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Les Cigales financent et accompagnent l’économie solidaire

Jeudi 26 juillet 2012

Connaissez-vous les Cigales* ? Ces Club d’Investisseurs pour Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire (Cigales) regroupent des citoyens qui se réunissent pour épargner et soutenir des projets dans l’économie solidaire.

Pour en savoir plus, j’ai interrogé Yvonne Genest, présidente de l’association régionale des Pays de la Loire des Cigales. Elle est aussi gérante du club Cigales Emergence, basé en Mayenne.

 

Comment avez-vous découvert les clubs Cigales jusqu’à devenir vous-même gérante d’une Cigales ?

C’est un parcours assez simple. J’étais fonctionnaire d’État et lors de la création d’une Cigales en Haute Mayenne en 2008, je représentais mon sous-préfet, en tant que secrétaire générale, à cette réunion de constitution d’un club. Les élus de Haute Mayenne avaient un projet de structuration ou de mise en place d’une filière énergie bois déchiqueté. Les collectivités voulaient contribuer financièrement. Étant donné que ce type de financement est très encadré, j’avais pour mission de préciser ce qu’il était légalement possible de faire. J’ai découvert les Cigales à cette occasion : je ne savais même pas que cela existait !

Après cette réunion, je suis revenue avec mes notes et j’ai présenté le projet des élus du nord Mayenne qui comprenait la constitution éventuelle d’un Club d’Investisseurs pour Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire. Le sous-préfet ne me croyait qu’à moitié en disant « mais ce n’est pas possible qu’il y ait des particuliers qui mettent la main à leur porte monnaie et qui épargnent ensemble pour un projet économique dont la viabilité n’est pas forcément assurée, avec le risque de perdre leur capital ! »

Je me suis alors documentée sur les Cigales et j’ai trouvé le principe très intéressant, à savoir que des citoyens épargnent ensemble et décident ensemble de supporter un projet et de l’aider à se réaliser. Je pensais que seuls existaient les financements classiques par les banques. Je ne connaissais pas les business angels et les clubs d’investisseurs. J’ai découvert un outil très simple, à la portée de tout citoyen.

Étant à quelques mois de la retraite, j’ai souhaité entrer dans le club Cigales qui se créait, Emergence. J’ai décidé non seulement d’y investir de l’argent mais aussi d’y consacrer du temps.

 

Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement de votre club Cigale, « Emergence » ?

La Cigales Emergence est une des deux situées en Haute Mayenne. Elle comprenait 20 membres à sa création en 2009. Deux membres sont malheureusement décédés depuis. Nous sommes 18 aujourd’hui. Il faut noter que l’effectif est resté stable alors que parfois les personnes se découragent. Le club se crée en principe pour cinq ans renouvelable une fois. On assiste parfois, au bout de trois ou quatre ans, à un certain essoufflement. Dans mon club, ça n’est pas le cas.

Notre Cigales s’est créée autour du projet de création d’une filière énergie bois déchiqueté en haute Mayenne. L’entreprise financée, « Haute Mayenne Bois Énergie », est une société de négoce sous forme de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Elle achète le bois déchiqueté aux producteurs, agriculteurs et forestiers, et elle le revend aux propriétaires de chaudières qui utilisent ce combustible.

Nous avons réalisé un second financement. Une association qui s’appelle « Manger bio 53 » vient de se mettre en place. Elle regroupe des producteurs biologiques pour mieux répondre à l’obligation qu’ont les collectivités locales de fournir 20% des repas biologiques en restauration collective.

Notre club Cigales se réunit en moyenne trois fois par an. Certaines années nous avons fait cinq ou six réunions. On évite de trop se réunir pour des raisons pratiques : il est parfois difficile de coordonner les emplois du temps d’une vingtaine de personnes. Nous échangeons beaucoup par mail. En revanche, quand il y a un dossier à examiner ou une décision à prendre, nous nous réunissons. En quatre ans nous avons rencontré six porteurs de projets.

 

Comment sélectionnez-vous les projets ?

Nous sélectionnons les projets avant tout en fonction de leur viabilité économique. On insiste sur ce point : notre but n’est pas de faire des dons ou de perdre notre épargne, même si ça peut arriver. C’est d’abord une démarche économique que nous faisons. Ce n’est pas une recherche du profit, mais nous avons pour objectif de récupérer au moins notre capital.

La deuxième chose, c’est que le projet doit avoir trait au développement durable. Il doit être en accord avec les trois piliers du développement durable : l’aspect économique, l’aspect environnemental et l’aspect social. Ça peut être un projet culturel, ou purement social. Si, par exemple, une boulangerie s’installe à Laval, on ne va pas l’aider parce que si le porteur de projet a bien fait son étude de marché et que c’est un bon professionnel, il n’a pas besoin du coup de pouce des Cigales. En revanche, un boulanger avec un petit commerce dans une commune rurale, c’est un projet qui apportera du lien social au sein du village. Nous privilégions également les coopératives, car notre but est de financer l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

 

Quel accompagnement les Cigales apportent-elles aux entrepreneurs qu’elles financent ?

Quand on étudie la viabilité économique du projet, cela repose avant tout sur la qualité du porteur de projet, sur l’humain. Les Cigales ne font pas qu’apporter du financement, elles accompagnent l’entrepreneur. Avec les compétences des cigaliers (membres du club Cigales), nous aidons le créateur dans ses démarches s’il y a besoin. Par exemple, pour la SCIC Haute Mayenne Bois Énergie, nous réfléchissons, avec les cigaliers, le gérant et les autres actionnaires comment gérer l’entreprise pour avoir plus de bénéfices. Les Cigales peuvent apporter un soutien technique, moral ou administratif.

Pour composer une Cigales, on essaie de réunir des compétences multiples. Dans la mienne, par exemple, on a presque la parité homme/femme. Il y a des agriculteurs, des chefs d’entreprise, des administratifs, des enseignants, une assistante sociale, une directrice adjointe de mission locale, une secrétaire comptable. On essaie de mobiliser des personnes aux compétences complémentaires. C’est ce qui fait notre force !

 

Quel type de participation prenez-vous dans les sociétés ou les coopératives ?

On entre dans le capital de la société jusqu’à la minorité de blocage, qui est de 33%. Il ne s’agit pas de devenir majoritaire. Quand il s’agit d’une coopérative, cela n’a pas d’importance car les décisions se prennent sur le principe « un homme = une voix » et non au prorata du capital apporté.

Le capital est immobilisé le temps nécessaire. Les sommes investies sont défiscalisables à condition de les investir pendant une période de cinq ans. Mais il est possible que l’entreprise ait besoin de plus de temps pour rembourser ses actionnaires. Et alors le club deviendra un club de gestion. Les cigaliers revendent finalement leurs actions, avec un bénéfice éventuel.

  •  Quelques chiffres: la Fédération des Cigales comptait 136 clubs actifs en France en 2010. Les Cigales comptent en moyenne 13 membres par club. Chacun épargne en moyenne 21 euros par mois. Un club étudie en moyenne 3 projets. Les entreprises financées sont des SARL (68%), des associations (18%) et des SCIC/SCOP (14%).

 

*L’acronyme « Cigales » est toujours écrit avec un « s » même s’il est employé au singulier.

Les business angels veillent sur les entreprises innovantes

Mercredi 21 septembre 2011

Les business angels veillent sur les entreprises innovantesPourquoi ne pas investir dans une jeune entreprise innovante ? Un investissement certes risqué mais qui peut faire réaliser d’importantes plus-values.

C’est le pari que font les business angels, ces investisseurs qui participent à la création d’entreprise sans être entrepreneurs.

« Un Business Angel est une personne physique qui investit une part de son patrimoine dans une entreprise innovante à potentiel et qui, en plus de son argent, met gratuitement à disposition de l’entrepreneur, ses compétences, son expérience, ses réseaux relationnels et une partie de son temps ».

Telle est la définition donnée par France Angels, l’association qui fédère les réseaux de business angels en France.

On compte 7000 business angels en France, regroupés dans 85 réseaux, selon l’APCE. Ils seraient 40 000 en Grande-Bretagne et 400 000 aux États-Unis.

Parole de business angel : interview de Patrick Hannedouche

Patrick Hannedouche, business angelJ’ai contacté Patrick Hannedouche, 54 ans, chef d’une entreprise d’une vingtaine de salariés (source: Société.com) et business angel.

Auteur du blog Business Angel France, il nous livre son expérience sur cet investissement risqué, mais passionnant:

Pourriez-vous vous présenter et présenter votre site ?

Je suis à la base un entrepreneur puisque j’ai créé Juste à temps, le cybermarché du bureau en 1990. Fort de cette expérience, je suis devenu investisseur dans des créations d’entreprise où je peux apporter ma vision, mon expérience, mon réseau et du capital. Je suis membre de Paris Business Angels.

J’ai créé mon blog Business Angel France en 2007 pour aider les créateurs d’entreprise et amplifier le mouvement des Business Angels en France. J’y pratique le parler-vrai qui me caractérise et je m’appuie sur mon expérience.

Pour quelles raisons choisit-on de devenir business angel ?

Pour ma part, je suis devenu business angel pour partager ma passion de la création d’entreprise et participer à de belles aventures entrepreneuriales.

Sinon, je vois aussi beaucoup de confrères, notamment cadres supérieurs, devenir business angel parce qu’ils ne peuvent pas (ou n’osent pas) créer leur start-up. Également beaucoup de jeunes retraité(e)s y voient une manière de se rendre utiles.

Vous écrivez, dans votre article « Les 12 commandements d’un BA », que le choix d’investir dans une entreprise repose plus sur la qualité des équipes que sur celle du projet. Comment fait-on pour bien évaluer les qualités d’une équipe?

  • En étudiant son parcours : pour ma part, j’adore investir dans des start-ups dirigées par des serial entrepreneurs, même et je dirais surtout s’ils ont connu (et digéré !) l’échec.
  • En vérifiant qu’il y a bien une équipe et non une seule personne qui décide de tout.
  • En regardant la complémentarité (formation, expérience…) de ses membres.
  • En les rencontrant plusieurs fois dans des circonstances différentes avant d’investir.

Quel est le rôle du business angel dans la gouvernance d’une start-up?

Elle est très variable entre le business angel sleeping partner* et celui qui devient administrateur de la startup. En aucun cas son rôle est de diriger l’entreprise investie.

Comment évaluer le risque de l’investissement du business angel dans une entreprise?

Soyons clair, il est très élevé et beaucoup plus risqué que la bourse, même en ce moment ! En effet, les sorties par le bas (arrêt de l’entreprise) sont beaucoup plus nombreuses que les sorties par le haut (revente, introduction en bourse). Je n’ai pas de statistique, mais le rapport de 3 sorties par le bas pour 1 sortie par le haut me semble proche de la réalité.

Quels rôles jouent les nouveaux outils web pour rapprocher les investisseurs des créateurs d’entreprise?

Ils changent tout. Et je prendrai deux exemples :

  • Le développement des sites de mise en relation entre investisseurs et créateurs d’entreprise, comme Finance Utile et Oseo Capital PME en France ou Angellist à l’international.
  • Les réunions à distance : avec skype, l’endroit où vous êtes a beaucoup moins d’importance.

Ceci implique de bien savoir manier ces nouveaux outils, ce qui n’est pas inné chez les business angels souvent seniors contrairement aux jeunes créateurs d’entreprise majoritairement digital natives ou de la génération Y.

Comment jugez-vous la finance participative qui se développe sur Internet ? Qu’est-ce qui la différencie de l’action du business angel?

C’est très bien que la finance participative se développe sur internet, pour toucher une nouvelle population d’investisseurs souvent peu aguerrie à l’entrepreneuriat. Même si son développement est freiné par la législation, comme pour Friendsclear.

La différence essentielle tient au fait qu’il s’agit d’un prêt pour la finance participative et d’un investissement dans le capital pour un business angel.

Vous êtes entrepreneur et business angel. Qu’est-ce que ces deux fonctions vous ont apporté réciproquement ?

Pour les deux, de belles aventures humaines entrepreneuriales. Sachant que je suis aux commandes chez « Juste à temps » et copilote comme business angel. Et, croyez en mon expérience, ce n’est pas la même chose. J’ajouterai que l’un nourrit l’autre : mon activité business angel est un formidable outil de veille et un parfait laboratoire pour mon entreprise ; et réciproquement, mes 20 ans d’entrepreneuriat me permettent de mieux conseiller les jeunes entrepreneurs.

Pour compléter :

Les business angels ont généralement un patrimoine important et une bonne connaissance de l’entreprise. Ils se rassemblent autour de trois profils :

  • Ancien chef d’entreprise ou un cadre supérieur qui est en mesure d’investir de 5 000 à 200 000 euros par an.
  • Ancien chef d’entreprise qui a revendu sa société et peut investir de 50 000 à 500 000 euros par an.
  • Membre d’un family office (groupement d’investisseurs d’une même famille)

Pourquoi devient-on business angel ?

Les motivations sont diverses :

  • rechercher d‘importantes plus-values
  • participer à une aventure entrepreneuriale
  • diversifier son patrimoine financier
  • stimuler la création d’entreprise
  • bénéficier de dispositifs fiscaux avantageux

Pour aller plus loin :



* Se dit d'un investisseur qui ne s'implique ni dans la gestion ni dans
la définition de la stratégie 
de l'entreprise dans laquelle il est actionnaire

Les Clubs locaux d’épargne pour les femmes qui entreprennent

Jeudi 15 septembre 2011

clubs_locaux_d_epargne_pour_femmes_entrepreneursLes femmes rencontrent des difficultés particulières pour accéder à la tête des entreprises. Ainsi, seules 31% des entreprises sont dirigées par des femmes. La proportion tombe à 11% pour les entreprises de plus de 100 salariés*.

Entrepreneuriat au féminin nécessite ainsi des dispositifs particuliers, notamment, pour l’accès au financement.

Les clubs CLEFEs: un produit d’épargne labellisé Finansol

Les Clubs Locaux d’Épargne pour les Femmes qui Entreprennent (Clefe) sont des clubs d’investisseurs. Ils regroupent des citoyens qui mettent leur épargne en commun pour financer des petites entreprises dirigées par des femmes.

Ce produit d’épargne bénéficie du label Finansol, qui distingue les produits d’épargne solidaire. Il existe une trentaine de Clefe en France.

Club d’investisseurs citoyens

Dans un Clefe, les investisseurs versent un montant de 15 à 140 euros mensuel. La durée moyenne d’épargne est de 12 mois, mais la durée conseillée est de cinq ans, afin de permettre au projet de se développer.

Les Clefe compte de 5 à 15 membres. Le montant prêté par projet est inférieur à 5000 euros (source: Racines-Clefe).

La créatrice d’entreprise qui fait appel à un Clefe s’engage en signant une convention et en adhérant à une charte.

Épargne solidaire

Le risque liée à ce placement est élevé, car l’épargne est investie dans de petites entreprises dont la viabilité n’est pas garantie.

La rémunération de ce produit d’épargne solidaire est variable selon les clubs. La plupart proposent une rémunération supérieure d’un point au taux du Livert A (source: Le Guide des placements solidaires, Alternatives économiques).

Les Clefe sont fédérés par l’association Racines (Réseau d’Accompagnement des Créations et Initiatives avec une Nouvelle Épargne de Solidarité).

Difficulté à trouver des financements

L’association Racines, créée en 1989, a observé la difficulté des femmes à financer leur création d’entreprise.

« Souvent l’abandon d’un projet pertinent est lié à la difficulté des femmes à trouver les financements nécessaires pour démarrer. Le FGIF (Fonds de Garantie pour la création, la reprise, le développement d’entreprise à l’Initiative des Femmes), qui garantit un emprunt bancaire ne suffit plus à convaincre des institutions financières frileuses, compte tenu de la situation économique actuelle. Dans une enquête que nous avions menée pour le compte du Service des Droits des Femmes pour les créatrices ayant bénéficié du FGIF, nous soulignions que ces femmes créaient leur entreprise avec des investissements 30% inférieurs à ceux prévus au départ. »

Rembourser ses dettes au plus vite

Dans le projet de création d’entreprise, les femmes rencontrent des difficultés spécifiques : préjugés de la société, difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle, etc.

Elles semblent également avoir une attitude particulière vis-à-vis de la dette, estime l’association Racines:

« L’exemple le plus parlant est l’attitude des femmes devant la dette. Lorsqu’un emprunt a été obtenu, elles n’ont qu’un désir : le rembourser au plus vite. Le fait qu’elles gèrent leur entreprise à court terme, qu’elles règlent très rapidement leurs fournisseurs (alors qu’elles accordent des délais de paiement à leurs clients pour ne pas les perdre) provoque un décalage financier, qu’elles pourraient négocier autrement, et donc des difficultés financières ».

Rappelons que le Fonds de garantie pour la création, la reprise, le développement d’entreprise à l’initiative des femmes (FGIF) a été créé en 1989. Il est destiné à toute femme qui souhaite créer, reprendre ou développer une entreprise. Le FGIF intervient sur des prêts de 5 000 € minimum.

*enquête TNS Sofres pour l’Agence Pour la Création d’Entreprise, en 2007

Copyrights : http://internet-pau.com/racines-clefe/

Garrigue : soutenir des entrepreneurs solidaires en France et en Afrique

Mardi 22 mars 2011

Une fois n’est pas coutume. Je vais d’abord vous raconter une aventure entrepreneuriale. Après un doctorat en sociologie et des études de philosophie à Toulouse, Dominique Souaty enseigna de 1985 à 1990 à l’université de Brazzaville, au Congo. Il découvre alors la fabrication artisanale du savon. Il mène en parallèle ses cours à la faculté et son activité de fabrication et de vente de savon.

Finalement, son goût pour l’entrepreneuriat l’emporte. Il crée « Savon plus » à Brazzaville. L’entreprise se développe à partir de 1994. Avec la guerre civile en 1997 et 1998, son outil de travail est pillé à deux reprises. Il relance l’activité à Pointe noire (Congo). L’entreprise embauche 13 employés. Mais elle est pénalisée par son manque de fond de roulement…

C’est alors que Garrigue intervient. Cette coopérative alternative prend une participation dans le capital de Savon plus en 2005 (5000 euros, soit 5%). Elle apporte aussi 10 000 € en compte courant d’associé (source : Garrigue).

Financer des projets à forte utilité sociale

Des projets de ce genre, Garrigue en a soutenu 160 depuis sa création en 1985, créant 3600 emplois, selon leurs estimations.

Les projets appartiennent à des domaines tels que l’énergie renouvelable et l’environnement, l’agriculture biologique, le développement des territoires délaissés ou encore le commerce équitable. Garrigue finance également de petites entreprises en Afrique, en lien avec Tech-Dev, une association de solidarité internationale.

Les projets sont sélectionnés en fonction de quatre critères:

  • utilité sociale : le produit ou le service est « durable », c’est-à-dire répondant à une demande sociale et ne poussant ni à la consommation inutile ni au gaspillage et préservant ainsi l’environnement physique et humain sur le long terme.
  • respect de l’homme et de l’environnement
  • fonctionnement démocratique
  • viabilité économique

Souscrire des parts de capital de Garrigue

L’épargnant peut soutenir ces projets en souscrivant des actions Garrigue. Guarrigue bénéficie du label Finansol depuis 1985. La souscription minimale est une action à 77 euros.

Côté rémunération, aucun dividende n’est prévu à ce jour. Toutefois, ces actions bénéficient d’avantages fiscaux. « Ce placement bénéficie de la fiscalité sur l’investissement en actions non cotées : avantage Madelin (25% de réductions d’impôts sur le revenu pour les actions non cotées) ou loi TEPA (75% de déduction de l’ISF pour une souscription au capital d’une PME non cotées) ». (Source : Finansol)

Enfin, ce placement n’est pas exempt de risque. « Si les actions Garrigue ne se sont pas dépréciées depuis 15 ans, se maintenant à 77 €, Garrigue investit néanmoins ses actifs dans le capital d’entreprises non cotées dont la valeur peut fluctuer ou représenter un risque de perte », selon Finansol.

NB : à noter, hors champs, que “garrigue” désigne aussi une “formation végétale des régions méditerranéennes“, comme nous le rappelle la note Wikipédia consacrée au sujet. Dans l’histoire du projet, on découvre d’ailleurs que Garrigue est en lien avec les “Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire”, autrement appelé  “CIGALES”.