginkgo (source: Les Echos).

Outre la Caisse des Dépôts et la BEI, les autres investisseurs sont la Compagnie Benjamin de Rothschild et la Société fédérale de participations et d’investissements (SFPI) et la Société régionale d’investissement de Wallonie (SRIW).