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Devenir sociétaire d’une banque mutualiste

Lundi 4 juillet 2011

Non, les petits fours ne sont pas la seule motivation qui pousse les sociétaires d’une banque à assister à l’Assemblée générale annuelle. C’est la réflexion amusée que je me faisais, il y a quelques jours, lors d’une de ces assemblées qui rassemblait, ce soir-là, quelque 900 sociétaires du département de la Sarthe.

Autour de canapés variés et une coupe de champagne à la main, sociétaires et banquiers se sont trouvé au moins un point commun : leur ancrage local.

Les sociétaires, en majorité des hommes et des femmes de plus de soixante ans, ont aussi goûté les thèmes développés pendant l’Assemblée générale : le financement de la retraite et, plus globalement, des produits d’épargne.

Devenir sociétaire

Mais qui sont ces sociétaires ? Et quelle est la différence entre un client et un sociétaire ?
Le sociétaire est un client qui a souscrit une part sociale d’une banque mutualiste (définition : La Finance pour tous). Ces banques sont le Crédit mutuel, le Crédit agricole et la Caisse d’épargne et les Banques populaires (réunies dans le groupe BPCE).

Une part sociale est à la société coopérative ce que l’action est à la société de capitaux (source : L’Économie sociale de A à Z).

La valeur d’une part sociale est variable selon les banques (de 1 à 20 euros pour les cas que nous avons observés).

Taux de rémunération variable

Pour l’épargnant, la part sociale est un placement dont le revenu est supérieur à celui du livret A. La rémunération est « au plus égale au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées », selon les termes de la loi du 13 juillet 1992 sur la modernisation des entreprises coopératives.

Le capital est garanti. Le seul cas de perte serait celui d’une faillite de la banque mutualiste.

Le taux de rémunération est défini, chaque année, après l’Assemblée générale. Le revenu est versé sous forme de dividendes. Il est « variable selon les établissements, le taux servi s’échelonne de 2,50%, pour les moins généreux, à 3,15% pour les revenus perçus en 2011 au titre de l’exercice 2010 ».

La disponibilité de l’argent varie selon les banques, voire au sein d’un réseau d’une caisse régionale à l’autre. (source: Votre argent _ L’Express)

Projets locaux et solidaires

Lors de l’Assemblée générale à laquelle j’ai assisté, avant l’épisode très prisé du cocktail dinatoire, les sociétaires ont pris connaissance du bilan d’activité de leur banque.

Les administrateurs ont déroulé les chiffres clés. Ils ont évoqué les projets financés grâce au capital souscrit par les sociétaires. Ces projets sont généralement ancrés dans le territoire de la région, voire du département. Ils ont, parfois, une dimension solidaire : institut d’éducation pour enfants handicapés, service d’aide à la mobilité pour des personnes en insertion, association culturelle, etc.

L’Assemblée générale donne lieu à un vote. Chaque sociétaire dispose d’un droit de vote. La réunion se conclut par des questions posées par les sociétaires aux administrateurs de la banque.

L’assemblée est aussi l’occasion, pour la banque, de présenter des produits d’épargne : épargne retraite, assurance vie, etc.